Cequi fait le charme de «La Casa de Papel», c'est que les héros sont des bras-cassés. Lili Loofbourow — Traduit par Yann Champion — 30 septembre 2021 à 16h55.
6mrt-2019 - 11 Likes, 0 Comments - Inka Dothée (@inkaration) on Instagram: “Aimer c’est du désordre.. Alors aimons! This wall is all about love, it hase written “I love you”” Pinterest. Heute. Entdecken. Wenn Ergebnisse zur automatischen Vervollständigung angezeigt werden, verwenden die Pfeile nach oben und unten, um sie dir anzusehen und sie auszuwählen.
Lesadeptes du désordre. Je constate que certaines personnes aiment à vivre dans un capharnaüm et s’en trouvent très bien.. Photo by Ashim D’Silva on Unsplash. Cela ne les empêche pas forcément de fonctionner et d’avoir les
Lhumeur noire d’Anne-Marie Garat commence au musée d’Aquitaine dans les salles inaugurées en 2009 qui retracent la vie de Bordeaux, de son port et du commerce lié à la traite négrière. Son livre est une réaction à l’un des cartels et les mots choisis – ou pas assez justement – trop lointain de ce qui a eu lieu : en
41Likes, 1 Comments - Addy 💅🏼 (@nails_and_places) on Instagram: “"Aimer c'est du désordre alors aimons !" ️💕”
27avr. 2015 - "Aimer c'est du Paris Montmartre. 27 avr. 2015 - "Aimer c'est du desordre..alors aimons!" Paris Montmartre. Pinterest. Aujourd'hui. Explorer. Lorsque les résultats de saisie automatique sont disponibles, utilisez les flèches Haut et Bas pour parcourir et la touche Entrée pour sélectionner. Pour les utilisateurs d'un appareil tactile, explorez en
. Posts Archive methemerin Est-ce que t'aimes vraiment la meuf avec qui t'es ? Ou juste par habitude t'oses plus la quitter ? More you might like “Alors à un moment la haine s'impose. Elle n'est que dernier recours pour ne pas se laisser submerger par d'autres sentiments plus durs desquels on ne se relève que difficilement et qui creusent nos blessures plus profondes encore” Et ce soir tu as rouvert une plaie qui ne s’était pas encore totalement refermée. »Romane-bht À force de te chercher, je me suis égarée et c’est lui que j’ai trouvé. Il a ouvert ses bras, je m’y suis échouée. » Romane-bht “La réalité a rattrapé le rêve. Il a préféré la fuite au combat.”Romane-bht Pourquoi maintenant? Pourquoi comme ça? Pourquoi si vite? Si brutalement? Sans raison, sans aucune explication? Romane-bht love citation larme i'm crying jsais-pas-pourquoi-jsuis-ici T'es un gars exceptionnel, un gars au coeur en or qui pourrait déplacer des montagnes pour la personne qu'il aime. T'es pas un gars de passage dans une vie, t'es le gars qui la marque à vie.. Jsais pas si tu t'en rends compte. Je sais que je suis pas à la hauteur face à toi, un brouillon n'as pas la même valeur qu'une oeuvre d'art malheureusement. Tu devrais croire ces filles qui te disent que t'as un putain de beau sourire parce que c'est vrai. J'espère que tu te rendra compte de tout ça un jour, de toutes ces belles choses qui te décrivent. jsais-pas-pourquoi-jsuis-ici Ce train je vais le prendre. Je viendrais. Mais à vrai dire, en a tu réellement envie toi ? Fin est ce que c'est moi que tu attends ou juste quelqu'un d'autre ? Si je suis là à t'attendre à la sortie de ton lycée comment réagira tu ?
Traduit par Nil Labrecque Introduction Il y a plusieurs années, Le journal du samedi “Evening post” a publié un article intitulé “Les sept années d’un rhume dans le mariage.” Ça montre la réaction d’un mari envers son épouse enrhumé durant les sept premières années du mariage. Ça va à peu près comme ceci La première année “Mon petit carré de sucre, je suis vraiment inquiet de toi mon petit poussin. Tu as un mauvais rhume, et on ne peut pas être assez prudent avec ces choses là, avec tout ces infections de gorges qui cour. Je t’emmène à l’hôpital cet après-midi pour un examen général et un bon repos. Je sais que la nourriture est pourrie, mais je vais t’apporter de la nourriture de chez Rossini. J’ai déjà tout arrange avec le surintendant du planché.” Le deuxième année “Écoute, chérie, Je n’aime pas le son de cette toux. J’ai appelé le docteur Miller et je lui ai demandé de venir ici de tout urgence. Alors tu vas te mettre au lit comme une bonne fille, s’il te plait? Juste pour Papa.” La troisième année “Peut-être que tu ferais mieux de t’étendre, trésor Il n’y a rien comme un bon repos quand tu te sent mal. Je vais t’apporter quelques choses à manger. As tu des cannes de soupes ?” La quatrièmes année “Écoute moi, chéri, soit sensible. Quand tu aura nourris les enfants, lavé la vaisselle et fini de nettoyer le plancher, tu ferais mieux de t’étendre.” La cinquième année “Pourquoi tu ne prend pas une couple d'aspirines?” La sixième année “Tu pourrais pas juste te gargariser ou quelques choses, au lieu de rester assis toute la soirée et de râler comme un phoque. La septième année “Pour l’amour du bon sens, arrête d’éternuer! Essaie tu de me donner une pneumonie ? Le déclin du mariage tel que vue à travers un simple rhume. Un drôle de regard à une situation pas vraiment drôle. Quand j’ai entendu cette histoire la première fois, j’ai ris mais en même temps ça ma fait peur. Nous avons cette image de l’amour qui dure toute la vie. Mais, je suis marié depuis huit ans, et, bien que je n’aie jamais accusé Lori de râler comme un phoque, j’ai vu certain changement dans notre mariage et pas tous pour le meilleur. Traité vous encore la femme que vous avez marié de la même manière que vous le faisiez lors de vos fréquentations ou comme au début de votre mariage? Je l’espère, mais juste au cas, je veux partager avec vous ce que j’ai découvert récemment à propos de l’amour et du mariage. C’est une dure leçons à partager parce qu’elle est tellement personnelle et révèle mes faiblesses. Ça montre ou j’ai échoué. Mais je la partage parce que je sais que d’autres peuvent passer par les mêmes choses. Si vous l’êtes, vous êtes en train de rechercher des réponses. Je pense avoir découvert une réponse. Regardons là ensemble. La réponse vient d’une image plutôt cryptique du mariage—Une qui en a rendu plusieurs perplexe et conduis quelques uns dans la mauvaise direction, mais c’est un excellent modèle pour construire et faire croître un mariage. Nous allons voir qu’il y a une exhortation, un exemple et des attentes pour nous à suivre. Allons jetez un coup d’oeil à Éphésiens 525 pour découvrir le modèle de l’amour authentique qui dure toute la vie. Éphésiens 525-27 Mari, aimez vos femmes, comme Christ a aimé son église et s’est livré lui même pour elle; 26 afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifié par le baptême d’eau, 27 afin de faire paraître devant lui cette église glorieuse, sans taches, ni rides, ni rien de semblable mais sainte et irrépréhensible. Aimé vos femme sacrificiellement Afin qu’elle s’épanouisse comme Dieu l’avait prévue Aimé votre femme 25a Paul commence avec la déclaration, “Mari, aimé vos femmes.” Cela semble une déclaration tellement simple, mais que veut il dire? Qu’est-ce que ça veut dire d’aimer? On m’a posé la question l’autre jour en relation avec ma femme, et ma réponse était que je voulais qu’elle soit heureuse. Imaginé ma surprise quand quelques jours plus tard lorsque j’ai lu la citation de C. S. Lewis “… par Aimer … la plus part de nous faisons référence à la gentillesse—le désire de voir les autres heureux plutôt que sois même; pas heureux d’une façons particulière, mais juste heureux.” Il continue en disant que Dieu n’est pas comme cela. “Dieu ne gouverne pas l’univers sur de telle réflexion. Et puisque Dieu est amour, je conclue que ma conception de l’amour a besoin d’être corrigé.” The Problem of Pain, p. 40. Mon concept de l’amour était faux. Je croyais que aimé sa femme était de se sacrifier soi même et nos désire, pour la rendre heureuse. C’est vrai que l’amour véritable implique la gentillesse et le sacrifice, mais ça ne s’arrête pas là. Alors comment allons nous déterminer qu’est ce que l’amour? Continuons notre lecture et voyons ce que Paul a à nous dire. Il nous a donné l’exhortation d’aimer, et maintenant il nous donne l’exemple de l’amour. Paul dit, “Mari, aimé vos femmes, comme Christ a aussi aimé l’église et s’est livré pour elle.” De cet exemple de Christ nous pouvons tirer notre deuxième point. Aimé votre femme sacrificiellement 25b Quand nous pensons au sacrifice de Christ pour l’église nous pensons immédiatement à la croix. Il est mort pour nous. Si cela est notre exemple, comment allons nous l’appliquer. Je doute qu’aucun de nous ne soit jamais appelé à mourir littéralement pour sa femme, alors comment ce sacrifie t-on? Je crois que la clé est de comprendre ce que ça veut dire de se sacrifier. Premièrement voyons ce que le sacrifice n’est pas. Le sacrifice n’est pas juste des actes de bonté Trop souvent nous lisons le verset 25 et nous sautons immédiatement sur la partie du sacrifice et arrivons avec une liste de choses que l’on peut faire pour nos épouses. En fait, Je suis allé à une conférence sur la vie de famille l’année dernière et c’est exactement ce qu’ils ont fait. Le prédicateur a demandé à l’audience des exemples d’actes de bonté sacrificielle que nous pourrions faire pour nos femmes. Un homme a crié, “faire le repassage!” Un autre a crié, “faire la vaisselle!” Ensuite un petit comique a dit, “changé l’huile!” De toute façon, on pourrait en écrire encore et encore—laver la vaisselle, nettoyer la salle de bain, repassé, abandonner le football du lundi soir, etc. La plus par d’entre nous sommes motivé par une telle liste parce qu’il y a habituellement quelques choses qui a été oublié dans la liste. Les gens aiment les listes. Ils aiment les étapes et les procédures. Pourquoi ? Parce qu’ils se sentent en contrôle. Si vous faites ces choses alors vous avez rempli vos obligations et votre conscience est apaisée. Mais est-ce que c’est ce que ça veut dire d’aimer sacrificiellement? Qu’arrive t-il si nous suivons ces étapes? Le mari abandonne le golf ou la chasse ou le football du lundi soir. Il fait toutes les corvées autour de la maison. Il dit, “J’ai une attitude de sacrifice.” Mais son attitude est peut-être égoïste. Ce n’est peut-être rien de plus que de ramasser des points bonis de faveur. Il s’attend d’être payé en retour. S’il n’est pas payé en retour, il arrête d’essayer. Peut-être que la question à poser est, “Quel est la motivation?” Pour utiliser les termes que Larry Crabb a utilisé dans son livre intitulé The Marriage Builder»Le bâtisseur de mariage—est-ce que la motivation est la manipulation ou le ministère? Si c’est de la manipulation, alors le mari le fait parce qu’il s’attend à ce que sa femme soit plus heureuse et qu’elle va mieux le traiter. La plus part des gens ont l’idée du mariage que c’est une relation 50/50. Ça c’est de la manipulation. S’il le fait avec l’idée de l’enseigner alors il ne le fait pas pour son propre profit, il le fait pour celui de sa femme. J’ai lu “The Marriage Builder- Le bâtisseur de mariage ” avant de me marier, alors je connaissais ces choses en entrant dans cette relation. J’avais l’habitude de me battre avec ces idées et ce qu’était ma motivation. J’étais toujours très utile autour de la maison. Je ne laisse pas traîner mes vêtements sur le plancher, je ne regarde pas le football, je lave la vaisselle et repasse régulièrement, etc. Mais les choses ne sont pas demeurer les mêmes que lorsque nous nous fréquentions ou que nous nous sommes marier. Lori ne me répondais pas de la même façon qu’elle avait l’habitude de le faire. Je ne dis pas cela dans l’intention de critiquer Lori, parce que comme je l’expliquerai un peu plus tard, il n’y avait rien à quoi répondre. De toute façon, je me disais continuellement que je devais prendre soin d’elle et non la manipuler. Ainsi je me sentais quelques fois comme un martyr. Est-ce que cela veut dire que Larry Crabb est dans l’erreur? Non. J’avais juste mal compris ce que cela voulait dire de prendre soins de sa femme. J’avais seulement l’idée vague et négative que prendre soin de sa femme était de faire des actes de bonté et ne s’attendre à aucun résultat. Christ remplira ton vide, etc. Savez-vous ce qu’il manquait à ma façon de prendre soin de ma femme? Mon ministère manquait de direction. Je n’avais aucun but. Mais je crois que j’ai finalement découvert ce que cela veut dire de prendre soin de sa femme, et ça se retrouve dans les deux prochains versets. Le sacrifice implique de risquer une douleur émotionnelle Vous ne le croyez peut-être pas, mais le sacrifice implique vraiment que vous preniez un risque. Quand vous regardez au sacrifice de Christ vous comprenez que sa mort n’est pas juste un acte de bonté. C’était la douleur du rejet quand Il est venu dans le monde pour nous appeler à lui même. Avant de pouvoir commencer à comprendre ce concept nous devons reconnaître la motivation. Nous ne pourrons jamais comprendre pourquoi Dieu a fait de nous ce qu’il a fait, mais je crois que nous pouvons avoir une idée de la motivation, laquelle nous aideras comme maris, à voir ce que notre but est supposé d’être. Quel est notre fonction comme mari? Que croyons nous qu’il arrivera? Qu’elles sont les attentes de l’amour? Aimer votre femme sacrificiellement afin qu’elle s’épanouïsse comme Dieu l’avait prévu 26-27 Le but de l’amour est le perfectionnement de la bien aimé. Les deux prochains versets ont trois clauses en eux qui montrent les buts du sacrifice de Christ et l'amour. Je crois qu’avoir les mêmes buts que Christ est la clé pour aimer. Alors qu’elle est son but? Le prenier but de Christ C’est qu’Il puisse la sanctifier La sanctifier veut dire de la mettre à part. Quand vous mariez quelqu’un vous les mettez à part du monde. Elles sont mises à part pour une protection spéciale, des soins spéciaux, pour une attention spéciale, pour un but spécial. Quand vous vous êtes marié, c’est ce que vous avez fait. Vous l’avez sorti du monde et l’avez mis à part parce que vous vouliez lui prêter une attention spéciale. Quel est le but de cette attention spéciale? Le deuxième but de Christ est de la présenter glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable Le troisième but de Christ est qu’elle soit sainte et irréprochable Christ aime l’église et lui est dévoué pour enlever toute tache afin de se la présenter dans toute sa gloire et sa beauté. Ceci est le but de l’amour. De faire ressortir la perfection de l’être aimé. Ce n’est pas une nouvelle pensée. Vous pourriez rappeler Éph. 14 qui dit, “Il nous a prédestiné dans son amour avant la fondation du monde, afin que nous soyons saint et irréprochables devant lui.” Ce verset illustre comment l’amour de Dieu est dirigé vers notre perfectionnement et notre beauté. Si vous vous rappeler plus tôt, j’ai cité C. S. Lewis » en disant que l’amour n’est pas de vouloir le bonheur de quelqu’un d’autre. Il dit plus tard dans le même livre lorsqu’il commente sur ce même verset “l’amour demande le perfectionnement de la bien aimé; et que la simple gentillesse’ qui endure tout, excepté souffrir dans son objet, est, dans ce sens, au pôle apposé de l’amour.” Larry Crabb, Bold Love, page 184-85. Ainsi le but de l’amour n’est pas simplement la gentillesse motivée par le désir de rendre votre femme heureuse. Le but est de la faire croître pour provoquer le but de Dieu en elle. Comment savoir ce qu’est l’intention de Dieu pour elle? 1 Pierre 37 dit “Demeurez avec elle selon la connaissance…” Darby En d’autres mots connaissez là. Connaissez ses besoins. Sachez dans quoi elle est bonne et ce dans quoi elle n’est pas bonne. Découvrez ses talents et aider la à les développer. Comment en arrivons nous à connaître notre femme ? Par l’implication. Faites des choses ensembles, ayez des discussions à propos de sujet important, etc. Si notre but est le perfectionnement de notre femme, il y aura des moments ou nous devrons les confronter et régler des problèmes. Voila les frictions. Donc, nous connaissons le but—édifier votre épouse et l’aider à maturée. Alors quel est le problème? La peur de la confrontation. L’amour véritable implique la confrontation. Le but de professer la vérité dans l’amour dans Éph 415 est la maturité dans celle à qui on s’adresse. Cela implique souvent la confrontation et la correction, mais cela ne peut être fait correctement que dans l’amour. La confrontation a toujours été difficile pour moi. Je ne suis pas très rapide sur mes patins dans un débat ou dans un argumentation, alors je me sens toujours comme si j’avais perdu. À travers les années, j’ai développé l’attitude que je devais avoir toutes les bonnes réponses avant de plonger tête première. La plus part du temps quand il y a un désaccord avec quelqu’un, je recule. Je me sens aussi que je ne suis pas prêt à confronter qui que ce soit quand mes idées ne sont pas toutes clair et je pourrais être coupable d’égoïsme ou quoi que ce soit. Mais ceci peut aussi devenir une excuse pour ne pas m’impliquer dans la vie de quelqu’un d’autre. Si nous attendons d’être parfait, nous n’irons jamais de l’avant. Ces versets qui dise ne juger point afin de n’être vous même jugé et enlève la poutre de ton oeil avant d’enlever la paille de l’oeil de ton frère, doivent être obéi, mais pas utiliser comme une excuse pour ne jamais rien faire. Je crois que la première raison pour laquelle nous ne confrontons pas est l’auto protection. Si je n’ai pas toutes les réponses et que je ne suis pas sans péchés, alors ma femme peut être sur la défensive et se mettre à m’attaquer. Ça va faire mal, quand elle fera cela, et nous nous protégeons de cela en retraitant et en n’affrontant jamais les problèmes. Et c’est ici que le sacrifice prend sa place. Le sacrifice c’est risquer sa vie et l’isolement pour entrer dans la vie de votre femme même si ça veut dire que vous aller être blessé dans le processus. Application Comment ça fonctionne? Le sacrifice veut dire que je suis prêt à faire ces actes de gentillesse comme garder les enfants, nettoyer la maison le mardi et le jeudi. Ceci peut la libérer pour poursuivre d’autres activités en dehors de notre relation comme avoir sa propre entreprise. Cela va l’aider à grandir d’une manière que je ne le pourrais pas. Elle rencontrera de nouveaux défis et des obstacles que je ne vois même pas. Elle aura des confrontations avec ses pairs qui seront différent de ce que nous vivons dans le mariage. Sacrifice veut dire que je suis prêt à risquer mes sentiments et à affronter la douleur du rejet. Quelques fois ça peut vouloir dire partager vulnérablement vos plus grandes inquiétudes et vos sentiments. Quand les problèmes arrive je dois leur faire face et ne pas attendre d’avoir toute les réponses ou que je sois irréprochable. Pouvons nous rassembler tout ça dans un scénario? Exemple L’autre jour, je me suis réveiller tard, je suis aller à la cuisine et j’ai mangé un bol de céréale, et quand j’ai eu fini je l’ai rincé et placé au lave vaisselle. J’ai remarqué que la cuisine était un peu à l’envers et je me suis dit que ce n’était pas moi qui avais fait le désordre, alors je suis retourné au fond de la maison. Lori m’interpella de la sale de lavage et dit, “Ou va tu ?” je lui dit, “me préparer pour le travail.” Elle dit, quelques choses comme, “Ne vas tu pas nettoyer la cuisine,” ou “pourquoi ne nettoie tu pas la cuisine.” Je ne me rappelle pas les mots exacts. Ils n’étaient pas particulièrement méchants, mais ils étaient dits dans un esprit astreignant. Elle avait beaucoup de pression pour finir certaines choses avant qu’une certaine femme arrive à la maison. Alors qu’ais-je fais? Je suis aller nettoyer la cuisine. Pourquoi j’ai fait cela ? Elle n’aurait pas dû me parler de cette manière ou sur ce ton. Pourquoi ne l’ai je pas confronter ? J’aurais pu dire quelque chose comme, “Je me sent vraiment comme un petit garçon quand tu me parle de cette manière.” Pourquoi n’ai je pas fait cela? 1. Parce que la réponse naturelle de la personne que tu confrontes est la défensive et elle retourne des accusations. 2. Parce que, comme je vous l’ai dit avant, je ne suis pas vite sur mes patins. Ça m’a prit deux jours pour arriver à cette réponse. 3. Parce que je me demandais si peut-être, j’aurais dû tout de suite mettre la main à la pâte quand j’ai vu le désordre dans la cuisine. Je n’était pas sans blâme dans cette situation, alors je savais que tout accusation retourné aurait au moins un peu de vrai. Je savais que j’allais être blessé si j’entrais dans le combat. Ça m’a fait peur et je ne me suis pas risqué dans cette aventure. Quand j’ai eu terminé la cuisine, je suis allé m’habiller et je suis parti travailler. Je ne lui ai parlé de rien à propos de cette histoire avant le lendemain lorsque tout ce que je vous dit aujourd’hui dans cette leçon s’est rassemblé dans mon esprit. Mais en même temps, il n’y avait plus de communion entre nous deux. Et elle avait remarqué que j’étais sans recours. Je partage cet exemple parce que ça montre ce qui se passe quand nous retraitons et ne communiquons pas ensemble. Lori ne veut pas me manquer de respect. Elle n’a pas fait attention en disant ce qu’elle a dit. Et même si elle était sur la défensive au départ, elle aurait voulu savoir. Quand nous avons discuté de cette situation plus tard, elle m’a dit “La vérité est dure à prendre, mais je suis reconnaissante que tu me l’ai dit.” Il est préférable de faire 1000 petites erreurs en allant vers votre épouse qu’une seule grosse erreur en retraitant. J’ai battu en retraite depuis huit ans. J’ai fait le commentaire plus tôt que Lori ne me répondais pas de la façon que je le voulais. La raison est qu’il n’y avait rien à quoi répondre. Je bats toujours en retraite. Je ne prend pas la direction et initier la relation comme je le devrais. Je l’ai finalement reconnu. C’est épeurant, mais je sais ce que j’ai à faire Conclusion L’exhortation est d’aimé notre épouse L’exemple d’amour est l’amour sacrificiel de Christ pour l’église. Nous avons vu que le sacrifice ne veut pas simplement dire des actes de gentillesse qui finisse dans un martyr égoïste. Çela implique d’abandonner votre modèle d’auto protection. Le but de l’amour est le perfectionnement de la bien aimé. Nous voulons être l’instrument de Dieu pour édifier notre épouse. La seule façon que nous pourrons faire cela c’est si nous nous sacrifions et acceptons d’être blessé dans la relation d’amour dans la vie de notre épouse. Nos épouse peuvent appliquer beaucoup de ce que j’ai dit aujourd’hui parce que nous, mari, ne somme pas parfait et il y a des choses blessantes que nous faisons qui doit être amené en lumière et réglé, mais … Mon père m’a dit un jour que 85% du temps les problèmes dans le mariage peuvent être retracé jusqu’au maris. Je suis persuadé que ce n’était pas une mesure scientifique, mais ça m’a fait réalisé que dans la vaste majorité des cas c’est la vérité. À mesure que nous avons avancé à travers de ce passage, j’ai découvert qu’il a probablement raison. Il y a une bonne part de responsabilité sur les maris pour la maturité de la femme que Dieu a placé dans nos vies. Alors aimé votre épouse sacrificielle ment de sorte qu’elle s’épanouisse comme Dieu l’avait prévu. Hampton Keathley IV, a gradué en 1995 au Dallas Theological Seminary. Hampton travail comme Webmestre pour The Biblical Studies Foundation » et a contribué avec plusieurs études pour votre utilisation sur ce site Web.
Être bordélique est un comportement plutôt répandu de nos jours. Certaines personnes ont l’habitude de vivre dans un bazar et un chaos permanents. Lorsque vous pénétrez dans leur maison, vous avez l’impression d’être dans un capharnaüm et vous vous sentez immédiatement oppressé. En terme d’accumulation d’objets, il y a différentes catégories de l’extrême, nous avons les personnes qui souffrent du syndrome de Diogène ou syllogomanie, qui est un véritable trouble du comportement et une vraie maladie, très handicapante. Ces personnes ne peuvent s’empêcher de collectionner tout et n’importe quoi et sont incapables de jeter quoi que ce finissent par avoir tellement de fouillis qu’elles ne parviennent même plus à circuler dans leur propre maison. Certaines croulent littéralement sous des montagnes d’objets et malheureusement, dans les cas les plus dramatiques, certaines personnes meurent littéralement étouffées par leurs possessions. Ce type de bordel » n’est surtout pas à prendre à la légère et doit impérativement être pris en charge par un cet article, nous allons traiter d’un bordel plus léger, plus répandu dans la population. Vous avez certainement autour de vous quelqu’un – ou vous êtes vous-même concerné – qui est un peu bordélique sur les bords. Personnellement, j’ai une amie qui est ce qu’on appelle une personne bordélique et qui s’assume en tant que telle. Je crois que son bazar la rassure, comme une présence affectueuse sur laquelle elle peut toujours peu comme un vieil ami que l’on connait par coeur et dont on sait qu’il sera toujours loyal et fidèle. Cette amie était aussi une collègue à une époque et son bureau était toujours caché sous un amoncellement de dossiers. Le rangement et l’organisation l’effrayaient au plus au point. Je me souviens qu’un jour, elle s’était lancé un défi et avait rangé son bureau pour la première fois depuis longtemps. Elle était à la fois hyper fière d’elle et en même temps complètement angoissée par cet espace vierge, dépourvu d’objets. Elle avait ensuite très rapidement retrouvé tous ses dossiers adorés 😉Pourquoi est-on bordélique ?La plupart des gens bordéliques ne choisissent pas consciemment de l’être. Ils le sont un peu par défaut, comme si c’était leur nature – en tout cas c’est ce qu’ils pensent généralement. En réalité, la nature n’a pas grand chose à voir là-dedans. Vous allez voir qu’il y a d’autres On a peur d’être seulDans ce cas, le bordel est un peu comme un doudou qui rassure et protège de toutes les angoisses qu’on peut avoir – et qui sont souvent des angoisses infantiles. On n’arrive pas à jeter parce qu’on s’accroche aux objets qu’on possède. Comme si les objets étaient des personnes proches, des amis sincères, qui nous tiennent compagnie. Finalement le fouillis comble le vide, satisfait le manque, réchauffe le coeur, console la solitude. Sans les objets, on se sent seul et on en souffre !2. On ne veut pas se détacher du passéNe pas se séparer des objets, c’est aussi une façon de ne pas couper le cordon avec le passé. Les objets nous rappellent des souvenirs, plus ou moins bons. Le passé est rassurant car il est connu, prévisible, confortable et familier. Il ne peut pas nous décevoir et ne nous oblige pas à grandir et à devenir adulte. Vivre dans le passé est une façon de fuir un avenir angoissant, imprévisible et On se sent perdu dans notre vieOn dit souvent que notre foyer est le reflet de ce qu’il se passe dans notre tête. Vivre dans un bordel chronique peut-être synonyme de chaos interne et refléter le sentiment d’être perdu, sans trop savoir où l’on est ni où l’on veut aller. Il suffit parfois de faire un peu de rangement pour y voir plus clair, éclaircir ses idées et retrouver son chemin !4. On a appris à être bordéliqueLe culte de l’accumulation d’objets peut aussi être un héritage familial. Dans certaines familles, jeter c’est gaspiller ». Si vous avez entendu vos parents répéter cette phrase pendant toute votre jeunesse, vous l’avez peut être intériorisée et appliquée une fois adulte sans vous rendre compte de l’origine de cette croyance. Au sein des familles, les croyances se transmettent aussi facilement que les poux à l’école. A l’inverse, si vos parents étaient maniaques, vous avez peut être le désir de vous affirmer en vous rebellant et en faisant tout le contraire de ce qu’ils sortir du chaos et ne plus être bordélique ?1. Trouver sa motivation profondeCommencez par vous demander si vous avez réellement envie de ranger. Il est nécessaire que le désir vienne de vous et pas de votre entourage. Quand on fait les choses pour faire plaisir aux autres, la motivation ne reste jamais bien longtemps. C’est comme arrêter de fumer ou faire un régime, si vous le faites pour les autres, vous craquerez très vite car votre motivation sera faible. Alors que si vous trouvez une raison qui vous tient vraiment à coeur, à laquelle vous donnez un sens profond, le rangement se fera bien plus aisément et tiendra sur la durée car vous serez très motivé par votre sur la ou les raisons pour lesquelles vous voulez ranger. Ce peut être pour accueillir vos amis ou votre famille dans un espace agréable, vous sentir plus libre de vos mouvements ou encore profiter davantage de l’espace que vous offre votre maison. Ranger pourrait même devenir un plaisir 🙂2. Identifier les causes du désordreParfois, la motivation ne suffit pas et il est nécessaire d’identifier les causes plus profondes du désordre pour pouvoir en sortir. Il faut alors faire du tri dans son passé, identifier les émotions associées à certains évènements, explorer les traumatismes s’il y’en a afin de digérer le passé et repartir sur de bonnes bases pour vivre le présent et l’avenir le plus sereinement possible. Ce travail d’introspection peut être fait seul ou avec l’aide d’un thérapeute si pouvez partager cet article avec quelqu’un de votre entourage qui est bordélique et qui souhaite ne plus l’être !Crédit Photo Ryan McGuire Aurélie GAUTHIERAdepte du minimalisme depuis de nombreuses années, ce blog me permet de partager ma passion avec vous et de vous transmettre mes meilleurs conseils pratiques pour vous aider à simplifier votre vie, aller à l’essentiel et avoir plus de temps pour faire ce que vous aimez.
Pourquoi, oui pourquoi toujours faire des tops dans le bon ordre. 1, 2, 3, 4 c'est ringard non ? Non au super pouvoir des maths. Voilà un top qui devrait bousculer les idées reçues et une certaine théorie de l'évolution. Et prends ça dans les dents aussi Einstein. Quatre Un Neuf Huit Sept Deux Trois Six Cinq Dix Alors, on fait moins les malins non ?
Préface au livre Les certitudes irrationnelles de Cuénot. Planète 1967 De mémoire de rose on n’a jamais vu mourir un jardinier FONTENELLE Le savant est un homme qui sait ce que tout le monde ignore et qui ignore ce que tout le monde sait EINSTEIN Platon m’éclaira soudain, je compris que l’opinion vraie n’est pas la science ALAIN Un chef-d’œuvre achevé, cela impose le respect. Même M. Kossyguine le comprend, qui consacre six minutes de sa vie à contempler la Joconde. Il est vrai que Vinci consacra quatre ans de la sienne à la peindre. Quatre années de méditation, pinceau en main, devant un visage de femme qu’est-ce donc qu’un visage? Mais qu’est-ce plutôt qu’un homme? Léonard, qui était Léonard, a pu scruter le mystère d’un sourire pendant quatre révolutions solaires. Qui donc est dans le vrai, de lui ou de nous qui regardons sans les voir tous ces sourires vénaux acharnés à nous vendre leur dentifrice? C’est Léonard, bien entendu. Il a mis quatre ans pour peindre la Joconde, mais la nature a travaillé près de quarante millions de siècles pour inventer Mona Lisa. Si l’on se rappelait sans cesse que tout homme est le résultat de quatre milliards d’années de recherches du grand laboratoire cosmique, sans doute aurait-on pour lui plus de respect encore que M. Kossyguine pour les peintures du Louvre. L’homme est dévalué parce qu’il existe à plus de trois milliards d’exemplaires qui ne cessent de se reproduire. Que deviendrait la Joconde multipliée en autant de copies, toutes authentiques ? Nous n’aurions plus un regard pour elle. Inversement, on ne se met pas sans tremblement à la place du médecin qui tiendrait dans ses mains la vie du dernier homme de la planète. Il me semble pour ma part que si j’étais ce dernier homme, l’angoisse m’écraserait de manquer au respect de mon être fragile, résumé de tant d’aventures et de peines. Eh bien, en fait, tout homme est ce dernier homme et tout médecin ce médecin. C’est par une concession pragmatique à la faiblesse de notre imagination que les hôpitaux sont organisés comme des usines à fabriquer de la santé. C’est parce qu’il faut bien que l’hôpital marche avec des hommes médiocres comme nous sommes tous, animés par des sentiments médiocres et agitant des pensées médiocres. Si l’hôpital exigeait dans ses mécanismes une sublime conscience de ce qu’il est vraiment, il se mettrait aussitôt en panne et les malades mourraient. Le soin des hommes fonctionne comme la guerre, sur des règles toutes prosaïques il n’est pas question d’héroïsme dans les manuels d’infanterie. Il n’est question que de discipline, de corvées, de labeurs. Mais de même que l’observance de la discipline militaire exige parfois l’héroïsme et que le sublime procède alors du médiocre, de la même façon la manipulation routinière de la misère physique peut, moyennant l’intervention d’un certain truchement, ouvrir sur les dimensions invisibles de l’homme. Ce truchement, c’est la douleur, qui nous restitue infailliblement à notre singularité. On souffre toujours, on meurt toujours seul. Tout se partage, sauf la douleur. L’être le plus tendre et le plus aimé ne peut, quand vous souffrez, que se pencher sur vous et se tordre les mains. Tout son amour ne vous soulage de rien. Et parce que c’est là un état de violence contraire à notre condition et la douleur un désordre, tout patient est à la fois un peu moins et un peu plus qu’un homme, un peu moins par la privation qu’il endure, un peu plus par tout ce qu’il découvre en lui-même d’inconnu en se débattant. L’homme bien portant est un prisonnier paresseux qui rêve sur sa paillasse, ignorant qu’il est en prison. Mais que la prison prenne feu et le paresseux va pour la première fois frapper de son front et palper de ses mains le mur enfin découvert, à la recherche d’une issue. Ce corps qui l’oppresse oblige son âme à la révolte et par un effet dialectique crée en lui la dualité que rien jusque-là ne lui permettait de soupçonner. Pourquoi l’âme voudrait-elle se désolidariser d’un corps heureux d’être et d’être tel qu’il est? C’est quand le corps se fait piège que l’on découvre l’envie d’y échapper. Mais comment y échapper? Si l’envie suffisait à créer les choses, il y a belle lurette qu’on aurait découvert les Îles Fortunées et le pays du Père Noël. Aussi bien n’est-ce pas l’envie de la clé qui ouvre la porte mais bien la patience de la fabriquer. L’homme qui souffre commence par perdre son contrôle et s’affoler. Ce n’est pas possible! Cela ne va pas durer! Ce feu qui me brille n’est qu’un cauchemar dont je vais m’éveiller! Mais on ne s’éveille pas. Ou plutôt on ne s’éveille pas de la façon que l’on croyait. La douleur ne s’en va pas. Elle est là, toujours égale à elle-même. Les bons conseillers vous disent qu’on s’y habitue ce n’est pas vrai. On s’habitue à tout, sauf à souffrir. Mais au-delà de la douleur et au-delà de soi-même, quelque chose d’autre s’éveille qui depuis toujours dormait ou plus probablement n’existait pas. C’est ici qu’en toute rigueur l’existence précède l’essence l’être de secours que l’on se découvre ne commence seulement à exister qu’à mesure qu’on le cherche. Certains meurent sans l’avoir même entrevu, convaincus qu’ils n’étaient rien d’autre que leur intolérable misère. Qui sait? Peut-être ceux-là meurent-ils entièrement et les autres pas? Et le médecin est là, toujours présent, témoin professionnel de cet enfantement. C’est dans les hôpitaux plus qu’en aucun autre lieu que s’entassent les hommes en proie à leur propre différence. Il leur faut cette prison pour découvrir parfois que leur domaine était plus vaste qu’ils ne croyaient et qu’il ne tenait qu’à eux de le parcourir. Nulle expérience ne devient à la longue plus familière au médecin que celle de voir l’homme souffrant se transformer sous l’aiguillon qui le tenaille. L’extraordinaire devient pour lui quotidien. Même l’affrontement de la mort, aventure unique s’il en est, intransmissible par définition — du moins dans le cadre de nos activités dites rationnelles — entre bientôt dans la routine du médecin. Il sait comment meurt chaque tempérament, chaque âge, chaque maladie, chaque complexion. Il ne tarde guère à classer plus ou moins consciemment les différents types d’agonies, à reconnaître les cris, les gestes, les prières dont elles s’accompagnent. L’hôpital est là pour ça pour banaliser l’unique, pour ramener autant que possible à une mécanique ce qui, vécu subjectivement par chaque patient, ne ressemble à rien et ne rappelle rien. La solitude du malade est rationalisée, sa singularité multipliée. Singularité et solitude lui sont pleinement abandonnées par l’organigramme qui le prend en charge; c’est son affaire à lui, on ne s’en occupe pas, sinon pour les lui rendre autant que possible supportables. Le médecin en revanche les survole par sa technique. Comment pourrait-il faire son travail s’il n’en était pas ainsi, s’il ne savait pas réduire à un concept la douleur d’autrui ? Mais parce qu’il est attentif à toute manifestation objective de l’expérience vécue par son patient et que cette expérience est chaque fois unique, le médecin dispose, pour peu qu’il en ait la curiosité, d’un matériel si l’on peut dire d’observation auquel aucun autre n’est comparable entre ses mains et livré à la sagacité de son esprit, ce n’est pas seulement de la Joconde qu’il dispose, mais du chef-d’œuvre sans égal dans la nature, du produit de quatre milliards d’années de méditation cosmique, de l’objet le plus complexe et le plus perfectionné de l’univers connu, de l’homme pour tout dire, et dans son état effervescent, activé par la douleur. Si M. Kossyguine ne juge pas indigne de son attention tant sollicitée par d’autres soucis de méditer six minutes devant un pan de tissu recouvert, il y a cinq siècles, d’une croûte colorée, c’est qu’il sait que ces six minutes ne seront pas perdues et qu’elles feront naître en lui des idées nouvelles. Si la réputation de la Joconde ne lui donnait pas cette certitude, ou du moins cet espoir, il ne se déplacerait pas pour elle. Au génie de Vinci, M. Kossyguine fait crédit d’une ampleur supérieure à la sienne dans le domaine de ce qui peut s’exprimer avec un pinceau et des couleurs. Il ne sait pas d’avance ce que lui révélera la Joconde. Il s’attend à être surpris. Pour croire que l’on puisse être surpris par la Joconde et non par son modèle, ne faut-il pas souffrir d’une certaine infirmité mentale? Vinci n’était pas satisfait de son chef-d’œuvre. La preuve, c’est qu’il a représenté plusieurs autres fois son modèle sans penser, je présume, qu’il se répétait ; le visage de Mona Lisa n’était donc selon lui nullement épuisé par les quatre années de labeur que le tableau nous offre en un coup d’œil. Et Vinci limitait sa recherche à un visage. Qu’eût-ce été si, par un autre artifice, il avait pu saisir dans son entier l’être de Mona? Eh bien, c’est cet être-là que la maladie livre au médecin et je dirai surtout au chirurgien dont le scalpel tranche dans le mystère même du vivant et du souffrant. Que l’on discute ce mot de mystère » dans les phénomènes de physique inanimée, je veux bien, encore que le vivant repose déjà dans l’inanimé et que ma propre virtualité ait été déjà présente dans la poussière sidérale d’où naquit la Terre avec tout ce qu’elle porte, y compris la pensée humaine. Mais qu’on en refuse a priori la possibilité dans notre corps d’où tout nous vient, n’est-ce pas folie? Nous ignorons jusqu’au mécanisme de la sensation la plus brute. Nous suivons bien, par exemple, l’influx nerveux résultant de l’excitation de la rétine le long du nerf optique, à travers le chiasma, les bandelettes optiques jusqu’au corps genouillé externe, au tubercule quadrijumeau antérieur, et jusqu’à l’écorce cérébrale dans la région du lobe occipital, mais comme le remarque Grasset, seule la nécessité d’entrer dans le même orbite rapproche dans le même trou optique les fibres des deux nerfs hémioptiques », si bien que le nerf optique n’existe pas comme unité physiologique et clinique Rimbaud. Il n’y a pas, comme on pourrait s’y attendre, de centre cortical pour le nerf optique droit et pour le nerf optique gauche. Tout ce que nous arrivons à faire dans ce fouillis de neurones et de cylindraxes — et cela, il est vrai que les physiologistes le font admirablement — c’est déceler des cheminements de signaux. Mais dans nos mécanismes artificiels par exemple en télécommunication, un signal suppose quelqu’un ou quelque chose pour le recevoir. Dans le cerveau, tout ce qu’on voit, ce sont des signaux qui se déplacent et se transforment en déclenchant d’autres signaux, ou bien qui disparaissent sans laisser de traces apparentes. A quel moment et où se forme la représentation de l’objet extérieur qui excite la rétine et provoque ce remue-ménage ? Non seulement on n’en sait rigoureusement rien, mais les physiologistes déclarent volontiers que c’est là une question de nature philosophique et par conséquent dénuée de signification scientifique. Il ne faut pas s’en laisser imposer par cette fin de non-recevoir. Les savants comme les autres hommes préfèrent affirmer qu’une question n’a pas de sens tant qu’ils n’en ont pas trouvé la réponse. Le médecin, le praticien, est sur ce point précis plus objectif que l’homme de science, tenu qu’il est de respecter la réalité même incompréhensible plutôt que le système logique où s’organisent ses connaissances. Le chercheur a parfois le devoir de négliger certains faits dont l’élucidation ferait obstacle à son progrès par hygiène mentale, il lui est alors plus commode de déclarer que ces faits n’existent pas. Dame! s’ils existaient, ce serait irritant et l’on réfléchit mal quand on se gratte. C’est du moins l’opinion générale, car d’autres, dont je suis, préfèrent se gratter. Et quant au médecin, s’il est un vrai thérapeute, peut-il feindre d’ignorer le mystère quand c’est le corps de son patient et parfois le mal même qu’il soigne qui l’enfante sous ses yeux? Tous les médecins ont des histoires incroyables à raconter. Beaucoup pensent obscurément qu’ils ne pourraient leur faire une place sans compromettre l’édifice de la médecine, sinon même celui de la raison. Un certain nombre font plutôt comme le docteur Cuénot ils s’engagent avec mille précautions mais sans crainte de l’inconnu dans le labyrinthe ouvert devant leur curiosité professionnelle par un type de faits impossibles à intégrer dans le Système. Et ceux-là ne tardent pas a reconnaître que le problème n’est pas de trouver le moyen de les intégrer, mais bien de se forger un nouvel outil de connaissance pour relayer l’outil classique et accéder à des certitudes tout aussi assurées que celles de la science quoique obtenues par des voies différentes. Quand, en 1965, j’eus publié le Mystère des rêves en collaboration avec les docteurs Moufang et Stevens, je reçus de nombreuses lettres de médecins et de malades » à propos des pages consacrées aux états de veille mentale dans le corps endormi. J’écris le mot malades » entre guillemets, car j’avançais dans mon livre l’opinion fondée sur de nombreuses observations que l’éveil de la pensée au fond du rêve dans un corps profondément endormi était un phénomène sortant des normes assurément, mais nullement pathologique. — Comment! m’écrivait une malade, serait-il possible que ces expériences qui m’angoissent tant et pour lesquelles on me soigne vainement à force de drogues ne fussent point pathologiques? Alors, je ne serais pas malade? La correspondance que nous échangeâmes à la suite de cette lettre est très instructive. D’après les drogues que lui donnait son médecin, je compris qu’il s’efforçait de guérir » ce qu’il tenait pour une névrose. Je demandai à la patiente de m’expliquer bien en détail ce qu’elle avait dit à son médecin. — Oh, me répondit-elle, ce n’est pas compliqué, je lui ai dit que je m’éveillais pendant mon sommeil sans que mon corps, lui s’éveille, que ma pensée seule s’éveillait et qu’alors je sortais de mon corps. Il m’a expliqué que l’expression sortir de son corps » ne correspondait à rien de réel, que je faisais simplement un cauchemar, que je croyais, en rêve, sortir de mon corps, comme parfois on rêve que l’on vole ou que l’on est reçu à la table de la reine d’Angleterre; j’ai contesté cette explication, disant que j’étais parfaitement lucide pendant ma sortie du corps », qu’il ne s’agissait donc ni de rêve ni de cauchemar. » — Alors, m’a-t-il dit, pourquoi venez-vous me voir? » — Parce que l’expérience, agréable au début s’achève de façon terrifiante quand, essayant vainement de réintégrer mon corps, je me mets à craindre que l’on ensevelisse ce corps inerte et qui refuse de revenir à la vie. » — Vous voyez bien qu’il s’agit d’un cauchemar! » — S’il s’agissait d’un cauchemar, comment finirait-il immanquablement? par l’éveil en sursaut avec les symptômes connus du cœur qui bat, de la respiration haletante… ce qui n’est pas le cas; même me disant avec épouvante que je rêve, je ne m’éveille pas et quand je réintègre mon corps, c’est pour me retrouver rêvant, et d’un rêve sans rapport avec l’expérience précédente, tout à fait ordinaire, quelconque, un rêve qui n’est même pas un cauchemar. Inversement, l’expérience de sortie du corps » commence, elle aussi, par une sorte de déclic mental en plein rêve. A un moment je rêve et tout à coup, hop! je ne rêve plus, je suis éveillée, pleinement éveillée et flottant au-dessus de mon corps endormi. Du reste, ai-je dit à mon médecin, peu importe de quoi il s’agit vraiment je vous ai raconté ce que j’éprouve et je ne veux plus endurer cela. Sortie du corps ou cauchemar, tout ce que je demande c’est d’en être débarrassée. » Tel fut le récit de cette dame. N’étant pas médecin, je la laissai suivre son traitement, me bornant à lui faire subir quelques tests qui, comme je le prévoyais, m’apprirent que la prétendue malade souffrait » tout simplement de remarquables facultés paranormales. Elle aurait pu avec un peu d’entraînement faire un excellent calculateur prodige. Elle aurait pu aussi devenir ce qu’on appelle maladroitement un médium, c’est-à-dire un être humain sujet à des états de conscience autres que ceux de la veille, du sommeil et du rêve et accédant par là à certains pouvoirs. Je présume que son médecin l’a préservée de tous ces périls en la guérissant comme on guérit un oiseau du vertige en lui coupant les ailes; on guérirait aussi l’athlète qui court trop vite en lui cassant un peu les jambes. Pourquoi ne casse-t-on pas les jambes des athlètes? On se rappelle la réflexion de ce neurologue russe, venu, du temps de Staline, à un congrès où un savant occidental avait évoqué le cas de Thérèse Neumann, la fameuse mystique allemande qui vivait depuis trente ans sans prendre de nourriture Dans mon pays, on aurait guéri depuis longtemps cette malheureuse. » Sans doute! mais s’il est avéré qu’une malheureuse » privée de nourriture depuis trente ans se porte comme le Pont-Neuf et enterre l’un après l’autre ses médecins, vaut-il mieux la guérir au plus tôt de cette horrible infirmité ou bien étudier un peu la façon dont elle s’y prend? Les médecins soviétiques, remarquons-le, ont fait bien des progrès depuis, eux qui ne craignent pas de compromettre leurs instituts académiques dans l’étude de la suggestion télépathique et de la vision dactyloptique. Nous n’en sommes pas encore là en France, et c’est pourquoi il faut saluer avec respect le courage d’hommes comme le docteur Cuénot. On verra d’ailleurs en lisant son livre que sur le plan philosophique la réflexion du docteur Cuénot va beaucoup plus loin que la prise en considération de certains faits de mauvaise réputation. Jamais encore on n’avait si clairement montré que si ces faits sont exclus, balayés, effacés de la conscience psychologique de notre siècle, ce n’est nullement en raison de leur rareté ni de la difficulté de les observer, mais bien parce que nos mécanismes mentaux, fruits apparents d’une méthode qui a fait ses preuves et qui donc s’impose à notre respect, la méthode scientifique ne leur ménagent aucune place dans notre pensée. Loin d’être rares, loin de se refuser à l’observation, les phénomènes qu’étudient les parapsychologues apparaissent en toute clarté si on leur accorde quelque attention il suffit par exemple d’enregistrer ses rêves un mois d’affilée pour que l’effet Dunne se manifeste de façon convaincante. Seulement ces faits si faciles à mettre en évidence par la méthode scientifique n’ont aucune place dans le système philosophique implicitement répandu dans la psychologie contemporaine. Le livre du docteur Cuénot consacre l’inévitable et depuis toujours prévisible entrée de la réflexion scientifique dans ce que l’on appelle l’irrationnel. Certaines choses, croyait-on, étaient impossibles, absurdes, contraires à la raison. Eh bien, dit le docteur Cuénot, soyez seulement fidèles à la méthode scientifique, c’est-à-dire à l’observation objective, et vous verrez de vos yeux ces choses impossibles. Mais alors comment expliquer que notre époque pétrie de science et de technique soit si rebelle aux certitudes irrationnelles »? En d’autres termes d’où notre temps tient-il cette philosophie oblitérante que, par un comble d’absurdité, il va jusqu’à identifier avec la Science elle-même? il y a là, on doit l’avouer, quelque chose de confondant. Le même Einstein qui, dans un raisonnement célèbre le Paradoxe d’Einstein, montrait que l’on peut déduire des lois les mieux assurées de la physique quantique la possibilité pour une particule de se trouver simultanément en deux points différents de l’espace ou encore de se trouver et de ne pas se trouver, à la fois et sous le même rapport, en un même point donné, ce même Einstein déclarait à un physicien de mes amis qui était son voisin à Princeton La parapsychologie est impossible, c’est une insulte à la raison et les phénomènes qu’elle prétend étudier ne peuvent pas exister. » Einstein ne s’était jamais demandé si la pensée peut exister, si la conscience d’être peut exister. Notre époque se retrouve à l’égard des faits dont parle le docteur Cuénot exactement dans la même situation psychologique que les savants d’il y a trois siècles ont connue à l’égard de la physique celle de Galilée, Pascal et Newton. Quand le père Kircher, ayant pointé une lunette à objectif fumé vers le soleil, découvrit que l’astre divinisé ouvertement par tant de religions et inconsciemment par tant de systèmes philosophiques était en réalité largement maculé de taches noires, un savant éminent invité à jeter un coup d’œil dans l’oculaire refusa en haussant les épaules — Nettoyez votre instrument ou faites-vous soigner les yeux, dit-il d’un ton méprisant. J’ai lu attentivement tout Aristote et n’y ai jamais rien vu de tel. Des taches sur le soleil, c’est impossible. C’était impossible dans le système de pensée tiré de la science d’Aristote et que les épigones de ce dernier identifiaient à la science tout court. Il serait temps de découvrir que tous les systèmes de pensée sont en réalité des systèmes pour éviter de penser. — Ah, mais pardon, rétorque-t-on généralement à ces considérations, ce n’est pas du tout la même chose. La physique moderne est fondée sur des principes démontrés par mille et mille expériences. Toutes les expériences et observations nouvelles viennent s’insérer docilement dans le cadre déduit de ces principes, que vos prétendus faits viennent, eux, contredire. Quel accueil voulez-vous que nous leur fassions? S’ils contredisent des principes si bien prouvés, c’est qu’ils n’existent pas, c’est qu’ils résultent tout simplement d’observations mal faites et d’expériences boiteuses. On remarquera tout d’abord que l’interlocuteur du père Kircher ne disait pas autre chose. Aristote et ses principes étaient démontrés par tout ce qu’on savait à l’époque, à l’exclusion bien entendu de quelques allégations suspectes telles que l’existence prétendue de satellites autour de Jupiter, les taches du soleil, etc. Nous savons maintenant que ces quelques faits-là étaient d’une importance fondamentale. Nous le savons depuis qu’on en a déduit un nouveau système du monde, une nouvelle cohérence bien confortable à l’esprit, apprise dès l’enfance et qui explique tout. Mais au XVIIe siècle, les satellites de Jupiter et les taches du soleil, cela n’avait aucune importance. C’étaient pour les tenants d’Aristote et de Ptolémée de petits détails sans portée, à supposer même qu’on les admette, ce qui n’était pas nécessaire. De plus, les Diafoirus qui vont répétant leur leçon apprise à l’école sur l’admirable cohérence de la science moderne sont des ignorants. Si l’on avait trouvé une cohérence entre la théorie des quanta et celle de la relativité, cela se saurait, depuis le temps qu’on la cherche. Si vous savez comment déduire ces deux théories l’une de l’autre, ne vous gênez pas, ô mes maîtres. Hâtez-vous d’éclairer notre lanterne. Depuis qu’Einstein lui-même s’y est en vain échiné sa vie durant nous avons failli attendre. Et le jury du Prix Nobel de physique n’est pas plus avancé que nous, qui tient en réserve des tombereaux de récompenses pour le génie capable d’opérer enfin la science de cette tumeur. Sur les relations existant entre les diverses interactions nucléaires, sommes-nous plus avancés? N’est-il pas étrange que ces problèmes, et surtout le premier qui est un problème théorique fondamental, résistent depuis si longtemps à la patience, à la sagacité, à l’imagination créatrice de tant d’esprits éminents? Si, c’est étrange. Tout se passe comme si la solution n’existait dans aucune des directions où on l’a cherchée, encore qu’on l’ait cherchée dans toutes les directions. C’est pourquoi je me risque à émettre ce pronostic scandaleux on ne la trouvera qu’en mettant en cause l’un de ces principes sacrés démontrés par toutes les observations faites à ce jour », à l’exception, bien entendu, des observations que l’on refuse de faire parce qu’elles contrediraient le principe. En d’autres termes, je m’avance à prédire que le jour où le physicien génial attendu comme un messie par le jury Nobel parviendra à déduire les quanta de la relativité ou inversement, on découvrira du même coup que l’une ou l’autre de ces certitudes irrationnelles » actuellement rejetées avec mépris par les Diafoirus de l’Édifice cohérent n’étaient après tout pas si irrationnelles que cela. Car enfin, si l’on ne trouve rien bien qu’on ait cherché partout n’est-ce pas que ce partout-là exclut quelques coins d’où l’on détourne les yeux avec horreur? Et puisque nous en sommes aux prophéties, soyons encore plus abominables. Parions que cette découverte tant attendue permettra de faire avec des appareils, en laboratoire, ce que la jeune malade du docteur Cuénot faisait dans la clinique d’Arcachon des poltergeists, des transports d’objets sous contact, de l’antigravitation, horreur! Tope-là? Tope-là, pari tenu. De toute façon, même s’il se révèle un jour que nous avons gagné, n’espérons pas trop que l’on tressera des fleurs au docteur Cuénot pour avoir eu le courage de regarder là où il ne fallait pas parce que des taches sur le soleil, c’est impossible »; on dira que ce n’est pas la même chose ». Il y a quelques années, le professeur Rocard publiait un livre Yves Rocard, le Signal du sourcier, Dunod. Éditeur dans lequel, épurant enfin le signal du sourcier de toute magie, il en donnait l’explication par un effet classique d’électromagnétisme et le reproduisait en laboratoire. Les Diafoirus de l’Édifice cohérent clamèrent que ce livre était un attentat à la raison et la reproduction du signal en laboratoire une expérience mal faite. Rocard refit l’expérience en se conformant aux exigences présentées et eut la satisfaction de constater qu’ainsi améliorée elle marchait à cent pour cent; il convia ses réfutateurs à la refaire eux-mêmes dans son laboratoire, baguette de coudrier en main. Ce dont ils se gardèrent comme du diable, bien entendu la prudence scientifique a de ces formes, parfois! Du point de vue expérimental, on en est donc toujours là en 1967 refaite par Rocard, l’expérience marche à cent pour cent. On n’en saura jamais plus. Est-ce à dire que ce résultat est désormais admis par ceux qui d’abord le rejetaient? Non. Ils continuent de le rejeter. Pourquoi ? Un éminent physiologiste du Collège de France et qui par conséquent n’est pas M. Galifret m’en donna un jour la raison — L’expérience de Rocard est sans doute irréprochable du point de vue physique Rocard est un grand physicien, tout le monde sait cela. Mais il y a le sujet de l’expérience avec sa baguette de coudrier et cela ce n’est pas de la physique, c’est de la physiologie. Or, les résultats de Rocard sont impossibles du point de vue physiologique il n’existe aucun sens qui décèle les variations du gradient magnétique. — Ce n’est peut-être pas un sens »? Il s’agit peut-être d’un réflexe nerveux? d’un phénomène très banal, mais jamais enregistré de cette façon? — Laissez la physiologie aux physiologistes, nous ne nous mêlons pas de physique. On n’est donc pas près de savoir s’il y a des taches sur le soleil de la physiologie française. Si Rocard veut s’instruire il n’a qu’à relire son Aristote… Il est banal, en 1967, de constater que la science est organisée comme les souks de Tunis ou de Damas en une multitude de boutiques rangées, certes, côte à côte dans un même labyrinthe mais dont chaque marchand se fait une gloire d’ignorer ce qui se passe à côté. On a en tête le plan du labyrinthe ou l’on croit l’avoir et cela suffit. Que ce plan ait été dressé voilà un siècle par un illuminé du nom d’Auguste Comte, qu’il ait été mille fois remanié depuis, que des terroristes comme Planck, Heisenberg, Von Neumann ou Wiener l’aient farci de bombes et de chausse-trapes, peu importe, cela ne nous regarde pas; on s’en tient à la parole du Prophète, et inch’Allah! Il existe un moyen infaillible de ne pas s’y perdre, c’est de ne jamais le visiter moi, je vends de la physiologie, ce qui se vend à côté ne me regarde pas; si mon mur se lézarde c’est la faute à l’infidèle qu’il crève, ce chien, et si mon voisin glisse la main dans la fente, je la coupe avec mon grand sabre. Touchez pas au grisbi, comme dit Francis Blanche. Fort bien. Mais le client lui, quelle recette lui conseillez-vous pour s’en sortir? Et le client, messieurs, il serait bon qu’enfin vous en preniez conscience dans un siècle de plus en plus dominé par la science et la technique c’est tout le monde. Ce n’est pas seulement le sous-développé mental à la recherche du dernier gadget, c’est d’abord et surtout l’homme de réflexion, l’intellectuel, le philosophe, l’honnête homme désireux de comprendre son aventure avant de mourir. Que nous laissions la physiologie aux physiologistes? En tant que recherche, parbleu, personne ne contestera cette règle. Mais vous n’êtes pas que des chercheurs. Par vos découvertes, vous êtes les ouvriers de notre destin quotidien. Nous ingurgitons vos drogues sur ordonnance des médecins que vous formez. Et encore cela n’est rien. Pour notre corps, nous vous faisons volontiers confiance. Mais pour notre esprit, permettez que nous discutions un peu. Quand Einstein, du haut de son génie de physicien, vaticine que les phénomènes étudiés par les parapsychologues n’existent pas et ne peuvent pas exister, nous cherchons à la loupe quelle est son autorité en la matière et ne voyons rien. Il faut être logique si la règle est de laisser la physiologie aux physiologistes, souffrez que pour les questions ne relevant pas de votre compétence, nous cherchions nous-mêmes notre chemin dans ce labyrinthe où nous sommes tous, vous et nous, également perdus, et qui a nom la Condition humaine. Il n’existe pas encore de science de l’homme total. Nous ne savons même pas s’il existe un homme total. Entre toutes les hypothèses possibles sur notre avenir, la moins folle et la plus invraisemblable est que cet avenir est illimité et que nous n’avons qu’à peine commencé notre propre exploration. Les extraordinaires réussites du génie humain auxquelles nous assistons présentement nous donnent de nous-mêmes l’image d’un enfant qui vient de découvrir un fouet neuf. Et ce jouet, c’est nous-mêmes qui, en jouant avec nos petites cellules grises, découvrons les clés de la puissance et du savoir; nous nous apprêtons à conquérir la Lune; nous transformons notre planète. Que nous ayons tiré tout cela de nous-mêmes ne prouve-t-il pas que nous sommes nous-mêmes encore à découvrir? Léonard n’en aura jamais fini de scruter le sourire de Mona Lisa. L’humanité est une éternelle Joconde; et nous devrons toujours, pour accéder aux certitudes nouvelles, accorder aux meilleurs d’entre nous la liberté de préparer notre voie dans le crépuscule du matin. Aimé Michel
aimer c est du désordre alors aimons