Pagede connexion itslearning. Pas de e-lyco? Si vous n'ĂȘtes pas dĂ©jĂ  connectĂ©, une nouvelle fenĂȘtre apparaĂźt. Connexion avec authentification automatique. Se connecter avec itslearning. Service d’assistance. CollĂšgeLes Gondoliers. CollĂšge – La Roche Sur Yon. SĂ©lectionnez une page. Accueil; Menu. LES INFORMATIONS PRATIQUES; LE DÉVELOPPEMENT DURABLE AU COLLÈGE; NOS Trouvezles horaires d'ouverture pour CollĂšge Antoine de Saint ExupĂ©ry, 13, Avenue De L'europe, 85170, Belleville-sur-Vie et vĂ©rifiez d'autres dĂ©tails aussi, tels que: la carte, le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone, le site Internet. Voir la carte complĂšte. Accueil ; CollĂšge public Belleville-sur-Vie ; CollĂšge Antoine de Saint ExupĂ©ry; Ferme dans 1 h 16 min. Horaires d'ouverture CollĂšge Antoine M Chauliac fait une rectification Ă  l'identification d'un abbĂ© de Sainte-Croix de Bordeaux. Louis Audiat, dans son histoire de l'Ă©vĂȘque de Saintes, La Rochefoucauld, a Ă©crit qu'en 1776 Pierre-Louis de La Rochefoucauld fut nommĂ© abbĂ© de Sainte-Croix. Il croyait que c'Ă©tait le dernier Ă©vĂȘque de Saintes. Il n'en est rien. Cet abbĂ© se AprĂšsonze annĂ©es passĂ©es au collĂšge Saint Louis, je ne serai pas prĂ©sent Ă  la prochaine rentrĂ©e scolaire. Ces annĂ©es riches en dĂ©couvertes, en rencontres resteront longtemps gravĂ©es dans ma mĂ©moire. BenoĂźt Oblin actuellement Directeur au collĂšge du SacrĂ© CƓur Ă  la Roche Sur Yon prendra la direction du collĂšge pour la rentrĂ©e de septembre. Pour moi, j’aborde une nouvelle Etudeset formations par secteur avec les entreprises qui recrutent - parcoursup - L'Etudiant. Accueil SupĂ©rieur Domaines d'Ă©tudes : la liste complĂšte. . Visites des travaux du collĂšge par les dĂ©lĂ©guĂ©s Ă©lĂšves compte-rendu n°5 Avr 25, 2019 ActualitĂ©sJeudi 25 avril, 6 dĂ©lĂ©guĂ©s Ă©lĂšves ont participĂ© Ă  la 5e visite de chantier guidĂ©e par M. Daudet. Enzo Vilain 6D, Romane Guilmet 6D, CĂŽme Rouet-Bourreau 5D, Justine Chauvet 5D, JosuĂ© Texier 3C et Agathe Guilloteau 3C nous racontent Nous avons visitĂ© le...lire la suite Marche de rĂ©conciliation pour les Ă©lĂšves catĂ©chisĂ©s Avr 9, 2019 ActualitĂ©sLes Ă©lĂšves de 6e inscrits au catĂ© ont vĂ©cu le jeudi 4 avril, le temps fort Marche de rĂ©conciliation » en compagnie des Ă©lĂšves de 6e catĂ©chisĂ©s des collĂšges Richelieu et SacrĂ© CƓur. AprĂšs une marche jusqu’à l’église Sainte-ThĂ©rĂšse, des ateliers Time’up, mosaĂŻque...lire la suite OpĂ©ration Bol de riz » au profit d’une Ă©cole malgache Avr 9, 2019 ActualitĂ©sMerci aux Ă©lĂšves, enseignants et membres du personnel du collĂšge qui ont participĂ© Ă  l'opĂ©ration en acceptant de dĂ©jeuner d'une assiette de riz, de pain et d'un fruit, le vendredi 5 avril. Ils ont permis de rĂ©colter de l'argent pour le club Mada auquel sont venus...lire la suite Les Ă©lĂšves de 3e rencontrent des tĂ©moins de la communautĂ© de Saint-Jean d’EspĂ©rance Avr 9, 2019 ActualitĂ©sVendredi 22 mars, tous les Ă©lĂšves de 3e ont Ă©coutĂ© des tĂ©moins de la communautĂ© Saint-Jean d’EspĂ©rance. Cette communautĂ© accueille des jeunes hommes ou femmes de 18 Ă  35 ans, en difficultĂ© du fait d’addiction, particuliĂšrement Ă  la drogue. Ces tĂ©moins deux jeunes...lire la suite Un auteur au CDI ! Avr 5, 2019 ActualitĂ©sMercredi 3 avril, deux groupes d’élĂšves ont pu Ă©changer avec l’auteur Pascal Teulade les 4A accompagnĂ©s de leur professeur de français puis une vingtaine de 5e et 4e volontaires. Ces 2 rencontres ont Ă©tĂ© organisĂ©es par le CDI dans le cadre du prix littĂ©raire...lire la suite Vendredi 29 mars les sixiĂšmes C sur la piste du cirque Micheletty Avr 2, 2019 ActualitĂ©sDurant 3 jours de stage intensif Ă  la Chaize le Vicomte, les sixiĂšmes C ont pu pratiquer puis choisir les disciplines qu’ils travailleraient pour prĂ©senter un spectacle Ă  leurs familles en fin de semaine. Au programme jonglage, hula-hoop, Ă©quilibre sur trapĂšze,...lire la suite Les 6A et 6B Ă  Saint-Nazaire Avr 2, 2019 ActualitĂ©sMardi 26 mars 2019 les deux classes Ă  projet Ouverture aux sciences » sont allĂ©es Ă  Saint Nazaire. Pour un groupe, la journĂ©e a commencĂ© par la visite des diffĂ©rents terminaux du port Ă  containers, mĂ©thanier, cĂ©rĂ©alier. Le guide a expliquĂ© comment les diffĂ©rentes...lire la suite Visites des travaux du collĂšge par les dĂ©lĂ©guĂ©s Ă©lĂšves compte-rendu n°4 Avr 1, 2019 ActualitĂ©sLundi 1er avril, 6 dĂ©lĂ©guĂ©s Ă©lĂšves ont pu se rendre compte de l’avancĂ©e des travaux lors d’une visite organisĂ©e par M. Daudet. Noah Benatier 5C, Fanny Bureau 5C, Louis Thielin 4C, Marie Brillet 4C, Bastien Pierre 3B et Tessa Bizon 3B nous racontent ...lire la suite Quand la poĂ©sie s’invite au collĂšge Saint-Louis
. Mar 22, 2019 ActualitĂ©s, Non catĂ©gorisĂ©Dans le cadre du "Festival des mots" organisĂ© par la ville de La Roche sur Yon, des visites surprises ont Ă©tĂ© proposĂ©es, dans les classes, du 11 au 15 mars par une Brigade d'Intervention PoĂ©tique. Chaque visite Ă©tait organisĂ©e sur le mĂȘme modĂšle un couple d'acteurs...lire la suite Visites des travaux du collĂšge par les dĂ©lĂ©guĂ©s Ă©lĂšves compte-rendu n°3 Mar 19, 2019 ActualitĂ©sJeudi 14 mars, plusieurs dĂ©lĂ©guĂ©s Ă©lĂšves ont Ă©tĂ© invitĂ©s par M. Daudet Ă  une visite de suivi de chantier. LĂ©onard Renou 4B, Candice Roboam 4B, Geoffroy Belnou 6C, Manon Coutand 6C, Andrea Cousseau 5G et Lou Menage-Petit 4A nous racontent Nous avons...lire la suite Voyage 3e – Berlin message n°3 Mar 16, 2019 ActualitĂ©s"DerniĂšre journĂ©e et derniĂšre nuit ici, demain nous prenons la route du retour. La journĂ©e a Ă©tĂ© riche en Ă©motions. Ce matin, notre guide Julien nous a fait revivre les moments forts de la terreur politique sous le systĂšme socialiste de la RDA, au mĂ©morial...lire la suite Voyage 3e – Madrid message n°3 Mar 16, 2019 ActualitĂ©sJournĂ©e bien remplie encore aujourd'hui avec une visite guidĂ©e du vieux Madrid puis dĂ©couverte du musĂ©e du Prado et du Palais Royal sous une mĂ©tĂ©o exceptionnelle ! Enfin retour dans les familles pour une derniĂšre nuit. Demain cours de Flamenco et direction la...lire la suite Voyage 3e – Prague message n°3 Mar 16, 2019 ActualitĂ©sAujourd'hui, passage au mur Lennon puis visite du quartier juif Ă©mouvante, en particulier devant des dessins d'enfants. La journĂ©e se termine dans la vieille ville. Il est l'heure Ă  prĂ©sent de faire les valises !lire la suite Voyage 3e – Madrid message n°2 Mar 15, 2019 ActualitĂ©s"Aujourd'hui visite guidĂ©e trĂšs intĂ©ressante de la Plaza de Toros les arĂšnes puis rallye jeu autour de la Plaza Major et achat de souvenirs. Pour clĂŽturer cette belle journĂ©e sous un soleil radieux, visite du stade du RĂ©al Madrid ! Enfin chacun Ă©tait content de...lire la suite Voyage 3e – Liverpool message n°4 Mar 15, 2019 ActualitĂ©s Suite Ă  une nuit bien rĂ©gĂ©nĂ©ratrice, nous avons pris la route pour le centre de Southport. Une fois lĂ -bas, nous avons fait un rallye photo pendant lequel nous avons dĂ©couvert en particulier Lord Street et pu parler Ă  certains habitants. AprĂšs cela nous nous sommes...lire la suite FestivalDepuis jeudi dernier, le cimetiĂšre de bateaux de Kerhervy sert d'Ă©crin au 22 e festival de théùtre amateur de Lanester, prĂšs de Lorient. Les grands auteurs classiques y cĂŽtoient les contemporains et les arts du chant et de la danse y tiennent belle place cette c'est d'abord un cadre qui fait Ă  lui seul la poĂ©sie du dĂ©cor. C'est beaucoup de théùtre bien sĂ»r mais pas seulement. Ce sont aussi des chansons, des jongleurs et une guinguette en plein air dans une ambiance conviviale. Ce sera surtout cette semaine toute une journĂ©e dĂ©diĂ©e Ă  la danse contemporaine. Ce mercredi 15 Ah Anabelle !», comĂ©die de Cathetine Anne par l'Atelier jeune de la MJC de TrĂ©gunc. 15 h Y a-t-il un conducteur dans l'ULM ?», comĂ©die de Claire Laurent par la compagnie Vibrato du collĂšge Notre-Dame du Pont de Lanester. 16 h La chorale de l'Ecole Nationale de Musique et de Danse de la CommunautĂ© Urbaine de Brest transportera le public en Afrique avec des chants traditionnels. 17 h Le voleur de chapeaux», conte musical de Jean-François MĂ©nard et Paul Cornet avec l'Ecole de Musique de Lanester. 18 h Les rustres», farce impertinente et fĂ©ministe de Goldoni par la troupe du LycĂ©e professionnel Ker-Anna de Kervignac. 20 Les Tonton Yoyos font les clowns Ă  la guinguette. 20 h Calamity Jane», comĂ©die de Jean-NoĂ«l Fenwick par Les Etoiles FĂȘlĂ©es de Saint-Renan. 23 Lunaire», fable Ă©cologique et burlesque de Matthieu BerthĂ©lĂ©mĂ© et Artraction par le théùtre de la GĂąterie, groupe Artraction de Saint-GrĂ©goire. Jeudi 1 e r Cette journĂ©e est tout entiĂšre consacrĂ©e Ă  la danse contemporaine avec trois sĂ©ries de spectacles amateurs et professionnels 18 Sept courtes chorĂ©graphies de 4 Ă  20 minutes vont se succĂ©der Hip-hop d'Ă©poque» de GaĂ«lle Guiffant et HĂ©lĂšne Fillaut par l'Espace Danse de Lanester, Ainsi soit-elle» de VĂ©ronique Riehl par la compagnie Contre courant de Binic, Tohu-Bohu» de Marine Le ClĂ©zio par Accordanses de Dinard, L'usurpatrice» par l'atelier chorĂ©graphique de l'UniversitĂ© de Rennes, Quintessence» de Marine Le ClĂ©zio par Accordanses, Vent d'ouest» de Soaz Jolivet et Sophie Gilles par la Koroll Kompagnie de PlonĂ©our-Lanvern, Ichi no kami » de Fadil Kasri par l'atelier hip-hop au coeur de la danse de Brest. 20 Les Jongleurs d'Orient et Tribalafon animent la guinguette. 20 h Mariposa» d'AgnĂšs Chevalier et MĂ©lanie Reucheron par la compagnie OcĂ©ane de Chartres-de-Bretagne, Les fleurs du mal» de et par AurĂ©lien Mangata de SĂ©nĂ©, La Moubalat» de Fadil Kasri par l'Atelier hip-hop au coeur de la Danse de Brest, Canto de luna» de ThĂ©rĂšse Paty et Emmanuelle Paty-Lacour avec le regard de Patrick Le Doare par le Balle Maroussia de Rennes. 22 Esquives» de Florence Tissier et Michel LestrĂ©han par l'Ensemble chorĂ©graphique du Conservatoire de Rennes, FĂ©minin pluriel» d'AnnaĂŻg Le Roy et CĂ©line Le JĂ©loux avec l'aide d'Alain Michard par la compagnie Dekor/Akor, Elle, ma soeur» de Marie Coquil par Au coeur de la Danse de Brest. Vendredi 2 18 h Le festival se dĂ©place pour cette heure Ă  la salle Jean Vilar du centre ville pour une reprĂ©sentation mĂȘlant danse et théùtre de Jeux d'aimer en miroirs, mĂȘme», d'aprĂšs MĂ©moires de deux jeunes mariĂ©s» de Balzac, par le Théùtre d'Art et d'Echec de Lorient. 20 La Chorale du Bois du ChĂąteau se produit Ă  la guinguette. 20 h Feu la mĂšre de Madame» de Feydeau par le Théùtre de l'Enclin de Cholet. 22 Le manteau» de Nicolas VassiliĂ©vitch Gogol par l'Ecarquille Théùtre de La Roche-sur-Yon. Samedi 3 15 Les ateliers musicaux de Lanester offrent au public leur crĂ©ation Babel du». 16 Des pieds Ă  la tĂȘte», poĂšmes de RenĂ© de Obaldia et parodie de contes Ă©crite par Florian, interprĂ©tĂ©e par l'Atelier théùtre enfant de la Fontaine aux Chevaux de Lanester. 17 Children's end» d'aprĂšs RomĂ©o et Juliette» de Shakespeare, revisitĂ© par Roland Barthes et l'atelier théùtre du collĂšge Saint-Joseph de Lorient. 18 h Salina», dramatique de Laurent GaudĂ© par l'atelier théùtre Saint-Louis de Lorient. 20 Thomas Moisson enivre la guinguette de son accordĂ©on. 20 h Amour Ă©-grĂ©es», crĂ©ation du Théùtre OkrydhĂ© de Rennes. 22 h Fiction d'hiver» de NoĂ«lle Renaude par le Théùtre Artisanal TransgĂ©nique de Saint-NazaireLanester 56 Festival de théùtre de Kerhervy au cimetiĂšre de bateaux au pont du Bonhomme, jusqu'au samedi 3 juillet. De 4 Ă  10 € la soirĂ©e. Gratuit pour les moins de 6 ans. Repli sur la salle Jean Vilar centre-ville en cas de pluie. Rens. 4*r*~* ‱ V 1 A- I ' sK* '!'!. r^\ /A/ * ^Page 2 and 3 % xclf ... ^5p fPage 9 LA VIE QUOTIDIENNE D UN COLLEGE PARPage 13 F/>/ 24. — Vue du CollĂšge, prisePage 16 and 17 2 L ORGANISATION MODERNE parisien dPage 18 and 19 4 l'organisation moderne Seine, le Page 21 Fig. 34. — M. Malleval, ProviseurPage 24 and 25 8 L OKGAINISATJOIN MODERNE MM. ChamPage 27 and 28 LE ADMINISTRATEURS 9 tPage 29 Fig. 41. — M. Blanchet, ProviseurPage 32 and 33 12 L ORGANISATION MODERNE Paris e Page 34 and 35 14 I. ORGANISATION MODERNE Un seul Page 37 and 38 LE 39 and 40 LE PERSONNEL ADMINISTRATEURS 17 cPage 41 and 42 le personnel administrateurs 19 Page 43 and 44 LE PERSONNEL ADMINISTRATEURS 21 dPage 45 and 46 LE PERSONNEL ADMINISTRATEURS 23 pPage 47 and 48 I LE PERSONNEL 25 clPage 49 and 50 LE PERSONNEL PBOFESSEOBS 2 7 Ă  tPage 51 and 52 LE PERSONNEL PROFESSEURS 29 degrPage 53 and 54 '. LE PERSONNEL PROFESSEURS 31 devePage 55 and 56 LE PERS0>NEL PROFESSEURS 33 Mais Page 57 and 58 LE PROFESSEURS 35 profPage 59 and 60 LE PERSONNEL PBOFESSBGRS 37 lui aPage 61 and 62 LE PERSONNEL PROFESSEURS 39 profePage 63 and 64 LE PERSONNEL PROFESSEURS 41 UsĂ©ePage 65 and 66 LE I' PROFESSEURS 43 LouPage 67 and 68 LE PERSONNEL PHOFESSEITIS 45 sencPage 69 and 70 LE rERSOXNEL PROFESSEURS 47 confiPage 71 and 72 LE PERSONNEL PROFESSEURS 4'J C'esPage 73 and 74 LE PERSONNEL »R0FE8SE1 51 un proPage 77 PI. XXVIII. 1870 1880 1890 1900 191Page 80 and 81 54 L OltGANISATIOJS MODEREE Le progPage 82 and 83 56 L ORGANISATION MODERNE stage parPage 84 and 85 58 l'organisation moderne l'unitĂ© Page 86 and 87 60 l'orgamsation moderne qu'il outrPage 88 and 89 62 L ORGANISATION MODERNE Ă  fonderPage 90 and 91 64 L ORGAMSATIOE MODERNE Le prĂ©senPage 92 and 93 66 L ORGANISATION MODERNE IsolĂ©s, Page 94 and 95 G 8 L ORGANISATION maĂźtrePage 96 and 97 CHAPITRE IV Les Ă©lĂšves Les ElĂšvePage 98 and 99 72 l'organisation moderne petits paPage 100 and 101 74 L ORGANISATION MODEKNE tinaient Page 102 and 103 7 6 L ORGANISATION MODERNE MorainePage 104 and 105 78 L ORGANISATION MODERNE parer lesPage 106 and 107 80 L ORGANISATION MODERNE Ă  la penPage 108 and 109 82 L ORGANISATION MODERNE siĂšme IrPage 110 and 111 84 L ORGANISATION MODERNE Second EmPage 112 and 113 3 6 L-0RGAN1SAT10N MODERNE d'ami dePage 114 and 115 88 L ORGANISATION MODERNE aux Ă©poqPage 116 and 117 90 L ORGANISATION MODEEtNE qu'en 18Page 118 and 119 D2 L ORGANISATION MODERNE quait, auPage 120 and 121 94 L ORGANISATION MODERNE get ', DePage 122 and 123 9 6 l'organisation moderne de 6°, Page 125 PI. xix bis. /'/'Page 129 and 130 LE PERSONNEL ELEVES 97 sipĂ©, bruPage 131 and 132 les classes, notamment en 6 e , 5 ePage 134 and 135 1800 1810 18Z0 1830 ISHO fS50Page 137 and 138 LIVRE II LÀ VIE MATÉRIELLE Le PerPage 139 and 140 LA VIE MATÉRI BILE FINANCES 103 Page 141 and 142 LA VIE FINANCES 105Page 143 and 144 LA VIE MATERIELLE FINANCES 107 LePage 145 and 146 LA VIE MATERIELLE FINAMCES 109 LePage 147 and 148 LA VIE MATÉRIELLE FINANCES 1 1 iPage 149 and 150 LA VIF. MATERIELLE FINANCES 113 fPage 151 and 152 LA VIF. '. MATERIELLE FINANCES 115 Page 153 and 154 CHAPITRE 11 Les locaux. C'est surtoPage 155 ÏÏHr Page 159 and 160 '. LA VIE MATÉRIELLE LOCAUX 119 giPage 161 and 162 '. LA VIE MATÉK1ELLE LOCAUX 121 xiPage 163 and 164 LA VIE MATERIELLE LOCAUX 123 procPage 165 and 166 LA VIE MATÉRIELLE LOCAUX 125 SaiPage 167 '/Page 171 and 172 LA VIE MATERIELLE LOCAUX 127 raisPage 173 and 174 LA VIE MATERIELLE LOCAUX 129 AssePage 175 and 176 LA VIE MATB1UELLE '. LOCAUX 131 du Page 177 and 178 LA VIE MATÉRIELLE LOCAUX 133 SeuPage 179 and 180 LA VIE MATÉRIELLE LOCAUX 135 troPage 181 and 182 LA VIE MATÉRIELLE LOCAL X 137 trPage 183 and 184 LA VIE MATÉRIELLE LOCAUX 139 pouPage 185 and 186 LA VIE MATERIELLE ! 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Le 9 fructidor anPage 221 and 222 LA VIE BTGIEIVE 177 APage 223 and 224 ensuite 1 LA VIE MATERIELLE HTGIOPage 225 and 226 LA FIE MATERIELLE HYGIENE 181 de Page 227 and 228 LA VIE MATERIELLE HYGIENE 183 y vPage 229 and 230 LA VIE MATERIELLE BTG1BME 185 MaiPage 231 and 232 '. LA VIE UATÉB1BLLB B161ENE les hPage 233 and 234 LA VIE MATERIELLE BTGIEHE 189 ruePage 235 and 236 LA VIE MATERIELLE UYGlEItE 191 lePage 237 Fig. 46. — M. Bruet, CT10.\"Page 473 and 474 '. VERS LA VIE MORALE l' DU Page 475 and 476 '. FERS LA VIE MORALE l'aCTION DU PPage 477 Fig. 51. — M. Adolphe Hatzfeld. tPage 481 VERS LA VIE MORALE L ACTION DO PRPage 484 and 485 CHAPITRE PREMIER Les fins et les diPage 486 and 487 428 L ORGANISATION MODERNE 200 Ă©lPage 488 and 489 4 30 L ORGANISATION MODEHINE nourriPage 490 and 491 432 L ORGANISATION MODERNE Ă  ud, pPage 492 and 493 4 34 I- ORGANISATION MODERNE 450 enPage 494 and 495 4 36 L ORGANISATION MODERNE il avaiPage 496 and 497 43 8 L MODERNE devaitPage 498 and 499 440 L ORGANISATION MODERNE M. de GuPage 500 and 501 442 L ORGANISATION MODERÏSE di^nĂ©Page 502 and 503 4 44 L OHGAMSATION MODEKNE VainemenPage 504 and 505 446 L ORGANISATION MODERNE mĂȘme, dPage 506 and 507 4 48 INORGANISATION MODERNE pagnie Page 508 and 509 450 l'organisatiok MODERSfi 510 and 511 452 l'organisation MODERNE A la finPage 512 and 513 454 L ORGANISATION MODERNE l'ordre Page 514 and 515 456 l'organisation moderne A d'aulrPage 516 and 517 458 L'ORGANISATIOIN MODERSE sophie Page 518 and 519 4 60 l'organisation moderne Pour 18Page 520 and 521 462 L ORGANISATION MOIIERNE l'exercPage 522 and 523 4 64 L ORGANISATION MODERNE voir lePage 524 and 525 4 66 I. ORGANISATION MODERNE tion nPage 526 and 527 468 L ORGANISATION MODERNE pable 9 Page 528 and 529 470 L ORGANISATION MODERNE 1817, chPage 530 and 531 472 L MODERNE les mePage 532 and 533 474 L 0KÏANiS4TJ0N MODERNE la retPage 534 and 535 47 6 L ORGANISATION MODERNE cela, ePage 536 and 537 47 8 l'organisation modekise profesPage 538 and 539 48 L OiSUAMSATION MODERNE matĂ©rielPage 541 and 542 LA ME MORALE LES FAITS ET LES METPage 543 and 544 LA VIE MORALE LES FAITS ET LES MEPage 545 and 546 LA V1K MORALE FAITS ET LES MPage 547 and 548 LA VIE MODALE LES FAITS ET LES MEPage 549 and 550 LA VIE MORALE I LES FAITS ET LES MEPage 551 and 552 CHAPITRE III Les RĂ©sultats le biPage 553 and 554 LA VIE HOBALE ! LES RÉSULTATS 493 Page 555 and 556 LA VIE MORALE LES RESULTATS 495 ePage 557 and 558 '. LA VIE MORALE LES RESULTATS 497 Page 559 and 560 LA VI R I LES RESULTATS 499Page 561 and 562 LA VIE HOKALE LES RESULTATS 501 ePage 563 and 564 LA VIE LES RESULTATS 50 3Page 565 and 566 LĂ  vu; MODALE LES RÉSULTATS 505Page 567 and 568 insensible 1 '. LA VIE MORALE LES BPage 569 and 570 LA VIE UQBALE LES RESULTATS 509 CPage 571 and 572 vir. MORALE LES RESULTATS 511Page 573 and 574 LA VIE MORALE LES RESULTATS 513 cPage 575 and 576 LA VIE MORALE LES RESULTATS 515 pPage 577 and 578 la vie morale les rĂ©sultats 517 mPage 579 and 580 LA VIE MORALE RESULTATS 519Page 581 and 582 LA VIE MORALE LES RESULTATS 521 EPage 583 and 584 LA VIE MORALE .' LES RESULTATS 23 cPage 585 and 586 LA VIE MORALE LES RESULTATS 52 5 Page 587 EX PREVISION DES BOMBES Fig. 66. Page 591 and 592 LA vu HORALB LES RESULTATS 5 27 Page 593 and 594 LA VIE MORALE LES RÉSULTATS 529 Page 595 and 596 CONCLUSIONS Et maintenant, avant dePage 597 and 598 CONCLUSIONS 533 cheltes ils soulePage 599 and 600 cn^cLisio>s 53 5 politique accompagPage 601 co>*clusio>s 537 presse, en 1883, sPage 604 and 605 540 TABLE DES ILLUSTRATIONS ATEC LEPage 606 and 607 5 42 TABLE DES ILLUSTRATIONS AVEC LPage 608 and 609 5 44 TABLE DES ILLUSTRATIONS AVEC LPage 610 and 611 546 TABLE ANALYTIQUE DES MATIERES tPage 612 and 613 54 8 TABLE ANALYTIQUE DES MATIKRES Page 614 and 615 550 TABLE ANALYTIQUE DES MATIERES ePage 616 and 617 55 2 TABLE ANALYTIQUE DES MATIERES Page 619 and 620 APPENDICES Qui formeront notre tomePage 622 and 623 Hr S/ vu. gslf "‱* i^rvap ^ ejUPage 624 4 ȣ* z$ / , > sH4g v* . < ^ V ir Navigation des articles Il s’agit de danse et de boxe exclusivement, pour les deux disciplines, portĂ©es par des femmes. En me remĂ©morant et en observant des combats de boxe notamment le combat mythique entre Mohamed Ali et Georges Foreman Ă  Kinshasa, je suis toujours et encore fascinĂ© par le mouvement, l’agilitĂ©, l’esquive
 La boxe est souvent reprĂ©sentĂ©e comme un sport masculin or de plus en plus de femmes s’y adonnent avec brio. Je souhaite rĂ©vĂ©ler cette part fĂ©minine au public en travaillant les harmonies, l’esthĂ©tique et l’énergie. Autant de prĂ©textes Ă  libĂ©rer l’imagination oĂč les frontiĂšres entre fiction et rĂ©alitĂ© seront une invitation Ă  regarder un combat dansĂ©. SensibilitĂ©, humour et crĂ©ation de figures fantasques se dĂ©rouleront sur un ring avec une soixantaine d’amateurs invitĂ©s Ă  reprĂ©senter le public en premiĂšre ligne. » Salia Sanou CALENDRIER DE TOURNÉE crĂ©ation 2022 – version espaces publics 5 et 6 juillet 2022 – La Roche-sur-Yon – Le Grand R ScĂšne nationale 21 et 22 septembre 2022 – Limoges – Les Francophonies 19 novembre – Chalon-sur-SaĂŽne – Espace des Arts crĂ©ation 2023 – version salle de spectacle 11 et 12 fĂ©vrier 2023 – Reims – Le ManĂšge ScĂšne nationale DISTRIBUTION Conception et chorĂ©graphie Salia Sanou Musique SĂ©ga Seck Avec MarlĂšne Guivier, Salia Sanou, Marius Sawadogo, Soro Solo, Fatou TraorĂ© et soixante PRODUCTION Production Compagnie Mouvements perpĂ©tuels Co-production Le Grand R ScĂšne nationale de La Roche-sur-Yon, Les Francophonies en Limousin, L’Atelline Lieu d’activation Art et espace public, Le ManĂšge ScĂšne nationale de Reims, Charleroi danse Centre chorĂ©graphique de Wallonie Bruxelles. La Compagnie Mouvements perpĂ©tuels est conventionnĂ©e par le ministĂšre de la Culture – DRAC Occitanie et par la RĂ©gion Occitanie, elle reçoit le soutien de la Ville de Montpellier. Salia Sanou est artiste associĂ© au Grand R ScĂšne nationale de La Roche-sur-Yon contact production & diffusion StĂ©phane Maisonneuve +33 0672 40 79 09 Fatma Nakib +330677 16 97 33 CrĂ©ation 2021 Je suis persuadĂ© que dĂšs le plus jeune Ăąge il faut sensibiliser les enfants Ă  l’Art, quel que soit la discipline. À partir de ce postulat, j’ai proposĂ© au poĂšte Capitaine Alexandre d’écrire un texte sur la dimension du vivre ensemble et de ces trois mots tellement symboliques LibertĂ©, ÉgalitĂ©, FraternitĂ©, la si belle devise de l’école de la RĂ©publique. » Salia Sanou Spectacle portatif qui se dĂ©plie dans une salle de classe, Papa Tambour est adressĂ© aux enfants de 8 Ă  12 ans . Une rencontre entre la poĂ©sie de rĂ©sistance et de paix de Marc Alexandre Oho Bambe, dit Capitaine Alexandre, et la danse universelle de Salia Sanou. Papa c’est quoi le courage ? Papa c’est quoi la libertĂ© ? Papa c’est quoi l’Art ? Papa tambour dis-moi
 dis-nous ! Sur les rythmes d’un tambour, une danseuse met en mouvement le poĂšme dans un dialogue sensible entre les mots et les gestes. Papa Tambour est un spectacle joyeux et participatif qui place les enfants au cƓur de ce poĂšme dansĂ© ». Un message d’espoir et de fraternitĂ©. CALENDRIER DE TOURNÉE 2021 – du 29 novembre au 5 dĂ©cembre 2021 – Festival Roulez jeunesse – le Grand R – ScĂšne nationale de la Roche-sur-Yon – du 06 dĂ©cembre au 7 dĂ©cembre 2021 – Centre ChorĂ©graphique National de Nantes – du 13 dĂ©cembre au 18 dĂ©cembre 2021 – L’Estive – ScĂšne nationale de Foix 2022 – 23 mars 2022 – CollĂšge Saint ExupĂ©ry – MĂącon – 24 mars 2022 – CollĂšge Jeanne d’Arc – Paray-le-Monial – du 28 novembre au 3 dĂ©cembre 2022 – Festival Roulez jeunesse – le Grand R – ScĂšne nationale de la Roche-sur-Yon – du 5 au 10 dĂ©cembre 2022 – Bonlieu ScĂšne nationale – Annecy 2023 – du 3 au 7 avril 2023 – ScĂšnes croisĂ©es de LozĂšre DISTRIBUTION Conception et chorĂ©graphie Salia Sanou Texte Capitaine Alexandre Musique Kalifa Hema InterprĂ©tation Elise Griffon et Kalifa Hema PRODUCTION Production Compagnie Mouvements perpĂ©tuels Co-production Le Grand R ScĂšne nationale de La Roche-sur-Yon, L’Estive ScĂšne nationale de Foix et de l’AriĂšge, Centre ChorĂ©graphique National de Nantes Avec le soutien de La Place de Danse – CDCN Toulouse Occitanie. La Compagnie Mouvements perpĂ©tuels est conventionnĂ©e par le ministĂšre de la Culture – DRAC Occitanie et par la RĂ©gion Occitanie, elle reçoit le soutien de la Ville de Montpellier. Salia Sanou est artiste associĂ© au Grand R ScĂšne nationale de La Roche-sur-Yon contact production & diffusion StĂ©phane Maisonneuve +33 0672 40 79 09 Fatma Nakib +330677 16 97 33 CrĂ©ation 2021 À partir de la relation danse / chant / musique, donner Ă  voir, Ă  penser, Ă  chanter au fil du temps l’évolution du corps noir pris dans la dimension universelle des Ă©chos du monde
 OĂč en sommes nous du je » et du nous » ? De nos rĂȘves communs ? De nos diffĂ©rences enrichies d’utopies de libertĂ© et d’égalitĂ© tant de fois bafouĂ©es ? D’un rĂȘve » reste un rĂȘve et mon propos se veut une traversĂ©e oĂč la musique et la danse auront la part belle pour nous faire voyager dans le temps et nous rĂ© – enchanter ! – Salia Sanou CALENDRIER DE TOURNÉE 2021 CrĂ©ation 8, 9 et 10 juillet 2021 – Montpellier – festival Montpellier danse 2021 24 septembre – Marrakech – biennale de la danse en Afrique ANNULE 21 octobre – MĂącon – Le Théùtre ScĂšne nationale 29 octobre – Charleroi – Charleroi danse 23 et 24 novembre – AlĂšs – Le CratĂšre ScĂšne nationale 15 et 16 dĂ©cembre – Annecy – Bonlieu ScĂšne nationale 19 dĂ©cembre – Foix – L’Estive – ScĂšne nationale 2022 11 janvier – La Roche-sur-Yon – Le Grand R ScĂšne nationale 10, 11, 12 fĂ©vrier – Paris – Théùtre du ChĂątelet / Théùtre de la Ville hors les murs 1 et 2 mars – Brive – L’Empreinte ScĂšne nationale 24 mars – Amiens – Maison de la Culture 30 et 31 juillet – Sao Polo – BrĂ©sil 3 et 4 aoĂ»t – Rio – BrĂ©sil 13 et 14 septembre – Turin – Italie 11 octobre – Dunkerque – Le Bateau Feu ScĂšne nationale 9 et 10 novembre – Brest – Le Quartz 16 dĂ©cembre – MontbĂ©liard – Ma ScĂšne nationale 2023 7 janvier – Noisy-le-Grand – Espace Michel Simon 11 et 12 janvier – ChambĂ©ry – Malraux ScĂšne nationale 19 janvier – Martigues – Les Salins ScĂšne nationale DISTRIBUTION Conception et chorĂ©graphie Salia Sanou Musique Lokua Kanza Texte Capitaine Alexandre et GaĂ«l Faye VidĂ©o GaĂ«l Bonnefon ScĂ©nographie Mathieu Lorry-Dupuy LumiĂšre Marie-Christine Soma Costumes Mathilde Possoz Avec Lydie Alberto, Milane Cathala-Difabrizio, OussĂ©ni DabarĂ©, Ida Faho, Siham Falhoune, Ange Fandoh, Virgine Hombel, Kevin Charlemagne Kabore, Dominique Magloire, Elithia Rabenjamina, Marius Sawadogo, Akeem Washko PRODUCTION Production Compagnie Mouvements perpĂ©tuels Co-production Festival Montpellier danse, Le Grand R ScĂšne nationale de La Roche-sur-Yon, Théùtre de la Ville et Théùtre du ChĂątelet – Paris, Maison de la Culture d’Amiens, MC 93 Bobigny, Bonlieu ScĂšne nationale Annecy, Malraux ScĂšne nationale ChambĂ©ry Savoie, L’Empreinte ScĂšne nationale Brive-Tulle, Charleroi danse Centre chorĂ©graphique de Wallonie Bruxelles, Théùtre Garonne – scĂšne europĂ©enne, Le Théùtre ScĂšne nationale de MĂącon, Le CratĂšre ScĂšne nationale d’AlĂšs, MA scĂšne nationale – Pays de MontbĂ©liard Avec le soutien du Centre de dĂ©veloppement chorĂ©graphique La TermitiĂšre Ă  Ouagadougou et de la SPEDIDAM. La Compagnie Mouvements perpĂ©tuels est conventionnĂ©e par le ministĂšre de la Culture – DRAC Occitanie et par la RĂ©gion Occitanie, elle reçoit le soutien de la Ville de Sanou est artiste associĂ© au Grand R ScĂšne nationale de La Roche-sur-Yon Extraits vidĂ©o contact production & diffusion StĂ©phane Maisonneuve +33 0672 40 79 09 Fatma Nakib +330677 16 97 33 Photo GaĂ«l Bonnefon – Elegy for the mundane Multiple-s constitue une trilogie de trois face-Ă -face conçus et interprĂ©tĂ©s par Salia Sanou avec Germaine Acogny, Nancy Huston et Babx. De beaucoup de vous avec la chorĂ©graphe Germaine Acogny De vous Ă  moi avec l’auteure Nancy Huston Et vous serez lĂ  avec le compositeur Babx AprĂšs Clameur des arĂšnes » et Du DĂ©sir d’horizons » qui sont des piĂšces de groupe, le souhait et l’envie de Salia Sanou de creuser le thĂšme de la rencontre, de la place du Je » et du Jeu », du geste et de l’espace reviennent dans ses questionnements de façon rĂ©currente. La crĂ©ation de la trilogie Multiple-s » s’articule aussi autour de la dimension de la reprĂ©sentation, de l’interprĂ©tation permettant un dialogue entre les disciplines transmission, littĂ©rature, danse et musique invitant ainsi le spectateur Ă  partager l’art de chacun. Dans cette dynamique, le chorĂ©graphe a pensĂ© Ă  la figure du face Ă  face » ; structure qui viendrait convoquer l’autre, en confrontation parallĂšle, en complĂ©mentaritĂ©, en altĂ©ritĂ©, mais aussi pourquoi pas en opposition. Multiple-s / artistes invitĂ©s Germaine Acogny, chorĂ©graphe et fondatrice de l’Ecole des sables au SĂ©nĂ©gal La proposition faite Ă  Germaine va dans le sens de croiser un espace de crĂ©ation commun. Germaine a formĂ© Salia Sanou, elle a toujours accompagnĂ© avec bienveillance ses premiers pas de danseur et de chorĂ©graphe. De beaucoup de vous, crĂ©ation 23 septembre Les Quinconces-L’Espal ScĂšne nationale du Mans, 27 et 28 septembre 2018 Les Francophonies, Limoges 87 Nancy Huston, auteure AprĂšs Du DĂ©sir d’horizons » oĂč la poĂ©sie de Limbes limbo, un hommage Ă  Samuel Beckett » s’inscrit en contrepoint telle une partition, Salia Sanou souhaite continuer Ă  partager avec Nancy Huston un dialogue autour de l’altĂ©ritĂ©, thĂšme qui traverse son Ɠuvre et fait Ă©cho Ă  mon univers artistique. De vous Ă  moi, crĂ©ation 24 et 25 mai 2018 au Kiasma de Castelnau-le-Lez 34 Babx, auteur compositeur interprĂšte Babx mĂȘle avec brio et dĂ©licatesse les textes poĂ©tiques, politiques rĂ©fĂ©rencĂ©s Ă  de grands auteurs comme Genet, Cesaire, Baudelaire 
 Par ailleurs il dĂ©veloppe une Ă©coute attentive au chaos du monde comme le prouve son dernier album Ascensions », un pur bonheur et une Ă©loge d’une humanitĂ© heureuse. Et vous serez lĂ , crĂ©ation juin 2019, Charleroi danse Belgique CALENDRIER DE TOURNÉE 2018 24 et 25 mai Castelnau-le-Lez – Le Kiasma 23 septembre Le Mans – Les Quinconces-L’Espal 27 et 28 septembre Limoges – Les Francophonies 15 dĂ©cembre Ouagadougou – Dialogues de corps 2019 9 avril Toulouse – Théùtre Sorano en co-accueil avec la Place de la Danse CDC de Toulouse-Occitanie 8 juin Bruxelles – La Raffinerie – Charleroi danse Centre chorĂ©graphique de la FĂ©dĂ©ration Wallonie-Bruxelles 7 au 14 juillet Avignon – festival d’Avignon – Cour minĂ©rale de l’UniversitĂ© 16 octobre Floirac – Festival International des Arts de Bordeaux MĂ©tropole 2020 21 et 22 janvier ChambĂ©ry – Malraux scĂšne nationale ChambĂ©ry Savoie 30 et 31 janvier Castelnau-le-Lez – Le Kiasma – Saison Montpellier danse 4 et 5 fĂ©vrier Strasbourg – PĂŽle Sud 28 mars Cognac – L’Avant-scĂšne AnnulĂ© 31 mars Niort – Le Moulin du Roc ScĂšne nationale AnnulĂ© 12 mai La Roche-sur-Yon – Le Grand R ScĂšne nationale AnnulĂ© 15 mai Brive – L’Empreinte ScĂšne nationale AnnulĂ© 23 mai au 4 juin Paris – Chaillot Théùtre National de la Danse AnnulĂ© 28 septembre Brive – L’Empreinte ScĂšne nationale 18 novembre Forbach – Le Carreau ScĂšne nationale 29 novembre Sarzeau – Centre culturel L’Hermine 03 dĂ©cembre ChĂąteau Thierry – CDCN L’Echangeur 2021 16 fĂ©vrier La Roche-sur-Yon – Le Grand R ScĂšne nationale 2 avril OpĂ©ra de Tunis DISTRIBUTIONconception & chorĂ©graphie Salia Sanou interprĂ©tation Germaine Acogny, Babx, Nancy Huston, Salia Sanou lumiĂšre Marie-Christine Soma scĂ©nographie Mathieu Lorry Dupuy musique Babx rĂ©gie gĂ©nĂ©rale RĂ©mi Combret rĂ©gie lumiĂšre Eric Corlay rĂ©gie son Delphine Foussat administration de production StĂ©phane Maisonneuve PRODUCTION production Compagnie Mouvements perpĂ©tuels coproductions coproductions Théùtre National de Chaillot, Charleroi danse Centre chorĂ©graphique de la FĂ©dĂ©ration Wallonie-Bruxelles, les Francophonies en Limousin, Malraux scĂšne nationale ChambĂ©ry Savoie, Centre National de Danse Contemporaine – Angers, le Kiasma de Castelnau-le-lez, Ambassade de France au SĂ©nĂ©gal Avec le soutien pour l’accueil en rĂ©sidence du CN D Centre National de la Danse, de l’Ecole des Sables de Toubab Dialaw au SĂ©nĂ©gal, de la TermitiĂšre – Centre de DĂ©veloppement ChorĂ©graphique de Ouagadougou au Burkina Faso, de Montpellier Danse -Agora CitĂ© internationale de la Danse La Compagnie Mouvements perpĂ©tuels est conventionnĂ©e par le ministĂšre de la Culture – DRAC Occitanie et par la RĂ©gion Occitanie, elle reçoit le soutien de la Ville de Montpellier et de Montpellier MĂ©tropole MĂ©diterranĂ©e contacts production StĂ©phane Maisonneuve +33 0672 40 79 09 diffusion Fatma Nakib +33 0677 16 97 33 Photo Laurent Philippe Souffle rit / Souffle danse rĂ©unit des danseurs et musiciens amateurs qui, le temps d’une performance en extĂ©rieur, vous invitent Ă  partager l’univers de Laurent Blondiau et Salia Sanou. Souffle rit / Souffle danse ou l’occasion de danser, jouer, rencontrer, inventer, dĂ©ambuler. Un projet nĂ© de la rencontre de Salia Sanou et de Laurent Blondiau, trompettiste du collectif belge MùÀk pour la crĂ©ation du spectacle Kawral . crĂ©ation 2017 Un projet de Salia Sanou et Laurent Blondiau, initiĂ© par la Briqueterie-CDC du Val-de-Marne et corĂ©alisĂ© en partenariat avec MET-X BE, Compagnie Mouvements PerpĂ©tuels FR, Théùtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine FR, Centre culturel communal d’Orly FR, La Villette FR et La Briqueterie-CDC du Val-de-Marne FR. Avec le soutien de l’ADIAM 94 durĂ©e 30 mn CALENDRIER DE TOURNÉE2017 12 mars Ă  14h30 Orly – Centre culturel Aragon Triolet – Biennale du Val de Marne 19 mars Ă  14h30 Vitry-sur-Seine – Théùtre Jean Vilar – Biennale du Val de Marne 26 mars Ă  16h00 Paris – Grande Halle de La Villette – Biennale du Val de Marne Les chorĂ©graphes Salia Sanou et Seydou Boro ont choisi de transmettre leur piĂšce chorĂ©graphique Figninto L’oeil trouĂ© Ă  trois jeunes danseurs chorĂ©graphes qu’ils ont eux-mĂȘmes formĂ©s. La mission de transmission prend alors un double sens. Dans un dĂ©cor Ă©purĂ©, le mouvement dansĂ© investit la notion de notre fragile humanitĂ©. TiraillĂ©s entre l’accumulation effrĂ©nĂ©e de la matĂ©rialitĂ© et le temps qui passe, les hommes ne se parlent plus. Leurs yeux, aveugles, ne voient plus l’essentiel. Sur le plateau, les corps en sueur se laissent entraĂźner dans une danse fulgurante, Ă©nergique. Les corps luttent, chutent, se contorsionnent, s’entrechoquent. Chacun Ă©volue dans l’espace, dans une solitude notoire, mais ne rĂ©siste pas bien longtemps Ă  la tentation de retrouver l’autre. re crĂ©ation 2016 Prix DĂ©couvertes RFI, Rencontres chorĂ©graphiques d’Afrique et de l’OcĂ©an Indien, 1997 durĂ©e 30 mn CALENDRIER DE TOURNÉE 2017 9 au 15 juillet Avignon – Festival d’Avignon 19 mars Vitry-sur-Seine – Biennale du Val de Marne 2016 29 novembre Ouagadougou – Triennale Danse l’Afrique Danse DISTRIBUTIONchorĂ©graphie Salia Sanou et Seydou Boro interprĂštes OussĂ©ni DabarĂ©, Jean-Robert Kiki Koudogbo, Ibrahim Zongo musique Dramane DiabatĂ©, Tim Winsey, Hughes Germain rĂ©gie gĂ©nĂ©rale RĂ©my Combret rĂ©gie lumiĂšre Diane GuĂ©rin administration de production StĂ©phane Maisonneuve PRODUCTIONproduction Centre de DĂ©veloppement chorĂ©graphique La TermitiĂšre, Institut français reprise de production Compagnie Mouvements perpĂ©tuels La re-crĂ©ation de cette piĂšce a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un soutien Danse l’Afrique Danse ! de l’Institut français en partenariat avec la fondation Total contact production et diffusion StĂ©phane Maisonneuve +33 0672 40 79 09 Une installation de Daniel Buren. Un plateau recouvert de seaux d’eau. Deux corps, appuyĂ©s l’un sur l’autre, se frayent un chemin. Cette performance chorĂ©graphique de Salia Sanou et Boukary Sere investit des espaces inĂ©dits. Un instant suspendu au fil de l’eau et des corps qui se cherchent. crĂ©ation 2004 durĂ©e 35 mn CALENDRIER DE TOURNÉE 2011 28 & 29 septembre Limoges – Festival des Francophonies 2010 2 octobre Tremblay en France – Théùtre Louis Argon 2008 15 & 16 novembre Pantin – Centre National de la Danse 21, 22 & 23 fĂ©vrier Ouagadougou – Burkina Faso 17 & 18 fĂ©vrier Bamako – Mali 18 & 19 janvier Bobo-Dioulasso – Burkina Faso DISTRIBUTIONextrait de Djama BurenCirque 64 carrĂ©s/pistes direction artistique Dan Demuynck travail nomade Daniel Buren conception & chorĂ©graphie Salia Sanou danseurs Salia Sanou & Boukary Sere rĂ©gie gĂ©nĂ©rale RĂ©my Combret administration de production StĂ©phane Maisonneuve PRODUCTIONproduction Compagnie Salia ni Seydou & compagnie Etokan reprise de production Compagnie Mouvements perpĂ©tuels contact production et diffusion StĂ©phane Maisonneuve +33 0672 40 79 09 Pourquoi toujours vouloir ressembler Ă  l’autre ? Pourquoi l’image de nous-mĂȘme, que nous renvoie sans cesse la sociĂ©tĂ©, nous pousse Ă  rechercher encore et toujours notre double ? Pourquoi avons-nous tant besoin de cette course effrĂ©nĂ©e du monde ? Le miroir. L’image de soi et sa part d’invisible. La conjugaison invariable et incessante de la rĂ©alitĂ© et de notre imaginaire. L’expression de son propre reflet plonge Salia Sanou en son for intĂ©rieur. Certains danseurs tirent le rideau. D’autres ont besoin de se regarder. D’ordinaire, je fais plutĂŽt partie de ceux qui oublient le miroir. Ce qui me permet de mieux intĂ©rioriser le mouvement. Le geste dansĂ© est pour moi d’abord un ressenti, un Ă©cho intĂ©rieur, avant d’ĂȘtre exprimé». Pour tenter de dĂ©jouer son image. Il rĂ©vĂšle une part de vĂ©ritĂ© et de l’imprĂ©visible, liĂ© Ă  un Ă©tat d’ĂȘtre, Ă  une alchimie du temps et du geste. OĂč le corps tout entier se reflĂšte et se dĂ©couvre. Du corps dansĂ© au corps regardĂ©, la relation, qui s’établit, questionne l’intime comme l’extime. Ce dĂ©sir de rendre visibles certains aspects de soi, jusque lĂ  considĂ©rĂ©s comme relevant de l’intimitĂ©. crĂ©ation novembre 2013 Le Théùtre – ScĂšne nationale de Narbonne durĂ©e 1 heure CALENDRIER DE TOURNEE 2013 12 et 13 novembre Narbonne -Le Théùtre 4 et 5 dĂ©cembre Le Creusot – L’Arc ScĂšne nationale 2014 16 janvier Castelnaudary – Théùtre les 3 ponts 19 janvier Saint-Flour de Mercoire – Théùtre de l’Arentelle 27 et 28 fĂ©vrier DĂ©cines – Le Toboggan 06 mars CĂŽte d’Ivoire – MASA Abidjan 24 juin Ollioules – CNCDC de ChĂąteauvallon 10 dĂ©cembre Burkina Faso – Institut français de Bobo Dioulasso 13 dĂ©cembre Burkina Faso – festival Dialogue de corps de Ouagadougou 2015 13 juin Gabon – Institut Français de Libreville DISTRIBUTION chorĂ©graphie et danse Salia Sanou composition, musique vivante et chant Takumi Fukushima scĂ©nographie Mathieu Lorry-Dupuy lumiĂšres Eric Wurtz costumes Suan Czepczynski rĂ©gie gĂ©nĂ©rale RĂ©mi Combret administration de production StĂ©phane Maisonneuve PRODUCTION production compagnie Mouvements perpĂ©tuels coproduction Le Théùtre-ScĂšne nationale de Narbonne, Centre National de CrĂ©ation et de Diffusion Culturelles de ChĂąteauvallon, Centre de dĂ©veloppement chorĂ©graphique La TermitiĂšre de Ouagadougou, avec le soutien de l’Etablissement Public du Parc et de la Grande Halle de la Villette, de l’Institut français de Bobo Dioulasso et de Ouagadougou avec l’aide du ministĂšre de la Culture et de la Communication – DRAC Languedoc-Roussillon, de la RĂ©gion Languedoc-Roussillon. contact production et diffusion StĂ©phane Maisonneuve +33 0672 40 79 09 Doubaley – le miroir from Compagnie Salia Sanou on Vimeo. Nous nous appuyons sur des Ă©tats de corps qui ont vĂ©cu des temps de tensions extrĂȘmes de violence. Sur des tĂ©moignages de corps Ă©prouvĂ©s par la vie. Sur notre mĂ©moire individuelle et collective des tragĂ©dies, qui nous traversent. Quotidiennes ou historiques. Tout prĂšs de nous ou Ă  l’autre bout du monde. Sur scĂšne, le mur de bois au lointain est cet espace de rĂ©ception des corps en appuis et en Ă -coups, qui les renvoie sans cesse au centre du plateau comme pour les obliger Ă  assumer leurs destinĂ©es jusqu’au bout, quelle qu’en soit l’issue». crĂ©ation juin 2008 Festival Montpellier Danse durĂ©e 1 heure CALENDRIER DE TOURNÉE 2010 5, 6 et 7 juin MontrĂ©al Canada – Festival TransAmĂ©riques 24 mai SaarrebrĂŒck Allemagne, festival Perspectives 2 avril SĂ©nart – La Coupole 30 mars Narbonne – Le Théùtre 23 mars Saint-MĂ©dard en Jalles – Le CarrĂ©/Les Colonnes 19 et 20 mars La Rochelle – La Coursive 16 mars Cergy-Pontoise – L’Apostrophe 13 mars Tremblay-en-France – Théùtre Louis Aragon 4 mars Metz – L’Arsenal 27 et 28 fĂ©vrier Marseille – Le Merlan 2009 14 et 15 aoĂ»t Berlin Allemagne – Festival Tanz im August 2, 3, 5 et 6 juin Paris – Théùtre de la Ville 3 avril Bourges – Maison de la Culture 31 mars Cavaillon – Le Théùtre 28 mars Annemasse – ChĂąteau Rouge 24 mars Dunkerque – Le Bateau Feu 2008 14 dĂ©cembre Ouagadougou Burkina Faso – Festival Dialogues de Corps 6 dĂ©cembre VĂ©lizy-Villacoubray – Théùtre de l’Onde 4 dĂ©cembre Petit-Quevilly – ScĂšne nationale 2 dĂ©cembre Le Havre – Le Volcan 25 et 26 novembre Evry – Théùtre de l’Agora 20 et 21 novembre Saint-Brieuc – La Passerelle 7 octobre La Roche sur Yon – Le Grand R 3 octobre Le Mans – L’Espal 27 et 28 septembre Limoges – festival des Francophonies en Limousin 23 et 24 juin Montpellier – Festival Montpellier Danse DISTRIBUTIONchorĂ©graphie Seydou Boro et Salia Sanou lumiĂšres Eric Wurtz costumes Martine SomĂ© scĂ©nographie Ky Siriki musique et interprĂ©tation Mamadou KonĂ©, Pierre Vaiana, Oumarou Bambara, Amadou DembĂ©lĂ©, Djata Melissa Ilebou danseurs Salia Sanou, Seydou Boro, Adjaratou OuĂ©draogo, Ousseni Sako, Boukary SĂ©rĂ©, Asha Thomas, BĂ©nĂ©dicth Sene rĂ©gie gĂ©nĂ©rale et son Eric Da Graça Neves rĂ©gie lumiĂšre Anne Dutoya PRODUCTIONproduction Compagnie salia nĂŻ seydou co-production la Passerelle – ScĂšne nationale de Saint-Brieuc, Festival Montpellier Danse 2008, Le Volcan – ScĂšne nationale du Havre, Théùtre de la Ville – Paris, Théùtre de la Bastille, Théùtre de l’Agora, ScĂšne nationale d’Evry et de l’Essonne, dans le cadre des rĂ©sidences de crĂ©ation soutenues par la RĂ©gion Ile-de-France, Centre National de la Danse – Pantin, Culturesfrance, Centre culturel français de Ouagadougou, Centre de DĂ©veloppement ChorĂ©graphique – La TermitiĂšre de Ouagadougou avec le soutien du MinistĂšre de la culture et de la communication – DRAC de Bretagne, et du Conseil GĂ©nĂ©ral des CĂŽtes d’Armor Partir dans une mĂȘme direction du mouvement dansĂ©. Tout en mettant en exergue la singularitĂ©, la performance de l’individu, un des Ă©lĂ©ments constitutifs de la richesse d’un groupe». Investir cet espace public, oĂč le quotidien se raconte. OĂč les humains se cĂŽtoient, se frottent et se confrontent. Pour faire naitre des idĂ©es. Un mouvement de danse dans la ville pour aller vers la population. Pour interroger l’espace public et offrir d’autres regards. Pour crĂ©er une interaction entre acteurs et spectateurs. Souvenirs de la rue Princesse s’appuie sur la participation de jeunes amateurs, de professionnels, de profanes dĂ©sireux de se familiariser Ă  la pratique corporelle pour un instant de partage avec un public de tout Ăąge, averti ou non averti. CALENDRIER DE TOURNÉE PRODUCTION conception & chorĂ©graphie Salia Sanou administration de production StĂ©phane Maisonneuve production Compagnie Mouvements PerpĂ©tuels Navigation des articles Reminder of your requestDownloading format TextView 1 to 512 on 512Number of pages 512Full noticeTitle Bulletin de la SociĂ©tĂ© historique et archĂ©ologique du PĂ©rigordAuthor SociĂ©tĂ© historique et archĂ©ologique du PĂ©rigord. Auteur du textePublisher PĂ©rigueuxPublication date 1893Relationship textType printed serialLanguage frenchLanguage FrenchFormat Nombre total de vues 31165Description 1893Description 1893 T20.Description Collection numĂ©rique Fonds rĂ©gional AquitaineRights Consultable en ligneRights Public domainIdentifier ark/12148/bpt6k34225fSource BibliothĂšque nationale de FranceProvenance BibliothĂšque nationale de FranceOnline date 15/10/2007The text displayed may contain some errors. The text of this document has been generated automatically by an optical character recognition OCR program. The estimated recognition rate for this document is 82%.LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE ET ARCHÉOLOGIQUE BU LLETI N DE DU PÉRIGORD HISTORIQUE ET ARCHÉOLOGIQUE IhfPRIhIERIE DE LA DORDOGNE ANC. DUPONT rH ce, Rl1$ TAILLEFER. BULLETIN DU PÉRIGORD. DE LA SOCIÉTÉ TOME XX P~RtGUEU~ le93 STATUTS LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE ET ARCHÉOLOGIQUE DU PÉRIGORD, RECONNUE COMME ÉTABLISSEMENT D'UTILITÉ PUBLIQUE Par DĂ©cret du 19 Avril 1886. 1.~ ARTICLE PREMIER. La SociĂ©tĂ© historique et archĂ©ologique du 'PĂ©rigord a pour but la recherche, l'Ă©tude et la conservation des documents et des monuments anciens, de tous les Ăąges, qui intĂ©ressent l'histoire de notre province et l'histoire gĂ©nĂ©rale du pays. ART. 2. Le siĂšge de la SociĂ©tĂ© est fixĂ© Ă  PĂ©rigueux. AIlT. 3. La SociĂ©tĂ© se compose 1° De Membres Titulaires 2° De Membres AssociĂ©s 3° De Membres Honoraires; 4° De Membres Correspondants. Le nombre des Membres de ces diffĂ©rentes catĂ©gories n'est pas limitĂ©. ART. 4. Les Membres Titulaires et AssociĂ©s ne sont admis que s'ils en font la demande par Ă©crit au PrĂ©sident et s'ils sont prĂ©sentĂ©s par deux Membres Titulaires ou AssociĂ©s. ART. 5. Les Membres Honoraires et les Membres Correspondants sont nommĂ©s en assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale sur la prĂ©sentation du Bureau lorsqu'ils assisteront aux sĂ©ances, ils pourront siĂ©ger avec les administrateurs de la SociĂ©tĂ©. ART. 6. Les Membres Titulaires et AssociĂ©s doivent, annuellement, une cotisation de dix francs, et les Membres Titulaires seuls, le jour de leur un Droit de DiplĂ»me de dix francs. ART. 7. La SociĂ©tĂ© est administrĂ©e par un Bureau composĂ© de dix Membres Un PrĂ©sident Cinq Vice-PrĂ©sidents un par arrondissement Un SecrĂ©taire-GĂ©nĂ©ral -1 Deux SecrĂ©taires-Adjoints Un TrĂ©sorier. ART. 8. Le Bureau est nommĂ© pour un an, en ~LssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, au scrutin de liste, et il doit ĂȘtre renouvelĂ© chaque annĂ©e, le 27 mai, le lendemain de la fĂȘte dite de la St-MĂ©moire. Les mĂȘmes administrateurs sont rééligibles. Le Bureau ne peut prendre de dĂ©cision qu'en prĂ©sence de cinq de ses Membres, le prĂ©sident, deux vice-prĂ©sidents, le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral et le trĂ©sorier. Les .procĂšs-verbaux des sĂ©ances soat rĂ©digĂ©s par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, signĂ©s de lui et du prĂ©sident. ART. 9. Le PrĂ©sident propose les questions Ă  r-Ă©sotidre, qui sont adoptĂ©es ou rejetĂ©es Ă  la majoritĂ© des votes des Membres Titulaires ou AssociĂ©s prĂ©sents. Mais, pour qu'une dĂ©cision soit valable, il sera nĂ©cessaire que quatorze de ces Membres assistent Ă  la sĂ©ance. En cas de partage Ă©gal des votes, la voi3 du PrĂ©sident est prĂ©pondĂ©rante. ART. 10. Le TrĂ©sorier est dĂ©positaire des fonds de la SociĂ©tĂ© il est chargĂ© du recouvrement des cotisations et de toutes les sommes dues ou donnĂ©es; il dĂ©bat tous marchĂ©s revise les mĂ©moires de fournitures et de travaux faits pour le compte de la SociĂ©tĂ©; il acquitte, aprĂšs contrĂŽle du Bureau et approbation du PrĂ©sident, les dĂ©penses votĂ©es en assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale ou en sĂ©ance mensuelle. Chaque annĂ©e, dans la sĂ©ance du premier jeudi de janvier, il rend compte de sa gestion. ART. Il. Le TrĂ©sorier reprĂ©sente la SociĂ©tĂ© en justice et dans les actes de la vie civile. ART. 12. Les ressources de la SociĂ©tĂ© se composent in des cotisations annuelles des Membres Titulaires et des Membres AssociĂ©s; 2° des dons et legs 30 des subventions qui peuvent lui ĂȘtre allouĂ©es 40 et du revenu de ses biens et valeurs de toute nature. ART. 13. Les dĂ©libĂ©rations relatives Ă  l'acceptation des dons et legs, aux acquisitions, aliĂ©nations ou Ă©changes d'immeucles, sercnt soumises Ă  l'approbation du Gouvernement. ART. 14, Les excĂ©dents de recettes, qui ne sont pas indispensables aux besoins ou au dĂ©veloppement de la SociĂ©tĂ©, seront placĂ©s en fonds publics français, en actions de la Banque de France, en obligations du CrĂ©dit foncier de France, ou en obligations de chemins de fer français, Ă©mises par des compagnies auxquelles un minimum d'intĂ©rĂȘt est garanti par l'Etat. La SociĂ©tĂ© se rĂ©unit dans une des salles du MusĂ©e archĂ©ologique du dĂ©partement 10 en SĂ©ance,mensuelL~ tous les premiers jeudis du mois 2° en AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, le 27 mai, le lendemain de la fĂȘte de la Saint-MĂ©moire. Un rĂšglement intĂ©rieur, adoptĂ© par l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale et approuvĂ© par le PrĂ©fet, dĂ©terminera les dispositions accessoires propres Ă  assurer l'exĂ©cution des prĂ©sents Statuts; il modifiĂ© dans la mĂȘme forme. de son avoir, tant mobilier qu'immobilier, feront l'objet d'une dĂ©libĂ©ration prise en AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, qui sera soumise Ă  l'approbation du Gouvernement. L' AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale doit compter vingt-cinq Membres Titulaires ou AssociĂ©s au moins pour que ses dĂ©cisions soient valables. Les prĂ©sents Statuts ne pourront ĂȘtre modifiĂ©s qu'en vertu d'une dĂ©libĂ©ration de l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale et de l'approbation du Gouvernement. L'Assembléé gĂ©nĂ©rale, saisie du projet de modification par le Bureau ou par vingt-cinq de ses Membres, ne peut prononcer qu'Ă  la majoritĂ© des deux tiers des Membres prĂ©sents. Cette mĂȘme AssemblĂ©e doit ĂȘtre formĂ©e du quart au moins des Membres en exercice. En cas de dissolution de la SociĂ©tĂ©, la dĂ©volution PĂ©rigueux, le 4 Mars [886. ART. 15. ART. 16. ART. 17. ART. 18. pourra ĂȘtre et l'emploi LISTE DE MM. LES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ. BUREAU. d'hon'ncur. M. BARDI DE FOUHTOU, Q I, ancien ministre, dĂ©putĂ© de la Dordogne. Mgr DABERT, Ă©vĂȘque de PĂ©rigueux et de Sarlat. PnĂ©sident. M. Michel HARDY, V l, conservateur du MusĂ©e archĂ©ologique de la Dordogne. Vice-PrĂ©sident M. DE FROIDEFOND DE BOULAZAC. l' M. Philippe DE BOSREDON, C ancien conseiller d'Etat. M. DUJARRIC-DESCOIlIBES, ; A. M. Élie GONTIER MAINE DE BIRAN, U 1. M. DE ROUIIIEJOUX. M. le baron DE VEI\NEILH-PUYRASEAU. M. VILLEPELET, ç 1, archiviste du dĂ©partement. SecrĂ© oi n ts. M. l'abbĂ© BRUGIÈRE. M. le comte DE LESTRADE DE CONTI, q., avocat. TrĂ©sooier. M. DE MEMBRES TITULAIRES. MM. Le marquis D'ABZAC DE LA DOUZE, au chĂąteau de BoriePĂštit, prĂšs PĂ©rigueux. AMEDIEU Louis, maire de Gine5tet, par Laforce. ARcHEz-BmAN Louis, Ă  Sain..te-AlvĂšte Le comte D'ARLOT DE SAINT-SAUD, au chĂ teau de la Valouze, par La Roche-Chalais. AUBLANT Charles, dessinateur la CI. du chemin de fer d'OrlĂ©ans, rue des Gladiateurs, 4, Ă  PĂ©rigueux. AUDEMARD GĂ©rald, ancien juge de paix, Ă  Montanceix, par Razac-sur-I'Isle. Le docteur BARB~1NCEI, laurĂ©at de la FacultĂ© et des hĂŽpitaux de Paris, Ă  Diontpon-sur-l'Isle. BARDI DE FOURTOU Oscar, V 1, ancien ministre, dĂ©putĂ© de la Dordogne, Ă  RibĂ©rac, et boulevard de Courcelles, 42, Ă  Paris. BAREAU Anatole, pharmacien, Ă  Excideuil. BARRAILLIER, procureur gĂ©nĂ©ral prĂšs la Cour d'appel, Ă  Pau Basses-PyrĂ©nĂ©es. B1RRIÉRE Hubert, pharmacien, iL BelvĂ©s.. BEAU-VERDENEY Alexis; boulevard Montparnasse, 13, Ă  Paris. L'abbĂ© E. BEAU-VERDENEY, missionnaire apOStUllqlle, supĂ©rieur du collĂšge Saint-Joseph, Ă  SOldat. Le comte Georges nE BEAUMONT, sous-1_eutenaut de rĂ©serve au 10. rĂ©giment de dragons, il, Saint-Cyprien. DE BELLUSSIÈRE Fernand, rue de Paris 25, Ă  PNrigueux. BESSE LĂ©on, propriĂ©taire Ă  Saint-MĂ©ard de DrĂŽne, par Tuc~Ine-Saint-apre. BIBLIOTHÈQUE DES ARCHIVES DEPARTfMENT~1LES Ă  PĂ©rigueux. BIBLIOTHÈQUE DU LYCÉE, Ă  PĂ©rigueux. ;Abonnement. BIBLIOTHÈQUE POPULAIRE, Ă  PĂ©rigueux. BIBLIOTHÈQUE DE LA VILLE, il, PĂ©rigueux. BLEYNIE f ,Ă©once,. pharmacien, avenue Longueil, Ă  MaisonsLaffitte Seine-et-Oise. BOISSERIE ]JE MAS,%10~4TET au chĂąteau de Fayolle, par Gardonne. BONNARD Julien, contrĂŽleur des contributions directes, Ă  Loches Indre-et-Loire. BORIR Edmond, ancien commis principal de 1 re classe Ă  la prĂ©fecture de la Seine, Ă  Saint-Astier. DE BOSREDON Philippe, C ancien conseiller d'Etat, ancien conseiller gĂ©nĂ©ral de la Dordogne, rue Verte, Ă  Montretout, prĂšs Saint-Cloud \Seine-et Oise. DE BOSREDON Alexandre, ancien sĂ©nateur, ancien conseiller gĂ©nĂ©ral de la Dordogne Ă  la Fauconnie, par Terrasson. BOUCHÉ A1frerl, Ă©lĂšve de l'École des Beaux-Arts, architecte, rue Gambetta, 20, Ă  PĂ©rigueux. Le comte Henri BOUDET, ancien conseiller gĂ©nĂ©ral de la Dordogne, Ă  Lamonzie-Saint-Martin. BOULANGER, chef de district de la Compagnie du chemin de fer d'OrlĂ©ans, Ă  Eymet. BOULLE E., photographe, Ă  PĂ©rigueux. Le marquis DE BoURnErr, HĂ©lie-Louis-Charles~Gustave, membre titulaire du Conseil hĂ©raldique de France, rue de Grenelle, 148, Ă  Paris. Le comte DE BOURDEfLLE Henri, membre titulaire du Conseil hĂ©raldique de France, rue de Grenelle 148. Ă  Paris. BOURGADE Alban, ancien magistrat avocat au chĂ teau de Gensac, par Condom Gers. Le R. P. BOUSCAfLLOU DES prĂȘtre de l'Oratoire, rĂ©dacteur Ă  La Franace catlioliqzce, Ă  Juilly Seine-et-Marne. BOYER Fernandi, Ă©tudiant en droit, Ă  RibĂ©rac. Le gĂ©nĂ©ral DE BOYSSON Bernard, 0 commandant la brigade de cavalerie du 17e corps d'armĂ©e, Ă  Tarn-et-Garonne. DE BOYSSON Richard, chevalier de l'ordre de Malte, ancien receveur particulier, a CĂ©nac, prĂšs Domme. Mme DE BRACHET DE LA MENUSE, ChĂąteau-l'EvĂȘque, prĂšs PĂ©rigue~.x. Le docteur BROU DE LAURlÈRE Paulin, Q A, conseiller municipal, rue Louis -Mie, 25, Ă  PĂ©rigue~t. L'abbĂ© BRUGIÈrtE, curĂ© de Coulounieix, prĂšs PĂ©rigueux. BUSSIÈRE Georges, conseiller Ă  la Cour d'appel rue d'Issoudun, 55, Ă  Bourges Cher. DE CARBONNIER DE MARZAC Guy, ancien juge de paix, Ă  Saint-Cyprien. Le marquis DE CARHONNIER-MaI~Z~IC, commandeur de l'ordre de Saint-GrĂ©goire le Grand au chĂąteau de Puymartin, par Sarlat. DE CARDENAL, docteur en droit, ancien magistrat, avocat, Ă  Villeneuve-sur-Lot Lot-et-Garonne. L'abbĂ© CARRIER, curĂ© de Saint-Amand-de-Coly, par Montignac. CARVÈS Elie, propriĂ©taire, Ă  BĂ©zenac, par Saint-Cyprien. Le comte DE CASTÉRAS-SEIGNAN, ancien prĂ©fet, Ă  Menesplet, par Montpon-sUl'-I'Isle. CÉNAC Emile, notaire, Montanceix, par Razac-sur-l'Isle. CEBCLE DE LA PHILOLOGIE, Ă  PĂ©rigueLi7,. Abonnement. Mme la comtesse DE CHABANS, au chĂąteau de La ChapelleFaucher, par Saint-Pierre-de-CĂŽle. CHAIIIBON Tony, banquier, Ă  Sarlat. L'abbĂ© CHAMINADE, directeur de la maĂźtrise de la cathĂ©drale et professeur de plain-chant au grand-sĂ©minaire, Ă  PĂ©rigueux. Le marquis DE CHANTÉRAC Audoin, ancien maĂźtre des requĂ©les au Conseil d'Etat, rue du Bac, 40, Ă  Paris. La comtesse DE au chĂąteau de ChantĂ©rac, par Saint- Vincent-de-Connezac. CHARBONNEL Augustin, rue des Remparts, 50, Ă  Bordeaux. CHARRIER Gustave, propriĂ©taire, quai de l'Alba, Ă  Bergerac. L'abbĂ© CHASTAING, curĂ© de Bourniquel, par Lalinde. CHATAIGNON Emile, nĂ©gociant, rue des ChaĂźnes, 10, PĂ©rigueux. Le docteur CHAUME, rue d'AngoulĂ©me, a PĂ©rigueux. CHAVOIX Pierre-Ernest, propriĂ©taire rue Saint-Thomas, Ă  Excideuil CLÉDAT Jules, juge au tribunal de commerce, banquier, rue de Paris, 5, il PĂ©rigueux. CLÉDAT LĂ©on, l, chevalier du MĂ©rite agricole, ancien Ă©lĂšve de l'Ecole des Chartes, ancien membre de l'Ecole française de Rome, laurĂ©at de l'AcadĂ©mie française, profes'seur Ă  la FacultĂ© des lettres, membre du conseil gĂ©nĂ©ral des FacultĂ©s, rue MoliĂšre, 29, Ă  Lyon RhĂŽne. CLUGNIAC DU REPAIRE, propriĂ©taire, Ă  Lavit, prĂšs SaintPierre-de-CĂ le. L'abbĂ© COMBE, curĂ© de Badefols d'Ans, par Hautefort. CONDA3irNAs Charles. chevalier de l'ordre de Pie IX, ancien conseiller de Cour d'appel, Ă  La Nouaille. Le comte nE CONSTANTIN, il, Beaumont-du-PĂ©rigord, et rue Pasquier, 4, Ă  Paris. CORNEILHAN, Q A, ancien conseiller de prĂ©fecture, cours Tourny, 11, Ă  PĂ©rigueux. Le marquis DE CossÉ-BRrssAc Antoine, au chĂ teau de la Chabrerie, commune de Ch;Ueau-I'EvĂȘque, par PĂ©rigueux. COULOlIIBEIX, docteur en droit, ancien juge de paix, rue 'du Plantier, 24, Ă  PĂ©rigueux. Coun~Y Gabriel, propriĂ©taire, rue d'AngoulĂȘme, Ă  PĂ©rigueux. COURTEY LĂ©on, licenciĂ© en droit, notaire, Ă  Nontron. CRÉDOT Julien, chevalier de la Couronne d'Italie, licenciĂ© en droit, agent principal de la Cie d'assurances l'U~ boulevard Lakanal 8, -Il PĂ©rigueux. Le prince Louis DE CROY, au chĂąteau de Paluel, par Carsac. Le marquis DE Crrnrorrn, au chĂąteau de Cumond, par Saint'Privat. Mme la marquise DE CmIONT, nĂ©e DE DAMAS, au chĂąteau de la RoussiĂšre, par Coulonges-sur-l'Autize Deux-SĂšvres. Mgr DABERT, Ă©vĂȘque de PĂ©rigueux et de Sarlat. DAURIAC Ludovic, percepteur, rue de Paris 21, Ă  PĂ©rigueux, DEBETS DE L~1CROUSILLE Armand, docteur en mĂ©decine, directeur de la vaccination, prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© de gĂ©o'graphie commerciale, Ă  PĂ©rigueux. DE13ETS DE LACROUSILLE Marc ancien procureur de la RĂ©publique, au chĂątaeu de Lasteyrie, par La Rochebeaucourt. DECOUS DE LAPEYRIÈRE Jo ancien procureur gĂ©nĂ©ral Ă  PĂ©rigueux. DEcoux-LAGOUTTE Edouard A, ancien magistrat r rue Bourdeilles, 9, Ă  PĂ©rigueux. L'abbĂ© DELBOURG, chanoine honoraire, curĂ© de SaintJacques de Bergerac. DEr,suc Paul, banquier, cours Tourny, 3, iL PĂ©rigueux. Antony, ancien pharmacien, rue La BoĂ«tie, 22, Ă  PĂ©rigueux, et au chĂąteau de Maroite, commune du Grand-Brassac, par Montagrier. DEI\1ARTIAL Alfred, C contrĂŽleur gĂ©nĂ©ral de 1 re classe de l'administration de l'armĂ©e, rue La 23, Ă  PĂ©rigueux. DENIS DE RrvornE, ancien officier de cavalerie, ancien sous-prĂ©fet, au chĂąteau de Prats de BelvĂšs, par Villefranche de BelvĂšs. DENNERr Maxime, architecte rue des Mobiles de Coulmiers, 10, Ă  PĂ©rigueux. L'abbĂ© DESCHAMPS, curĂ©-doyen, Ă  Baaumont du PĂ©rigord. DESCHAMPS Antoine, U 1, directeur de l'Ă©cole SaintMartin, membre du conseil dĂ©partemental de l'enseignement primaire, conseiller d'arrondissement, maire de Boulazac, rue Louis-Blanc, Ă  PĂ©rigueux. Ivan, directeur de l'Ă©cole Montaigne ancien lycĂ©e, Ă  Bordeaux. DETHAN Georges, docteur en droit, avocat Ă  la Cour d'appel de Paris, rue du SommerarĂ , 35, Ă  Paris, et au chĂąteau de la CĂŽte, par Bourdeilles. DocHE Adrien, administrateur de la Banque de France, rue Thiers, Ă  PĂ©rigueux. DORsÈNE, photographe, cours Tourny, Ă  PĂ©rigueux. DosE, A, ancien Ă©lĂšve de l'Ecole des Beaux-Arts, ancien professeur de dessin au lycĂ©e rue des Deux-Ponts 22, Ă  PĂ©rigueux. DouasouT Edmond, nĂ©gociant, rue du Palais-Gallien, 84, a Bordeaux. DUHET Auguste, architecte de la Banque de France, rue Bourdeilles, Ă  PĂ©rigueux. DUBosTEdmond, ancien chef de section des travaux de l'État, place Bugeaud, 2, PĂ©rigueux. DUCREY EugĂšne, 0 conseiller-maitre Ă  la Cour des comptes, rue de Clichy, 54, Ă  Paris. DUDOIGNON-VALADE Louis, avocat, place du Palais, 10, Ă  PĂ©rigueux. DUFOUR Georges, 0 A, avocat, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint de la SociĂ©tĂ© des Études historiques, rue d'Amsterdam, 99, Ă  Paris. DUFOUR aĂźnĂ©, nĂ©gociant, Ă  PĂ©rigueux. Mgr DUFOURGT, protonotaire apostolique, vicaire-gĂ©nĂ©ral du diocĂšse, rue Gambetta, Ă  PĂ©rigueux. DUJAPRIG-DESCODiHES Albert A licenciĂ© en droit, ancien notaire, rue de Paris, 9, Ă  PĂ©rigueux. Le docteur Albert DUJIONT, rue du Palais, Ă  PĂ©rigueux. DUPONT Paul, imprimeur, rue du Bouloi, 4, Ă  Paris. Dupuis .Jean, licenciĂ© en droit, notaire, cours Montaignc, Ă  PĂ©rigueux. DURAND Charles, conducteur des ponts et chaussĂ©es, rue d'Alsace-Lorraine, 19, Ă  PĂ©rigueux. DURAND DE RAMEFOHT, avouĂ©-licenciĂ©, rue Bourdeilles, G, Ă  PĂ©rigaeux. DUVERGlm DE HAURANNE Emmanuel, conseiller gĂ©nĂ©ral du Cher, chĂąteau d'Herry Cher. DUVERNEUIL Alcide, instituteur public, Ă  Beaupouyet, par blussidan. D'EscATHA Ferdinand, propriĂ©taire, au chĂąteau de Boisset, commune de Saint-Aquilin, par Saint-Astier. EYSSALET ainĂ©, propriĂ©taire, place des Prisons, Ă  PĂ©rigueux. Le docteur Charles FAGUET, chef de clinique chirurgieale Ă  la FacultĂ© de mĂ©decine, Ă  l'hĂŽpital Saint-AndrĂ©, rue Servanclonii 9, Ă  Bordeaux. FARGAUDIE, C inspecteur gĂ©nĂ©ral des ponts et chaussĂ©es en retraite, au chĂąteau de Corail, par Bergerac. FARGEOT Camille, avocat, Ă  RibĂ©rac. Faams Alexandre, lU A, professenr de dessin au lycĂ©e, rue SaliniĂšre, Ă  PĂ©rigueux. FAURE Paul, nĂ©gociant, rue de la RĂ©publique, Ă  PĂ©rigueux. Le docteur F_1URE-~IUHET, rue du Qualre-Septembre, 6, Ă  PĂ©rigueux. Le marquis DE FAYOLLE, licenciĂ© en clroit, attachĂ© honoraire la Direction des musĂ©es nationa.~x, associĂ© correspondant de la SociĂ©tĂ© nationale des Antiquaires de France, conservateur du MusĂ©e de la ville de FĂ©rigueux, au chĂ teau de Fayolle; par Tocane-Saint-Apre. FÉAUX Maurice, A, attachĂ© Ă  la conservation du MusĂ©e dĂ©partemental, agent-voyer, boulevard des ArĂšnes, Ă  PĂ©rigueux. Le comte FERAY BUGEAUD D'ISLY, ancien officier, rue de PenthiĂšvre, 9, Ă  Paris. Le comte DE FLEG'RIEU, au chĂąteau clemarzac, par lesEyzies. FOURNIER Pierre, agent comptable de la Cie, des Forges et Chantiers de la MĂ©diterranĂ©e, villa Placide, if, rue Raibaud, Ă  Marseille Bouches-du-RhĂŽne. FRENET Ernest, Q A, licenciĂ© en droit, chef de division Ă  la prĂ©fecture, rue Puynazeau, Ă  PĂ©rigueux. DE FROIDEFOND DE BoUL-A,7AC Alfred, propriĂ©taire Ă  PĂ©rigueux. FRUT Joseph, inspecteur des domaines du CrĂ©dit foncier, rue Neuve des Capucines, 19, Ă  Paris. Le docteur GADAUD, sĂ©nateur, conseiller gĂ©nĂ©ral de la Dordogne, rue de la RĂ©publique, Ă  PĂ©rigueux. Le comte Roger DE G~1LARD-BÉARN ancien secrĂ©taire d'ambassade, rue du Plantier, 19, Ă  PĂ©rigueux. GAUTHIER François, propriĂ©taire, ruE~ PuĂ©bla, 11, Ă  PĂ©rigueux. GENDRAUD Pierre, notaire, Ă  Verleillac. GENEBRI~1S DE BOISSE Philippe, propriĂ©taire rue Candillac, 33, Ă  Bergerac. DE GÉNIS Joseph, au chĂ teau de Veirrignac, par Calviac. Le comte RenĂ© DE GÉRARD DU BARRY, ancien officier de cavalerie, au chĂ teau de Giverzac, par Domme. Le vicomte Gaston DE GÉRARD DU BARHY, docteur en droit, avenue d'Antin, 16, Ă  Paris, et rue de Paris, 10, Ă  Rennes Ille-et-Vilaine. GILLES-LAGRANGE Fernand, notaire, Ă  PĂ©rigueux. DE GDIEL f,Charles-\laurice, rue Madame, -1 J Paris. GIRARD DE LANGLADE Cyprien, au chĂąteau d'Eylii1c, par Saint-Pierre- de-Chigiiac. GrscLARD, chevalier de l'ordre de Saint-GrĂ©goire-le-Grand, ancien conseiller de prĂ©fecture, avocat, Ă  PĂ©rigueux. Le com[ethĂ©odol'e DE GONTAUT-B1RON, rue de Varennes, 45, Ă  Paris. GONTIER MArNE DE BIRAN Elie, I, sous-chef de bureau au MinistĂšre de l'IntĂ©rieur, avenue du Maine, 3, Ă  Paris. LĂ© comte Remi DE GOURCY, au chĂąteau de Chaltrait, par Montmort Afarne. Le comte Henri DE GOURGVE, ancien ofricier, au eliĂ tetu de Lanquais, par Couze-Saint-Frunt. L'abbĂ© GOUi3TAT, curĂ© de Pontours, par Lalinde. Le docteur GoUYOU-BEAUCHA~IPS Adrien, conseiller gĂ©nĂ©ral de la Dordogne, Pontours, par Lalinde. Mgr GOUZOT, archevĂȘque il' ~uch, chanoine d'honneur de la cathĂ©drale de Saint-Front hĂŽtel de l'ArchevĂȘchĂ©, Ă  Auch Gers. L'abbĂ© GOYHENÈCHE, Q A, docteur en thĂ©ologie, chanoine honoraire de la cathĂ©drale d'Auch, curĂ© de Bourgnac, par Mussidan L'abbĂ© GUANGER, curĂ© de ChĂ teau-l'EvĂȘque, par PĂ©rigueux. Le docteur GRELLFTY, commandeur de l'ordre du Montenegro, secrĂ©taire de la SociĂ©tĂ© de thĂ©rapeutique, citĂ© Hauteville, 10, Ă  Paris. GRENIER, ancien notaire, villa Barbeyrolle, prĂšs du Fleix. Gnos DE BÊLER AlbĂ©ric, capitaine au 1140 rĂ©giment d'infanterie, Ă  Saint-Maixent Deux-SĂšvres. HARDY lllichel. 1, correspondant du MinistĂšre de l'Instruction publique, associĂ© correspondant de la SociĂ©tĂ© nationale des Antiquaires de France conservateur du MusĂ©e dĂ©partemental rue Saint-Front, 4, Ă  PĂ©rigueux. Le colonel baron DES HAuTcHAMPs, 0 au chilteau de Griffoul, par Carsac. HERMANN GustaN7e, Q I, ancien sous-prĂ©fet, Ă  HOARAU DE LA SOURCE, ancien conseiller gĂ©nĂ©ral de la Dordogne, maire de Rouquette, au lTET Charles-Emile, missionnaire apostolique, rue Fournier-Lacharmie, 5, Ă  PĂ©rigueux. Le comte Hugues DE MONTEYNARD rue Gambetta, Ă  PĂ©rigueux, et rue de Martignac, 16, Ă  Paris. Le marquis DE MO>lTFERRAND, au chĂąteau de MontrĂ©al, par Issac. Le comte Charles DE 11'IO~rTFERrrA~D, ancien inspecteur des place VendĂŽme, Ă  Paris. Le marquis DE NATTES. 0 ancien lieutenant-colonel du 93" rĂ©giment de l'armĂ©e territoriale, au chĂąteau du par RibĂ©rac, et avenue niontaigne, 26 Ă  Paris. Le comte DE NATTES, au c'i3teau du Nlas-de-Montet. par RibĂ©rac. Le baron Henri DE licenciĂ© en droit, rue du Plantier, 14, Ă  PĂ©rigueux. PALUT tonnelier, rue Valette, 10, Ă  Bergerac. PARADOL Raoulj, il A, avocat, place Franche\le, Ă  PĂ©rigueux. PAlIIES.'VATELIN L., al'Liste peintre, boulevard Pereire, 59, Ă  Paria. Le-docteur PARROT Fieuri. 0 0 Il cours Montaigne, Ă  PĂ©rigueux. L'abbĂ© PARROT Ernest, chanone honoraire, curĂ© doyen, Ă  Montpon. PASSEMARD Georges, avocat, ancien conseiller d'arrondissement, au Jarry, par La Bachellerie. P~.STOURE~1U-L~1DESSE 0 ingĂ©nieur de la Marine en retraite, ancien chef de bureau au MinistĂšre de la Marine, correspondant du MinistĂšre de l'Instruction publique, rue de la Course, 17, Ă  Bordeaux. Du PAVILLON LĂ©on, vice-prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© d'agriculture, sciences et arts, maire de Sarliac, Ă  la Dulgarie, par Savignac-les-Eglises. Du PAVILLON Xavier, au chĂąteau de Larigaudie par Villamblard. PÉcou Gabriel, ntgCJciant, rue des GraviĂšres, 13, Ă  PĂ©rigueux. L'abbĂ© PERGOT, chanoine honoraire, curĂ© doyen, Ă  Terrasson. DE PEYRONNY Raoul, au chĂ teau de Rastignac, par La Bachellerie. PICHON- VENDEUIL Émile, A, conseiller gĂ©nĂ©ral de la Dordogne, maire de St-11-lartial-d'AlbarĂšde, Ă  Excidenil. DE POURQmRY DE BOISSERIN, nĂ©gociant, prĂ©sident du tribunal de commerce, Ă  Bergerac. POURQUIÉ, avouĂ©-licenciĂ©, rue Louis-Mie, 7, Ă  PĂ©rigueux. POUYAUD Aubin, pharmacien, ancien prĂ©sident du tribunal de commerce, place du Coderc, Ă  PĂ©rigueux. POUYAUD Henri, pharmacien, place du Coderc, Ă  PĂ©rigueux. Le docteur Samuel PazzI, 1, professeur agrĂ©gĂ© Ă  la FacullĂ© de mĂ©decine, mĂ©decin des hĂŽpitaux, place VendĂŽme, 10, Ă  Paris, DE PRESLE, maire de Cherveix, par Cubas. L'abbĂ© PlilEUR, curĂ© de Boulazac, prĂšs PĂ©rigueux. PRIVAT J., attachĂ© Ă  la Ci. du chemin de fer d'OrlĂ©ans, rue Gambetta, 80, Ă  PĂ©rigueux. Le docteur PursauTrrcEk, conseiller gĂ©nĂ©ral de la Dordogne, Ă  Tocane-Saint-Apre. L'abbĂ© chanoine honoraire, curĂ© de la CitĂ©, Ă  PĂ©rigueux.. RÉJOU Louis, conseiller munieipal, directeur gĂ©rant de l' Ă  Nontron. REV~1UD Louis, architecte principal de la Cie du chemin de fer d'OrlĂ©ans boulevard Saint-Germain 121, Ă  Paris. Du REPAIRE Maurice, propriĂ©taire, au chĂ teau de Brochard, commune de St-Front-d'Alemps, par Agonac. REVERDIT, garde-magasin Ă  la Manufacture des tabacs, Ă  Tonneins Lot-et-Garonnp. REYNAL, chevalier du MĂ©rite agricole, pharmacien, rue Taithout, 28, il, Paris. R1HETTE, chef de section de la Ci. du chemin de fer d'OrlĂ©ans, rue du Plantier, 17, Ă  PĂ©rigueux. DE Rrcaan Raoul, avocat, Ă  Bergerac. L'abbĂ© RICHARD, membre correspondant de la SociĂ©tĂ© de Borda, curĂ© de Pomponue-Laguy Seine-et-Marne. Du RIEU DE MARSAGUET Alexandre, donat de l'ordre de Malte, docteur en droit, Ă  Vergt. Le comte DE ROCHEFORT, rue Newton, 4, Ă  Paris. Le comte DE ROFFIGN~1C Ferdinand, ancien sous-prĂ©fet, au Castel-FadĂšze, prĂšs PĂ©rigueux. Le comte Martial DE ROFFIGNAC, au Castel-FadĂšze, prĂšs PĂ©rigueux. DE ROUDIE10UX Anatole, inspecteur de la SociĂ©tĂ© française d'archĂ©ologie pour la Dordogne, au chĂąteau de Rossignol, par Bordas. L'abbĂ© ROUSSEAU, curĂ© de Bourdeilles. ROUSSELET .J., expert en immcuhles, rue du Palais, 5, il Le docteur ROUSSELOT-BEAULIEU, rue Maleville, PĂ©rigueux. Roux EugĂšne, rĂ©dacteur en chef du de ln. Dordogue, Ă  PĂ©rigueux. Le marquis nE SmNTE-AuL~~nE, ancien dĂ©putĂ©, Ă  PĂ©rigueux. Le comte DE S_\INT-LÉGƒR, maire de St-CrĂ©pin, au chĂ teau cie Richemont, par BrantĂŽme. DE SAINT-MARTIN Albert, au chĂąteau de Puyfaiteau, par Nontron. AndrĂ©, licenciĂ©- en droit, propriĂ©taire, place Francheville, 2"2, Ă  PĂ©rigueux. DE S\.INT-P_WL Nlaurice, rue de Saint-Denis, 10, Ă  Montmorency Seine-et-Oise. M-11 la marquise DE au chĂąteau du Lieu-Dieu, prĂšs PĂ©rigueux. Le marquis DE S_aNZILLON, au chĂąteau de Mensignac, par Saint-Astier. SARLA1ƒE Albert, ancien dĂ©putĂ©, rue de Monceau, 64 bis, Ă  Paris. SARLANDIE DES R~FUr Arthur, A, chevalier de l'ordre de Saint-GrĂ©goire-le-Grand, ancien chef de division Ă  la prĂ©fecture de la Dordogue, Ă  PĂ©rigueux. S_\ItL_1T Ludovic, chevalier de l'ordre cie Saint-GrĂ©goire le Gr,tnd, homme de lettres, greffier du tribunal civil, Ă  Sarlat. S~ILVO-DES~'EIISAN~TES Louis, propriĂ©taire maire de BU$siĂšre-Badil. Le gĂ©nĂ©ral SWIN DE LARCLAUSE, G. 0. 1, Ă  SaintMartin la RiviĂšre, par Chauvigny Vienne. SCHOEFFER Paul, chevalier de l'ordre de Saint-GrĂ©goirele-Grand, ancien sous-prĂ©fet, avocat, rue La BoĂ«tie, 28, Ă  PĂ©rigueux. Le vicomte DE SEGO="ZAC, Ă  Segonzac, par RibĂ©rac. Le gĂ©nĂ©ral SERMENSAN, C I, rue PĂ©reire, 3, Ă  SaintGermain en Laye Seine-et-Oise. SINSOU Augustin, anciea agent voyer en chef du dĂ©partement de la Dordogne, rue Nicole, 22, ~t Paris. DE SIORAC Armand, ancien insfJecteur divisionnaire des ligues tĂ©lĂ©graphiques, aux Maurilloux, prĂšs PĂ©rigueux. L'abbĂ© SiR~uvE.~u, au collĂšge de l'ancienne rue des Postes, rue Lhomond, il. Paris. SORDIER ThĂ©odore, propriĂ©taire, ancien conseiller gĂ©nĂ©ral, Ă  Montignac-le-Com le- SORBIER Georges, licenciĂ© en droit, Ă  Montignac-le-Comte. TaiLLEF~R Oswald, ancien otncier de marine, ancĂŻei~ dĂ©putĂ©, conseiller gĂ©nĂ©ral de la Dordogne, Ă  CosteĂšalve, prĂšs Domme. DE TARDE Gabriel, juge d'instruction, Ă  Sarlat. 'Le' docteur LĂ©o TESTUT, e l, professeur d'anatomie Ă  la FacultĂ© de mĂ©decine, aveliue de l' ArchevĂš~hĂ©, 3, Ă  I,yon. L'abbĂ© TEYSSA~DIEII, curĂ© d'Allernans, par RibĂ©rac. DE TEYSSIÈRF Edouard, capitaine d'infanterie hors cadres, attachĂ© Ă  l'Ă©tat-major de la 24" division militaire, rue Louis Mie, Ă  PĂ©rigueux. THIRfoN-I~ ancien dĂ©putĂ© de la Dordonne, rue Christophe-Colomb, 9, Ă  Paris, et au cMteau de Michel de Montaigne, par Lamothe-Montravel. DE THO;\L\SSON DE SAINT-PIERRE Ferdinand, archivisteadjoint du dĂ©partement, membre titulaire du Conseil hĂ©raldique de France, maison Daumesnil, Ă  PĂ©rigueux. Le baron DE LA T01lIDELLE; \U1 A, commandeur de l'ordre de Saint-GrĂ©goira-le-Grand, vice-prĂ©sident de la SociĂštĂ© des Beaux-Arts de la Dordogne, au chĂ teau de Feyrac, par Domme, et ru~ Newton, 6, Ă  Paris. Le comte DE hOUCI3EHOEUF-BEAUIIfoND, sous-intendant. militaire, Ă  Batna, province de Constantine AlgĂ©rie. Le docteur USSEL RenĂ©, au Coux, par Siorac-cle-BelvĂšs. VACQUAND Charles, propriĂ©taire, rue de Bordeaux, 14, v PĂ©riguel1x.. DE VÀLBRUNE Ivan, chevalier du MĂ©rite agricole; pr priĂ©vire, ancien conseiller d'arrondissement, au chĂąteau de La Batut, prĂšs Saint-Ástier.. VALETTE ThĂ©odore, pharmacien, Ă  Lesparre Gironde. VASSEUR Charles, propriĂ©taire, au chĂąteau de Siorac de BelvĂšs. Le baron DE ~~IriNEtLH-PU1R_1~ correspondant honorvire dit \IiaistĂšre de l'Instruction publique, ĂŠernbI'e de l'AcadĂ©mie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, au chĂ teau de Puyraseau, par PiĂ©gut-Pluviers, et rue D'fontbazon, 19, Ă  Bordeaux. VIEILLEMARD pĂšre, imprimeur-lithographe, rue de la ClaciĂšre, 16, Ă  Paris. VILI,EPELET Ferdipanu, Q l, archiviste dit dĂ©partement de la Dordogne, correspondant du MinistĂšre de l'lnstruclion publÍque, boulevard Lakanal, 21, Ă  PĂ©rigueux. MEMBRES ASSOC~ÉS. 11IVI. ASHER, libraire, Untel' den Linden, 5, Ă  Berlin Allemagne. BouaGÉaDE Éloi, propriĂ©taire, aux Planchettes, par- RiomĂšs-Montagne Cantal. Le chanoine DE CAR SALADE DU PONT, U A, archiviste du diocĂšse d'Auch, Ă  l'hĂŽtel de l'archevĂȘchĂ©, Ă  Auch Gers. Le marquis DE COUSTIN DU MASNADAUD, au chaiteau de Sazeirat, par BĂ©nĂ©vent l'Abbaye Creuse. DULAu, libraire, Soho square, 37, Ă  Londres. GRELLET-B1LGUERIE Charles, 0 1 ancien magistrat, associĂ© correspondant de la SociĂ©tĂ© nationale des Antiquaires de France, Hargrave Road upper Holloway, 11, Ă  Londres Angleterre. HUET Paul, rue de Vaugirard, 23, Ă  Paris. L'abbĂ© LADA VE. docteur en thĂ©ologie, curĂ© de Pessac de Gensac par Gensac Gironde. Le comte Albert DE LAVAUR DE SAINTE-FORTUN1DE il Sainte-Fortunade CorrĂšze. ~'IELLEA Pierre, rue d'Aviau, 2, Ă  Bordeaux. DE MOLÈNES Emile, publiciste, rue de Rivoli, 186, Ă  Paris. RECOURS GaĂ«tan, notaire honoraire, trĂ©sorier de la SociĂ©tĂ© d'agriculture, sciences et arts de Lot-et-Garonne, rue des Juifs, 4, Ă  Agen Lot-et-Garonne. SAINT-LAURENT D. DE BODIN DE, au chĂ teau de Bart, par Saint-AndrĂ© de Cubzac Gironde. TENANT DE LA TOUR Albert, Ă  l'abbaye du Chalard, par Ladignac Haute-Vienne. DE VILLEMANDY Joseph, Ă  La Rochefoucauld Charenle MEMBRES CORRESPONDANTS. 119 Vf. ALUIER, correspondant de l'Institut de France quai Claude Bernard, 47, Ă  Lyon. Le chanoine ARBELLOT, 0 1, correspondant honoraire du ComitĂ© des travaux hisLol'iques, prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© 27 a\'ChĂ©ologique et historique du Limousin, Ă  Limoges HauteVienne. Mgr DE MONTAULT, 0 L, prĂ©lat de la maison de Sa SaintetĂ©, correspondant du MinistĂšre de l'Instruction publique, rue Saint-Denis, 37, ~i Poitiers Vi8nrre. DE BARTHÉLEMY Anatole, membre de l'AcadĂ©mie des Inscriptions et Belles-Lettres, membre honoraire de la SociĂ©tĂ© nationale des Antiquaires de France, rue d'AnjouSaint-HonorĂ©, 9, il Paris. BERTRAND Alexandre, membre de l'AcadĂ©mie des Inscriptions et Belles-Lettres, conservateur du MusĂ©e de SaintGermain-en-Laye, au chĂąteau de St-Germain Seine-et-Oise. BULLIOT membre non rĂ©sidant du ComitĂ© des travaux historiques prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© Éduenne, Ă  Autun SaĂŽne-et-Loire. Le marquis DE CASTELN_1U D~ESSEN1ULT, Q A, membre de l'AcadĂ©mie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, au chĂ teau de Paillet, par Rions Gironde. CHABANEAU Camille, 0 l, correspondant de l'AcadĂ©mie des Inscriptions et Belles-Lettres, professeur de philologie romane Ă  la FacultĂ© des lettres, Ă  Montpellier HĂ©rault. CHABOUILLET, 0 vice-prĂ©sident du ComitĂ© des travaux historiques, consenateur honoraire du dĂ©partement des mĂ©dailles et antiques, Ă  la BibliothĂšque nationale, rue Colbert, 12, Ă  Paris. Le comte Alexis DE CHASTEIGNER, ancien officier des haras, membre de l'Aca~lĂ©mie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, rue de Grassi, i, Ă  Bordeaux. DE CIIODZKO Vitold, docteur en droit, au chĂ teau de LacĂŽte, par Aixe Haute-Vienne. DE CROZ'LS, \W A, professeur d'histoire Ă  la FacultĂ© des lettres, boulevard de Bonne, 1, Ă  Grenoble IsĂšre. DELISLE LĂ©opold, C membre de l'Institut, administratem gĂ©nĂ©ral, directeur de la BibliothĂšque nationale, Ă  Paris. DEZErnrErus Reinhold, A correspondant de l'AcadĂ©mie des Inscriptions et Belles-Lettres, au chĂąteau de Loupiac, par Cadillac Gironde, et rue Vital Carle, 11, Ă  Bor- DHOUYN LĂ©a, A, correspondant honoraire du MinistĂšre de l'Iustruction publique, membre de l'AcadĂ©mie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, rue Desfourniel, 30, Bordeaux. DUCHOCQ, correspondant de l'Institut de France, professeur de droit administratif Ă  la FacultĂ© de droit, rue Stanislas, 12, Ă  Paris. FAGE RenĂ©, 0 A, correspondant du blinistĂšre de l'Instruction publique, avocat boulevard Gambetta 25, Ă  Limoges. Le docteur GARRIGOU, palĂ©ontologiste, Ă  Toulouse Haute-Garonne, et, Ă  Tarascon AriĂšge- GurnERT Louis, Q l, correspondant du MinistĂšre de l'Instruction publique, vice-prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© archĂ©ologique et historique du Limousin rue Sainte-Catherine 8, Ă  Limoges. LALANNE Ludovic, sous-bibliothĂ©caire de l'Inslitut, rue de CondĂ©, 14, Ă  Paris. L~1RTET Louis, professeur Ă  la FacultĂ© des sciences, Ă  Toulouse Haute-Garonne. Le comte DE L_~sTErarE, Wi l, membre de l'AcadĂ©mie des Inscriptions et Belles-Lettres, professem Ă  l'Ecole des Chartes, secrĂ©taire du ComitĂ© des Travaux Iiisloriqties, rue du PrĂ©-aux-Clercs, 10 bis, Ă  Paris. LE BLANT Edrnond, 0 l, membre de l'AcadĂ©mie des Inscriptions et Belles-Lettres,-directeur honoraire de l'École française d'ArchĂ©ologie de Rome, rue Leroux i, Ă  PassyParis. D'1,15SÉN~1T, A, palĂ©ontologiste, Ă  Brive CorrĂšze. RUPIN Ernest, 1. correspondant du MinistĂšre de l'Instruction publique prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© scientifique, hi.~t'r'ique et archĂ©ologique de la COI'l'Ăšze, Ă  Brive. L'abbĂ© SAUVAGE, A, correspondant du MinistĂšre de l'Instruction publiqu0, chanoine intendant de la Primatiale de Rouen, rue des Bonnetiers, 13, Ă  Rouen. TAMIZEY DE LARROQUE Philippe, A, correspondant de l'AcadĂ©mie des Inscriptions et Belles-Lettres, au Pavillon peiresc. prĂšs Gontaud Lot-et-Garonne. SOCIÉTÉS CORRESPONDANTES. de l'Instruction .pz~blzque des BulleLi~a dit Co~nitĂ© des traz~a~c~ ltLStoTaCluPS et scienti.~jues. RĂšlaertolre des t~~a~~ai laistonr~ sur l'histoi~~e, les -momanents et la lanague de la. F-raazce. BiGliothĂšque de l'Ecole des chartes. du ~~fz~sĂ©e GuĂ©mel. Haules-AIÂĄÂĄes. Calvados. Charenle. Charente-InfĂ©rieure. Cher. CorrĂšze. id. DrBme. Haute-Garonne. Gironde. HĂ©rault. Id. llle-el-Vilatne. Landes. Loire-Iol/rim.. Loiruf. SociĂ©tĂ© d'L' Gap. rtatiorzale des scieuces, arts et belles-lettres-, rue Elie de Beaumont, 5, Ă  Caen. SociĂ©tĂ© l~istorirlue et arcluologirlue de la Cl~az~ente, Ă  AngoulĂšme. SociĂ©tĂ© des Archic~es historiques de la, Saintorzge et de L' cours National, 89 ler, Ă  Saintes. SociĂ©tĂ© des Arrtiqc~aires dit cerztre, Ă  Bourges. SociĂ©tĂ© sc; laistorique et circlcĂ©ologirl-ace de la Corrc?;P, il Brive. SociĂ©tĂ© cles laltres, sciences et aa ts de la CorrĂšae, Ă  Tulle. SociĂ©tĂ© d'archĂ©clogie et de statistique de la Dr~cne, Ă  Valence. SociĂ©tĂ© arcicĂ©ologiqr~e dcc Midi dc la place SaintSernin, 7, Ă  Toulouse. SociĂ©tĂ© a~~clcĂ©olrgirlcce de la. Gironde, Ă  Bordeaux. l'Ă©tzcde. des Lr~.ug~es ronzanes, chemin de Nazareth, villa Pauline, il Illontpellier. SociĂ©tĂ© arclcĂ©ologi~-we de Montpellier. SociĂ©tĂ© d' Ă  Rennes. SociĂ©tĂ© de Borda, Ă  Dax. SociĂ©tĂ© de et de la Loire-In ~'Ă©rieore, Ă  Nantes. SociĂ©tĂ© et historirlue de l' Ă  OrlĂ©ans. Lol. Lot-et-Garonne. lviĂšvre. Oise. Basses-PyrĂ©nĂ©es. RhĂŽne. SaĂŽne- et-Loire. Sartbe. Savoie. Seine. Somme. Tun-it-Garonne. Vienne. Haute-Vienne. SociĂ©tĂ© des ~'tecdes lLttĂ©7'CLL7'eS; ,Sl.'LLS7ItL~tqRCS et duc Lot, Ă  Cahors. SociĂ©tĂ© d'agriculture, sciences et arts de t-et-Garoczne, Ă  Agen. SociĂ©tĂ© Nivernccise des lettne~ sciences et a~rts, Ă  Nevers. SociĂ©tĂ© fraya~aisc cl'ArcltĂ©ologie, Ă  CompiĂšgne. SociĂ©tĂ© des scieLaces, belles-lettres et Ă  Pau. SociĂ©tĂ© littĂ©raire, historique et arcl~Ă©ologiqzccs, Ă  Lyon. SociĂ©tĂ© L'd-uen~ae, hĂŽtel Rolin, Ă  Autun. SociĂ©tĂ© histori?cce. et archĂ©ologique du dlai-ne, place du Ch3,teau; 1 au Mans. .4cadĂ©nzie des sciences, belles-lettr~s et Ă  ChambĂ©ry. SociĂ©tĂ© des A-ntiq~ccrires de Frarace, au palais du Louvre, Ă  Paris. SociĂ©tĂ© des Acztiqzcai~~es de la, au MusĂ©e de Picnrdie, Ă  Amiens. SociĂ©tĂ© de Tarn,-et-Garorane, faubourg du Moustier, 59, Ă  Montauban. SociĂ©tĂ© des de l'0-uest, Ă  Poitiers. SociĂ©tĂ© et du Ă  Limoges. Belgique. Etats-Unis de l'!mĂ©rique du Nord SuĂšde. SOCIÉTÉS ÉTRAr~GÈRES. d'archĂ©ologie de Belgique, rue Gounod, 23, Ă  Anvers. Ă  Wasiiingtoii. Acadcsmie ro~ des Qelles-Gettres, d'Histoirc et clcs A~ Ă  Stockhotm. SEANCES M2NSUELLES DR LA SOCIÉTÉ H1~TORIQUE ET ARCHÉOLOGIQUE DU F1;R1GOIIF. SĂ©ance du Jeudi 1er dĂ©ce~obre 489Q. PrĂ©sidence de M. HARDY, prĂ©sident. La sĂ©ance est ouverte Ă  midi et demi au domicile de M. Hardy. Sont prĂ©sents MM. l'abbĂ© BrugiĂšre Condaminas le marquis de Cumond, Antony DĂ©lugiu, Dujarric-Descumbes, de Froidefond, l'abbĂ© GoyhenĂšche, Michel Hardy, le marquis de Lagarde, Lespinas, le docteur Georges Millet-Lacombe, de Roumejoux, le comte de Saint-Saud et Villepelet. Le procĂšs-verbal de la prĂ©cĂ©dente rĂ©union est lu et adoptĂ©. M. LE PRÉSIDENT a le pĂ©nible devoir de nous annoncer aujourd'lui la mort de deux membres de notre SociĂ©tĂ© qui, par une coĂŻncidence singuliĂšre, avaient Ă©tĂ© admis le mĂȘme jour, le 1°~ mars 1877, M. le comte de Beaufort bt 1~1'°° Alary, de Saint-Julien d'Eymet. Notre confrĂšre M. do Beaufort s'Ă©tait occupĂ© toute sa vie d'oeuvres philanthropiques. Il Ă©tait vice-prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© de secours aux blessĂ©s militaires et secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral fondateur de l'Assistance aux mutilĂ©s pauvres, et il avait inventĂ©, comme on le sait, divers appareils pour les amputĂ©s et les aveugles. Sa fortune Ă©tait consacrĂ©e Ă  soulager les malheureux il en laisse la meilleure part aux Petites sƓur; das pauvres de PĂ©rigueux. De bonne heure, Mm. Alary avait. le goĂ»t de l'archĂ©ologie et a ~ait commencĂ© Ă  former des collections. Elle nous laisse en mourant, ce qui est. d'un bon exemple, deux petits meu- bles iritĂ©iessaiits, un coTret flamand en acier et une petile armoire ayec incrustations d'ivoire et J'Ă©bĂšne, qui seront mis dans un instant sous nos yeux. L'assemblĂ©e exprime les sympathiques regrets que lui cause cette double perte. Notre bibliothĂšque a reçu pend,-tnt le mois dernier les ouvrages suivants Le Jou~~nal des Savx~zls, cahiers de septembre et d'octobre 1892, deux fascicules in-4°, Paris, Imprimerie nationale Le Bzcllelirz de la SociĂ©tĂ© des A-nli~uaires ele Franc,e, 1S90, un volun,e brochĂ© iii-8", Paris, Klincksieck, libraire, contenant, page 266, une communication de K d'Arbois de Jubainville, professeur au collĂšge de France, qui nous apprend que PeGr~c -corĂŒ, nom d'un peuple gaulois, aujourd'hui »PĂ©rigueux veut diro les quatre troupes de guerriers. 3, CorĂŒ est le nominatif pluriel d'un thĂšme co2-io, troupe de »guerriers, en vieil irlandais cuai~-e, en francique mĂ©rovingien cf. Itag~ en gothique p jis, en allemand moderne here armĂ©e n Les Rulleti~z et AlĂ©moires de la SociĂ©tĂ© ~aationale cles A-zzliyuaires de France, sixiĂšme sĂ©rie, tome 1er, rllĂ©n~oires 1890, un volume brochĂ© in-80, Paris, Klincksieck, libraire, 1891 j - La Revi~e 3e sĂ©rio tome XX septembre~bcLobre l79`?, abonnement, in-So, Paris, Ernest Leroux, Ă©diteur, contenant, page 170, une Note de toponymie gauloise par RI. Julien Havet, sur Igorazzda ou frontiĂšre », et oĂč, Ă  la page li3, est citĂ©e cL Eygurancle Dordogne, der»niĂšre paroisse du diocĂšse actuel et ancien de PĂ©rigueux, »sur la rive droite de l'Isle, contiguĂ« au dĂ©partement de la »Gironde et au diocĂšse actuel et ancien de Bordeaux. Un »cours d'eau qui arrose la commune officiellement dĂ©nomr mĂ©c aujourd'hui Eygurande et Gardedeuil, porte le nom n de GilĂ©raiidolle D Le Comple-rend~ des 3le et 32" exercices de la SociĂ©tĂ© de secours des Amis des s~iences, sĂ©ance publique annuelle tenue le 9 juin 1892, brochure in-80, Paris, Gauthier-Villars et fils, imprimeurs libraires, 1892 Les Bulletin el MĂ©rrzoires de la SociĂ©tĂ© arcicĂ©oloqique du d'llle-et-Vilaine, tomeXXI, in-8o, Rennes, imprimerie Marie Simon et ç/e, 1892; La Revue de Sainto;nge et d' bulletin de la SociĂ©tĂ© des Archives historiques, XIIe volume, 6e livraison, 1e~ novembre 1892, in-8°, Saintes, M-6 hiortreuil, libraire Le 4e fascicule du tome XIV 4e trimestre, 1889 et le 1er fascicule du tome XVII 1,,r trimestre, 1892, de la SociĂ©tĂ© de Bordeaux, in-80, Bordeaux Feret et fils, libraires Ă©diteurs, Vve Cadof8t, imprimeur Le bulletin trimestriel, juillet-septembre, de la SociĂ©lĂ© de Borda, Dax Landes, XVIIe annĂ©e, 1892, in-8°, D~ix, imprimerie-reliure Hazael LabĂšque Le Bicllet~rz de la SociĂ©tĂ© scienti/ique, et arcl~Ă©ogique de la c.'orrĂšze, 1 siĂšge Ă  Brive, tome XIV, 3e livraison, juillet-septembre 1892, in-8°, Brive, Marcel Roche, imprimeur, contenant, page 366, une piĂšce de vers adressĂ©e Ă  Pierre Pontard, Ă©vĂȘque de la Dordogne, sur son mariage, par J. Jean-Charles Jumel, le directeur du PĂšre Duchc;ne de la CorrĂšze; Le Bulletin de la SociĂ©tĂ© archĂ©ologique du 7oidi de la France, sĂ©rie in-8°, no 10, sĂ©ances du 5 avril 1892 au 12 juillet 1892 inclus, Toulouse, Paul-Edouard Privat, libraire Ă©diteur; Le Bulletin ~~Ă©riodique de la Soci~tĂ© a~~iĂ©geoise des sciences, lettres et arts, 4e volume, no 7, in-go, Foix, typographie Gadrat aĂźnĂ©, 1892 De M. le docteur Gadaud, une brochure contenant les Ă©loges funĂšbres prononcĂ©s su. la tombe de son oncle, CourcelleSeneuil, tlH3-1892, in-8° de 32 pages, avec un portrait, Paris, typographie Davy; De M. Rousselet,agrĂ©gĂ© de l'universitĂ©, officier de l'instruction publique, principal du collĂšge de Brive, sa brochure sur Le cicdleau deFilolie Dordogne, in 8° de 23 pages, avec illustrations de M. J. Prat d'aprĂšs les photographies de M. Rupin, Caen, Henri Delesques, imprimeur librairo, 1892 -Y De M. Ludovic Sarlat, greffier en chef du tribunal civil de Sarlat, U~a. palais de justice au rlrA saĂšcle, poĂšme humoristique, 3 deuxiĂšme Ă©dition considĂ©rablement augmentĂ©e, petit in8a de XI-I06 pages, Sarlat, imprimerie Michelet, 1892 De M. de Roumejoux, un exemplaire de son tirage Ă  part de la excursion de la SociĂ©tĂ© historiq-ue et ccrchĂ©ologique du PĂ©z~igor~d, 1 er et 2 juin 1892, iii-80 de 16 pages avec une planche., PĂ©rigueux, imprimerie de la Dordogne, 1892 De M. Tamizey de Larroque, de la part de son savant ami Ant. de Lantenay en rĂ©alitĂ© M. l'abbĂ© Louis Bertrand, directeur au grand sĂ©minaire de Bordeaux un petit recueil, bien intĂ©ressant pour le PĂ©rigord nous Ă©crit notre Ă©rudit correspondant, de Lettres inĂ©dites de Mgr de de PrĂ©-nzeaz1. de Biran sur les C;roquants, leur soulĂšvement et leur soumission en IG3fj-t637, le siĂšge et la prise rie l3rrgerac. Les croquants avaient Ă  leur tute de bons grntilsliommes, tels que le marquis d'Aubelerre, Nl,,idaill;in rie la Sauvetat, le vieux Constantin, le jeune Pineau, le nomme Cour. l'ainĂ©, de la paroisse de lauvic C. G'. Archives dĂ©partrmcnlnlcs de la Dordognc. B. 13 notes dn ~lf. T'illepclct, d' le Cabinct historique de 1861iÂĄ. de C;ablanc raconte qu'aprĂšs leur dispersion, Madaillan s'en alla en Quel'L'y oit il se cacha, III nniL par ĂȘtre exĂ©culĂ©[, et que le vieux Constantin vĂ©cut quelques annĂ©es Ă  Paris, l05guisĂ© chez un saltimbanque, aurluel il aydoiL il dĂ©biter des drogues el Ă  faire rira les gens, quoyqu'il n'eust pas grande envie rlc rire. Ce Marlaillan pourrait bien n'ĂȘlre pas un autre qu'un certain >[arc de ;\[adaillau, sieur de Grallel, qui habitaiL prĂšs de Jlussiciau eu 1624. celle de Tailletes 1, mais la plus grande fut au lac de La Verneide, proche de Bordes 2, ou il s'assembla environ 35 ou 36 mille hommes, et tenoint pour lors en leurs mains le lieutenant particulier 3, qu'il avoint prins et assiĂ©gĂ© dans quelque chasteau de mons. de Peiramon 4. Leur chef, nommĂ© mons. de La Motte, gentilhomme 5, fut creĂ© aux Terrienes, proche de la ville, aprĂšs quoy ils s'atrouperent a diverses fois et, aprĂšs avoir bruslĂ© la maison d'Alesme, greff3er de l'Election 6, tout contre la porte de Taillefer, et un autre maison de Vincenot, receveur des tailles '7, et celle aussy de SllllctOD, !'eC8- 1'1 Il faut Ă©videmment liL'e Ă  celle de Taillefcr, comme le nom est Ă©crit plus bas. 11 n'y a jamais eu Ă  PĂ©rigueux de porle Tailletes. 2 L'Ă©tang de Lavernide, non loin en effet de Bordas, est situĂ© dans la commune de Grun canton de Yer"'t et dĂ©pend encore de la terre de la PĂ©coulie qui aplnarlenait jadis il la famille Chevalier de Sainl-Jlaynte. llcrtsci~nement du rnar7uis de Pndsac. 3 Jean de Jay, Ă©cuyer, seigneur I' -2~ ta Li x'doril il a Ă©tĂ© parlĂ© plus haut. Chevalier de Cablane L'acont" qu'en tl\37, M. d'Alaux, ne se Irouvant pas en sÜretĂ© chez lui, alla se rĂ©fugie', prĂšs de Sainl-Astier, dans la maison de NI. de Clermont Labatut; mais il n'y ful pas pluctoat rendu itu'il fut invesli par il Ă  IO,U00 Eaysana qui vinrenl atlaquer la place pour le prendre. Il fui remis cutre leurs ma'ns sur la bonne t'oy de quelques. qui esloient Ă  la tĂȘte de celte populace, et gardĂ© IJl'isonnier durant cinq semaine, et cinrl jours, pendant lesquels sa maison fut pillĂ©e. Puis ti0,000 hommes s'assemblĂšrent Ă  la Vernide, ce qui prouve qu'on ne sut jamais exaclement le nombre des croquants. 4 D'aprĂšs la note qui prĂ©cĂšde, il faudrait lire G'Irrmont dans ce cas, il s'agirait de Foucauld de Chaumont, Ă©cuyer, seigneur de Labatut, chanoine de Saint-Aslier, probablement Cils de Antoine, chevalier de l'ordre, seigneur de Clcrmnnt el de Labatut, et de Isabeau d'Aubusson ou bien de son t'rĂšre Louis de Chaumorit, Ă©cuyer, seigneur de Clermonl et coseigneur de Labatut, mariĂ© le If, avril 162i avec Louise de Pardaillan de la Mothe-Gondrin. .9. D. 1. !j Probablement Anloine du Puy, Ă©cuycr, qualiflĂ© de sieur de la ~Iolte de la Forest dans un acle de baptĂȘme de 16,29 A. lf, P. LG,Ci. Il Ă©tait, fils de François et le Starguerite de Bayly, 11 Ă©pousa le 12 fĂ©vrier 1021 Jeanne d'Abzac de La Douze, Hile de Galriel baron de La Douze et de Lastours, par sa femme Jeanne de 1,.istoui-s. Antoine avait un frĂšre, Guillaume du Puy, qui se qualiflait aussi sieur de La Forest. 1- f'. }68, f Taillefer. Le chef s'appelle M. de La Mothe de La Foresl, homme d'uge, d'esprit et rlui a t[uelques pratiques dans les armes, dit le manifeste de 16 6 C'Ă©tait un ~enlilhomme des environs de pĂ©rigucux, ati~1ii,l les rĂ©vollĂ©a irnposĂ©i-piit le commandement cn chef. l~ullntiu de In .Socmtr arrlrĂ©olor~ique rtu l'Ă©rirford, }&77, p. 3-2U-I Il demeurait au Ch~ileau-Ua1'l'iĂšl'e, dans la CitĂ© de PĂ©rigueux, Lirrc tic raison IJnrteuscc. i;j \ndr~ d'Ales me, Ă©cuyer, grefllcr cri l'Election de PĂ©rirueux dĂ©s cuit de Gnlherine L3i-tinet une Hile, Catherine, mariĂ©e en tlirt6 Ă  Pierre de Niotiteil, conseille air prĂ©sidial. lA.. Il. f ~L .1[. 7. 7 Jean \'iiicetiot peut-nlre llis de GĂ©ratid Vineenot, conseiller du roi en l'Election, et Ă©poux de Jeanne llauriac dĂšs 1 Li07 fut nommĂ© receveur des lai lies en l'Eleclion de par provisions du 27 janvier 11j2~, char~ e qu'il occupait encore en 1662. Il Ă©pousa Claire Albert. le 2d octobre 1ti25, Il Ă©tait destinĂ© subir les rigucurs les terres il .9 car Chcealicr le, tahlanc raeonlc qn'Ă  la suitr dc l'ineen~ie rrlatP ci-dPSSUS, lc prcmirr raconte, qu'Ă  la SIit' de n,,e e rr-1,~t P. ci-desqtis le premier veur 1, 3'estant presentĂ©s devant Bergerac, trouvant peu ou point de resistance, s'en emparĂšrent, et la reglĂšrent leur nombre, chaque parroisse contribuant trĂšs volontiers a tout ce qui estait necessaire pour l'entretien de leur general et de ceux qui seroint choisis pour faire le gros qui avoit estĂ© resolu de dix ou 12 mille hommes. Ce qu'estant faiet, le lieutenant particulier ayant tousjours suyvi ce gros de peuple Ă  Bergerac pour rasseurer un peu sa vie, de laquelle il avoit perdu l'esperance, souvent ce peuple estant abusĂ© soubs le mot de gabele qui avoit causĂ© tout ce soublevement, ayant estĂ© prononcĂ© par un archer nommĂ© Chalepe 2 devant la porte de Nostre Dame des Vertus escrivit quelques requesles addressantes au roy qui cou4~oint de main en main, mais qui n'allerent pas jusques Ă  Paris. Enfin, ayant gaignĂ© soubs main le general et mesme payĂ© une assez grosse rancon, il se guaranlit, nonobstant l'envie d'un medecin de la ville nomme Magot 3, qui estoit son ennemi jurĂ© et ne cherchoit que les moyens de le perdre, mais il y reussit mal, car le general, en ayant advis et mesme qu'apres avoir semĂ© de faux bruict de trahison contre luy qu'il a'oit gaignĂ© desja beaucoup de compagnies, il fut tuĂ© d'un coup d'halebarde par un des gardes du general et puis mis sur \'incenot se sauva Ă  Cablan; et le dernier Salleton lĂ  oĂč il pust. Quand il fil vĂ©riner ses quittances au bureau des TrĂ©soriers de Guyenne en 16;2 n dict aussy led. \ĂŻncenot que lors des derniĂšres guerres civiles en Guyenne ayant estĂ© chassĂ© de PĂ©rigueux, il auroit rĂ©ffugiĂ© tou~ ses plus prĂ©cieux meubles et papiers aux religieuses de !ostre-Dame de. la ville, et quelque temps aprĂšs le sieur marquis do Chanlots, conunendant dans lad. ville pour Monsieur le Prince, eL en haine de ce que led. \"incenot esLoit au service du Roy, serait allĂ© aud. couvent accompaignĂ© du sieur Lloudon, maire de lad. ville, Fonlossc et aulres bolu!' ri par force et violence enlevĂ© tous ses meubles eL papiers. Ln HĂ©lie de Vinceuot est aussi qualillĂ© de receveur des tailles dans le coutrat de mariage li fĂ©vrier ILi44 de sa fille Sicarie avec HĂ©lie Alexandre sieur de Lerbal'die, conseiller au prĂ©sidial. D'eprĂšs Irs D. I; les A. M. ~J, ;'1, et les Archivrs dĂ©par'tcmentales dc la GironJo, C. 4,Ob0. 1 Jean Salle Ion fut receveur des tailles en l'Election de PĂ©rigueux, du 22 avril ltilai ait 27 juin 1fi48; ses deux fils Jacques et Pierre lui suecĂ©dĂšrenl dans sa chargc. lrchives dĂ©parlementales de la CĂŒrondc, C. 4,080. Jean se maria deux fois 1^ avec IlĂ©lĂšne du Bourg. 2" Marie de Jay. _1..ll. &,43, ~i. 2 Chalcpc, archcr du vicesĂ©ncsehal, ayant estĂ© chargĂ© de signitler dans les paroisses des ordres pour faire juger. ou se rĂ©volta et on mit le feu sa maison 1ĂŒ37. C. C. 3 Magot Ă©tait ennemi jurĂ© de V1. de la [olhe el non de M. d'cHaux, car le texte assez confns ferait croire que c'est ce dernier qui fut tuĂ©. Il forma un parti ne ;000 cro~luant~ contre lui; mais le gĂ©nĂ©ral, comprenant le danger, le poursuivit dans la citadelle et atteint de trois coups de pistolet, ful achevĂ© par les hallebardiers. Bulletin de~ la b'oci~~lĂ© archĂ©olopirlur, 1877, p.. une roue Ă . l'arrivĂ©e de mons. de La Valete 1 qui s'estoit desja fort avancĂ© avec 4 ou regimens avec lesquels il combattit valeureusement les crocans lesquelles s'esloint relirĂ©s et barricadĂ©s dans la Salvetat 2, et aprĂšs les avoir luĂ©s la pluspart et enfoncĂ© les barricades et bruslĂ©s dedans, le general estant adverti de ces nouvelles fort promplement de Bergerac avec co peu de gens qu'il avoit et lors mons. de La Valete ayant tout mis en deroutte, entra dans Bergerac, ou ayant sejournĂ© jusques Ă  ce que les prisonniers de S. Foy 3 fussent amenes qui furent prins par la diligence de mons. d'Epernon qui, estant adverti des menĂ©es de ce peuple, avoit envoyĂ© ~2 ou 3 de ses gardes Ă  S. Foy. Avant que ce gros s'y presentasl, le Turc et Alegran s'estans presentes aux portes et entrĂ©s incontinent, le pont fust levĂ© et on se mocqua d'eux et toute la ville fust rasseurĂ©e et demeura dans le service et obeyssance du roy, et les prisonniers conduits Ă  Bergerac. Mons. le duc de la Valete prit la route de Perigueux, ou il feit son entrĂ©e en qualitĂ© de gouverneur et y demeura environ un mois, et pendant son sĂ©jour, Le Turc fut con- I llei-riard de Nogat-el, duc ÂĄIl' la ValeUe, puis d'Epcrnon, nĂ© en 15~, mort en 1661. f;ommc gĂ©nĂ©ral en Guyenue oĂč il ne se flt pas aimer, il prit il cri 1li37, une ordonnance defendant Ă  toutes personnes, et harliculiĂšrement it ceux du pays de I'Ă©rirord, de tenir des discours sĂ©ditieux et de fairc u cry de gabellrur sous peine d'ĂȘtre chĂątiĂ©, Au m~is d'octobre de la mĂȘme annĂ©e, il dĂ©fendit le donner assistance et retraitc au marquis d'Aubetel'l'e r,1 Ă  Nlattaillan, de la ~auvelal, sous peine d't'Ire puni comme fauleur et complice du crime de IÂĄ'se-majest", Archmes de la Dordorlnc, Ll. 1~7u- Dans les Docuntents inĂ©dits pour scrc~ir Ă  l'hi,toiru dr l'lr/ Agen, -187, in-8o, p. 22'J-2!2 Ă©tĂ© publiĂ©e une curieuse lett,'e datĂ©c de PĂ©rigueux, le 13 juin 1Ă»37, que le duc Ă©crivait Ă  son pĂšre, oĂč il raeonte sa marche, victorieuse contre les crorluanls, successivement chassĂ©s par lui de la Sauvelat, d'Eymet, de Bergerac. Consulter aussi La f'ri~c de la villc dc Rcr~crao et cntiĂšrc rlissipntir,n drs rroquents par lr duc dc la 4'alclte. Pdric, du Gurrnn d'adrrssc, iG,ĂŻ, in-b' La DĂ©faitc des croquau.s par ,lf. le clnc de la Vallctte. l'aris, I. Petit, IG97, in-r5° -l3ibl. nal. ÕG 3,117, a,llr3. 2 La Sauve\at d'Eymet ou sur Dropl l'anIon dl' Duras, ~l'rondissement de, Jfarmande, Ă  2Ă» kil. le cette dernii-re ville. Il ne faut pas confondrc la Sauvetat du Dropt avec la 5auvelat-Grasset, commanderic dc Nlalle. de la commune ÂĄk Douville, l'anIon de Villamblard, et proche de la forĂȘt de Vergt. La Gnzrtte de l'rnnce evtraordinaire du 15 juin IL~37 raconte, que la Val elle y dĂ©lit 2,000 cr°'Tuanls qui s'y Ă©taient retranchĂ©s. do .11. T'illr~ Voir Notice sur la villc et juridiction rie la S~uvrtat dc Caumont, aujourd'hu le Sauvetnt-du-Dropt, par A- Alor .ll;rn, 1880, grand in-t3. 3 Saiute-Foy-la-Grande chcf-licu de canlon de l'arrondissement de Libourue, sĂ©parĂ© du dĂ©partement de la Dordogne par la riviĂšre. Anciennc ,Ă©n6chau,sĂ©e 1'4-en,~iis et diocĂšsc d'Agcn. \'oir ,'Ill' une excdlenle notice dans nr que l'on appelle la Guy-ennr mililairr. damnĂ© d'avoir la teste tranchĂ©e Ă  la place 1, ce qui fut executĂ©, tous les rĂ©gimen~ estans en haye dans laditte place. Alegran trouva plus de faveur et fut eslargi soit qu'il fut trouvĂ© moins coupable, soit par le moyen de ses amys, aprĂšs quoy le sieur duc de La Volete se retira avec ses Lroupes, aprĂšs avoir tesmoignĂ© toute sorte de bonnes volontĂ©s Ă  ceste communautĂ© et avec luy toute la noblesse qui l'es Lait venu joindre la pluspart venant Ă  Perigueux. 1i37. Mon pere fut faict premier consul, et le mesme an, nostre grange de Pissot Q fust bruslĂ©e avec la maison du bourdier des Landes 3 et ensemble tout le beslail qui y estoit. 1631. Le mesme an que dessus, mons. d'Epernon fust obligĂ© de partir de Bourdeaux pour dissiper de rechef les bandes de ces voleurs qui s'assembloint soit pour voler ou brusler et empeschoint que personne n'osoit passer ver les quartiers moins des habitans de Perigueux. Il logea dans le chasteau de Verg, vint 4 Ă  Perigueux, et en ce temps la noblesse feit diverses courses dans la forest de Verg 5, mais avec peu de fmict, car les chefs ne peurent jamais 1 Il pourrait s'a~ir d'Antoine de Ribeyreix, Ă©cuyer, sieur de Larthige ou Lartiga, pĂšre d'une jeune fille nommĂ©e arlhe, et qui, en 1G2G el IG29, Ă©tait capitaine du comtĂ© de Grignols. Rcgistres pnroissiaux de l3ourrou. Chevalier de Cablanc le nomme en effet" le Turc Ilibeyreys Il eut la Il'te tranchĂ©e Ă  f'cri~ueux. ~Votes de _11. ViIIcPclct. Dartensec dit qu'il Ă©tait gentilhomme. 2 Pissot, ancienue paroisse, rĂ©unie actuellemrnt au spirituel et au temporel Ă  Creyssensac canton de VerĂŽt, faisait parlie du harĂ©age. 3 La Lande est une maison de la paroisse de Pissot, aupres de la grande route de PĂ©rigueux Ă  Deqjerac. Ca~sini. 4 Le texte donne Y'trguint, mais c'est par un lapsus de l'Ă©crivain que les deux mots l'crg et 4'int ont Ă©tĂ© rĂ©unis en un seul mot. Il faut lire sans aucun lotite dans le chasteau de S'er,q vint Ă  PĂ©rigncux. Vergt est un canton de l'arrondis>ement de PĂ©ri;ÂĄueux; le nom ancien est ~'crn et lui vient du ruisseau de ce nom qui alimentait les douves de son chĂąteau, siluĂ© Ă  300 mĂšlres du faubourg 8ninte-~farie. ~olc du marquis dl' Pa ~sac. 5 La rorĂšt de Ver"t ou Veru s'Ă©tenrlait dans les anciennes paroisses d'EÂĄÂĄlise-eU\'e, le Breuilh, Sainte-arie tic \'er~t, Pissat, C,'eÂĄ'ssensac" Chawg'nac. ICarte de Cette forĂȘt, que fon a confondue parfois tort avec celle d'Edol,ola la Double, avait Ă©tĂ© ouverte avant l'Ă©po'lue franque, puisqu'elle avait Ă©tĂ© traversĂ©e par la voie romaine qui allait de PĂ©rigueux ~Ă  Cahorc. in'oies ÂŁle .Il. raiis la forĂȘt de Vergt, il y a plusieurs trous, el l'un d'eux est nommĂ©" la cro dĂ© Grellety car la tradilion raconte que le chef des croquants y cachait le fruit de ses pillages, Renscignrrncnl ardc Vidal, donl il eut Lconard, baptisĂ© le 4 juin 1li2H, el Fram,oise, mariĂ©e cri ln+0 avec Pierre Chancel, le LagraugeChance!. r1'ffozier, ~Ă©n. Chanrcl et lrrhivrs municipales de PĂ©rigucu~. Gt,47. Chevalier de C.>lblanc raconle qu'on mit aux mains du vice-sĂ©nĂ©chal de Droignac un certain nombre le prisnnniers avise qu'or, devait l'altaquer, il -ruiilla le grand chemin; mais pB pluslost arriuĂ© ,lans la Papussonne qu'ilsc vit de touLes pa!'ts. pe!' de coups et Ses tens Ic cl'orant mort perdirent abaridiiinĂšreut lrur pri;ounier Pineau- 1;' La I'apussonnc., hameau de la commune de ~Iarsaneix, il kil. Ă  l'Es! d'Egliseneuvc- fli'I A drvfaul de l'enseignements sur Pineau le jeune car un le trouve, aussi de la voici luelirites dĂ©lait~ sur son pĂšre ~I. Pineau venait de La Rochelle, lorsqu'il ful rclcuu comme pasteur de l'Ă©glise rĂ©formĂ©e de [Jergerac, le ~ novembl'e l,i;Ăź, avec ~I. ~I"gendier. il recevait ;00 livr-es par an de traitemcnt. En 1bOa, il assisle Ă  l'assemblĂ©e et colloque des Ă©glises de PĂ©ritenus Ă  Eymet. En If~10, il demande son changement, parce que on s'Ă©Lail plainl de sa voix sourde qui rie pOl'lail pas assez loin, ce qui lui fut accordĂ© il resta nĂ©anmoins a Hcrgerac, car, en 11i17, il reprĂ©seuta son Ă©glise, avec le pasteur Meisonnier et Isaac de Maclaillan, au synode tenu il Eymel. tic -11. G. .'harricr, memGrr dc la .~r,ciĂ©tĂ© archĂ©olopiqnr. et participant avec les voleurs et crocans, mons. de FoullĂ©, intendant de justice t, estant Ă  son procez dans la chambre et croit on quo d'huguenot en mourant il se feit catholique. Changement du gonserueur de Gnieune. 1638. nZone. le prince fut pourveu du gouvernement de Guienne, Ă  la privation de mons. d'Epernon, lequel se retira a Placac 2, et son fils, qui avoit eu la survivance du gouvernement, prit la fuiLte en Angleterre aprĂšs 10 levement de siege de Fontarabie, honteux aux François et glorieux aux Espagnols, qui meirent en fuitle toute nostre armĂ©e, composĂ©e de prĂšs de !3 mille hommes 3, 1 Etienne FoullĂ© seigneur de Prunevaux fils de Jacques FoullĂ© el dc Marie Cliaron, greffier des prĂ©sentations du parlement de Paris le 17 juin 1624, puis conseiller lc 14 mai 1632 premier prĂ©sident de la Cour des Aides de Guienne le 22 aoĂčt 1633, maitre des requĂȘtes le 5 aoĂčt 1636, honoraire le dernier dĂ©cembre 16~6' intendant en Languedoc, Ă  Limoges et Ă  \loulins, puis des finances, en 16W mourut, en 1673, Ă  Rennes, et fut inbumĂ© Ă  Saint-Paul, Ă  Paris. Il avait Ă©pousĂ© 1" le 10 janvier 1633, Marie Parfait, morte le 15 janvier 1645, fille de Guillaume Pal-l'ail, seigneur de Beauvais, conseiller au parlement, et de \Iarie Le Gros; et 2" lfarie-9ladeleine de Lespinay, morte le IV dĂ©cembre 18Ij, fille de Pierre de Lespinay, IrĂ©soricr, des menus-plaisirs du roi, et de \[ichelle fiac La Chesnayc des Bois. l\I, Fray-Fournier, ancien archivisle de la Haute-Vienne, dans l"introduction de la sĂ©rie C de l'Inventaire sommairc, dit qu'on ne sait rien de prĂ©cis sur cet intendant, qui se nommerait aussi bien FaullĂ© flue FoullĂ©, et se demande s'il est le mĂȘme que l'intendant de ce nom, Ă  Iontauban, en IIj38, et maitre des requĂȘtes au Conseil d'Etat, en 1;6G. En tout cas, il laissa Ă  Limoges une fĂącheuse rĂ©putation- A peine arrivĂ© dans cette ville, en luf9, accompagnĂ© du flnancier Martin Tabouret, il l'assembla des compagnies de soldats cl d'archers, rançonna les paroisses du Bas-Limousin et de la Basse-Marche, retint les notables en otages- Le parlement de Bordeaux, le 18 mars 1 j;;Ù, dut casser ses jugemenls et ordonnances. Le nom rie l'intendant est incontestablement F'oulĂ©, comme on le voit dans le journal orflciel d'alors, la Gazette du 3 fĂ©vrier 1635 p. 5G1 De Lybourne, prĂšs de Fronsac, le 25 janvier. Le 17 du courant, le sieur Foule, premier prĂ©sident en la Cour des Aides d'Agen, accompagnĂ© des autres prĂ©sidens et de plusieurs conseillers de la mĂȘme cour, la transfĂ©ra en cette ville, oĂč il en a fait l'esfablissement, suivanl la dĂ©claration du roy dit mois d'aoust dernier. a 2 Sur le chĂąteau de Plassctc Charente-InfĂ©rieure voir, dans le bel ouvrage publiĂ© par le possesseur actuel, l\I, le marquis de Dampierre, sous le litre de _llonogra~hic du chĂątenu dc PIASSnc, en Saintonge, le volume spĂ©cialement consacre aux ducs d'Epernon amsidĂ©rĂ©s comme seigneurs dudit chĂąleau 4La Rochelle, 1890, grand in-80. On Il'OU\'el'a lĂ  lotis les renseignements desirables sur le sĂ©jour Ă  Plassac du premier duc d'Epernon. 3 On conserve, dans la lJilJliutbĂšque dit MinistĂš.'c rie 1'[nLĂ©riciii-, diwerses piĂšces imprimĂ©es, relatives Ă  l'atTail'e de Fonlarabie, notammenl une apologie du duc de La Valelte, oĂč toute la responsabilitĂ© du dĂ©sastre est rejetĂ©e sur le prince de CondĂ©. Ces pipces doivent Ăšlre d'une tres gronde car on ne les voit pas tlgurer dans le Catalo~tle la BibliolliĂšquie nationale dc Iranc~.. Garnison dans Perfgueaa de M. le prince. 1638. On nous envoya une garnison par ordre de mons. le prince 1, qui y demeura pres de 5 moys. 1638, Le 7 decembre, veilhe de la Conception de la mon cousin Jornjay, advocat '2, fut tuĂ© dans la foret de Verg par les crocans. 1638. Dieu donna Ă  la France ce que tous les bons François avoint lant souhaitlĂ©, c'est, Ă -dire un dauphin qui nesquit au mesme mois que son pĂšre, c'est-Ă -dire au mois de septembre Ă  raison de quoy en fut faict un grand feu de joye Ă  la place lous les corps y assistans et ensemble lous les habitans de la ville qui, aprĂšs que le feu fut allumĂ© d'une part par mons. Meredieu 3, doyen des chanoines de S. Front, de mons. de Champagnac 4 du corps de la cour prĂ©si- il Heuri de Bourbon, Il- du nom, prince de CondĂ©, premier prince du sang, pair et grand-maitre do France, duc d'Engbien, nĂ© le 1"' septembre -1588, mourut le 2li dĂ©cembre 1646. Il avait Ă©pousĂ©, le 3 mars I60~J, Char10tte-MargueL'ite do Montmorency; il fut pĂšre du grand CondĂ©. .lforĂ©ri. 2 Peul-ĂȘtre Jacques Jonjay, sieur du Clvtenel, deuxic'me consul de PĂ©rigueux, en llilĂŻ 1ĂŒltj, Ij~G, mariĂ© avant 1G00 Ă  Jeanne Ber, ou son fils Jean, avocal, nĂ© en 7,600, mariĂ© vers 1623 Ă  Jeanne Alcanon. Il y a quelques annĂ©es, un vieillard a fait le rĂ©cit suivant aIl marquis du Nlas-Paysac, de qui M. Villepelet qui nous l'a communiquĂ© le tien et qui prouve combien les traditions 01"11es sont chose respectable Grellety perdit un procĂšs contre un M. de Jonjay, seigneur de Boiras et citoyen de Perigueux. Voulant se venger, il se rendit dans le voisinage de Boiras Ă  3 kilonii-tres de Vergt, tua un paysan et trouva moyen de faire accuser du crime M, Jonjay qui ne fut acquittĂ© que parce que un faux tĂ©moin soulenait l'avoir reconuu au clair de la lune et que le lieutenant criminel, ayant ouvert un almanach, dĂ©couvrit '{n'Ă  cette date elle Ă©tait nouvelle. Niais Grellety pour~uivit sa vengeance et finit par faire assas~iner M- Jonjay. Les Jonjay Ă©taient destinĂ©s Ă  pĂ©rir de mort violente. L'abbĂ© Iiehel Jonjar peut-ĂȘtre le Michel, fils de Jean ci-dessus, et baptisĂ© en seplembre 16~'1, curĂ© de Montrem, chanoine des deux chapitres, ma~istrat au prĂ©sicĂŒal fut assassinĂ© dans sa mĂ©tairie de la Grange paroisse do fa CitĂ©, le 8 aotlt A JI, LG,~Z, 46, 116, et notes de bI. Villrpelct. 3 Eymeric de IĂšredieu, sieur d'Ambois et de La Gouderie, chanoine de PĂ©rigueux, Ă©tait fils de Jean, conseiller au prĂ©sidial de cette ville, et de Jeanne Simon; il avait un frĂšre plus jeune, HĂ©lie, qui fut chanoine Ă©galement. Archives de hfootvert. \1 mourut en odeur de saintetĂ© et fut enlerrĂ© Ă  la Mission, le 20 octobre 1623. A. hf. P., Livro vert, I 89l et GG,6lJ. 4 Henri de Champagnac, Ă©cuyer, sieur du ntas, viguier de Yaleuil, fils de Jean, Ă©cuyer, conseiller du roi et lieutenant particulier, assesseur criminel au prĂ©sillial dc PĂ©,'igueux, et de ~Im'ie de Lamberl. \1 succĂ©da Ă  son pĂšre dans ses offices. Il Ă©pousa Antoinelle du Chesne et testa le 10 octobre ltißß_p. U., R71f1lllcS l'nillct, et f3iGliolhĂšquc nat.,rRf'Ies de djIOZI'l', L'nI. fl~~. dialle, et de mon cousin Chassenac 1, maire du corps de la ville, dechargĂšrenlles uns aprĂšs les aultres diverses gresles de mousquetaires et aultres armes. Les canons furent aussy tirĂ©s, et vers le soir environ le 9 ou 10 heures, on mit des lumiĂšres et chandelles sur toutes les fenestres et y avoit au haut du clocher, au 4 coins d'ycelluy 4 gros flambeaux qui esclairĂšrent toute la nuict. 1630. Les crocans continuans el mesme augmentans de plus en plus leurs vols, bruslemens meurtres et assemblĂ©es dans la forest de Verg, mons. de Bourdeille 2, nostre gouverneur, battit aux champs, accompagnĂ© du maire de la ville et bon nombre d'habitans avec le viceneschal 3, faisant, avec ses troupes tirĂ©es de ses terres et de Nontron, deux mille hommes et se campa a Aturs 'i, et son fils, mons. le marquis 5, prit pour son quartier Mai-candis. Le fruict de 1 Fl'ançois Tourlel, sieur de Chassenac, conseiller du roi ait prĂ©sidial de PĂ©rigueux, maire ce cette ville il avait Ă©pousĂ© Marguerite de Chalup, sans nul doute fille de Jacques ci-dessus et de Isabeau de Bessot. Il Ă©tait fils de Jean, sieur dc Chassenac, conseiller et maire d!' PĂ©rigueux, et d'Armoyse de La Pot-Le. Il fut pĂšre d'Isabeau, nĂ©e en lfi~t4, et de Jean, sieur de Chassenac, aussi conseiller, mariĂ© Ă  Marie du Doignon, lA. ill. et J1, et ~1'otrs de M. l'abbĂ© BrugiĂšrc. 2 Henri de Hourdeille, chevalier des ordres du roi, sĂ©nĂ©chal de PĂ©rigord, eLe., Ă©tait fils d'A mirĂ© el de Jacquette de ltoulheron, et Ă©poux de 9fadeleino de La ibasl re il mourut en lĂŽ41. Voir sur ses rencontrea avec les ci-oquiants en 15U4 le Bullclin, t. \'[11, p. 457, de notre SociĂ©tĂ©. 3 Probablement Hclie de Jehan, Ă©cuiyet-, seigneur de Va,'boulet aliĂ s Valboulet, qui est qualil1Ă© de vice-sĂ©nĂ©chal dans son coutrat de mariage passĂ©, 10 22 mai lli4`1, avec Jeanne de Chalard, nUe de Monsieur maitre Cosme, sieur de Puyboissier, et de Jeanne dit Theuilb. HĂ©lie Ă©tait fils de Jean, Ă©cuyer, sieur de Borie-Porte, et de llaric d'Arlot 1. D. 1. Dans un mĂ©moire de famille Arch. de .lf. de Lirron, il est dit sieur de Preissac et mariĂ© en premiĂšres noces Ă  une demoiselle de Siiiion. Son 1115 Charles fut maire de PCl'igueux et Ă©galement vice-sĂ©nĂ©ch il. HĂ©lie et son frĂšre Jean de Jehan, Ă©cuyer, seigneur de BOl'ie-Porte et La Rochejaubert, prirent toujours le parti du roi lors des guerres de la Fronde, aus.,i leur ctuiteau cl une mai,on sise rue de l'Fguillerie, Ă  PĂ©rigueux, furent pillĂ©s par les frondeurs. Leur mel'e, Marie d'rlol, voulu[ en vain sauver les archives de la famille elle ofTrit mille livres, qu'elle se proposait d'emprunter, pour les racheter du pillage son otTl'C fut rcfusĂ©e. Ils fureut briilĂ©s, sauf les plus impol'Lants. qui Ă©taient dans une boite de fer blanc qu'un soldat empOI'ta, Les soldats de la compagnic d' AubeLerre, IOiiĂ©s dans la maison susdite, y mii-crit ensuite le feu et la damc de Valboulet faillit pĂ©rir. Ap!'Ă©,; avoir Ă©t.~ fouettĂ©e, elle allait ttre jetĂ©e dans les flammes, quand quelques braves femmes du quartier ublinrent de celle soldalesquc que Nlarie lie fĂčt plus inquiĂ©tĂ©e. 3lĂ©rnoire ri-drssus et cotn~nunicatiou de Jl. de l'ruidefun~. 4 Alu! commune dit canton rie S2int-Pierre-de-f;hign;tc ancienne paroisse du paringe. ÂĄ;; François-Sicaire de Bourdeille, appelĂ© le marquis ,!e Dourdeille, aprĂšs la mort de son pĂšre, Hen!'i, enl641, fut nommĂ© licutcnant gĂ©nĂ©ral en septembre 11i50, puis charge, un an apl'Ăšs, de levcr quatre rĂ©giments de cavalerie, deux d'infanlerie, cn prenant, pour acheter des armes, les fonds des tailles du PĂ©rigord, depuis lLili, La retraite de Conrl,; dans son gouvernement de Ciuyenne ren- ceste grande assemblĂ©e ne fust pas grand. Oa visita la forest. Mons. le comte de Grignols 1 fut le premier qui y entra, mais il ne trouva point d'ennemis Ă  combattre. Croyant qu'ils avoint tous pris la fuitte, toutes les trouppes se rendent Ă  Perigueux. On laisse une garnison Ă  Pissot, conduilte par mons. de La Valade 3, gentilhomme de mons. de Bourdeille mais il ne s'y arresla guĂšres, soit qu'il n'eut pas de vivres ou autrement, et pour lors incontinent nostre maison fust bruslĂ©e, avec celle de mons. Senard el1\lassorere, par les crocans. D'Ions. de La Chapelle 3 fut faict maire de la ville pour la 3 fois. 1639. Le mesme an que dessus, mons. de Bourdeille, adverti que ces voleurs n'avoint point laissĂ© leur vie ordinaire, y relourna pour une fois a la teste de 12 cent hommes et se campa a Egliseneufve du Souc pour avoysiner d'avantage la forest. 1639. lltesme an que dessus, mons. le marquis de Bourdeille, pour le mesme subject, accompagne de deux cent chevaux, ayant roulĂ© depuis Egliseneufve du Soue jusques Verg prit Greleti 4, versa sa fortune, en ce qu'il ne s'allacha il aucun parti il aurait mĂȘme refusĂ© le Litre de duc et la pairie plutĂŽt que de l'arrutcr il son passage Ă  PĂ©rigueux. Le sieur Vincenot et le conseiller d'Andrault, l'un receveur des tailles, l'aulre placĂ© comme intendant il PĂ©rigueux lui auraient cependaul donnĂ© la main. Il mourut Ă  Paris, le mai lli7Z, sans alliance. Le marrÂĄl'is de LauriĂšre lui succĂ©da comme sĂ©nĂ©chal de PĂ©rigord. l~ P. 184, [0 142, 1 AndrĂ© de Talleyraml, comte de Grignols, baron de Deauville, seigneur de 5aint-LĂ©on, I3causĂ©jour, etc. fils cadet de Daniel, prince de Chalais, et de de ltonluc, Ă©pousa, par contrat du 3 dĂ©cembre IG39, Marie de Courbon, fille de Jacques, sei~neur de Roumegoux et de 'vlal'ie de Tison. Il tcsta lc 30 avril ltili3. Il fut colonel d'un rĂ©giment d'infanterie do 20 compagnies, en ttj!.O, et fut griĂšvement. blessĂ© lors du siĂšge et de la prise de Grignols et DeausĂ©jour, par Ballazar. fVotc dn Vt. ~le GĂ©rard_ 2 Henri de Gentil, Ă©cuyer, s~igncur de La Vallade et de Croignac, Ă©pousa, le 14 octobre lfi3J 1ĂŽ3Ă©J, Ăš\Iarguerile d'Alloigny, fille de François, chevalier, seigneur du et de Charlotte de La Porte. ÂŁ1 Ă©tait 11ls de Ăš\Iartial, capitaine du ch;iLeau de Bourdeilles, et de Ăš\-Iarp-uerile de Perrolt aliĂ s l'Ă©riol, ChĂ©rin. P..lnselrnc, r~Ă©n..3Il~ign,y, et W dnud, R'o6. du Bertrand de Chillaud, Ă©cuyer seigneur de La Chopelle-Gonaguet et des Fieux, conseiller du roi, maire en 1 14 et en tG3\, vice-sĂ©nĂ©chal en lfiltĂŻ-llilti. Il Ă©pousa, le ;ÂĄ novembre tGl~3, Isabeau de Fayolle fille de Philippe, Ă©cuyer, seigneur de Fayolle, et de Cathurine de 1'aillcfer. Il Ă©tait fils de Jean, Ă©cuyer, vice-sĂ©nĂ©chal, et d~ Paulo de La Parle. D'llozicr, lrmorinl de F'rance, registre l; et Liste des maires de par A. de f'roidefond. 4 Pierre Grelety, habitant du village du Castaudour ?, paroisse de Saint-Ăš\larme, tirant vers la forest de Vern, estoit laboureur de son premier mestier, Aryant vu un of1lcicr tirer un coup de pislolel sur son pĂšre dans une bagarre a Saint-Mayme, il lui dĂ©chargea son fusil. SI1I' ces entrefaites, le sieur J011jar fut tuĂ©, et, comme ils Ă©taient ennemis voir ci-dessus la note de chef des voleurs, lequel fut rouĂ© Ă  Bourdenux de ;31 coups de fer le 8 decembre. 1639. Le mesme an que dessus, Salce fut pris par mons. le prince par assaut, accompagnĂ© de mons. le vicomte d'Arpajon et du mareschal de Schomberg, puis mons. d'Espenari fut mis dedans avec bonne garnison et la mesme annĂ©e reassiegĂ© par les Espagnols et pris. Prise d'Arras. Sloug. d'Espruell. -1640. Arras, capitale de l'Artois, fut [pris] par le roy aprĂšs 5 ou 6 mois de siĂ©ge et fut mis capitaine dedans ou pour mieux dire gouverneur [Saint-Preuil] 1, et y demeura onviron un an, aprĂšs quoy il eut la teste tranchĂ©e, soubconnĂ© de quelque trahison et de molester par trop les habitans. -1640. Les crocans ne cessans point tous actes d'hostilitĂ©, mons. de Bourdeille, pour seconder le zĂšle de nos nouveaux magistraLs, se transporta Ă  Parigueux pour resoudre du remede qu'on debvoit appliquer a un si grand mal, et aprĂšs avoir faict de belles et bonnes ordonancea enjonctions Ă  tous les juges, lieutenants, curĂ©s et officiers des lieux et parroisses de courir sus Ă  ses voleurs et les saisir pour leur parfaire le procĂšs comme perturbateurs du repos public. En outre, fut d'advis de mettre sus pied une garnison composĂ©e de six vingt hommes et qu'elle seroit soldoyĂ©e aux despens de la ville, la page 91, on l'accusa de cc crime il fut condamnĂ© Ă  mort par contumace; c'est ce qui le lança dans le parti des croquants. CC. Il ne fut pas rouĂ©, mais graciĂ© aprĂšs la pacil1cation; une lois pardonnĂ©, il fut conduit Ă  l'armĂ©e d'Italie, oĂč il mourut comme gouverneur du chĂ teau de Verceil. NoLes dc M. Villepclet, d'aprĂšs Chevalicr de Cablaac. Bessot dit du reste, plus loin, qu' Ă©taient deux Grellely et qu'ils furent graciĂ©s. t François de Jussac d'Âmbleville, seigneur de Saint-Preuil ms de François et d'Isabelle de Bourdeille, lit prisonnier le duc de Montmorency Ă  Castelnaudary. Sur son arrestation, son jugement et son exĂ©cution 9 novambre, voir les hfĂ©moires de Jacques de Chastenet, seigneur de Puysegur Ă©dition de la SociĂ©tĂ© bibliographique, tome II, 1883, p. 3. PU~-SĂ©,lll' donne Ă  soit compagnon d'armes cet Ă©loge, que confirment d'autres contemporains C'Ă©tnit un des plus braves et des plus hardis hommes qui aient Ă©tĂ© en France dep uis plusieurs siĂšcles, et l'un des plus libĂ©raux et des plus Ă©uĂ©reux. n L'Ă©diteur des VfĂ©moircs, qui cite, sur l'affaire de Saint-Preuil, les historiens de Louis XIII, Le Vassor, le P. Griffet, aurait pu citer encore les de Bussy-Rabutin et les Historicttes de Tallemant des RĂ©aux, ce qui fut exĂ©cutĂ©, mons. du Pouset 1 estant conducteur de laditte garnison pour rouler par tous ces lieux suspects et ou on croiroit les pouvoir rencontrer. i6W. Le 20 de mars, un mardy, trois heures aprĂšs mydi, le jour de S. Joachim, ma femme s'accoucha pour la premiĂšre fois d'une fille, laquelle fust tenue Ă  baptesme le 5 aoust, la mesme annĂ©e que dessus 1640, par mon pere et ma tante d'Egliseneufve 2; madamoyselle de Palisse ne l'ayant voulu 31 tenir, estant de la relligion, et mourut le 4 dĂ©cembre i6iO, DĂ©bordement de rivtĂšre, grand. 1640. Le mesme an que dessus, le 14 juillet, il feit un si grand debordement d'eau, que, aux hyvers les plus pluvieux, l'on n'a rien veu de semblable ayant emporte tous les foins et gastĂ© ceux qui restĂšrent. 1640. La susdicte garnison ne subsista pas longtemps lant a cause de la pauvretĂ© de la maison de ville que du peu de vivres et de fourrage qui se rencontrarant Ă  la campagne pour leur entretien, oultre que aussi il n'en revient aulcun bien Ă  la communaulLĂ©, ce qui fu t cause que quelques temiB aprĂšs on envoya en ce pais, le rĂ©giment de Ventadour, le ~uel, aprĂšs avoir roulĂ© asses longtemps, soit autour de PĂ©rigueux ou ailleurs, fut enCm corn nandĂ© Ă  cause de l'insolence do ses voleurs par le comte de Grigaols, qui avoit auparavant vainement entrepris de les chas3er ou les mein;r Ă  la guerre; a quoy ils n'avoint voulu entendl'e quel polirparloi- qu'il y eust eu de les allar forcer dans la forest ou on croioit qu'ils se tinss3nt les plus asseUl'Ă©s. Mais cella L Pierre Grant du Pouzet Ă©cuyer, sci~neur de Tenteillac, Ă©lait fils da Pierre, Ă©cuyer, seigneur de Teillae et TenleiTLac il naquit Ă  la fin du xv. siĂšcle et mourut it Tenteillac, prĂšs de La Tuur-Blanche, avant 1653. Ce fut un brillant oftleier, il commanda le rĂ©giment de Bourdeille et fut blessĂ© au siĂšge de La Force, en 1Ă»;2;2, oĂč il accomplit des actions d'Ă©clat. De sou mariage avec Olive Ruffier, contractĂ© Ă  Cognac le. fĂ©vrier 16;24, il laissa deux fils François, qui servit avec ~Ăšle la cause du roi pendant la Fronde, et Henri. lVotire sur Grant du Pouzet, par Dujarric-Descombe~ C'est le 22 janvier 1640 qui'il reçut du comte de Bourdeille une commission, pour commander uue troupe de~linĂ©e Ă  courir sus aux croquants. .Votc de lif. H'. de BcllussiĂšrc. 2 Voir la note Chalup au commencement. babeau de Bessoi, femme de Jacques de Chalup, Ă©cuyer, seigneur Ăč'Eglise-Xeuve, 3 On a Ă©crit, aprĂšs coup, au-tlessu-3 de ce mot, a peu pour pu. Vou.~ cĂ©\nnaiss ms cependant des exemples de catholiques parrains d'enfants protestants et vice f~orsa. rĂ©ussit fort mal, car ce regiment, aprĂšs s'estre engagĂ© insensiblement dans la forest et forcĂ© sans beaucoup de resistance deux ou trois de leurs forts, receut une si rude descharge par ces voleurs qui s' stoint choisy le lieu pour les combattre, que tout le regiment fut mis en roulLe, nonobstant le secours qui apporta monsieur le comte do Grignols avec sa cavallerie, lequel y fut legerement blessĂ© et y perdit son page; aprĂšs quoy,beaucoup de ses soldats furentexposĂ©s Ă  la fureur de ces voleurs, qui en retirĂšrent beaucoup d'armes et en fut tuĂ© deux ou trois cents avec beaucoup d'officiers, du pillage desquels on enrichit de beaucoup ces brigands. Les nouvelles de ceste desroutte estants arrivĂ©es aux oreilles de mons. le marquis de Sourdis 1 qui donnoit p~ur lors les ordres du roy, comme lieutenant du gouvernement de Guienne soubs mons. le prince par le bannissement de mons. le duo d'Epernon, il se rĂ©solut d'y venir luy mesme en personne, et pour ce'!t effect, s'accompagna du regiment de Tonnens et de celluy du comte de Grignols, qui depuis peu svoit este faict regimentaire par le decĂšs du Vignon et se transporta au chasteau de Verg, ou il ne fut pas que messieurs de la noblesse ne manquĂšrent pas de luy donner de mauvaises memoire!! et impressions de PeriĂŽueux mais nos depullĂ©s ensuilte efftlcerent cella de l'esprit de mons. de Sourdis, luy racontant le mieux qu'ils sceurent les sources du mal commun. Cependant mons. Bourdier 2i et mons. Chancel 3 furenl depulLĂ©s de la cour presidialle pour recevoir les auditions des lesmoings et inslruire le procĂšs de ces voleurs, lesquels ne quittĂšrent point la forest nonobstant la presence de mons. de Sourdis et de ces deux regiments qui estoint aux environs de Verg et Egliseneufve du Souc. Enfin, soit pour n'ahasarder point les forces ou pour croire celles des aultres plus grande~, il ni eut nulle attaque et les voleurs eurent loisir de se t Charles d'Escoubleau, marquis de Sourdis et d'llluye, fll-9 de François et de Jeanne Babou, fi-Ăšre du cĂ©libre cardinal-arcbevĂȘque de Bordeaux, fut marĂ©chal de camp, conseiller d'Etat, elc. Il mourut Ă  Paris, le 21 dĂ©cemb,'e 1366 il avait Ă©pousĂ© Jeanne de ~Iouluc, princesse de Chabanais La Chesnaye des Bois. 2 ~Ionsieur maitre Pierre Bouirdier, sieur de Beaumont, conseiller du roi au prĂ©sidial de PĂ©rigueux, fils de Michel, Ă©cuyer '1, sieur de Beaumont, d'Aixe, coseigneur de Saint-Pardoux-la-Ri\'iĂšre, et de Marguerite Girard Ă©pousa, le 18 novembre 1620, illarguerite de Grenier, testa le 18 octobre 1612. Leur 11Is Jean Bourdier, sieur de Beaumont, Ă©pousa ThĂ©rĂšseJeanne Videau, eu 16fi3. Arrhives dĂ©partementalcs de la Giroude, B. 15G1; arr~ts du Parlnment dc 1768. 3' Peut-ĂȘt re Jean-Baptiste Chancel, conseiller au prĂ©sidial de PĂ©rigueux. en 1ti`~;i, et Ă©poux d'Anne de Gravier. A. D. 1. Par vengeance, sans nul doute, Grellety fit pĂ©rir, en lti~2, dans une attaque, le sieur Chancel de La Veyssonnie, flls du maire de PĂ©rigueux Chance!. C. C. disperser et retirer a petit bruict, aprĂšs quoi monsieur de Sourdis s'en vint Ă  Perigueux, soit pour s'eclaircir mieux du tout, soit pour en confĂ©rer avec messieurs de la cour prasidialle. Mais le tout se termina a ce qu'il y auroit garnison dans Verg au cba,-t3au et aultres lieux circonvoisins et que la forest de Verg seroit couppĂ©e; pourquoy les parroisses furem mandĂ©es pour s'y rendre en bon nombre, ce qui fut cause que ces deux rĂ©giments demeurĂšrent longtemps au pais pour exĂ©cutter les commandPments de mons. de Sourdis, lequel, aprĂšs avoir faict de belles ordonnances, s'en alla. Dowotlou Ă  S. Josoph, aux Augustins. 1640. Les R. PĂšres Augustins 1 dresserent un autel Ă  l'honneur de S. Josepb en leur Ă©glise et y fut instituĂ©e une confrerie le if mars qui est que depuis on celebre sa feste avec plus de devolion, n'estan pas seulement cognue auparavant du peuple. Grande disette de ~~iu. 1640. Arriva une extreme chertĂ© de vin, la barrique estant montĂ©e jusques a douze et 15 escus, ce qui dura jusques Ă  l'an 16, avait fondĂ©, Ă  Fanlac, uu monastĂšre dc BĂ©nĂ©dictines. Monographie da Saint-Front, ppr l'abGĂ© Cnrlcs. Elles vinrent Ă  PĂ©rigueux dans sa maison, vcrs 1647. CC- 4 La cĂ©rĂ©monie fut prĂ©sidtic au nom de l'Ă©vĂȘque par M. -Jean lfartin, le membre du conseil de villc et du prĂ©sidal de PĂ©rigueux, qui avait Ă©tĂ© l'uu il des premiers promoteurs de la foudation. Il Ă©tait entre dan~ l'Ă©tal ecclĂ©siastique apr~s la mo!'L de sa femme, eL venait d'ĂȘlt'c ordonnĂ© prĂštrc, puis nommĂ© pĂšre spirituel de la communautĂ©. Il disait ce jour-lĂ  sa premiĂšre messe. La Visitation Ă  PĂ©rigueux, dĂ©jĂ  ciLĂ©c_ Il devait ĂȘtre de la famille,- Ă  moins Narfage de mons. d'Aogaicn aaoc la fille du maresehal dc Dresc. 1641. Le mesme an que dessus, le duc d'Anguien 1, fils Ă  mons. le prince, espousa la fille du mareschal de Brese et niepce de mons. le cardinal de Richelieu, qui luy apporta en dot toute la duchĂ© d'Albret acheptĂ©e par mons. le cardinal 2. Changemcnt au gonverncmcnt dc Gulenno. 1641. Le mesme an que dessus, mons. le mareschal de Schomberg 3 ayant quittĂ© son gouvernement du Languedoc, par le commandement du roy, Ă  mons. le prince de CondĂ©, fut pourveu de celluy de Guienne pour trois ans. Entrtio dc M. de Bourdeille cn qualitĂ© de gouvorucur et senoACl~al do Porfguort dans Peeigucu~. 16'12. Le 23 d'aoust François de Bourdeille, pourveu des charges do seneschal et gouverneur du Parigord, feit son entrĂ©e a raison d'icelles dans Perigueux, accompagnĂ© de bon nombre de noblesse, les honneurs accoustumĂ©s luy ayant este rendus et qu'on n'obmet dans telles occur- que cc ne soit lui-mĂȘme, de Jean hlarliu, conseiller du roi au prĂ©sidial de PĂ©rigueux, maire de celle villo en 1Ă»17, mariĂ© Ă  Jcauno de Penaud, et parent de IB° !\ladin, Ă©vĂȘque de PĂ©rigueux. On trouve bien en 1639 un Jean 9lartin, conseiller au prĂ©sidial Ă©poux de Guillemette Roy, mais deux ans semblent courts pour enterrer sa femme, la pleurer et franchir les degrĂ©s canoniques conduisant Ă  la pretrise. 1 Louis de Bourbon Il' du nom, prince de CondĂ©, nĂ© en Hi21 mort en lfif3ti, mariĂ© en IG51 avec Claire-ClĂ©mence de tiaillĂ©, duchesse de Frousac, par sa mĂšre sceur du cardinal Richelieu. 2 Il y a erreur de la part de notre auteur. Par contrat du 20 mars 1G51, le duchĂ© d'Albret fui cĂ©dĂ© Ă  FI'Ă©dĂ©ric-~laUl'ice de la Tour- d'Auvergne, duc de Bouillon, vicomte de Turenne, en Ă©change de la principaulĂ© de Sedaa. Les lettres d'Ă©rection en duchĂ© pairie furent cxpĂ©diĂ©es Ă  Saumur en fĂ©vrier 1tii~, puis confirmĂ©es en aoĂčt 11132 en faveur de Godefroifaurice fils du prĂ©cĂšdent Pcre Ansclrne l lbrct. A cette Ă©poque, le duchĂ© d'Albl'et s'Ă©tendait bien au-delĂ  de l'ancienne sirerie de ce nom. Il comprenait une partie du Bordelais avec la sĂ©nĂ©chaussĂ©e de Castelmol'on, dans l'Enfre-deux-mers, et sa chĂątellenie de Puynormand descendait jusque sur les bords de l'Ille, Ă  St-~[Ă©dard-de-GuiziĂšI'es. de Libournc, Par Guinodic, 111, 240. ~l, Charles de Schomberg, marquis d'Espinay, comte de Naiituieil, chevalier des ordres, colonel les mourut sans enfants il Paris le G juin lli5ti. Il avait Ă©pousĂ© [" Anne, duchess~, en 1t;?t; 2" en 16'16, une PĂ©rigourdiuc, ~tario d'fiaulcfort, dame d'alours le la reine, Hile de Chai-les, mJr,ÂĄuis d'ilatitcrort. Piru _inscIrnc rt . rences et du corps de la ville luy allerent au devaut mess. les maire et consuls, suivis do soyxante ou quatre vingt chevaux environ unJ d petite licue, aussy bien que messieurs de la cour presidialle en nombre de huict ou dix, avec leurs huissiers, qui precedoint mons. de Champagnac, second president, faisant chef toutes les quarliĂšres pareillement assemblĂ©es, y comprins les fauxbourgs et la citĂ©, avec quelqucs parroisses de la banlieue, feirent un gros de huict ou neuf cents hommes qui furent rangĂ©s en bataillon a l'arrivĂ©e de mons. le gouverneur au Terrieres par M. de Reillac 1, gentilhomme de la ville, major de ceste infanterie, qui ne voulut souffrir que les clercs allassent devant les escoliers qui, en vĂ©ritĂ©, esloiut plus foibles que les'aultres, quoyque deux fois en plus grand nombre, mais cella ne se debvoit pas der,ider par les armes, car la raison demandoit sans difflculte que les escoliers preceda~sent les clercs, ce qui ne fut pas pourtant toutĂ -faict observĂ©. Il y avoit ce disliche sur la porte de Taillefer Ingredere o~tatam tandem feliciter urbem ~llania nostra tibi, sed mage corda patent. Il fut logĂ© Ă  la maison de mons. Boudi 2, procureur du roy au presidial on y avoit [placĂ©], de la premiĂšre porte, trois armoiries, celles du roy premiĂšrement, au-dessus desquelles estoit ce petit mot Hmc omni ternpore florent. A coste droict au-dessous esloint celles de la maison de Bourdeille, qui sont deux pattes de griffon rouges avec ce petit mot Secwitas altera. Celles de la ville estant a cosle gauche avec ce peu de mots Inricta fi~les. On n'oublia pas de sortir, a ceste cercmonie, toutes les piĂšces de canon qui esLJicnt Ă  l'arsenac, propres Ă  tirer, qui se rencontrel'entcinq en nombre et furent tirĂ©es. Comme il 1 Pierre d'Abzac de La Douze, Ă©cuyer, seigneur rie Reilhat, fils de Gabriel et d'Antoinette Bernard de Vieilleville, Ă©pousa le 2 dĂ©cembre 1612 Mal'ie rie Jar, veuve de Denis de la Port, juge crimincl de la sĂ©nĂ©chaussĂ©e de P3 2" Jac~ues, Ă©cuyer, sieur de Saint-Cermain, marie le 12 juillet 1658 Ă  Alarlhe de Lestrade de Floirac; 3" Pierre, abbĂ© de Tourtoirac. l'. P. 145. 3 Artiaud .\udollin, Ă©poux de Cathel'ine fleymond, et l'un des bui r prud'hommes en Lli't2. Note de dl. Ilardy, d'nprĂšs les Arrhit mueticipnles dc PĂ©ridurur, BIJ. 15 et Il Ă©tait fils nu pai,,.jit, probahlemenl, d'un ,\udoliy, deuxiĂšmp, consul de l'Ă©ri~ueux, mort ~t Bordeaux le 1"' aoÙt IIjU8, IC. G'.1 en beaux plaides le fils de mons. Chanion 1 l'advocat ayant faict son premier coup d'essay prĂ©sentĂ© par mons. Robert 2, advocat, Monteson 3 l'advocat, le second fils Monteson, l'advocat du roy luy repartant; Bertin ayant presentĂ© le fils de mons. Dataux, les mesmes fils de Alonteson, l'advocat du roy, playdĂšrent une seconde cause et fut finie l'audiance par les discours de Verneuil 4 advocat, et Banaston U'j, tous lesquels susdict plaides ne manquerent d'estre remplis de beaucoup de louanges, compliment et Ă©loges d'honneurs addressans Ă  mons. de Bourdeille. Relraicte dc M. de SOisson5 dane Sedan au mois de juillet. Lc cardinal dc Richolieu fat caasc dc ~a mort. 16-H. Mons. le comte de Soissons 6, second prince du sang, se meffiant de l'humeur de mons. le cardinal de Richelieu, ou se voulant mettre Ă  l'abry de S9 colere et de ses finesses, fut contrainct de se 1 Grimon on trouve aussi la forme Chanion sieur de la Faucherie, avocat cu parlement, fut nommĂ© premier consul en 1I3~31. Il devait ĂȘtre proche parent de François Chaignon Ă©poux de Catherine Tourtel, deuxiĂšme consul en 1611. Il est probable qu'il est le pĂšre de Dominique Chaignon, avorat en parlement, mariĂ© -t Jeanne Lasverguas le 23 avril 1G't~. Note de dl. Hardy, d'aprĂšs les Archives municipalcs dc LivreGert, et GG, 56. -2 Jean Robert, sieur de la CĂ©parie, fut nommĂ© troisiĂšme consul en 11333. C. C. Le Livre 6'rrL l'" b0, dĂ©signe ce consul simplement comme archer du vice-sĂ©nĂ©chal. ,Vote de 1l. Peut-ĂȘtre est-ce le mĂȘme que le Hobert de la CĂ©parie, tuĂ© en dans la lulle des citoyens de PĂ©rigueux contre les frondeurs. lrmorial du PĂ©riEord, II, 126. 3 Pierre-LĂ©onard de ~Ionlozon, ehe\'aliet" sieur de la Chabaine fils de LĂ©onard, Ă©cuyer, sieur de la Goalessie, avocat du roi a[i prĂ©sidial de PĂ©rigueux, et de Ambroise Tourlel le GI'amonrl. Il est nommĂ© au testament de son pĂšre 3 avril 1690, avec ses fi-Ăšres llobert et Jean il Ă©pousa liarie Borros. .Vote du vicornte de GĂ©rarrl, I'ApI'cJ ChĂ©rin et lrs de d'Nozier. LĂ©ouard, le premier avocal dll roi, fut maire de PĂ©rigueux en 1ĂŒ113 avec Antoine de Jehan. l'onrl~ Peri~ord, 50. Son fils Jean, veut de Jeanne de La semble s'Ăšlre re;n;triĂ© avec Anne de Jaubert, fille de François, Ă©cuyer, sieur de la Courre, et de Jeanne Couraudin. _9r~hivcs de G'umond. 4 Pierre de Verneuil sictir de La Peyt,e, avoc-it, consul en 1G90, Ă©poux de Marie Dubois 1..Il, P. -GG 4h'. Probablement pĂšre de Pierre de Verneuil, avocat, qui Ă©pousa, le 19 avril 165ti, Sfarie d'Alesme, .9rchives dĂ©p. de la Giron~Jc, C. 3,JJ-'r. 5 De 1G83 Ă  lG,i2, on trouve François Banaslon, avocat en 1MI, dans l'acte de baptĂȘme de Benoil, son fils, il est Ă©galement dit juge des jL[I,idiGlions de La Chapelle-Gonaguet et de Cbancelade. Il fut consul de PÚigueux, en 1li45 et en 1&i? il avait Ă©potisĂ©, avant 1133 ĂŽ Françoise Dubois. F. P. ~J, et note de JI, Ilardy Ics A..ll. P. BB I~ CG,7, 54 et li Louis de Bourbon, comte de Soissons, de Clermont fils de Charles' comte de Soissons et le Dreux, pair et grand-maifre de France, et I'Antie, ecmlesse do MontafiĂ©, nĂ© le 11 mai 11304, fut tuĂ© Ă  la bataille de la ;IarfĂ©e, prĂšs Scdan. .lfr,r,~ retirer de la cour ou par quel artifice que ce fut il ne fut plus possible de le faire revenir, quoyque madame sa mĂšre fut Ă  Sedan expres de la part du roy pour l'asseurer de ses bonnes volontes touchant son retour, lequel il dĂ©laya bien, mais il ne peut dilayer le malheur qui le talonnoit, car s'estant cantonnĂ© dans Sedan et embarque par consequent le seigneur de ceste place avec messieurs de Vendosme dans son party pour l'appuy duquel il appella des forces estrangĂšres tirĂ©es des terres de l'empereur conduitles par le general Lemboyt, de quoy s'estimant asses fort voire de beaucoup plus que l'armĂ©e de mons. le mareschal de Chastillon 2, qui avoit un ordre du roy de se rendre aux environs de Sedan, soit pour epier leurs actions, soit pour les combatll'e, si l'occasion s'en presentoit, comme il arriva malheureusement, car l'armĂ©e du mareschal de Chastillon fut toute mise en routte et quantitĂ© de prisonniers menĂ©s dan Sedan mais plus malheureusement pour le comte de Soissons, car il se trouva mort dans la meslĂ©e, quoyque luy et ceux de son party eussent emportĂ© la victoire, laquelle ne s, peut dire entiĂšre par la mort de ce prince, qui eut mieux faict de gagner des batailles pour son roy, en reslant avec honneur, que de perdre la vie en gagnant des victoires contre le service de son seigneur. Sccoudc fille. 16H, Le ?0 septembre, a onze heures et demy de nuict, ma femme s'accoucha pour la seconde fois d'une fille ~3, laquelle fut prĂ©sentĂ©e Ă  baptesme a maIlS, Palisse, mon beau-frĂšre, et Ă  damoyselle Françoise Mourcin, femme en secondes nopces a mon pĂšre, lequel elle receut le 25 febvrier par mons. Hobert, vicaire 4. 1 Le baron Guillaume de Lambov, nĂ© cn mort vers 11i70, prit lu service Ă  le 14 ans dans les armĂ©es de l'Empcreur. Il sccourut j,1l~, en W3Ă»; fut nommĂ© en ln;l;1 rcnut deux blessures Ă  1,,ns 1IH8, et pril sa retraite la paix des PYI'Ă©nĂ©c~, IIioJ. .otcs de dins l'Histoire de la ducrrc de GI/J'cnne, par lialtnzar. 2 Gaspard de Coligny, duc de Ch;ilillon, elc., marĂ©chal de France, naquit en 1584 et mourut le 4 janvier 1646 c'Ă©lail le petit-ilis de l'amiral tuĂ© Ă  la Saint-UarthĂ©lemy, Jfu/'Ă©/'i. 1.; Fran,;oise, morte avant rilt haptisĂ©e le -2~- fĂ©vrier 11i43. 4!. P. GI],5 f" . 4 CeotTroy l\obcrt Ă©tait cicaire de 5ainl-Front, commis par le chapitre d';c'~lIe Ă©glise. p. JI, P. iC,4H, ;ĂŻ4, ErcctioQ de la nouvelle confrĂ©rie du scapulaire daus l'Ă©glise S. Sillalu. 1641. Mons. Fargeas, curĂ© de S. Silain 1, voyant que la confrerie du saint scapulaire estoit installĂ©e en plusieurs bonnes villes soubs le nom de Nostre Dame du Mont Carmel, feit tant par ses soings qu'enfin il en establit une dans sa parroisse de S. Silain et pour la celebration de ceste devotion et affin qu'on y gagnat les indulgences y comprinses qui sont bien si grandes que, comprenant toutes les aultres de quelle nature qu'elles soint, on asseure d'avantage que ceux de ceste confrairie, portant le scapulaire comme il fault, ne passent point par les flammes du purgatoire, ou le premier samedy aprĂšs leur mort en sont dĂ©liuvrĂ©s par les intercessions de Nostre Dame. Le quatriesme dimanche fut choysi pour leur dĂ©votion, ou aprĂšs vespres le curĂ©, portant une image de Nostre Dame, accompagnĂ© de ses confrĂšres, fait procession tout autour de sa parroisse, rĂ©citant les litanies de Nostre Dame du llont Carmel, assorties particuliĂšrement Ă  ceste compagnie. Dcwotlon des PĂšres Aagustius tons les secouds dimanches du mois. 1641. Le mesme an que dessus, les R. PĂšres Augustins el'igĂšrent aussy une aultre confrerie pour lous les seconds dimanches du moys soubs le nom de Nostre Dame de PitiĂ© et de Consolation, c'esl-Ă -dire pour ceux qui porteront la ceinture beniste, Ă  laquelle il y a une infinitĂ© d'indulgences que les curieux et devots pourront veoir dans les bulles, ou par exprĂšs privilĂ©ge on participe aux indulgences de toutes les aultl'es confreries, et on expose Ă  vespres le S. Sacrement de l'autel particuliĂšrement. Ce fut le 10 novembre qu'elle fut installĂ©e. 1 Antoine suiccĂ©da en çeptemUre It131 n Picrre Simounpt, conune curĂ© de Saiut-Silain; il Ă©tait bachelier en thĂ©ologie. Il dĂ©cĂ©da le 8 septeiiibre iti47, et fut enterrĂ© le lendemain dans ses tombeaux qui sont dans la chapelLe de >;ostl'e-lJame de la PitiĂ© ou des Tl'ols-Maries, dite aussi \olre-IJame de La Sauvetat. 1..ll. Il. GG,II;ĂŻ et 116. Devotion du rosaire perpetnel des Jacobins. 1641. Le douziesme decembre, je me suis mis de la confrerie du rosaire perpetuel, establi au couvent des Jacobins 1, avec obligation de le reciter Ă  pareil jour de dix Ă  onze heurl3s de matin tous les aƒS une fois, le tout Ă  l'honneur de Jesus et de Marie, et le 13 decembre, ma femme en doit faire le semblable de 4 Ă  5 heures aprĂšs minuict. Le Portugal restabli eu roynume, ayant secouĂ© le joug de l'Et'lpagnc. 1641. Le royaume de Portugal se ressentant par trop des imposts d'Espagne ou de la levĂ©e des gens de guerre, ou pour quelque aultre fin, secoua le joug Espagnol et recogneut pour roy le duc de Braguence, qui s'est trouvĂ© l'estre du sang royal descendant de dom Sebastian, dernier roy de Portugal, La Catalogne s'estant rca~oltEo t'le mtst soubs la protection de France. 1641. Pour mesmes raisons que dessus, la Catalogne, grande province et dont le roy d'Espagne tiroit les principalles forces pour la guerre, aprĂšs s'estre revoHĂ©e contre son prince, pour se mettre Ă  l'abry de sa colĂšre et pour esperer son traittement plus doux, se mit soubs la protection de France. Mariage de ma sƓur de Laborie. 16U. Le 19 janvier, Pierre Chancel ~i, sieur de Barbadau, espousa ma sƓur par les mains de mons. Duran vicaire 3 de 8. Front, dans la chapelle de Nostre Dame de la Guarde. 1 Les Jacobins ou Dominicains, fondĂ©s en 12H par Pierre de Saintavaient leur couvcnt lĂ  oĂč sont aujourd'hui les Ursulines. .Notes de .1[. le channine RcrrĂ© Brrnaret sur St-Front. ? Pierre Ghancel Ă©cuyer, sieur de Barbadaud, Boriefrogne aliĂ s Iiorieroquel qualillĂ© aussi dc sieur' de La liori,, fut baptisĂ©, le septembrc 11i13, comme I1ls de noble Jean, sieur de La Fouillouze et l3arb;tdaud, et de le Jcltan. Les regislres de 1-aint-Frotil donnent bien, comme date de son 1ll~I'iaf!c avec le Bessot, le l\J janvier JtVd. A..1[, P. ti~ 41, t' 111, et ~6, l' 1~1; d'ffozier, Armorial pĂ©nf~ral, rry. III, Chaocel. Le contl'~l l'e,u par Pliilipot, notail'c royal, avait Ă©tĂ© passĂ© le 22 septemlire 1GIII. La G'csnayc dcs Bots. ;iy Un trouve le nom Pierre Duraud, vicaire Ă  Saint-Front, de i;36 Ă  1647 environ. 11..11. P. I louwcau couvcut d'Crsalineq. 1642. Arriuua en ceste ville un aultre famille de religieuses appellĂ©es de S. Ursule 1 qui achepterent la maison e~ enclos de mons. Vige 2 appellĂ©e les Rateries et font la leur demeure. Abolition de Greleti. 1642. Le 25 janvier, Pierre GrelĂ©ti, natif de la terre de Verg, avec son aultre frĂšre, capitaines deb voleurs du pareage obtindrent du roy leur lettres d'aholilion pour eux et pour tous leurs adherans et complices qui les avoint accompagnĂ©s en leur meurtres, vols, bruslemens et brigandages continues depuis l'an 1637, jusques Ă  present et fut enregistrĂ©e Ă  PĂ©rigueux le 18 mars mesme an que dessus, Alexandre ~1, advocat, juge de Lardimarie, ayant playdĂ© pour GrelĂ©Li, et passĂšrent sur le pont de la CitĂ© en nombre de cent ou six vingts et de la Ă  Nostre Dame de la Garde 4 pour se rendre Ă  Trigonan 5, ou ils logĂšrent. 1 Les Ursiiliiies de PĂ©riguctw, venues du couvent de Bazas, furent fundĂ©es eu 1G41 pal' tfarguerite de Calvimont, fille de Jacques, baron des Tours rie, Nlontaigne, qui fut leur premiĂšre supĂ©rieure; elles habitaient en face du couvent qu'elles occuilieiii aujourd'hui, rue de Bordeaux. ;ote~ de _1I. le chanoinc licrnnrct sur Snint-l'ront ct Snint-1/lais dnns sa rdĂ©ncnlor/it G'nlvirnont. Cependant les registres paroissiaw de saint-Iaienne dc la CitĂ© A..11. P. GG, l~i donnent au 2~ avril 1669 l'enterrement dans l'Ă©glise des religieuses de Saint-Dcnoit, de lfarguerile de Chillaud, fondntricc tlec Ursullncs. » 2 Pierre De%,i2-c, prĂ©lre., lirĂ©l-fndier de la CitĂ© en 1I33G, Guinot ppotix de Jeanne vivait en Pierre Ă©pouix de !\[m'gucrite Ga~'aud, vivait en 1li~J7 tels sont les seul; paroissiens de la G'itĂ© dont les noms rigtii-ent sur les rcgislrcs paroissiaux, Guilhem de N'i,e, Ă©poux de, l\I1'Ăąuerile Clieyrat ou Cleyrac, messafier ordiuaire de la ville, vivail en ff}ld, mais il fait baptiser ses enfants Ă  saint-Front ou il ~ainl-silain. inote de VI, llnrd~ d'aprĂšs lcs _Arcfticcs municilmlcs de PĂ©ri~ucu_r, GG,8, ĂŻ.'r, ;5, 11;, 18 Il y wait cette Ă©poque quatre avocats appartenant Ă  la famillc Alexandre 1" Jean, qui maria en 1641 sa Hile Bcrtrandc u Odet Le Long, Ă©cuyer, conseiller au prusidial, et avait Ă©peusĂ© 1615 llarie de Valbrune 2- Francois, Ă©poux de ~!irbelle de ~[onlozon, dont Thibaut, nĂ© en lti4li. el, D. L, et ,A- _11. l'. -GG, 5;}; 3, LĂ©onard, mari de Catherine iiii Tcilh, qui Ă©tait en 11i`?d procureur rĂ©nĂ©ral du roi aux cunUr~ de PĂ©ri~ord et c'icumtĂ© de Limoges d'flnzirr, ~Ă©nĂ©nl~~ie L'hnlup, el _-t. JI, P. G'G,4i I 4° vicnlas, sieur de la Itoulantlie, dĂ©putĂ© du Tiel'o-Elit pour- PĂ©ri~ueus aux ElatsgĂ©nĂ©raux en fIY,9, doul le Hls FI'lLIcois fut anobli en mars 'fjG/ IAl'cJÂĄiHs departemcntales de la Gi/'ondr, tGttf des .1idl'S, rc~istrc Ifii4-ĂźR- 4 La chapelle de l'et ancien P~lerina~e Ă©tait situĂ©e au nord et non loin de PĂ©rigueux, en face de la chapelle aeluclle des Clarisses, rue de l'aris. La maison de la Garde GnnliĂŠ, li82 Ă©tait une contmunautĂ© de femmc" donl la date de fondation n'est pas connue, el qui fut unie. en 141i2 Ă  tir Peyrouse. I,otc rle _1I. Ilardt, d'aprĂšs Lespinr, our!/ucs, Taillcfcr et Cades. G'I Tririonan, ancienne paroisse, furmanl une seclion de la cotntuun~ II;tl1ello canton de S"jÂĄnae-le,-EÂĄlises. 1642. Mourut mons. le duc d'Epernon en chasteau de Loches au mois de janvier ou febuurier 1, aprĂšs quoy le comte de Harcourt 2 fut faict gouverneur de Guienne quelques mois aprĂšs 3. 16i2. Pendant le siĂ©ge de Perpignan, monsieur de S. Marc, appellĂ© mons. Le Grand, Ă  cause de la faveur du roy, fils de mons. le marquis d'Efiat i, fut arrestĂ© prisonnier dans Narbonne et condu;ct dans les prisons de Monpelier et de la Ă  Lyon, ou il eut la teste tranchĂ©e avec mons, de Thou 5 et Chavagnac, gentilhomme 6. 1 Ce fut le 13 janvier que mOUl'ut au chĂąteau de Loches, oĂč il Ă©tait internĂ©, Jean-Louis de duc d'Epernon, ĂągĂ© dc B8 ans- ne la monographie dĂ©jĂ  citĂ©e publiĂ©e par M. le marquis de Irampierre, il faut rapprocher la plaquette spĂ©ciale de ~NI. George de lfoubrison, cumme on rapproche d'un grand tableau une exquise miniature. 2 Henri de Lorraine, eomle d'Ilarcourt, fils de Charles de Lorraiue, duc d'Elbeuf, et de ~[arguerile de Chabot, naquit le 20 mars 1601 et mourut le ~5 juillet 113613, Sur cet habile capitaine, comme du reste sur la J?lupart des capitaines cĂ©lĂšbres mentionnĂ©s en ces pages, nous nous plaisons a renvoyer aux derniers volumes de fflistoirc des princrs de la maison de CondĂ©, oĂč l'Ă©loquence des rĂ©cils Ă©gale leur exactitude. 3 Erreur de noire chroniqueur! Le comte d'Ilarcourt ne fut jamais gouverneur de la Guyenne. \'oici la liste de ces gouverneurs dans la premiĂšre moitiĂ© du XVII" siĂšcle, telle que la donne la Chroniquc Ă©dition de 1703, in, 4", p. 190 lfenry rie Bourbon, prince de GondĂ© 1 lenry de Lorraine, duc de Niayenne; Jean-Louis de 1\og~ret, duc d'Epernon; Bernard de Foix, duc d'Epel'llon; Henri de Bourbon, princc de CondĂ©; Armand de Bourbon, prince, de Conti; Ber'nard de Foix, duc d'Eppriiori. 4 Henri Coit'L1er, dit RuzĂ©, marquis de Cinq-llars, cuit beaucoup le. part aux bonncs grĂąces du roi Louis XIIL Il fut capitaine aux gardes, puis mailre de la garde-robe du roi en I et deux ans al'ri's, grand Ă©cuyer de France. Le cardinal de Richelieu, qu'il eoulait perdre, l'ouserva si bien, qu'il surprit un traitĂ© que Cinq-Diars avait fait avec ÂĄ'E"pagne, Il fut alTl'to Ă  \arbuunr et conduit Ă  Lyou, oĂč il eut la l[ole coupĂ©e le 12 septeinhre 11i42, n'ayant que 22 ans. JlorĂ©l'i, Ajoutons snns parlcr du roman fameux d'-llfrcd de \ĂŻgny, qu'on peut uonsultcr sur la conspiralion el le supplice de un mĂ©morablc trade feu Avrnel, l'Ă©diteur des et papirrs d'Etat du car~inal dr Richelieu, travail olt tout est dil et excellemment dit. S Fran~ois-Auguste de Thou, fils ainĂ© du prĂ©sidenl Jacques-Augusle dr Thou, le grand bistorien, Ă©tait encore adolescent, mĂȘme pI'esque enfant, quand il fut nommĂ© grand-maitre de la librairie du roi 1 113 Iii Il devint intendant d'armĂ©e, conscillcr d'Etat, fut, comme son pi're, un bibliophile; il fut aussi un grand voyageur, IOn a publiĂ© dans la Rcruc rt~tros~crtirc ses imprrssions de voyane en Italie et en Orient. Son nom ngure souvent dans les Ilislorirtlcs de Tallemant des R~~anz et dans les Lcttrrs de Fabri de Pei.'ese, duquel il fui le corre~pondanl et l'ami. 6 JosuĂ©, comtc de Chav~gn~e, appartenait il unI' ancienne maison d'Auver~ue, sur laquelle on l'cut consulter le retistrc Il de l'.Irrnorial de d'llozicr. AprĂšs avoir servi dans les de religion sous le duc de Hohan, il devint premier ebambellan lu duc d'Orlnans- Quoi qu'en dise nolre chl'oni'IUeul', il n'cut pas la tĂȘte. tranchĂ©e en IG4?, et il devait la Ăąarder assez longtemps encore sur ses Ă©paules, La v"l'ilĂš est ,ÂĄu'il fut mis en prison et qu'il il resta jusqu'Ă  la mort de Louis XII!. On ne, doit pas le confondre, avec son fils ;asparct, un des plus Urillanls lieutenants de, CondĂ©, dĂ©jĂ  marĂ©chal de balaille en 11310, it l';if\'e de 22 ans, et dont la vie aventureuse est racontĂ©e dans ses iulĂ©rcssanls JlĂ©moires lli\J~I, vol. ill-12, Reddition de Sedan au roy par M~ de Bouillon pour sortir de prison, ayant estĂ© arrestĂ© t1 Caeal par les ordres du eardfnal de Richelieu. 1642. Au mois de juin, mons. le duc de Bouillon 1, commandant les forces qui estoint dans l'Italie pour le roy, aprĂšs avoir visitĂ© ceste annĂ©e mesme ces places de Guienne et aultres qu'il a en France, s'estant rendu dans l'Italie et commandĂ© en qualitĂ© de gĂ©nĂ©ral, fut arrestĂ© prisonnier dans Casal par ordre du roy, soubconnĂ© d'estre de quelque cabale contre les ministres d'Estat, Ă  raison de quoy, il demeura longtemps prisonnier et mesme sa vie fut balotĂ©e durant quelques jours nĂ©antmoins, le roy s'estant asseurĂ© de Sedan pour quelques considerations, oublia tout ce qui s'estoit passĂ© et consentit Ă  son Ă©largissement, aprĂšs quoy il retourna avec toute sa maison Ă  Lenquais 2. 16421, liIons. le duc de Longueville 3 espousa madamoyselle de Bourbon, fille de mons. le prince de CondĂ©, premier prince du sang. 1642. Le 3 juillet, mourut Ă  Cologne ville imperialle Marie de Aledicis 4, fille du grand duc de Toscane, vef\.e d'Henri quattre, aprĂšs la mort duquel elle fut regente en France. Les honneurs furent faicts le 1'1 et 18 aoust dans S. Front, et Ă  la Cite, mons. de Meredieu le vieux celebrant la messe en presence de mons. de Perigueux, avec le presidial et le corps de la ville. Il y a quelques vers en forme d'Ă©pitaphe Ă  la fueille 28 5. 1 Frr'.dĂ©l'ic-~Iaurice de la TOlU' d'Auvergne, duc de Bouillon, prince de SĂ©dan, vicomte de Turenne, possĂ©dait en PĂ©rigord la comtĂ© de Jlontforl et la vicomtĂ© de Lanquais. Etait entrĂ© en \iJ42 dans un traitĂ© ave.~ le dite d'Orleans; il fut obligĂ© de donner ~Ă©dan au roi. Il mourut le U aoÙ! 1652. On serait Ă©tonnĂ© de ne pas nous voir ciler ses .lferttnires rĂ©dig,"s par son secrĂ©taire le pĂ©rigourdin L anglade. ? Lanqttois, commune du canton de La Linde, dont le ch;'tteau Ă©tait arrivĂ© nux Lalour par le mariage de 9farguerite de la CI'oÂĄJle avec Gilles de la Tour, baron de Limeuil, des ricomtes de Turenne, sous Ifenri II puis passa aux d'Anlin qui le vendirent aux Gourgue. Bulletin de la SociĂ©tĂ© historique du PĂ©rir~ord, XVI, 7i. 3 Henri d'Oi-lĂ©iiis, duc de Longueville et d'Eslouleville, prince souvel'ain de IeufchÙtel, etc" nĂ© en mort le If mai ilifi3. Il Ă©l 1" en 1617, Louise de DOUl'bon, fille du eomte de Soissons 2' Anne-GcneviĂšve de BoLit,bon, fille dit prince de CoudĂ©, eu lli42. 11 fut un des cbefs de la premiĂšre Fronde. Dictinnnairc de Lalonue. 4 Sur la derniĂšre et misĂ©rablc pĂ©riode de la vie de la mĂšre de Louis XIII, voir un ouvrage spĂ©cial en un gros volume in-8" d'un Ă©rudit belge, le major Heurard bfarie de .lfĂ©dicis dans les Pa,y ouvrage auquel Un de nous a donnĂ© de grands Ă©loges dans la ficvue critiquc, il a rluelques annĂ©es. 1;'1 On les trouvera plus loin, page 1 [; Bas tisse de la mal9on de la Conuneimi. 1642, Au mois de may, mon pĂšre feit bastir la maison du clos de la Commeimi 1 et fut achevĂ©e au mois de juin suivant. Pri9e de Perpignan. 164~. Perpignan, capitale du Roussillon, fut pris par le roy au mois de septembre 2 aprĂšs quelques mois de siĂšge 3, et ayant affamĂ© la place, se rendirent avec capitulation. Le fils de mons. le prince, appellĂ© duc d'Anguien, y ayant faict son entrĂ©e pour le roy, accompagnĂ© de trois mille gentilhommes, la plus part desquels estoint de la province du Languedoc, a cause de mons. de Schomberg, qui avoit tousjours assistĂ© au siĂšge 1 et estoit gouverneur Ăčudict Languedoc; et mesme un que dessus, Salce, qui ne pouvait tenir aprĂšs la prise de Perpignan, fut pris et rasĂ© Orage de gresle trĂšs grand. 1642. La veilhe de la Fesle Dieu la gresle tomba en quantitĂ© d'endroicts, mesme Ă  Pissot et Beauregard que fut cause que ne reculleimes en tout que sept ou huict barriques de vin a nostre part, sans avoir eu de bled quasi rien. 1 Le clos des Commeymies las Coulz de _lfrymi est, prĂšs de PĂ©rigueux, sur la route de S-,irlat, en sortant du faubourg Saint-Georges la maison, biilie en 11,'t2, serait voisine, si ce n'eat clle-mĂȘme, du logis ou mnnoir do dfontploisir, qui appartieut de nos jours encore Ă  la famille de Bessot, ou du moins il JL11iette-Nlarie de BoyĂ©re, veuve de Jean-B1ptistcAchille de Ucssot de Lamothe Renseignorocnt; do JI, Villcpclet. Cepelldant, le manoir de Montplaisir, lui-mĂšme, ne serait venu aux Bessot que par une alliance avec les de Jehan, Renseignements de ~lf. de Bessot de Lamothc. 2 La capitulation est du 28 aotlt l'entrĂ©e des troupes françaises est du 9 septembre. 3 AprĂšs trois mois et quelques jours de tranchĂ©e ouverte. L'Art de vĂ©rificrles dates assure que Richelieu Ă©crivit au roi Sire, vos ennemis sont morts et vos armcs sont dans Perpignnu- C'est lĂ  un des innombrables mots cĂ©lt'bres qui n'ont jamais Ă©tĂ© dils ou Ă©crits. Le piquant volume d'Edouard Fournier sur L'esprit dans l'Flistoire pourrait facilement ĂȘtre plus que doublĂ©. 4 Ainsi que le marĂ©chal de La Meilleraye. 5 HeaureĂąard rĂ©uui Ă  Bassac forme une commune du canton de Villamblard. Consulter le PĂ©ri~ord illustrĂ© de l'abbĂ© Audierne, et le Bulletin gĂ©nĂ©alogique d~ France qui, en 1182 col. fH5, a reproduit sa charte de l2titi. Ancienne bastide conslruite sous Edouard lu, dĂ©fcndue par un chĂąteau et dont la chĂątellenie comprenait quatre paroisses. Troisiomo Ills Juquos. 1642. Ma femme s'accoucha pour la troisiesme fois d'un fils 1 le 13 de novembre, qui fut un jeudy, et fut babtisĂ© le Q6 dĂ©cembre 1645, mon frĂšre ayant estĂ© son parrein et marreine ma fllle Françoise Bessot, au lieu de madamoiselle de Souffron tanle de ma femme. Jaques fut son nom. 1642. Le 30 novembre mourut madame de Bourdeille 2, de l'illustre maison de La Chastre, et luy fut faict un service par les deux chapittres et par la ville aussy, la cour prĂ©sidialle y ayant assistĂ©. Mort du cardinal de Richelieu. 1642. Le 4 decembre mourut le grand cardinal duc de Richelieu 3, premier ministre d'Estat soubs le rĂšgne de Louis 13, aynt fort avancĂ© les affaires de France particuliĂšrement aux despens des Espagnols et des François, et donnĂ© au roy son palais cardinal avec ses meubles et papiers. En mesme temps ou peu aprĂšs sa mort, tous les poetes qui ne composoint de piĂšces qui ne retentissent de ses s louanges, jusques aux plus pelits rimeurs, s'essayĂšrent de luy faire des epitaphes, la plus part plus pour noircir sa memoire que pour le flatter, comme on avoit accoustumĂ©. Entre aultres furent faict ces vers JĂ©sus venant d'un pauvre lieu Apporta la paix Ă  la terre; S'il fust venu d'un Richelieu, Il nous eut apportĂ© la guerre. vixit in 6cllo requiescat in pace. 1 Jean-Jacques de Bessot, sieur de Lamothe, Ă©pousa le 3 juin 1671 A. uf. P. -GI,.118, fb 22 v° Sicarie du Cheyron, fllle de ThĂ©ophile, Ă©cu~'er, conseiller au prĂ©sidial, et de Diane de Vincenot il tela le 15 aoitt 1690. Son fils ainĂ© ThĂ©ophile, substitut des gens du roi, n'eui qu'une fille de 'tlar~uerile de Monlezon le second, Hernard, continua la descendance, et est le btsaieul de NIM. de Lamothe existant de nos jours. 2 nfadeleine-5far uerite de La fille do Gaspard seigneur de Nançay et de l;abl'ielle de Batarriay, une fois sĂ©parĂ©e de Charles de ChĂ lillon, seigneur d' ,\rgenlon, cpousa lienri, vicomte de Bourdeille, baron de La Tourblanche, etc., par contrat du 14 janvier 1601. A. D. f. et Ln Cl~esnayc des Bois, gĂ©n. Bourdeillc. 3 Cette note sur Richelieu est bien difflcile Ă  faire. Que dire d'un tel homme? On propose de rappeler tout simplement que Armand-Jean du Plessis de Richelieu, le plus grand de no~ hommes d'Etat, n'Ă©lait ĂągĂ© que de 57 ans au moment de sa mort. L'.9rt de vĂ©rifier les dates dit Ă  tort ;8, La Sƒur de M. de Thou 1, sur le tombeau de mons. le cardinal, uy adressoit ces parolles Domine si fuisses hic fraier meus non fuisset 1It01'tflIS. La reine deelarĂ©e regente. 1643. Au mois d'auuril ou environ estant survenue une grande maladie au roy, la reine, son espouse, fut declarĂ©e regente et sacrĂ©e comme telle dans la chambre royalle par monsieur frĂšre du roy et par mons. le prince et le Daufin ayant estĂ© tenu Ă  babtesme par mons. Mazarin, cardinal, et Madame la princesse, il fut nommĂ© Louis par la volontĂ© du roy. Mort de Louis treze. 1613. Le quatorziesme de may, le jour de l'Ascension, mourut ce grand et incomparable roy, Louis treziesme du nom surnommĂ© le Juste, le trente trois de son rĂšgne et le quarante et deuziosme de son aage, Ă  S. Germain en Laye, entre les mains du pĂšre Dinet ~, jesuite, son confesseur, et mons. de LisieuJ 3 et de mons. SĂ©guier, evesque de ~teaux 4, a deux heures aprĂšs midy. AprĂšs quoy, le lendemain la royne fut Ă  Paris, accompagnĂ©e du roy Louis 1 Gabrielle-Henrielte-Louise de Thou, il laquelle son malheurcas frĂšre donna un souvenir du haut de voir la touchante relation insĂ©rĂ©e par Il. Paris, dans son Ă©dition de Tallemant des Beaux, tome Il, p. 11;31, Ă©pousa, le Il octobre [Li~2, Armand de Pontac, seigneur de Salles, Belin, licliet, Haut-Brion, Bisqueytan, premier prĂ©sident au parlement de I3ordcaux, par succession de son pĂšre GeotTroy de Pontac. Voir le contrat de mariage dans les historiques de la Girondc, tome VIII, page 2;9. 2 Jacques Dinel nĂ© Ă  Moulins en 1580, reçu dans la Compa >nie de JĂ©sus en iLi04, se distingua dans sa prĂ©dication. Il fut recteur d'OrlĂ©ans, Tours, Reims et Paris, pr,vineial de Frarice et de Champagne, coofesseur de Louis XIII et de Louis XIV. Il mourut dans la maison professe de Paris, le 12 dĂ©cembre 1653. On a publiĂ© deux relations de la mort de Louis XIII tirĂ©es des manuscrits de son eonfesseur i° L'idĂ©e d'une belle mort ou d'uac rnort r,hrcstienne, dans Ic rĂ©cit de la fin hcurcusc de Louis XIII, surnornmĂ© le Juste, roy de !'rancc et de .Ynvnrrc, tirĂ© de quelques llĂ©moires du feu P. Jacques Dinet, son confessrur de la CorQparJnie de JĂ©sus. Et dĂ©diĂ© au roy, par le P. Antoine GĂ©rard, de la mesl11e Compagnie. A Paris, de l'imprimerie royale, 1676, iii-f- de li0 pages, reproduit dans le tome XXIII, des Docurncnts du P. Carayon; 2' Dcrnicrs utorncnts de Louis ~III, racontes par le P. Dinet, son confesseur, dans le Cal~irrct historiquc de, Louis Paris f8ĂŒl3 tome Il, p. Voir, sur les autres ouvrages du P. Binet, la Bibliothi~quo ctcs Ă©crivains de de la G'ornpapnic de par le H., P. CarIes Sommervogel Bruxelles el Paris, in 4', tome III, 1892, colonne 8~, 3 L'Ă©vĂȘque de Lisieux Ă©tait alors Philippe Cospeati, nĂ© dans le Hainaut le 15 fĂ©vrier 1571. mort le ti mai 113\13. 4 Dominique SĂ©guier occupa le siĂšge de Meaux, d'amlt 11337 Ă  mai quatorziesmo, dict DieudonnĂ©, et de son frĂšre appellĂ© Monsieur et duc d'Anjou, ou elle feit retentir toutes les rues de Paris de Vive le roy Ă  son arrivĂ©e. 1643, Par la mesme declaration ci-dessus mentionnĂ©e, donnĂ©e au moy d'auuril, mons. le duc d'OrlĂ©ans t, frĂšre unique du feu roy Louis treze, fut faict lieutenant general dans tous les Estats de France, le tout soubs l' utoritĂ© de la reine. Et furent faicts ministres d'Estat, mons. le prince, mons. de Mazarin cardinal 2, mons. de Seguier, chancellier 3, mons. de Bouteiller et Chavigni, son fils 4, lesquels devoint demeurer en ceste charge sans aucun changement, si ce n'est par forfaicture. du bien de ~ Ă  Pissot. 1643. Mon pĂšre feit l'acquisition, de la contenance de 122 journaux, du bien de Massoubre, consistant en deux paires de bƓufs, situĂ© Ă  Pissat, le unziesme du mois de juillet 1613. Sigriie PHELIPOT, notaire ro3~al, 5,200 livres. RestabHssement de mons. de La "ale te au gouwcrnoment de Guicnnc. 1643. nlons. de La Valete, nommĂ© maintenant aprĂšs la mort de son pĂšre mons. d'Epernon, fut restabli dans le gouvernement de Guienne, duquel il avoit estĂ© pourveu du vivant mesme de son pĂšre. 1 dean-Haptiste-Gaston de France, duc d'Ol'lĂ©ans, de Ch-,irtres, de Valois et d'Alençon, frĂšre puinĂ© de Louis XIII, naquit le 25 avril ltiU8 et mourut Ă  Blois le 2 fĂ©vrier 1660. l,3lorĂ©ri. 2 Jules Vfazarin Ă©lail alors ĂągĂ© de 41 ans. Il avait Ă©tĂ© nommĂ© cardinal quelques mois auparavant le 113 dĂ©cembre 1i41. De mĂȘme qu'il faudra Loujoul's citer sur son prĂ©dĂ©cesseur les travaux de feu Avenel, il faudra toujours citer sur Mazarin les travaux de feu ChĂ©ruel. llenlionuons, d~ plus, un tout rĂ©cent et trĂšs importanl ouvrage de NI. le comte Jules de Cosliac lLlazdrin et Colbert Paris, 1892, 2 vol. in~8°. 3 Pierre Seguier, chancelicr de France, duc de Villemor, comte de Gien, pair de France et garde des sceaux des ordres du roi, nĂ© Ă  Paris le 29 mai 1588, fut prĂ©sident a mortier pendant neuf ans au parlement de Paris. Il fut honorĂ© par Louis XIII de la charge des sceaux en iti33 et devint chancelier par la mort d'Etienne d'Aligre eu lli,5. En 1650 et 11351, il quitta les sceaux, qui lui furent rendus et les possĂ©da jusqu'Ă  sa mort, arrivĂ©e Ă  Saint-Germain en Laye le 28 janvier 11i72, il l'Ăąge de Fi4 ans. .ilorĂ©ri. On ne saurait trop recommander la monographie qui lui a etĂ© consacrĂ©e par Af. RenĂ© Kerviler. Paris, 1874, ill-8'. Si on voulait, Ă  cĂŽtĂ© d'un livre trĂšs sĂ©rieux, lire une notice trĂšs anecdotique, il faudrait s'adresser il Tallemant des RĂ©aux tome III, p 385. 4 Sur les secrĂ©taires d'Etat, Claude riouthillicr et son fils LĂ©on Bouthillier, comte de Chavigny, on peut encore consuller /iassim les Hislorielh~.s oĂč, comme on l'a fait justement remarquer, les mĂ©disances sont plus nombreuses que les erreurs, Prl'!le de Theonville par les Francois. Les doubles convertis en deniers. Ceste mesme annĂ©e, Theonville fut pris sur les Espagnols par les François 1. Et Ă  cause du grand nombre des doubles 2 qui s'cstoin glisses en France de diverses parts, ils furent convertis en deniers au mois de septembre ou environ. Vletolre de Roeroy de M. le due d'Angulen sur les Espagnols. 16i3. Fut celebrĂ© pour la journĂ©e de Rocroy 3, en laquelle monseigneur sic le duc d'Anguien remporta ceste signalĂ©e v,icloire sur les Espagnols, le comte des Fontaines, grand capitaine du roy d'Espagne, estant trouvĂ© parmi les morts 4, et dom Francesquo de Melos ayant pris la chasse bien loing, aprĂšs avoir laissĂ© Ă  nos soldats pour butin tout leur bagage, avec quantitĂ© de canons et drappeaux. qui furent portes Ă  Nostre Dame de Paris et ceste mesme campagne Theonville fut aussy prins par mons. le duc d'Anguien, avec quelques aultres villetes. Aultro deelaration conNrmativo de la regenee de la reine. Grande fa1'eor du eard. Mazarin, estant tout le conseil de la reine. 1643. Le parlement s'estant assemblĂ© aprĂšs la mort du roy, la reine fut declarĂ©e seule regente en chef, et s'en ensuivit aultre declaration confirmant ce que dessus, sans que pourtant le cardinal Mazarin 1 La prise de Thionville est du 10 ao4t. 2 Il s'agit sans nul doute de doublons, 1 monnaie espagnole, dont la valeur a variĂ© suivant les Ă©poques, Les derniers frappĂ©s depuis Charles fil Ă  Ferdinand VII ont une valeur d'envirou 80 francs. 3 Sur la journĂ©e de Rocroy, il n'y a, aprĂšs le sublime rĂ©cit de Bossuet, qu'un seul rĂ©cit Ă  citer, celui de l'auteur de l'HisGoiro des priuces de la maison de CondĂ©. Nous ajouterions que c'est la plus belle page d'bisloire Ă©crite de notre temps, si le plus rĂ©cent rĂ©cit de la bataille de Fonlenoy par le duc de Broglie n'obligeait Ă  partager entre les deux acadĂ©miciens le premier prix de narration. 4 Plusieurs historiens ont espagnolisĂ© Ă  la fois le nom et l'homme et appelĂ© comte de Fuentes le comte de Fontaine, nĂ© en Lorraine d'une famille originaire du pays basque, qui s'Ă©tait fixĂ©e dans le nord du duchĂ© de Bar dĂšs le xv' siĂšcle, comme vient de le rappeler InlermĂ©diaire des cherchcurs et curieux du 30 octobre 1892, p. 453, !\l, LĂ©on Germain, auteur en collaboration avec M. Charles Guyot d'une brochure intitulĂ©e Paul Bernard, comto de Fontaine, mort Ă  Rocroi en 1643 NTncy, 1886, in-8'J. decheut de sa faveur au contraire, depuis s'est trouvĂ© le plus avancĂ© prĂšs de ia reine, Ă  laquelle il sert de conseil 1. 1643. Mon beau-frĂšre de Palisse l'aisnĂ© se maria dans Sarlat avec la flllo d'un bourgeois nommĂ© mons. de Surguier !, de la famille des Derupes, le 2q novembre. t6H. Dfourut mons. le mareschal de la Force 3, aprĂšs avoir veu cinq rois et il d'iceux beaucoup d'emplois honorables. [Ce paragraphe a Ă©tĂ© barr~ tout entier.] Dedication des thĂšses de philosophie Ăč la grande congregatlon. 1644. Les philosophes du collĂšge des Jesuittes dediĂšrent leurs thĂšses Ă  nostre congl'egation mons, Guimbelot estant present, mons. Alexandra de Fonpitou, premier assistant, monsieur Chalup, advocat, sieur de la Taupane, second assistant et pour cest effect, le fils de feu mons. Bertin l'advocat, et le fils de mons. Vernueil, advQcaL, vinduent faire leurs harangues dans la congregation. 1644. Mourut Ă  Paris mons. de Coligni, fiis Ă  mons. le maroschal de Chastillon 4. 1 Et de mari, pourrait-on ajouler, si l'on en croyait celle mauvaise langue de Guy Patin et plusieurs aulres mauvaises langnes contemporaines. 2 Jean Palisse, avocat, Ă©pousa religieusement Ă  Sarlat, le 23 novembre 1 3, AZarlhe de Rupe de Surguier Etat civil de Sarlat. Il eut un fils, dont le prĂ©nom est inconnu, Ă©galement avocat, mariĂ© avec une fille de GĂ©raud de Cordis, sieur de Tordes, conseiller au prĂ©sidial de Sarlat, Ă©poux d'Anne de Saiiii-Clar. Renseigncrnents clu vicomte de CĂ©rard. 3 Jacques Nompar de Callmont, duc de la Force, pair et marĂ©chal de France, gĂ©nĂ©ral des armĂ©es du roi, Ă©lait tlls de François de Caumont et de Philippe de Deaupoil. DĂšs soo plus jeune iige, il porta les armes, s'attacha au roi Henri IV, qu'il servit en diverses occasions Ă  la contre le Sous le rĂšgne de Louis lIII, il prit le parti des prĂ©tendus rĂ©formĂ©s contre le roi, ct emmena quelques troupes pour cmpĂȘcher celles de Sa MajestĂ© d'entrer dans n en 11321 puis, s'Ă©tant soumis au roi, il fut fait marĂ©chal de France Le Sainte-Foi, le terre 1033 et dans Ip, 1 drigortl, de duchĂ© de PiĂ©mont. Le roi Ă©rigea sa terre de la Force, dans le 1 Ă©rigord, en duchĂ© et pairie en 1037. Depuis, le marĂ©chal s'Ă©tant retirĂ© chez lui, Ă  cause de 50n grand Ăąge, mourut Ă  fiergerac le 10 mai Il;j, Ăą~Ă© d'environ 97 ans. L'indication dans le manuscrit du dĂ©cĂšs du marĂ©chal en 1G44 doit ĂȘtre une erreur, ce qui expliquerait pourquoi le paragraphe a Ă©tĂ© barrĂ©, 4 Le narrateur n'aurait-il pas Ă©tĂ© trompĂ© par quelque faux bruit? Nous ne voyons aucun membre de la grande maison de Coligll'-Chastillon mourir en 1644. Un fils du marĂ©chal, appelĂ©, Gaspard, comme son pĂšre, et qui Ă©tait duc de ChĂąlillon, fut tuĂ© au combat de Cbarentoll, le 9 fĂ©vrier ltirt9, Il'ois. ans aprĂšs la mort du petit-fils de l'amiral 4 janvier 1616. Rien ne semble confirmer l'asser ti on de P. de Bessot. Mais ne voit -on pas, de nos jours, annoncer souvent le dĂ©cĂšs de gens qui se portent assea bien Les erreurs de ce genre devaient ĂȘtre encore plus rares an xvii- siĂšcle qu'en notre siĂšcle da lumiĂšre. 1644. Le douziesme octobre mourut ma tante 1, femme de mon pĂšre. 1644. Le 2-5 septembre, le pape Urbain huictiesme estant mort, Innocent dixiesme fut créé pape suivant les formes ordinaires. Le nom de sa famille est des Pamphiles et furent faicts ces ve, s suiuuans sur le pape Urbain par quelque libertin HĂŠc pauca Urbani sunt verba incisa s'Jpulchro Quam bene pavil apes tam male pavit oves. Mella dedit soboli Romanis spicula Ib1L Urbanus soboli,barbarus ia populo. ArrivĂ©e de la reine d'ngloterro Ă  Paris. 1614. Une grande guerI'o estant allumĂ©e entre le roy d'Angleterre et ses subjects, la relligion en estant le pretexte, leur reine fut contraincte de se refugier en France, ayant este receue Ă  Paris par le roy et la reine environ la Toussaincts et entretenue aux despens du roy, suiuuant sa qualitĂ©, avec son fils aisnĂ©, ensuitte le prince de Galles, qui s'eschappa de Londres. Louis, 4° ~I9. 1644. Ma femme s'accoucha pour la quatriesme fois d'un aulLro fils le queiorziesme decembi-e, entre minuict eL une houre, et fut babtisĂ© le 26 decembre 1645, mon pĂšre l'ayant tenu a babtesme avec madamoiselle de Palisse, ma belle-sĂŠul', Louis ~ fut son nom. 1 suitre. PI1. TAMIZEY DE LAHROQUE. P. HUET. C~e DE SAINT-SAUD. 1 De nos jours en00re, les paysans appellent oncle, tante. le second mari de leur mĂšre, ou la seconde femme de leur pĂšre. Dans les actes anciens, ces expressions sont souvent employĂ©es par toutes les classes de la sociĂ©tĂ©, et peuvent ainsi induire en erreur celui qui n'est pas averti. 2 Cet enfant mourut avant 1661. NÉc.aOLOGIE. Mme ALARY. Nous venons de perdre une des rares dames faisant partie de notre SociĂ©tĂ© 31mo Alary, demoiselle Anne Boys. Elle naquit Ă  Eymet le 7 novembre 1828 et mourut le 2 septembre 1892. Son pĂšre Ă©tail un ancien chef d'une maison d'Ă©ducation qui eut, dans son temps, un certain renom. Aussi donna-t- il Ă  sa fille une instruction et des connaissances assez complĂštes pour dĂ©velopper chez elle, grĂ ce Ii l'intelligence dont elle Ă©tait douĂ©e, des gOÎlts sĂ©rieux et distinguĂ©s. Femme d'esprit, d'un commerce aimable et plein d'agrement, aimant les arts et l'archĂ©ologie, elle se livrait aussi Ă  l'Ă©lude consciencieuse des vĂ©ritĂ©s du christianisme le PĂšre MonsabrĂ© et 319r d'Hulst Ă©taient ses auteurs de prĂ©dilection, Sa vive foi catholiq'Je alimentait sa charitĂ©, qui se rĂ©pandait au-dehors en bonnes Ɠuvres, Alme Alary a fait Ii l'Ă©glise d'Eymet, rĂ©cemment construite, plusieurs dons importants entr'aulres celui d'un magnifique vitrail reprĂ©sentant sainte Anne, sa patronne. Son goĂ»t pour l'Ă©tude el les arts l'amenait naturellement Ă  suivre avec infiniment d'intĂ©rĂšt les travaux si apprĂ©ciĂ©s de notre SociĂ©tĂ© dont elle Ă©tait tout heureuse et honorĂ©e de faire partie. Aussi a-t-elle tenu Ă  lui laisser en mourant un dernier tĂ©moignage de son souvenir, en lui lĂ©guant deux objets archĂ©ologiques auxljuels elle attachait le plus de prix. D'autres legs pieux et trĂšs gĂ©nĂ©reux honorent sa mĂ©moire et la perpĂ©tueront certainement dans la population au milieu de laquelle elle a vĂ©cu. H. DE L. LE COMTE DE B!AUFOaT. Messieurs, Je ne saurais me dĂ©fendre d'une certaine Ă©motion en parlant d'un homme de la valeur de Ni. de Beaufort, dans une SociĂ©tĂ© comme la vĂŽtre, oĂč des hommes distinguĂ©s auraient pu supplĂ©er Ă  mon insuffisance par leur haute compĂ©tence, par leur autoritĂ©, par leur talent. Cependant, je n'ai pu refuser l'honneur que vous m'avez fait, Messieurs, en me chargeant de vous retracer la vie de 111. de Beaufort puisqu'il s'agissait pour moi de parler d'un homme dont j'avais pu apprĂ©cier les nobles, les gĂ©nĂ©reuK sentiments, le caractĂšre Ă©nergique, et pour lequel je professais un profond respect. A cette Ă©poque de froid Ă©goĂŻsme et d'intĂ©rN personnel dont les manifestations nombreuses ont jetĂ© un cerlain lrouble dans les affaires de notre pays, on est heureux de lrouver dans les diverses classes de la sociĂ©tĂ© des ĂȘires vertueux, honnĂȘles, bienfai5ants, dont les uns trouvent leur rĂ©compense dans la proclamation publique de leurs vertus, les autres dans le sentiment intĂ©rieur du devoir accompli. C'est Ă  celle catĂ©gorie qu'appartenait notre regretlĂ© collĂšgue qui, s'il avait depuis longtemps quittĂ© notre ville, n'en avait pas moins conservĂ© un profond et vivace souvenir. Henry-Michel de Jay, comte de Beaufort, officier de la LĂ©gion-d'Honneur, que beaucoup d'entre vous n'ont point eu l'honneur de connaitre, qui aimait tant son cher PĂ©rigord, suivait avec le plus vif inlĂ©rN les travaux si apprĂ©ciĂ©s de notre SociĂ©tĂ©, dont il fut un des premiers adhĂ©rents. Il appartient Ă  une trĂšs ancienne famille du PĂ©rigord dont la noblesse remonte Ii la fin du XVIe siĂšcle et comple de[uis 1543 jusqu'en 1689, sept maires de la ville de PĂ©rigueux. n laisse dans se~ papiers qui doivent je crois, revenir Ii notre trĂšs distinguĂ© SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, deux lettres des rois Henri III et Henri IV, adressĂ©es Ă . Bernard de Jay de Beaufort, son ancĂȘtre, greffier en chef du greffe royal du prĂ©~idial et de la sĂ©nĂ©chaussĂ©e de PĂ©rigueux, maire de cette ville de 1563 Ă  t56~, et qui fut anobli par lettres de janvier 1593, pour services rendus Ă . la royautĂ© et Ă  son pays. Outre ces deux letlres, que ~I. de Beaufort conservait prĂ©cieusement, s'en lrouvent encore d'aulres de grands personnages du xme siĂšcle, qui tĂ©moignent de la haute situation occupĂ©e par sa famille dans la sociĂ©tĂ© de l'Ă©poque et dont pourra, je l'espĂšre vous donner connaissance un jour notre dĂ©vouĂ© SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral. Parmi les nombreuses alliances contractĂ©es par cette famille, je signalerai seulement celle de Jacques de Jay de Beaufort, marĂ©chal des camps et armĂ©es du roi, qui Ă©pousa en 1763 Marguerite Wlgrin de Taillefer et en deuxiĂšmes noces BĂ©atrix de Patry. Son fils Henry, inspecteur des forĂȘts, Ă©pousa en Angleterre 111°e Archdeacon, dont le comte Henry, notre collĂšgue, Ă©tait le fils. Tels sont, aussi sommairement exposĂ©s que possible, les l'enseignements que je puis vous douner sur la famille du comte de Beaufort, grĂące Ă  la complaisance habituelle du cornle de Leslrade de Conti, et au trĂšs remarquable armorial de notre Ă©rudit et vĂ©nĂ©rĂ© vice-prĂ©sident honoraire NI. de Froidefond, dont la science n'a d'Ă©gale que la modestie. Maintenant il me reste Ă  parler de cet homme de bien, qui aimait tant son cher PĂ©rigord, de cet homme dont la vie tout entiĂšre a Ă©tĂ© consacrĂ©e Ă  des muvres humanilairt's qui lui survivront, grĂące Ă  la vive impulsion et Ă  la puissante organisation qu'il avait su leur donner. NI. de Beaufort Ă©tait un vieillard aimable, trĂšs lettrĂ©, excellent musicien, mais passionnĂ© surtout pour la grande musique, de bon ton, de grandes maniĂšres, d'une parfaite courloisie, en un mot l'homme du monde accompli. Et de plus, chose rare, il Ă©tait d'une extrĂȘme bienveillance pour tous ceux qui l'approchaient. Aussi Ă©tait-il trĂšs apprĂ©ciĂ© dans la sociĂ©tĂ© parisienne. Patriote ardent, philanthrope convaincu, aprĂšs avoir occupĂ© longtemps les fonctions de rĂ©dacteur au 111iuisltre des travaux publics, oĂč il employait certainemrnt ses loisirs Ă  mĂ©diter sur ses oeuvres futures, il se retirait pour se dĂ©vouer absolument Ă  notre grande Ɠuvre de la SociĂ©tĂ© française de la Croix rouge, Ă  laquelle il se consacrait jusqu'Ă  la fin de ses jours. biais il ne se contentait pas de ce vaste champ de travail, qui aurait pu suffire aux forces de tout autre et oĂč s'exerçaicnt avec. le plus grand profil pour la SociĂ©tĂ© ses remarquables qualitĂ©s d'organisaLeur. Il s'occupait en niĂ©me temps d'une foule d'autres Ɠuvres de bienfaisance, crĂ©ait l'Assistance des mutilĂ©s pauvres, pour lesquels il avait inventĂ© ces appareils merveilleux par leur simplicitĂ© leur application facile leurs grands avantages, et surtout par la modicitĂ© des prix peur ceux qui pouvaient les paycr. Niais il ne faut pas ounlier qu'un mutilĂ© pauvre obtenait toujours de lui un membre artificiel gratuitement sur la demande d'un mĂ©decin, ou le certificat d'lin .maire constatant l'indigence. Il Ă©tait Ă  la tĂȘte de la SociĂ©tĂ© de polyclinique, qui rend chaque jour de grands services Ă  la populntion parisienne. II s'Ă©tait aussi intĂ©ressĂ© d'une maniĂšre loule particuliĂšre au sort des aveugles, et faisait des cours Ă  ces jeunes dĂ©shĂ©ritĂ©s du sort, pour lesquels il avait créé la stylographie dont parle avec enthousiasme NI. Edgard Guilbeau professeur d'histoire Ă  I'Institution nationale des jeunes aveugles, son Ă©lĂšve, aveugle lui-mĂ©me, dans une ode pleine de cƓur et de reconnaissance, dĂ©diĂ©e Ă  NI. le comte de Beaufort. Ni. de Beauforl n'a cessĂ© de s'occuper pendant dix ans d'inventions au profit des aveugles, telles que la mĂ©lographie, la graphotypie, et de donner son temps et son concours Ă  ces oeuvres. Il fut vice-prĂ©~ident du congrĂšs de Paris en 1889, et tous avaient la plus grande vĂ©nĂ©ration pour lui, ainsi que me l'Ă©crit son Ă©lĂšve reconnaissant, le professeur Guilbeau. Il s'occupait aussi de l'assistance des ouvriers sans travail, par la crĂ©ation d'asiles, qui commençaient Ă  fonctionner 1. Paris. Il a exercĂ© jusqu'Ă  l'an dernier les fonctions de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la SociĂ©tĂ© française de la Croix rouge, et en Ă©tait l'un des vice-prĂ©sidents depuis quelques mois. Je pourrais certes vous parler de son attitude Ă©nergique pendant la Commune, oĂč seul il eut Ă  dĂ©fendre cette SociĂ©tĂ©, Cela m'entralnerait trop loin. Mais je tiens Ă  insister ici surtout sur le grand rĂŽle qu'il il jouĂ© dans la crĂ©ation de notre comitĂ© de secours aux blessĂ©s Ă  PĂ©rigueux et des sous-comitĂ©s du dĂ©partement. C'e3t lui qui, il y a quelques annĂ©es, a Ă©lĂ© le vrai fondateur de notre comitĂ©, auquel il est venu tous les ans consacrer un ou deux mois, qu'il aurait eu le droit de rĂ©server au repos. DĂšs lors, notre comitĂ© a reçu une vive impulsion, grĂące Ă  l'activitĂ© de ce vieillard toujours je-une quand il s'agit d'Ɠuvres philanthropiques, toujours infatigable quand il s'agil de faire du bien. C'est Ă  lui que l'on doit aussi la fondation des comitĂ©s locaux de Sarlat, RibĂ©rac, Nuntron. Vous avez pu, Messieurs, dans l'enceinte de l'exposition d'horticulture du mois de septembre, voir notre ambulance modĂšle, qui avait Ă©tĂ© dressĂ©e par les soins de NI. de Beaufort vous avez pu remarquer diffĂ©rents appareils de son invention, crochets Ă  suspension, brancards Ă  horizontalitĂ© constante, et surtout ces membres artificiels dont il vous dĂ©montrait le mĂ©canisme avec tant d'empressement, tant de bienveillance et une satisfaction toute paternelle. Vons savez tous que, jusqu'Ă  ses derniers jours son seul objectif Ă©lait de veriir en aide aux malheurcux, et qu'en mourant, il a lĂ©guĂ© sa fortune Ă  diverses Ɠuvres, en laissant une grande part aux Petites sceurs des P?uvres de PĂ©rigueux pour fonder uu asile de vieillards l'asile de Beaufort, destinĂ© Ă  perpĂ©tuer, par une bonne action, le nom de la famille qui s'Ă©teint avec lui. Bienheureux les hommes qui, comme ce digne et vĂ©nĂ©rĂ© viei~ ard, ne laissent derriĂšre eux que des regrets. EspĂ©rons, Messieurs, que notre municipalitĂ© voudra consacrer ellemĂȘme le souvenir de ces grandes vertus, et qu'avant longtemps nous aurons Ă  PĂ©rigueux une rue de Beaufort. Docteur A. DE LACROUSILLE. Deux planchea aceompagttettf celle livraison la 1n reprEatttle la Grolle dea Ormer, Ă  Javerlhac; -ef la 2m'. la ~olte de Chdfea~HMerle, 1. le pro~! du Chdleau de Pouaaille. Le GĂ©rant responsable, A. DELFUUn Imp~. d~ La Donoo, 10C. DUpoll1 ~t C., Nous avons la douleur d'annoncer Ă  nos confrĂšres la mort prĂ©maturĂ©e de notre Ă©minent prĂ©sident, NI. blichel Hardy, enlevĂ© Ă  notre affection le 6 mai courant, par l'Ă©pidĂ©mie qui sĂ©vit en ce moment sur le PĂ©rigord et qui a Ă©tĂ© particuliĂšrement cruelle pour la maison de son geildre, le docteur RenĂ© Ussel, au Coux, d'oĂč sont sortis trois cercueils dans l'espace de quinze jours. Un juste hommage a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rendu Ă  sa mĂ©moire, sur sa tombe, par notre vice-prĂ©sident M. de Roumejoux. Dans notre prochain Bulletin, uoe notice biographique retracera sa carriĂšre scientifique. Tous nos coufrĂ©res voudront s'associer u notre deuil. 1,E fio~iH;.m DE LA SUCIETE. SEANCES MENSiJELLES DE LA SOCIÉTÉ HISTOPIQUE ET ARCHÉOLOGIQUE DU PÉRIGORD. SĂ©ance du ,jeucli 2 FĂ©urien 9893. PrĂ©sidence de M. HARDY, prĂ©sident. La sĂ©ance est ouverte Ă  midi et demi au domicile de M. Hardy. Sont prĂ©sents ~1M. le marquis de Cumond, A. DĂ©lllgin, Dudoignon-Valade Dujarrie-Descombes, le marquis de Fayolle, de Froidefond, Michel Hardy, Lespinas et J'abbĂ© BrugiĂšre. Le procĂšs-verbal de la prĂ©cĂ©dente rĂ©union est lu et adoptĂ©. M. LE PRÉSIDENT annonce la mort de notre confrĂšre 11I. Julien de Lavergne de Cerval, chevalier de la LĂ©gion d'honneur, ancien juge prĂšs le tribunal civil de Sarlat. Élu membre titulaire de notre SociĂ©tĂ©, le 5 septembre 1878, il est dĂ©cĂ©rlĂ© le 27 janvier dernier en son chalteau de Marqueyssac, commune de VĂ©zac, en Sarladais. L'assemblĂ©e tĂ©moigne ses regrets et, suivant une pieuse coutume, un article nĂ©crologique sera consacrĂ© Ă  sa mĂ©moire dans le Bulletin. Pendant le mois dernier, ont Ă©tĂ© offerts l, notre SociĂ©tĂ© les ouvrages suivants Le Jou~~nal des Sauanis, cahiers de novembre et de dĂ©cembre, 1892, in-40, Paris, Imprimerie nationale Le Bulletin historique et philologique dit, ComitĂ© des t~~auctu.~ laisloriques et scientifiques, annĂ©e 1891, u°' ;?-3, in-8°, Pnris, Ernest Leroux, Ă©diteur; 9 La Revue arcl~Ă©ologiquce, publiĂ©e sous la direction de biM. Bertrand et G. Perrot, membres de l'Institut, troisiĂšme sĂ©rie, tome XX, novembre-dĂ©cembre ~189?, iu-8°, Paris, Ernest Leroux, Ă©diteur Ce numĂ©ro renferme, page 281 et suivĂ ntes, une savanle Ă©tude Ă©tymologique de M, Auguste Longnon sur le nom du lieu gaulois Euuiranda ou Eygurande. On sait qu'une de nos communes porte ce nom en PĂ©rigord Les ~l9rimoires de la SociĂ©tĂ© cla l'Icistoire de Paris el de l'Ile, cle France, tomes XVIII et XIX in-8°, Paris, H. Champion, libraire, 189-2 Le Bulfeti.~z de la SociĂ©tĂ© de l'histoire de Paris at de l'Ile France, 19e annĂ©e, in-80, Paris, H. Champion, libraire, 189-2; Le Bulletin arclceologique du Comite des travaux icisloriques et scienatifiques, annĂ©e tS92, n° 2, in-8°, Paris, Ernest Leroux, Ă©diteur, contenant une communication fort intĂ©ressante de M. de Curzon, archiviste aux Archives nationales. C'est une Ă©tude, avec dessin, concernant l'Ă©glise de l'ancienne paroisse de Bauzen cBauzens, canton de Thenon, dans la Dordogne; La lleaue de Sai~ et cl .9unis, bulletin de la SociĂ©tĂ© des Archives historiques, XIII" volume, 1" livraison, 1" janvier 1893, in-80, Saintes, 1i°~e Z. Morlreuil, libraire. On remarque dans cette revue un compte-rendu, par M. le comte de Saint-Saud, des fites qui ont eu lieu au mois d'octobre, en Espagne, v l'occasion du Centenaire de Christophe Colomb. C'est Ă  Huelva et au couvent de la Rabida, Ă  l' occidentale du beau pays de l'Andalousie, que notre distinguĂ© et zĂ©lĂ© confrĂšre est allĂ© assister Ă  ces tNes, dĂ©lĂ©guĂ© par la SociĂ©tĂ© des archives de la Saintonge; Le Bulletin de la SociĂ©tĂ© dĂ©parterraentale d'archĂ©ologie et de statistique de la DrĂŽme, annĂ©e 1893 janvier, 104e livraison, Valence, imprimerie de Jules CĂ©as et fils; Le Bulletirz de la SociĂ©tĂ© de Borda., Da,T, 170 annĂ©e 1892, octobre-dĂ©cembre, in-So, Dax, imprimerie Hazael LabĂšque La Reuzce du Midi de la France, n° 68, octobrenovembre- dĂ©cembre t892, in-8°, SavignĂ©, imprimeur Ă  Vienne IsĂšre; La Notice sur Piernc de f3ourdeille, abbĂ© et seigneur de 6ran- tû»te, par le marquis do Bourdeille, in 8°, Troyes, imprimerie LĂ©on Legleu, 14, rue de Paris, 1893; Par 1I. Philippe de Bosreclon, ses Noles pour seruir ~i la Sigillographie du departe~oent de la Ha2cle- i'ie~ane, un volume brochĂ©, in-8°, Limoges, imprimerie et librairie limousine, ~'°° Ducourtieux, 1892 Le des BĂ©nĂ©dicti~aes de La ~llothe-Sain,t-ffĂ©ra~, par Charles SauzĂ©, m partie substantielle et pleine d'intĂ©rĂȘt, ne manque pas d'inspirer des re- n grets aux Monlanophiles, relliuemenat Ăč l'oubli oti. a Ă©lĂ© laissĂ© an tcl meiuersaire. Et il ajoule C'est d'Angleterre que nous vient ce rappel, » et c'est un journal anglais qui, dans un travail approfondi, comprenant »trois colonnes d'un texte serrĂ©, fait senl revivre Ă  point nommĂ© la mĂ©1 moire du philosophe pĂ©rigotii-din. Il Il Il Y lĂ  une erreur, dont ~l. BussiĂšre sera, je n'en doute pas, le premier Ă  se rĂ©jouir et que je liens Ă  signaler. L'AcadĂ©mie de Bordeaux n'a point oubliĂ© le lroisiĂšme cenlenaire de l\{ontaigne. Elle l'a cĂ©lĂ©brĂ©, de son mieux, dans une sĂ©ance solennelle, prĂ©parĂ©e depuis cinq mois, oĂč Ă©taient conviĂ©es toutes les autoritĂ©s el notabilitĂ©s bordelaises et qui Ă©tait uniquement consacrĂ©e il l'apothĂ©ose de nolre illuslre compatriote pĂ©rigourdin. Trois oruteurs et un poĂ«te ont cĂ©lĂ©brĂ© il l'envi la mĂ©moire de l'auteur des Essis et ont mĂȘlĂ©, a leurs louanges, quelques criliquĂšs du mvme genre que celles du rĂ©dacteur anglais du Times sui- ses faiblesses nobiliaires. Car, on a beau ĂȘtre un grand philosophe et un grand Ă©crivain el se piquer d'Ă©crire un liure cle bonane Jbi., on u~est pas, pour cela, plus exempt qu'un autre de ce genre de faihlesse3, surtout quand on est gascon, Il Le seigneiii- de ~[onlaignc J'Ă©tait plus que personne, et, quand dans son voyage d'liaI il', il faisait, a l'imitation des grands personnages, peindre ses armoiries, trts noblement blasonnĂ©es d'ailleurs, pour les apprenclre aux hĂŽtelleries qui avaient eu l'honneur de l'abriter avec scn secrĂ©taire et les gens de sa suite, on eĂ»t Ă©tĂ© mal venu, je pense, Ă  lui rappeler les marchands de poisson salĂ© de la Rousselle, dont le ]ueralif avait singuliĂšrement contribuĂ© Ă  sa noblesse. Tout ceci n'enlĂšve rien ala grande renommĂ©e dont il jouit, et ce serait bien mal connaitrc lĂ  nature humaine que de reprocher Ă  lfontaigne, qui, aprĂšs tout, Ă©tait en possession d'une haute situation aristocratique, de s'ĂȘtre fait, peut'ĂȘtre de trĂšs bonne foi, quelques illusions sur son origine. En tous cas, ces illusions furent partagĂ©e~ par sa famille et ses contemporains. Nul ne s'Ă©tonna, aprĂšs sa mort, de voir sur son tombeau, cet ancien conseiller au Parlement, reprĂ©sentĂ© avec une armure et un casque de chevalier, qu'il ne porta jamais de son vivant. Ce tombeau, fort bien sculptĂ© en pierre, avec inscriptions latines et grecques gravĂ©es sur des plaques de marbre noir, fait aujourd'hui le plus bel ornement du vestibule monumental du palais des FacultĂ©s oii, aprĂšs la dĂ©molition de la chapelle des Feuillants qui l'avait. abritĂ© jusqu'Ă  ces derniers temps, il est mieux Ă  sa place qu'ailleurs. }fais, je revie[]s Ă  ce troisiĂšme centenaire, que 11I. BussiĂšre croyait n'avoir Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ© que dans un journal anglais. Si notre Ă©rudit collĂšgue avait lu les journaux de Bordeaux avec le mĂȘme soin que le Tinnes, il se- rait convaincu que l'AcadĂ©mie de Bordeaux n'avait pas manquĂ© Ă  ce pieux devoir et s'y Ă©tait prĂ©parĂ©e longtemps Ă  l'avance. Ayant l'honneur d'appartenir Ă  cette compagnie, j'ai cru devoir la disculper d'un oubli qu'elle eĂ»t Ă©tĂ© impardonnable de commettre et que je ne me pardonnerais pas moi-mĂšme d'avoir laissĂ© s'accrĂ©diter, n Excusez-moi, mon cher SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, de ne vous parler aujourd'hui que de ce sujet, quand j'en aurais tant d'autres Ă . traiter avec vous, et recevez la cordiale assurance de mes sentiments lri~s distinguĂ©s. n Baron DE ~~ER11IL1I. n 1I. GHELL~T-BALG[,ERTE, notre Ă©rudit confrĂšre envoie encore quelques rĂ©flexions au sujet des Cacarotas. M. LE PnÉsIDE;T met sous nos yeux une bonne reproduction photographique de deux magnitĂŻques cariatides provenant de l'ancienne Chartreuse de Vauclaire. Ces sculptures ont Ă©tĂ© malheureu~ement cĂ©dĂ©es v un antiquaire de Bordeaux, qui les a revendues de suite Ă  un prix considĂ©rable, On ne peut que regretter que ces belles sculptures soient sorties du PĂ©rigord. l\"otre confrĂšre\I. GRENIER, qui a fait don Ă  la SociĂ©tĂ© de la photographie des cariatides de Vauclaire nous soumet en mĂšme temps un projet d'excursion qui semble devoir offrir beaucoup d'intĂ©rĂȘt. Nous recommanderons ce projet Ă  l'attention de notre vice-prĂ©sident, M. de Roumejoux, l'orbanisateur ordinaire et si dĂ©vouĂ© de nos excursions. Dans une lettre adressĂ©e Ă  M. le PrĂ©sident, M. Xavier DE MO~'ITE[L donDe une intĂ©ressante communication que nous allons reproduire Le Bourbcl-Cherval, -1/1 Janvier 1893. LU01SIEUR LE PRÉSIDE\T, Le dernier numĂ©ro de nos dnnafcs nous parle d'une pagaie indienne provenant des iles lIIarquises, ornĂ©e sur ses deux faces de dessins gĂ©omĂ©triques, pagaie que vous avez eu la bonne pensĂ©e d'acquĂ©rir pour le \1usĂ©e dĂ©partemental et que j'y verrai avec beaucoup de plaisir lors de mon prochain voyage Ă . PĂ©rigueux. J\1ais permettez-moi, dĂšs maintenant, de vous envoyer le dessin exact de deux pagaies, que j'ai relcvĂ© sur mon album, pendant mon sĂ©jour chez les Indiens d'Alaska. » La race thlinket qui peuple une partie de ces contrĂ©es polaires et qui n'est qu'une branche de la grande famille des Esquimaux, se subdivise elle- mĂȘme en nombreuses tribus, qui n'ont de relations entre elles que par un seul moyen, lorsque la neige ne peut porter le traineau la pirogue, qui, plus que la huILe en terre ou en planches, est la vĂ©ritable habitation de la famille. Or, chaque pirogue, entretenue et peinte avec soin, est garnie de pagaies qni servent Ă  la fois de gouvernail, de rames et de pauillon et c'est pour ce dernier usage que les Indiens d'Alaska recaunent leurs pagaies d'ornementations peintes avec de solides couleurs lirĂ©es des minĂ©raux. Chaque tribu, et parfois chaque village, a sa pagaie ,spĂ©ciale, Ă  l'aide de laquelle ses membres se feront reconnaltre dans leurs courses le long des rivages ou chez les tribus voisines. Et, si les chefs, ou les sorciers, ont des armes, des pirogues et des pagaies plus soignĂ©es et mieux entretenues que les autres naturels, ceux-ci n'en ont pas moins les mĂ©mes objets, la pagaie peinte surtout, qui est, pour ainsi dire, le drapeau de la tribu. le ne sais si la pagaie des iles Marquises et les pagaies d'Alaska offriront entre elles quelques analogies, mais je n'en serais pas surpris car les rapprochements nĂ©s. des Ă©tudes ethnographiques montrent que les hommes ont eu partout les mĂȘmes commencements. Notre tumulus gaulois est encore plus Ă©loignĂ© du barrow Alaskien, et cependant n'est-ne pas le mĂȘme travail, presque identique, accompli sous l'intluence des mĂȘmes idĂ©es. Une note sur les pagaies paraitrait une digression dans une revue Ne se raLLache-t-elle pas cependant Ă  nos Ă©tudes archĂ©ologiques, puisque nous trouvons chez nous des traces si nombreuses de celle vie disparue, que le voyageur, fut-il lrĂ©s peu versĂ© en archĂ©ologie prĂ© historique, Ă©prouve tant de plaisir Ă  retrouver au milieu d'hommes taillant encore le silex et le jaspe, chassant le renne et le phoque, tirant des bois et des os de ces animaux des matĂ©riaux que leur grossiĂšre industrie appropriera aux usages domestique5, aprĂšs les avoir sculptĂ©s parfois assez finement et couverts de hiĂ©roglyphes, J'ai vu la, dans les a trĂ©sors des sorciers, des haLons sculptĂ©s, insignes de leur autoritĂ©, en tout semblables aux plus prĂ©cieux bĂ Lons de commandement duc conservent nos musĂ©es, et encore en usage. 1> Ce sont ces mĂȘmes hommes qui exĂ©cutent sur leurs pagaies les dessins qui ont attirĂ© votre attention. 1> Veuillez, Monsieur le PrĂ©sident, agrĂ©er l'assurance de mes sentiments respectueusement dĂ©vouĂ©s. Il X. DE 1110-,TEIL. » n X. DE illoTEIL. ~I. LE PRÉSIDE-iT insiste, en quelques mots, sur l'intĂ©rĂȘt exceptionnel de la lettre dont il vient de nous donner lecture, et demande qu'elle soit reproduite in e~tenso dans le procĂšs-verbal de la sĂ©ance cette proposition est adoptĂ©e. M. RenĂ© DE MANTIIÉ transmet Ă  M. le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, Ă  propos de rĂ©flexions prĂ©sentĂ©es Ă  l'avant-derniĂšre sĂ©ance de la SociĂ©tĂ©, par M. de Bosredon, sur HĂ©lye et Jean de Puycharay ou de PĂ©charry, quelques notes qui outre qu'elles Ă©tablissent l'existence en PĂ©rigord d'une famille de ce nom, restituent Ă  HĂ©lye, et consĂ©quemment Ă  Jean de PĂ©charry, leur individualitĂ© 1 1° 8 mars 1489 anc. style. 1 Emptio Hugonis et Arnaldi de Puecharry infrĂ  Pecharry frall'ibus. Il s'agil de certains fonds situĂ©s prĂšs de Saint-Cyprien In quod » Ülarg"io vocato del Poger sito in p. in vilargio preJ dicto del Poguer sic et ÂĄIl quod alio vilargio vocato del Larn,elonia sito in p. 1 Actum fuil. anno dni millesimo quadragentesimo ocluagesimo nono et die octava mensis martis apud Sanctum Cyprianum, diocesis Sarlalensis in senescallio Petragoricensis. » .Irchiues dĂ©part. de la Giroiede; ArchevtchĂ©, G. 18r. Reg. de » Philippnrie, fo t33 et seqq. il 11;59. HĂ©lies Chappoulie appelle d'un dĂ©cret de prise de corps octroyĂ© contre e lui par HĂ©lies de Puycharry, prĂ©vut des marĂ©chaux de PĂ©rigord, et en obtient l'annulation du sĂ©nĂ©chal. frchiues dĂ©part. de In sĂ©rie B, 71. 30 i 625. Hommage Ă  l'archevĂšque de Bordeaux, seigneur de Belves et Bigarl'Oque, par dame Catherine dc Pecharry, abbesse de Fontgauffier, au dPeoir d'un voile blanc, autrement couvre-chef, du prix de cinq o SOIZ. .4rchiuĂ©s d~ la Giroude. ArchevĂȘchĂ©, G, ~0~. n Convient-il maintenant de rapprocher deux noms presque identiques et 9'Ă  Sain t-Paul- Lizon ne, avec Marguerite de Simon, probablement Olle de Jean, sieur de Queynat, et de ~1arguerile de Charron. Il fut anobli par patentes, du 15 mai confirmĂ©es en aoi~t 1Li7 pour les services reudus pendant les troubles de la Fronde, notammenl lors de la reprise de PĂ©rigueux sur Chanlos!. il[. P. GG,G~. .4. D. I dĂ©p. de la Gironde, cour des .9ides, et Reaseignements du vicomte de GĂ©rard. Jean-Baptiste fut mis par Cliaulo3t Ă  la question, et resta infirme toute sa vie. Il mourut le 18 avril 11370, ayant eu onze enfants. Livre de raison dĂ©jĂ  citĂ©. 2 Antoine Barberin, cardinal, archevĂȘque et duc de Reims, grand aumĂŽnier de France, etc. AprĂšs la mort du pape Urbain VIU, son oncle, il se rĂ©fugia en France, ayant Ă©tĂ© disgraciĂ© comme tous les Barterini par Innocent X; mais rĂ©conciliĂ© avec ce pontife, il mourut Ă  Nemi prĂšs de Rome, en 1G71, ĂągĂ© de 84 ans. bforĂ©ri. 3 François de La RĂ©raudiĂšre, siem de Sigon, fils de RenĂ©, seigneur de Rouet en Poilou, et de Catherine Herbert, fut nommĂ© conseiller au parlement de Paris en 1587 et se maria la mĂȘme annĂ©e avec Isabeau des Dormans. AprĂšs la mort de sa femme, il entra dans les ordres, fut nommĂ©, en 1597, abbĂ© de NouaillĂ©, Ă©vĂȘque de PĂ©rigueux en 11i12, sacrĂ© en 1614 la prise de possession est du 26 juillet, il mourut le 14 mai 1l>4f\, ĂągĂ© de 90 ans et fut enterrĂ© le 23 mai. F. P. 32 et 49. Dict. gĂ©nĂ©al. du Poitou par B. Filleau. 4 ChĂ tcau-l'EvĂȘque, commune du canton de PĂ©rigueux, rĂ©sidpncc des prĂ©lats de celle ville. R. l'Ăšre Clo~he, recteur des Jesuittee1,et ne se trouva aux susdiels honneurs le chapitre S. Front pour quelques differens qui estoint entre les deux chapitres. Et le chapitre S. Front feit des honneurs en son parlieuliel' deux jours aprĂšs, ou mons. le president, les consuls et mess. de l'Election assistĂšrent. 1 Au mois de mars mourut mons, d'Espernon 2, grand capitaine, et qui avoit eu de grands emplois. '16'16. Au mois de mars, je m'en aile en devotion avec Mr. d'Artensec, advoctlt, Ă  Nostre-Iame de Guaraison, et m'en revins par Tholosc et llontauban. Prise dc Domqucrquo par 5I. d'Aoguieu. 1G'IG. Au mois de septembre ou environ, Domquerque fut pris par mons. le duc d'Anguien, ville de grande importance et ou il y a un beau port de mer. Mort du prince de CondĂ©, premier prince du sang. 1616. Au mois de decembre mourut Henry de Bourbon, prince de CondĂ©, premier prince du sang, ayant laissĂ© deux enfans, l'un appellĂ© lltr. le duc d'Anguicn, l'aultre Mr. de Conti et une fille mariĂ©e avec Mr. de Longueville, Ă  Paris, a son hostel. Ba9tlsse de la Contcirlo. 16'i6. Mon frĂšre, par la permission de mon pĂšre, commença il. faire bastir une maison Ă  Cres;Jiat 3 et jouit aussy trois ou quattre ans 1 Jean-Jacques Cloche aliĂ s de Cloche entra au uoviciat de la compngnie de JĂ©su,3, Ă  Bordeaux, le 14 aotH ltia8, il en partit en septembre 1644 pour venir ~l PĂ©rigueux comme recteur du collĂ©e il fut ensuite recteur des collĂšges de Limoges et de Ilati. Reascigneraents du R. P. A. Denjoa, jĂ©suito. il avait dĂč succĂ©der Ă  YĂ©riguew au R. P. Ladevize, recteur en 1~3L. 2 Inexplicable erreur du chroniqueur. Aucun duc d'Epernoil ne mourut en 1646, car le premier duc d'Epernon Ă©tait, comme nous l'avons vu, mort en Itj42 et le second duc d'Epernon ne devait mourir qu'en 1661. La phrase gt'and capitaine et qui avait eu de grands emplois semble bien s'appliquer Ă  Jean-Louis de Nogaret; peut-ĂȘtre y a-t-il eu quelque transposition dans le lexte et la mention relative Ă  l'annĂ©e lti't° a-t-elle Ă©lĂ© rejetĂ©e Ă  l'annĂ©e 1646. 3 Crespiat serait dans Pissot, mais ni ce nom ni la Conteirie ne figurent dans le Dict. topogr. de M. de Gourgues. La branche de PĂ©rigueux de la famille Bessot, bien qu'elle ne fĂčt pas encore noble Ă  celle Ă©poque, pouvait possĂ©der des rentes en Limeuil. du revenu dudict bien et des rentes de Limeuil 1, sans conter les obliges levĂ©s 2, entre aultres celluy de Larmandie 3, et estant habillĂ© aux despens de la maison tousjours. Les coneuls et scindic de la ville furent eassĂ©s par l'autoritĂ© de M. d'Espernon. 1647. Le onziesme febuurier, les consuls faicts l'an 1646 dont Mr. Duchaine, advocat du roy, estoit maire 4, furent cassĂ©s par l'aulhoritĂ© de Mr. d'Espernon 5, et Je scindiquat qu'on avoit engagĂ© Ă  Mr. Chalup, advocat, par un contract signĂ© des consuls et quantitĂ© d'aultres habitans, fut remis en la libertĂ©, en vertu de l'ordonnance de Mr. d'Espernon du nouveau maire qui fut Mr. de Lavaice 6, esleu, d'en creer un aultre qui seroit annuel ou bien qui dependroit des consuls qui seroint en charge. Pierre, G Hlz. 1641. Le 13 febuurier, ma femme s'accoucha pour la cinquiesmo fois d'un enfant que je presente Ă  Pierre Palisse, mon beau-frĂšre, 1 Limeuil, commune du canton de Sainte-AlvĂšre, oĂč la famille de Dessot possĂ©dait des biens nobles trĂšs aliciennemetit, et oĂč rĂ©sidait la premiĂšre branche qui fut anoblie. 2 Les obliges ou oublies Ă©taient primitivement des pains ronds et plats dus au seigneur; ils s'Ă©tendirent plus tard 't touto espĂšce de rente, et nnirent par ĂȘll'e souvent convertis en deniers. fGlossaire du droit par l,auriĂšre. 3 Maison du bourg de Limeuil. Dict. topogr. par de Gourgurs. 4 Jean du Chez-;ne. avocat du roi, mairc lG46-1647, Il n'exerça pas longtemps la charge de maire, car on voit dans Chevalier de Cablanc, qu'il cut pour successeur le 11 fĂ©vrier 1647 Jean Girard de Langlade, Ă©cuycr, seigneur de La Vaysse, conseiller du roi. Peut-ĂȘtre est-ce le mĂȘme que 'Jean du Chesne ou son fils, lieutenant civil et criminel en t605, et Ă©poux de Marthe de Muguet. 5 v M. Duchaisne. v Ă©toit entrĂ© par la porlc d'honneur. cependant un peu trop de complaisance et de longueurs maladdroitemeut. Ă  rendre ses devoirs au gouverneur de Gtycnne fut cause que ~l. d'Espernon alors le destitua. C. C. ~6 Jean Girard de Langlade, Ă©cuyer, sieur de La Vaysse, conseiller du roi, maire de PĂ©rigueux en 1647, Ă©lu en r Election le 17 janvier 1ti35, enremplacement de son pĂšre, puis prĂ©sident au mĂȘme siĂšge, fut baptisĂ© Ă  PĂ©rigueux le 30 juillet 16w, comme OIs de Geoffroy, Ă©cuyer, seigneur d'E~-liac, et de Suzanne, du Peychier. Il Ă©pousa par contrat dit 3 dĂ©cembre 1CB7 RenĂ©e de La Borie fille de Phitippe, Ă©cuyer, sieur de La Bampinsolle et de Jeanne Broulhet. B. N. L'co/es militaires. Vol. 1, et Arch. dĂ©p. de la Gironde C. 4080. Il mourut Ă  La Comh." en Eyliac, le 22 septembre 1;86. nlc rlr .ll. ;puirn de Lanyladr. escolier, et Ă  madamoiselle de LeLorie, ma sceur. Nasquit un mercredi, entre dix et neuf [heuresJ du soir, et fut babtisĂ© le 2 febuurier lĂŽ47. Prise de LĂ©rlda par Mr. le prlnco 1. 1G47. Lerida, ville fÂĄ'ontiĂšre de l'Aragon, fut assiĂ©gĂ©e par mons. le prince, auparavant appelĂ© duc d'Anguien, de la vie de son pĂšre, DessciuA de Mr. de Guise sur le royaume de \apleA. 164Ăź. Sur la fin de ceste annĂ©e, la rĂ©volte du royaume de Naples, les semences de laquelle avoint estĂ© jetlĂ©cs par les intrigues de nlr. le cardinal de Richelieu, a enfin esclaltĂ© en faveur du roy de France. Pour cest p./fect, un des messieurs de Guise 2 s'estant rendu de Rome Ă  Naples avec beaucoup de difficultĂ©, a este magnifiquement et Ă  bras ouverts receu dans ceste ville. On dict que ce traffic de nouveau s'est faict par un evesque de la maison des Carra/fes, a quoy ont aussy notablement contribuĂ© Air. de Darbm'in, ensuitte de quoy Capoue a este assiĂ©gĂ©e par 1\11'. de Guise. Areenlcaucut de l'ho4pital de La Cueille. HH7. Au mois d'octohre environ, Mr. de Saint-Pierre, de la maison de Chanteirac ;J, aprĂšs avoir passĂ© contract avec messieurs les 1 C'e,t par inadvertance sans doute que le chroniqueur a Ă©crit prise tlr Lrrida. C'Ă©tait Ă©chec dovant LĂ©rida I[u'il fall~it Ă©crire. Un connait la cruelle exclamation d'un individu Lilli, uu jour oĂč l'onroprĂ©sentait devanlle vainqueur de Hoeroy je ne sais quelle piĂšce, faisait du bruit au 'lI'terre CondĂ©, qui avait l'impatience facile, ayant demandĂ© qu'on s'eutparat du perturbateur ct qu'on l'expulsĂąt, l'autre, en s'esquivant, s'Ă©cria On ne rn~; prend Ims. Jc ut'nlrpcllc 12 Ifenri de Lorraine Ile dit nom, duc de Guise, etc., pair, et grantl chambellan de France, ne le, 4 avril 1ti14, mort le 2 juin sans avoir- Ă©tĂ© mariĂ©. On prĂ©tendit pourtant llu'il avait Ă©pousĂ© Ă  Bruxelles,le Il nuvembre WH, 1-Ie_=cl'e ÂĄle llimes, veuve d'Alberl-Maximilien de Ilennin, coml,' de Bossu, el lille d" GeolTroy, comte de Grunbergh. Sur l'expĂ©dition de Naples qui resscmble il un chapitre de roman d'avĂ»ntut-es, on petit consulter, outre les .lfĂ©rnoires du rluc dn Gui.,c, le l'ecudl do documents qu'ont publiĂ© deux Ă©rudits orlĂ©anais dc haute ,'aleul', \1. dule- Loiseleur ct M, Baguenault de Puchesse. ~r Jean de La Cropte, archiprĂȘtre de Chant6rac, fils de Charles, cLavalier, seigneur de ChantĂ©l'ac, etc. et d'Isabeau d'Auzaneait il Ă©tait en grautle relation avec Saint- \'ineent de Paul. Il monrut dans un Ă ;Pr ,w~ncĂ© le !I .1011l lil;r. i;.Sr,inl- .1' p. rJIL 11 defflniteurs de 1'liospital et tous aullres qui y pouvoint estre interessĂ©s, arenta a perpĂ©luitĂ© 1'liosjiiial de La Cueille 1, i joignant le cimetiĂšre de la CitĂ©, faisant la condition meilleure de l'hospital, le tout pour le commencement de la fond/llion des missionnaires en ce diocĂšse et pour l'hospital susdict destinĂ© pour la commoditĂ© des pauvres. Il a faict accomodder pour le mesme usage des eglises desei-les dans le mesme cimetiĂšre. 1648. L'employ de la Catalogne qui avoit estĂ© donnĂ© Ă  IIlr, le prince a estĂ© redonnĂ© Ă  TIr. le comte de Harcourt et l'employ d'Italie parlant mesme sourdement d'aUaquer le Dlilannois a estĂ© donnĂ© Ă  ni. le prince l'employ de la Flandre demeurant tousjours Ă  lllr. le duc d'OrlĂ©ans, accompagnĂ© du mareschal de Ransau -2 et du' grand maistre de l'artillerie, Mr, de La Dlailleraye 3. PensĂ©es d'e9tubli9someut de nU,'enU1 ..iĂšges par les parti9an4. 1MB. On parloit fort de l'Ă©rection d'un siĂšge presidial Ă  Non- 1 L'hĂŽpital de La CƓuille, ainsi appelĂ© du nom de son principal bieufaiieur, Jean da La CƓuille, de Nfontariceix, Ă©lait si lue au nord du cimoliĂšre de PĂ©riĂŽueux. Rensrig nement dc .ll. ffard,y, d'apre~s les A..1f_ P. Zil3. f~ et _9ntiquitĂ©s de VĂ©sone, parTaillefer. 2 Josi"s corn le de Rantzau, marĂ©chal de France, nĂ© le 18 octobre 100'J dans le liolstein, mort Ă  l'at'is le 4 septembre IwO. Il enll'a au service le la France en 1635 arl'ĂȘlĂ© sur des soupçons de trahison le 27 jauvier tĂŒ4\J, il fuI mis en libertĂ© le 22 janvier lĂŒ50. 11 avait perdu la guerre uu iril, un bras, une jambe et une oreille, ce qui Il[ dire dans son Ă©pitaphe Lpilaphr du rnarĂ©rlral dc l7autzau. Du corps du grand Rantzau tn n'as qu'une des parts, L'autre moitiĂ© resta dans les plaines de Mars; Il dispersa partontses membres et sa gloire Toutabattuqu'il fut, il demeura vainqueur Son sang fut en ces lieux le prix de la victoire Et Mors ne lui laissa rien d'enUer que le cƓur. Charles BErs. 3 Charle~ de La POt'le duc de La llcillerayc, mar~chal de France, l1ls d'un moriesle avocat, na'luit en 11;0'- mottrul en 1L;Gi. Il Ă©pousa l' Niarie RuzĂ© d'Emat,2' Marie de Cosse-Hriss"e. On sait que la vĂ©rilable forme du nom de terre de de La l'urte est La MeilleraJ'r. On sait aussi que Tallemant des Beaux a consacrĂ© Ă  ce cousin germain du cardinal de Richelieu lequel le puussa beaucoup le nĂ©potisme n'a-t-il pas Ă©tĂ© de lous les lemps? une de ses plus intĂ©rcssanlcs Iiistorielles T. Il, p. 21G, On peut rnpprocher rĂ©vĂ©lations du grand anecdutier quelques passages bien eurieu,, aussi des lfĂ©moires de PuysĂ©"ur sur le marĂ©chal duc de La Meilleraye. ~'oir notamment le l'Ă©cit de sa querelle avec Gassiou Ă  Gracelines, Il>44. Toiiie Il, p. 21 de l'Ă©dition, dĂ©jĂ  citĂ©e, de tron 1 qui revient Ă  trĂšs grand prejudice de ceste communaultĂ©, aussy bien que le presidial de Libourne et l'Election de Sarlat. nl. l'chen y travailloit fort. Enfin les partisans l'ont tousjours emportĂ© par dessus l'equitĂ© et justice, ne contant pour rien l'interet des peuples 2. 1648. Tous les officiers de France furent privĂ©s de tous leurs gages et droicts, ce qui revient a un trĂšs grand prejudice aux officiers de finance parliculiĂšrement. de tut arrest~ prisonnier au milieu de l'ii" eouquesteN de \aplcs par l'EApaguol. lCyi8. ~[r, de Guise, plein de courage et s'ennuyant des delices de la cour romaine, ayant traCfique du coste de lal~les et tachĂ© d'osIer ce royaume au roy d'Espagne par ses addresses, feit tant que i estant allĂ© aprĂšs s'estre desrobbĂ© de Rome qu'il fut receu magnifiquement et Ă  cƓur ouvert dans Naples et receut presents du peuple, lequel, comme il est inconstant et brutal, le quitta au bon besoing comme il alloit secourir quelque place voisine assiĂ©gĂ©e par les Espagnols, et enfin, prins prisonnier et ramenĂ© Ă  Naples pour servir de jouet ou il avoit receu complimens, argent et toute sorte de bon traitlement et recogneu comme souverain. 1M8. A la quinzainne de Pasques la procession du Buguo, revenant de devotion de Cadouein 3 de veoir le Saint suaire, un plein batteau de personnes, femmes, filles et hommes, se perdit Ă  Limeuil, soixante et dix personnes ou environ, et pour le soulagement de ces ames, les religieux de l'abbaye de Cadouin se mirent incontinent en prieres et recitĂšrent l'office des morts et tout l'ordre de Cisteaut 1 Cela arriva quelques aunĂ©es plus lard. Quaud PĂ©ri~uew tomba au pouvoir des Princes, les si~ges royaux furent trausporlĂ©s i' Nontroil, oit ils rcslĂšreut de 1G51 Ă  octobre lli;ra. 1,,9fonogrn~Wic de ~1'ontron, par 11. de LnufJ8rdiĂš! p. 8[. -? "est-ce pas lit une protestation d'honnĂȘte homme, un cri de juslice el de charitĂ©? Et combien d'autres sentiments gĂ©nĂ©rcur se munlrent sans s'Ă©taler jamais dans ces pages d'un chroniqucur auqucl s'applique si bien le mot de Tacite i%ir antiqm probitatis! 3 Le Bugue, canton de l'arroudisscment de Sarlat, sur les bords de la Ă Ăšre; la forme patoise /o Buguu Ă©tait cmpluçéc par les gens parlant français aussi bien que par l'administration jusqu'a la tln du xv! Cadouin est un canton de l'arrondissement de Bergerac, cĂ©lĂšbre par son pĂšlerinage motivĂ© par le Saint-Suaire, encore conservĂ© dans sa vieille lotit les cloilres gothiquc> sont conuu5 de tous le~ al'cbl~olglle feit aussy des prieres pour cux, les susdicls religieux l'ayant escl'il Ă  Paris. Les penitens bleus,1648, feirent faire le portal de leur chapelle avec des balustrades par dessus, en remettant, du consentement du chapitre, les autels qui y estoint auparavant aux deux costĂ©s. Jchau. Hixic,ymc Illz. 1648. l'lIa femme s'accoucha pour la sixiesme fois, le 3 de novembre, une heure aprĂšs minuict, d'un enfant, lequel je presente au frĂšre de ma femme le plus jeune, Jehan Palisse, et Ă  ma tante d'Egliseneufve. [Les ceremonies de l'eglbe furent remises jusques en l'annĂ©e 1665 par le defaut de Jehan Palisse, ne c'estant jamais presantĂ© pour le fayre baptiser, et en ladite annĂ©e \665, mon beau frĂšre Jehan Charon, advocat 11, et ma niepce de Chassenac 21, en la place de ma sceur, le pl'esentĂšrent Ă  baplesme ,j 1648. Au mois d'octobre, M. Bessot le vieux 3, de Cadouin, et son fils, juge de MouliĂšres ensemble, deux de ses enfans ne restant, qu'une fille et un frĂšre du juge de MouliĂšres le plus jeune, decedĂšrent Ă  Cadouin. 1648. Messieurs du parlement de Paris, consyderant les misĂšres de la France Ă  cause de la guerre et l'exces des tailles qui accabloint le royaume, feirent relascher au peuple la huictie!ime des tailles pour la ditte annĂ©e, et pour l'an 1649, le roy rabattit sur la France dix millions qui reviennent Ă  une cinquiesme de toutes tailles, subsistances et aultrcs impositions extraordinaires, le tout par les soings du parlement a la grande chambre, duquel estoit un grand personnage et fort t Jean Charron, Ă©cuyor, sieur de La Iteal, fils de Denis el de Jeanne de Jay, Ă©tait cousin-gormaiu de l'auteur. Comme il Ă©pousa, en 1636, Anne de Salleton, fille de Jean, receveur des tailles et de Jeanne du Bourg, il semble difileile d'expliquer comment il put devenir son beau-frĂšre. I'.l'. gĂ©u. Ch,~rro o 2 Mar"uerite de Chalup, fille de, Jacques, Ă©cuyer, avocat du roi au prĂ©s;diĂ l, et d Isabeau de Bessot femme de Frunsois de Tourlel, sieur de Chassenac, conseiller du roi. 3 Le 1'c janvier lĂŽ45,.?apLĂšme il Cadouin de Jean Bessot fils de Jean, ju de ~ouhĂšres, et de Suzaune RIIJlOI' Le l" mai ti8, sĂ©pulture de \1. \1' Frauçois Hessol sieur de Farfal, vcuf d'Isabeau ~1ul'tin et Ă gĂ© de tjlj ans, donc nĂ© vers tut 7. Un Raymond Bessot dut Ă©pouser, peu avant une Mal'lhe Lafauria G'omenunication de .3f. l'nb6Ă© Goustat rl' Ics re~istrrs de Cndouin, dont les actrs de sĂ©pulturr nc remnn!rnt 7u'Ă  1!J/ zelĂ© pour l'uliletĂ© puhlique elle bien de la Fl'ance, nommĂ© Atr, Hl'ouxel t, a la louange duquel fut faidle sonnet suivant Sonnet sur dl. conseiller au liarlemeut de Paris, fairt l'an 16 ~8. La plus haulle vertu doibl ceder Ă  la tienne Etje n'en cognoi point qu'on luy pui8se esgaller. Des Grecs et des Romains, la sagesse ancienne Revit en ta personne et te vient signaller. Toutefois, elle I,rp,nd le liUre de chrestienne, Et chacun est d'accorJ qn'on ne peut rcstrallicr. Telle ne fUI jamais eesle vertu payenne. De celluy qui p~ar Rome a voulu s'immoler, l"n illustre consul mourut jadis pour Rome, Et le Tybre pleura la mort de ce grand homme, Qui volust que son sang paya sa libertĂ©. La France, grace aux dieux, quoyque en die le Tybre, Parle plus haullement de si reliritĂ©, Puisque de Bromel vit et que la Franee est libre. [On lit en marge et au bas de la paee 27 du manuscrilj La declaration du roy touchant le rabais des tailles pour l'an -1649 de la cinquiesme fut verifiĂ©e le 24 d'octobre au parlement et ailleurs ou l'on a de coustume. NI. le cardinal Mazarin italien et principal ministre d'Estat, descheut en ce temps la presque de tout son pouvoir et risqua sa vie !luss~' bien que Mr. le chancelier Seguier, et parce que par Je comMandement de la royne on avoit prins divers conseillers du parlement et entre aullres le president Potier 2 et Mr. ilrouxel, le peuple de 1 Pierre, Droussel, flls de Jacques, sieur de Bazeucourt et dl' Marie Hemon, fut conseiller clc!'c au parlement de Paris, puis doyen de sa grande lhambre. Il Ă©pousa ;Iarie-Marguerite Rousserat, et fut entcrrĂ© le 17 septembre llia4. jltib. nnt- Dossicrs biens. 1,"19. AprĂšs la Fronde, oĂč il joua un g-rand 1-~lc comme de la Bastille cu 1Ă»4\J et prĂ©velt des marchands en 111, il fut eriln. Consultcz sur 1autcur de la Jou1'flrc des 6arricades les noies des .lfĂ©rnuirc., du cardinal de Retz Ă©dition Hachetlc, collection des Grands Écrivains u la rĂ©daction desquelles un do nous a pris pari. ~2 RenĂ© Polier sieur dl' Blancmesnil, prĂ©sident Ă  mortier aux enquĂštes du Palais. Son oncle, l'Ă©vĂȘque de Reauvais Augustin Potier, grand aumĂ»nier de la reine Anne, parut un moment, en 1t>\3, contrehalancer puissance de ;\Iazarin, et fut mis en avant pnr le, partideslmporlanls alliĂ© Ă  celui des DĂ©vols; mais Mazarin l'emporta et le renvoya dans son diocĂšse. Les Potier, déçus Paris s'arma et les fallut rendre sans leur faim aulcun mal, et les suisses du roy essuiĂšrent la furio de ce peuple, en ayant estĂ© tuĂ©s assez bon nombre, environ la saison de l'estĂ©. Épitaphe sur Marie de Ăčlodlcis, rĂ©gente de Fraucc et m8rc de Louis 13. La France m'a veu nalstre, Florence est mon berceau. J'e pour gendres deux roys, pour fils un clair flambeau, Qui de mille rayons esclatte dans l'histoire. Parmy tant de bonheur 1, qui le pourra bien Je Buis morte en exil, Cologne est mon tombeau vieille nnÎ\'ersitĂ© de la terre allemamle Si jamais un passant curieux le demande Le funeste rĂ©cit des maux que j'e soufferts, Dis Ce triste cercueil chetivement enserre La reine dont le sang regne en tout l'univers, Qui n'eut pas en mourant un seul poulce de terre. Commoncemcnt de guerres de Paris et du Paelcmcut. 1649. La declaration du roy de l'an -16-li8 ayant este enfreinte en divers articles, le parlement, qui n'avoit pas discontinuĂ© de s'assembler, mena grand bruit pour l'aproche des gens de guerre qui estoint aux environs de Paris, ou ils faisoint brand ravage, Sur quoy la cour donna arrest pour informer de toutes les violences des soldats et que les capitaines en seroint responsables a peine de la vie, s'ils ne se presentoint. Le second article fut le parti des tailles contre lequel le parlement se roidit si fort et tant de murmures Ă  Paris que la roine regente, le roy, \Jr, le si- nfezarin et tout le reste du conseil quit- dans leurs se jdi'rcnl dans le parti dc l'opposilion; -1 ~Nt. de Blancmesuil, un des plus ardents dans ce parti, car personne ne dĂ©blatĂ©rait plus d~ns le parlerneii,, fut arrnti avec Ic bonltotnrne Droussel ce fut la sa seule gloire. Il inll'ifu~ rlans quelilues conjttralions ,mec la pl-jiccsse l'alaliue, mais joua un rule fort etI~eĂ©. ~ou cousin gcrmain ^licula~ Yotier, sieur de Novion, apr~~s avoir fl~urĂ© avec les mĂ©conlents, suit s'arranger n lcmps avec la cour cI devinl lmcmier prĂ©sidcnt. Nficliclet manioc IletiĂ© daus ses jugcmrnls l'emporle-piĂšce de ces Iroi~ Ă©pilbi tc~ n pur, utopiste, fou. 1 l'ur, c'Ă©tait cerlainemrut titi hunuUc Imntmc puisqu'il ne tira rieu de la Fronde; fou, c'csl trop dire, il'Ă©tlit ~li~c fort original. d'aprĂšs Guy Ilatin, lui Ă©tait soit ami. Il Ă©lait flls de Nicolaa l'olier, sieul' d'O"quel'L'e, sec,'Ă©lair" d'Elat sous Louis !ilff, et de demoiselle l3arrĂ© de Cousleau; il Ă©pousa sur la suivautaiuc une demoiselle de Grimouville de La lfeilleraye dont il n'cul qu'une IIlle lion mariĂ©e. t Il y avait d'abord malheurs qui a Ă©lĂ© barre. tĂ©rent l'al'is a minuid, la veille des Boys, r;nsuilte de quoy MI', le prince, prenant le party du roy pour Mr. de llazarin, principal ministre d'Estat, affin qu'il ne quittat le royaume comme servant de pretexte Ă  l'esmeute du parlement, on se mit en essay d'assiĂ©ger les Parisiens le parlement transferĂ© Ă  Montargis et les aultres cours divisĂ©es ailleurs, comme la chambre des comptes et la cour des aydes, a quoy personne n'obeit, au conlraire, La cour de parlement donna arrest contre Ml'. le Mazarin, luy enjoignit de vuider le royaume dans huict jours, et Ă  faulte de ce faire, permis Ă  toute sorte de personnes de luy courir sus comme a un perturbateur du repos publie et ennemy do la France. AprĂšs quoy, le parlement commença d'armer pour la delfence et pour empescher les courses de nl. le prince qui vouloit retrencher tous les vivres Ă  Paris, a quoy s'offrirent pour le susdict parlement \11'. de Conty 1, mescontent, frere de \Ir. Jo prince, avec Mr. de Longueville, son beau-frĂšre Mr. le duc d'Elbeuf 2 avec quatre de ses enfans, Mr. de Bouillon, mescontent, la recompense de Sedan ne luy ayant estĂ© encore donnĂ©e, Mr. de La Aiothe lIaudencourt 3, qui avoit este vice-roy de Catalogne, Mr. de Vendosme 1, avec ses enfans, tous pour le parlement, Mr. de Brouxel fut pourveu 1 Ai-inaiiLl de Bourbon, prince de Conti, comle de PĂ©zenas, naquit en Ili.xJ et mourut il PĂ©zenas le 2t fĂ©vrier 166[i. En 1W1, il avait Ă©pousĂ© AnneNiarie, ~[artinozzi, nicce du cardinal vfazariu, et fut gouverneur de Guyenne, puis, l'anuĂ©e suivante, gĂ©nĂ©ral des armĂ©es fran~aises en Catalogne. ~llorĂ©ri. 2 Chai-les de Lorraine 1I du nom, duc d'Elbeur, pair de France, comte d'ilarcouL-1, de Lillebriiiiie, de Rieux, ~ouverneur de Picardie, nĂ© l'au 159ĂŒ, mourut le novembre li;7, Ă gĂ© de til ans, ay~nt eu de Calherine-Henriette, lĂ©gitimĂ©e de Fl'anee ÂĄnlle de Henri IV, el de Gabrielle d'EstrĂ©es, duchesse de Beaufort, avait Ă©pousĂ©e en fĂ©vrier 1619, Charles de Lorraine III du nom, duc d'Elbeuf, et plusieurs autres enrants. ,llurĂ©ri. 3 Philippe de L'\ \Ioll1e duc de Cilrdonne, comte de Beaumont-"nr-ĂŒi'ie, vce-roi et les armĂ©es du roi en marĂ©cbal de France aprĂšs la perle de LĂ©rida, il ful arrntĂ© et conduil i t dans le chĂ teau de Pierre Eneise, "Lyon, d'oĂč il ne sortit qu'au mois de septembre t6i8, apr-Ăšs que son innocence eilt Ă©tĂ© pleinement jnstiflĂ©e au parlemeut de Grenolile. Le roi le lit une seconde fois vice-roi de Catalogne au riiois de novcmbre H>5t. Il y for~a les ligne3 des ennemis devant Barcelone le 23 avril et dĂ©fendit pendant cinq mois cette place contre les meilleures forces d'Espagne. Il avait Ă©pousĂ© Louise de l'ric, fille de Louis, marquis de Toiley, et de Françoise de Saint-Gelais de Lusignan, dont il eut un lits mort jeune et plusicurs li~les, et mourut Ă  Piris le 2't mars Iw7. .llot'Ă©ri . 4 CĂ©sar duc de YendĂ»me, fils naturel d'Ilenri I~' et dc Gabrielle d'Esll'ĂŽe, naquit en 15'J4 et mourul il Paria en octobre 1665. On sait combien il se mula aux inlrigues politiques sous le rĂšnne de Lonis XIII, spĂ©cialement vec son fil" le duc de Bcaufort, comme chef de la faction des Imporlants. Il Ă©pousa FI'~II,;oise de Lorraine, lille du duc de ~[ereƓul' Dict. de dans ce changement du gouvernement de la Bastille, avec son fils, qui estoit enseigne au regiment des gardes, 1 auquel on donna la lieutenance. 1649. Depuis le roy, voulant rompre le coup et les desseins du parlement, ordonna, par une declaration et manifeste dressĂ© contre le parlement, une convocation d'estats indil[tĂ©e] Ă  OrlĂ©ans au mois de mars de la ditte annĂ©e, et pour cest effect, Mr. de Bourdeille receut une despesche par les mains de Mr. d'Espernon, lequel, dans ce trouble, escrivit Ă  la pluspart de la noblesse, laquelle vint en asses petit nombre et fut faicte l'ouverture desdicts Estats, le 2 de mars, par M. Boudy 1, procureur du roy, accompagnĂ© des deux advocats du roy, es presences de Mr. de Bourdeille. Le lieu de l'assemblĂ©e ayant estĂ© transferĂ© dans la salle de l'audience du presidial, au lieu que les estats avoint accoustumĂ© de s'assembler Ă  la salle de l'eveschĂ©. Mr. de Sarlat, accompagnĂ© de ses deputtĂ©s de l'eglise et du tiers estat, se rendit aux Estats et emporta sur le chapitre cathedral, par la division d'icelluy avec les vicaires generaux depuis la prise de possession 'lu'il feirent pour ~Ir, Brandon evesque de Perigueux 2, la presidence laquelle le chapitre caLhedral luy vouloit disputter en l'absence de nostre evesque qui est president nay aux estats de la province. Pour le clergĂ©, furent nommĂ©s nonobstant la briguc de quelques particuliers au chapitre cathĂ©dral pour Perigueux, Dir. Brandon evesque et Mr. Seuuin 3, evesque de Sarlat; pour Mrs, de la nohlesse Mr. de S. Aluere 4 et Mr. de 1 Sir pour Bodin. 2 Phihbert Brandon Ă©tait 1Iis d'Antoine, conseiller du roi, lrĂ©soricr de France il Moulins, maĂźtre ord naire en la chambre des comptes et de. Charlotte Gaj'anl. Il fut conseillcr du roi au parlcmcut dc Paris le 18 fĂ©vrier 1li`?-?, et Ă©pousa ~larie-Charlottc de Ligny, fille de Jean, maĂźtre des requĂȘtes, et de Chai-lotte dont il l'ut Antoine Brandon, capitaine au rĂ©giment des gardes du roi, dĂ©cĂ©dĂ© en 1ĂŒ7!ÂĄ. Une fois veuf, il eiitra dans les ordres, fut nomme Ă©vĂȘque de PĂ©rigucw le28 septembre W4Í!, puis sacrĂ© Pontoise la mĂȘme annĂ©e, et prit possession de son siĂšge le 23 mars 1649. L3iG. 11,11. PiĂšces ori,qinalcs 4'J~' Uo.,sicrs bleus. ~~ ;~icolas de Sevin, abbĂ© de Saint-Vulmar, [lit nommĂ© Ă©vĂȘque dn Sarlat a la suite de la dĂ©mission de Jean de Lingendes; il fut coadjuteur du vĂ©nĂ©rable Alain de ~olminil1ac Ă  Cahors, puis sou successeur en 1058. et mourut -il Jh78. Sidillodraphie du PĂ©ridord, par Ph. de Bosredon ÂĄ!, Ă©diLion, n° 36f. On a publiĂ©, dans le Bulletin de la SociĂ©tĂ© des Etudes du Lot, le testament de ce prĂ©lat. La famille de f',vin Ă  Agen possĂšde sou portrait. fi Emmanuel Galiot de Loslanncs fils de Jean-Louis et d'Elisabeth le Crussol d'UzĂšs chevalier, marquis de 5ainle-AlvĂšre, baron de 5averduu et du \ĂŻgan, seigneur de Puydal' Bidollnet, de ~lilloles, sĂ©nĂ©chal et ĂąouTel'nel1l' du Quercy, fut instituĂ© hĂ©ritier universel liar le teslament clos de Bidue 1 que lltr. d'Espernon feit nommer sus une lettre portĂ©e de sa part par ~Ir. de La floche, capitaine do ses gardes 2, qui en sollir;ita toute la noblesse qui s'estoit rendue en ville; pour 10 tiers estat de Perigueux, fut nommĂ© IIIr, Alexandre, advocat, sieur de la Roulandie pour Bergerac, Mr. Chillaud, lieutenant general 3 pour Sarlat, Dtr. Brousse 4, Lesdicts estats n'avoint estĂ© tenus depuis l'an 1614, soubs Louis 13. Le parlement d'Aix en Provence se declara pour le party du parlement, en ce qu'il se saisit du comte d'Ales, leur gouverneur pour Jean-Louis, son pĂšre, dit 1B juillet Wt7, Il Ă©tait capitaine d'unc compagnie de chavau-lĂ©gcrs, cri li~3G. Louis XIII lui Ă©crivil, le I!i mars 1Li;JLi, l'om lui ordonner de se rendre en diligence Ă  sou armf'e d'Italie, avec sa compagnie, Il rcçut plusieurs autres lettres du mĂšm9 prince, pt il ful nommĂ© avec le scide Deduer son cousin, et dĂ©putĂ© par la Noblesse dit PĂ©rigord le mars, pour aller iÂĄ OrlĂ©ans, oit le roi avait convoquĂ© les Etats-;enĂ©,'aux. Il Ă©pousa, le 25 juin 16li8, Claude-Simonne tiĂ©brard do ~aint-5ulpice l'elegri, dame du Vigan, La Violhe, Cassel, etc" veuve de Guyon, cointe dl'. ClermontTouchebƓuf, et testa en 1678. 1, P. 149 ;17. t J~an-Louis de Lostauges, chevalier, comte de Beduer, capitaine commandant 10 rĂ©giment de Candale-cavalerie. Il Ă©tait OIs de I,ouis-Fran,oi-, bal'on de Itcducr dans le IIaul-Juercy et de Jeanne de Jiartluessac. Il avait Ă©pou~Ă© Françoise de Gourdon de Genottillac, et fut dĂ©putĂ© de la Noblesse du PĂ©rigonl en ilYl[ St-Allais, qĂ©nĂ©nlo~lic Lostanges, XIV, p. rJ'J. 2 Ce ĂŽrulilhummc est mentionnĂ© dans l' de la ..il' du duc d'EsItcrnon par Guillaume Girard Paris, lZ5, Nous rc~retlous de ne pouvoir foumir sur lui de prĂ©cises indications. 3 I'icrre-Front de Chi1\aud, Ă©cuyer', seigneur d'Adian, Ă©tait fils du premier mariage d'HĂ©lie de Chillaud, ju-e royal de La Linde et de Anne de ,J ay, lequel se remaria en 1Li~Jj avec Jeanne de Tours, veuve de messire Jacques 1,itiroux, maire de Bergerac, et dĂ©cĂ©da en amlt HY1Li. Pierre-Front succĂ©da Ă  son pĂšre comme lieulenant-riĂ©nĂ©ratd~ BerSerac iprovisions du 24 mars 1IH7J, dont il fut nommĂ© maire en 1Li70; il Ă©tait conseiller d'Etit depuis lbii0. Il mourut ÜgĂš de, 86 ans le \J octobre 1709, laissant d'un maria contractĂ© le ~37 dĂ©cembre 11fY; avec Marie du Lyon de Ilelcaslel veuve d'Emmanuel de Houx, Ă©cuyer, seigneur de Camp3O'nae, fille, de Jean, ccuyer, et de Madeleine de Uri tUs, HĂ©lie, installĂ© lieu lenatll-genĂ©i al en mars 1710, et qui moltrut le 2~1 dĂ©cembre 1711. P. P. 48. Archives rnunicipt'I1, fut dĂ©capitĂ© par arrest du parlement de Bordeaux. Jacques Loyseau pouvait ĂȘtre fils, ou de Jacques Loyseau, lieutenant crimine! en 1ĂŒ1O, ou de Guillaume Loyseau, chirurgien ordinaire, du roi, qui avait cxtrait une balle' de la poitrine d'Henri I~ Il pouvait ĂȘtt'e fi-Ăšre de Guillaume Loyseau, lieulenant criminel en li~35. Quant Ă  lui, il llt partie des douze Ă©tages envoyĂ©s Ă  Ă©l'ae pour la garantie de l'exĂ©eulion d'un anĂȘtĂ© du 15juillet Ilj29 du duc d'Epernori, relatif ~t la dĂ©molition des fortifications de la ville. Renscigncmcnts de 11f31. G'trarricr, LaGrouc et Iupuv, rln Bcr!Icrnc. Il fui premier consul de Ber erac en 1637 et enlG3i puis mai~re en 1641. id. Lors de la surprise de celle v Ile par les Croquatits, il eut une eonduile trĂšs digne; il avait, du reste, rempli plusieurs fois des mission~ de vorillance. Bulletm de la SociĂ©tĂ© et nrci~. du f'Ă©rigord, dĂ©jn citĂ©. Elisabelli de Laeosle, demoiselle, est indiquĂ©e comme sa veuve dans un procĂšs pendant le r aotit ltiiil, devant le parlement de Bordeaux, entre elle et ~ÂĄaq;uerite l'elil, veuve de Mailhars Lasserre, el le sel-gent l3ouchard. Elle demandait qu'un arrĂȘt du 31 dĂ©cembre 16li7 fĂčt casse, arrĂȘt dont la minute n'cxiste plus malheureusement. /1'otes de J[, D. de Boisrillc d'nprĂšs les ll'ch. dĂ©p. de la Girondc, B. 8??. 2 Voici comment ontglat dans ses .llĂ©rrroires raconte ce fail, ++Ă©riligĂ© par La pluparL des historiens. l~'Archidiie, apl";s la prise de Gravelines, bloqua Dunker/ÂĄuc, par terre et par mer, mais ne le voulant pas altaquer prĂ©sentemetit il lai;sa sculemeut ses vaisseaux il l'l'nlrĂ©e d Imrt, et lit faire des forts et des redoutes autour pour em"l~cber les vivre; d'y cntrer. CI lors Ă©lant prcssĂ© par les de France l'aller leur secours, il cilvoya le comte de FUl'nsaldagne avec une armĂ©e. Cr comte. al!a'lua L'h-tuny de tous cdlĂ©s. L duc d'Elbellf. voyanl la tĂźle de l'armĂ©e tourliĂ©e contre Chauny sejeta dedans; mais comme celle ville [J'esl point fortinĂ©e, et que le comle de Fuensalda ne la ualtuil rudement, le duc d'Elbeuf fut Illentot contraint de Chaun~' fut l'l'prIs quelque temps aprl's par le marĂ©chal de La FertĂ©. Tallemant des l\eaux lflisUurirttn. tonlP I~ l. IU'+~, nue lelil. 1-ar In I3alrac sous la de Iirard, paix generalle. Il avoit couchĂ© Ă  Riberac et avoit son passeport du roy pour s'en retourner en Espagne. Il fut haranguĂ© par A'Ir. de Pieihardi 1, maire, de la part de la communaultĂ© il fut logĂ© ches rir. Baudon l'aisnĂ© 2. 1650. Le 16 juin vint en ceste ville Mr. de La ~leilleraye 3, marechal de France et grand maistre de l'artillerie, accompagnĂ© de llir. de Comminges et aultres volontaires et de ses gardes. Mr. de Perigueux le logea ches luy et luy donna a souper les aultres furent dispersĂ©s par les maisons et hostelleries. Il commandoit une armĂ©e de quatre Ă  cinq mille hommes. Prise du Catelet par M. de Turene pour les priuccs prisonniers. Guise ayant tenu pour le roy eut exemption de taille pour S ans. 1650. 11~r. l'archiduc 4 d'un costĂ© et Mr. le mareschal de Turene ayant pareu forts sur la frontiĂšre de Picardie entrĂšrent dans icelle et mentionne les politesses du diplomate espagnol pour l'ermite de la Charente n Adjousteray-je encore Ă  cecy les complimens extraordinail'es qu'il rcyut, il n'y y pas lon~-tempc, du couOe de Cet antbassadertr, fameux pour la rupture de la paix de l'Europe, ayaut pass -~t Angoulesme, s'enqucroit, Ă  l'ordiuaire des estran,ers de ce qu'il y avoit de plus remarquablĂ© dans le pays. On luy proposa incoriliiient Ni. de Balzac comme la chose la plus rare. n. Eutre autres compliments, Pigneranda appela Balzac" une personne si cĂ©lĂšbro dans tous les lieux oĂč les grandes vertus sont en eslime. n t François de Champagnac, Ă©cuyer, seigneur de Puyhardy Cils de Jean da Champagnac, Ă©cuyer, sieur du Mas, lieutenant assesseur au prĂš~idial de PĂ©rigueux, maitre des requĂȘtes de l'hĂŽtel de Catherine, Sleur de Henri IV et de tlaric de Lambert, Ă©pousa, le 31 octobre W;J2, Almoise Girard de Langlade nllc de Geoffroy, conseiller du roi en l'Election, et de ~larguerite du Peycliier de Chaumont. Bibl. nat. Cr,rrĂ©s de d'llozicr, IGb, l'3irJ. Il fut anobli par lettres patentes enregistrees au greffe du consulat le 15 mai 1G55 C. G'. 2 Bel'lrand Baudon, avocat, est premicr consul en lti3G F. P. ĂŻ0. Pierre Baudon est conseiller du roi en l'Élection, en lli~0 et 1ĂŒG2. .-lrch. dĂ©lt. 4050. Voir plusbas la note sur le maire de PĂ©rigueux. 3 n Le 30' du moys de juillet de ceste annĂ©e IejO nI. de La ~leilleestant venu en ceste ville, les corps da ville s'assemblĂšrent pour luy aller au devant. \1. Brandon notre eyĂȘqne l'alla recevoir ,'t une grande liciie de la ville, et quantitĂ© de bourgeois Ă  cheval; les six compagnies de la ville se mirent soubs les aL'lnes. \1. d'ArteLisec le harangua. le sieur maire Ă  l'entrĂ©e de la ville lui offrit les clefs. n C. C. 4 L'archiduc LĂ©opold avait pris, en lG47, le commandement des troupes impĂ©riales dans les l'ays-Bas, et, aprĂšs nous avoir enlevĂ© quelques places ArmentiĂšres, LandrĂ©cies, Courtrai, Leus, allait ĂȘtre battu, Ă  plate couture prĂšs de celle derniĂšre ville par CondĂ© 20 aoĂčt 1G47. prindrent Le Catelet et posĂšrent le siĂšge devant Guise, au mois de juin le siĂšge duquel fut levĂ© par le deffault de vivres qui survint a leur armĂ©e, les habitans de La Capelle leur ayant pris un grand convoy, duquel ils avoint grand besoing; et Ă  raison de la bonne deffense que feirent les habitans de Guise, la pluspart desquels avoint bruslĂ© leurs maisons, le roy les ennoblissant exempta toute la ville de Guise de taille pour cinq ans 1, 1650, Au commencement de juillet, arrivĂšrent Ă  Bourdeaux quelques fregattes garnies de gens de guerre qu'on asseura avoir portĂ© une asses notable somme d'argent Ă  madame la princesse et aux Bourdeloys, qu'on accusoit avoir traittĂ© avec l'Espagnol. ~leri~Ă©c du roy Poictiere. devers le roy. 1650. Les affaires de Guienne ne s'estans peu pacifier obligĂšrent le roy a s'en venir de pardeca, ayant pris sa marche de Poictiers a Angolesme, ou il arriva le 25 juillet, et de la se rendit a Aubeterre 2 pour aller de la Ă  Coutras et s'approcher par ce moyen de Bourdeaux. Nostre maire fut deputtĂ© et Mrs. du presidial y en deputterent six de leur corps et llirs. du chapitre deux de chacque corps de chapitre, lesquels se joignirent Ă  Mr. de Perigueux pour se presenter tous ensemble au roy. TIr. do Chastillon, second president du presidial l, portoit la parolle pour le presidial. Paix de Hourdeaax. Enfin, aprĂšs quelques deux mois de siĂšge, la paix fut conclue, les articles principaux de la paix ayant estĂ© envoies de Paris par les soins de monseigneur le duc d'OrlĂ©ans et du parlement de Paris qui 1 La prise du C'Oelct est du 1S juin, la levĂ©e du siĂšge de Guise est du 1°° juillet et la prise de la Capelle est du 3 aoĂčt. 2 Aubeterre-sur-Dronne canton do l'arrondissement de Darbezieux, appartenait autrefois Ă  l'Ă©vĂȘchĂ© de PĂ©rigueux, bien qu'Ă©tant de l'Angoumois. 3 François de Simou, Ă©cuyer, seigneur de Chastillon, 'maire de PĂ©rigueux en ili~~l puis premier president au prĂ©sidial il pouvait ĂȘtre lils de Pierre de Simon, sieur de La Gardie, conseiller au prĂ©sidial de PĂ©rigueux, qui acheta eu n noble Louis Dexans, la noble maison du Dlasgerent en Saint-Paul-Lizonnc, a autrement dicte de Chastillon. n _lrctl. de .11. Pasquy Ducluzcau et qui avait Ă©pbu~Ă© Anne de La Bermondie. Françoia Ă©pousa Jeanne Nlai-Liii le 2! janvier 1G47. 1. iil. P. GG. 114. Il eut Jean de Simon, Ă©cuiyer, sieur de La Gardio, mariĂ© le 18 dĂ©cembre 1673 avec Philippe de L3eatipoil. ~1. Il. agissoit dans cette affaire par ses deputtĂ©s et le l'Or, avec AIr. le cardinal et toute la cour, entra dans Bourdeaux au mois d'octobre, ou pourtant ne fut nommĂ© aulcun gouverneur. Mais 111r. de Selve, lieutenant de llir. d'Espernon, eut commandement de donner les ordres pour le roy en Guienne pendant la disgrace de llZr. d'Espernon. E'\itablilii'\iement de In confrerie de loelre Dame des Ă  S. Sillaln. 1650. Au mois de juillet, par les soings du reverend pĂšre Du Bourg, jesuitte -1, fut installĂ©e la confrerie de Nostre Dame des Agonisans dans l'eglise de S. Sillain dans laquelle les prestres religieux et generalement tous les confrĂšres se doibvent rendre lorsque quelqu'un est Ă  l'agonie, ce qui se scaura par le signal accordĂ© de la cloche de la maison de ville, qui frappera sept ou huict coups. La feste de la conception de la Vierge a estĂ© prise pour establir certain jour auxquels tous les confrĂšres peussent gagner indulgence pleniĂšre. Il y a seulement obligation de faire une priĂšre tous les jours pour ceux qui sont en l'agonie, et par ce moyen, l'on participera Ă  toutes les priĂšres qui se fairont Fi ceste intention. Pendant la guerre de Bourdeaux, le chasteau de "aire 2, tenu par ceux de Bourdeaux, pris par les gens du roy, Mr. le Mazarin feit pendre soubs la hale de Yaire le commandant nommĂ© Richon 3 1 MoĂŻse du Bourg Ă©tait fils de Dominif[Ue dit Bourg, sieur du PĂ©rou, de Dion, maire de S~inles en 1598 et 1;19, mĂšdeeill ordinaire de lleuri IV, et de Calherine Caillect. Il entra au noviciat des JĂ©suites Ă  13or-deaux, en lĂ»1;, et mourut au collĂšge de Limoges le 3 mars 1662. Ce fut un zĂ©lĂ© prĂ©dic.~teur et un laborieux Ă©crivain; il Ă©tait de la mf~me t'ami!!e ~ toinc du Bourg, chancelier de France en son Icmiiiique fut conseiller au parlement de Bordeaux. Rcnscipncmcnts du R. f'. A. Dcnjoy, jĂ©suile. 2 ChĂąleau de la commune du mnme nom cantou le Libourue, Gironde, bĂąti sur une lĂ©gĂšre Ă©minence de la rive ~auche de [~ Dordogue, qu'il touche. I! appartenait en 1G49 pour un tiers -,i 6live de Lestonnac, femme de NlarcAntoine de Gourgut~ son 3, Ă©poux et pour lez; rleux autres tiers Ă  Jeau-dacques de Gourgue, dont le cousin, le capitaine de Gourgue, s'Ă©tait emparĂ©. Le parlement, comptant sur lui, lui eu conlia la dĂ©fense pour rĂ©sisler aux ellot-Es de d'Epernon et envoya des troupes Ă©prouvĂ©es. 9tai~ soit disseulimenl entre ef;1efs, soit trahison de de Gourgue, le eliĂ leiti ne put leiiii- lon,7-teinp. et les Epernenistes, aprĂšs avoir pillĂ© l'Ă©glise et tuĂ© le curĂ©, s'en emparrn'nL La Ludenne mililairc yor Leo Drouyn. 1 N. Richon, sieur de La IloudiĂšre, lils de Jean de Hichou el de Catherine Mercade, nĂ© Ă  Guilres, fut capitaiue au rĂ©giment de PĂ©rigord, puis gouverneur du chĂąleau de Vayres; il fut pendu sous la balle de Libourne, malgrĂ© l'engagement que le marĂ©chal avait pris de lui laisser la vie s~uve. .Slatist. de la Gir, II, 53~L Voir divers dĂ©tails sur Bichon et sur sa famille flans l'Histoirc de la ville et du cantm de Guitres par A. Godin et J. fIovyu et "[1'. de Bouillon, en contrechange en feit de mesme dans Bourdeaux au baron de Laquenau 1, prisonnier et commandant le regiment de Navaille. [On lit en mar~e ] Celuy qui fut pendu a Bourdeaux par l'ordre de M. de Bouillon s'appelloit Canoles, natif de \lonpazier. 1650. Le 15 aoust, le regiment de Choupes passa Ă  Perigueux. AprĂšs la paix des Bourdelois, la pluspart de l'armĂ©e defila en PeriguorĂč et y passa le regiment roial, le regiment Mazarin, Paluau, Coudre, Monpensier, Ianville, La Meilleraye, de cavalerie et d'infanterie, et douze compagnies d',celuy hivernĂšrent Ă  Perigueux et les aultres Ă  Sarlat et en d'aultres petites villes de Periguord. Mort de M. le general de La Valette. Mr. le general de La Valete 2, frĂšre bastard de Mr. d'Espernon, duquel [fut 1'ÂĄattaque de Lisle S. George 3, au mois d'aoust ou septembre, receut un coup de mousquet Ă  une jambe, ou la gangrĂšne s'y estant mise, il mourut peu de jours aprĂšs de sa blessure. de TranchĂšrc, Libourne, 1889, grand in-8', soit dans le texte soit cux pii'ce'i ,iuslillcatives p. 37-43, oĂč l'on trouve Ă  cĂŽtĂ© de lettres Ă©changĂ©es entre le marquis de La Vrillinre et le prĂ©sidcnt Pichon, au sUjet de Bichon La ROlldi,'re et du chevalier de Canolle, la gĂ©nĂ©alogie de la famille de Bichon. Il y est dit que \1. de Bouilloll garda Canolle quelques jours prisonuier avant de le pendrn. Quant 'k Richoil Ce pauvre garyon a voulu se perdre, car 11. le de, La lleilleraye a faict depuis quelque tems toutes les diligences possilile, pour luy faire connoitÂĄ'e. qu'il ne devoit pas alLendl'e misĂ©ricorde s'il atteudoil le canon. n _lrch. nationr~les, K. K. 1_-?8, tb 429, 430, ~4U. 1' Les auteurs qui se sont occupĂ©s de la Fronde et les gĂ©nĂ©alogistes n'ont pu identil1"r ce Canolle, of[\cieÂĄ' des armĂ©es royales, commandant l'IsleSaint-Georges, et immolĂ© en reprĂ©sailles de la mort de Richon. ĂŒ'Gilvy ooh. de GUJ'rnnr, ll, 148 le suppose d'une branche cadette restĂ©e en PĂ©dgord. Bessot semble confirmer le fait et est le premier Ă  lui donner le titre de baron de Laqueneau, nom qui ne flgure cependant pas dans le Dict. top. de ln Dord. par de GOl1l'ÂĄ1;ues. Chevalier de Cablanc parle ainsi de lui Le baron de Canoules, capitaine dans le rĂ©giment de "availles. Boscheron des Portes, dans l'llialoirc du Pnrlcrnnnt dĂ©jĂ  citĂ©e, raconte que le capitaine Canot ou Canolle fut pendu, aux Chartrons, la nuit et avec tant de hĂąte 'Iu'on lui refusa un prntre qu'il demandait pour aljurei-, car il Ă©tait huguenot. Voir, sur le baron de Canolle, deux communications, faites sur notre demande, it l'Interned iaire des cttercLcurs et des curieux, tome XX\"I, Ib92, p. p. 81, 3G3. 2 Jean-Louis dit le chevalier de La Valette fils hĂątard de Jean-Louis de de La Valette, duc cl'Epel-ilon, lieutenant-gĂ©nĂ©ral de l'armĂ©e navale des VĂ©nitiens en lti4a, gouverneur de Bergerac mourut, pendant les troubles de GtQ'elJne, en 11i50, et avait Ă©pousĂ© Gabrielle d'A~'mar, fllle d'IlonorĂ©, prĂ©sident au parlement de Provence. .lforĂ©ri. 3 L'Isle-Saint-Georges, commune du canlon de La BrĂšde, arroudissement de Bordeaux, sur la rive gauche de la Garonne, Ă  20 kil. au S-E. de cette ville il Y a les restes d'un cielw chĂąteau, de Al. Robore! de Climens. La paix de Bourdeaux fut arrestĂ©e Ă  Bourg. Madame la princesse premier que le roy entrat dans Bourdeaux feit sa cour au roy et Mr. de Bouillon de mesme, et tout se passa Ă  Bourg ou le roy avoit sejournĂ© 1 depuis son depart de Libourne audict lieu de Bourg, et y eut des articles secrets accordĂ©s entre Mr. le cardinal et madame la princesse, et entre aussy Mr. le cardinal et Mr. de Bouillon, auquel on rendit sa femme au mois de novembre ou environ. D'aultres articles aussy furent accordĂ©s avec les Bourdelois, comme seroit le changement de gouvernement et leur dedomagement qu'ils faisoint monter Ă  quatorze cent mille liuures. ~'olage du roy, Le roy se rendit de Bourdeaux Ă  Sainctes et Poictiers, et enfin arriuua avec toute la cour Ă  Fontainebleau et nonobstant la paix de Guienne, l'archiduc prit en ce mesme lemps llonsons, Rethel et aultres petites villes avec dessein de s'y fortifier, faisant contribuer la Flus grand part de la Champagne Ă  l'entretien de son armĂ©e. Reddition de Rethel Ă  Mazarin. 1650. Rethel, qui avoit este pris avec quelques aultres petites villes par l'archiduc et le mareschal de Turene, furend rendus au mois de decembre 2, aprĂšs laquelle reddition Mr. le cardinal Mazarin se jetta dedans. De quoy ayant advis, Hir. le mareschal de Turene et Je l'armĂ©e du roy qui n'estoit esloignĂ©e de luy que d'environ une lieue, 1 Bourg-sur- Gironde, canton de l'arrondissement de Blaye. On dĂ©signe celte petite ville Ă©galement sous les noms de Bourg-sur-Mer et Bourg-duBec-d'AmbĂšs. Gr. dict. gĂ©ogr. par Vivien de Saint-3lartin. 2 Ce fut le 13 dĂ©cembre 1650, selon le Dictionnaire de L. Lalanne, le 14 suivant l'Art de vĂ©rifier les dates, que la ville de Retbel fut reconquise sur les Espagnols par le marĂ©chal Duplessis qui, le 15 du mĂȘme mois, remporta sur Turenno et sur Don Estevan de Gamare, la bataille dite de Rethel. La ville de Mouzon, qui nous avait Ă©tĂ© enlevĂ©e le j novembre 1650, fut reprise Ă  l'ennemi le 2ti seplembl'e 1653. Le narrateur mĂȘle un peu tous les Ă©vĂ©nements en cette, partie de la chronique. Revenons Ă  la bataille de Rethel, sur laquelle P. de Bessot va donuer quelques dĂ©tails et rappelons que l'on en irouvc une ample et fidĂšle description dans les tlfĂ©moir~s ilc leluiel pril grande part il la victoire t. If, p. 103-1~ commandĂ©e par l'th', le mareschal Plessis 1 Pralin et recognoissant ne pouvoir plus secourir ses places, songeoit a la retraicte neantmoins, les deux armĂ©es se commencĂšrent Ă  s'escarmoucher. Cela se finit en un combat asses considerable ou l'avantage et le champ de bataille demeura aux armes du roy, quoyque neantmoins quantitĂ© de gens de marflue de la part du roy et officiers y demeurĂšrent sur la place, entre aultres le fils de l'tIr, de Plessis Pralin 2, un frĂšre du general Rose 3, de la part du roy fut aussi tuĂ©. Le regimentaire alleman nommĂ© Bains tuĂ© de la main propre de Ml', de Turene, le regiment de la marine fut aussy deffaict, mais aussy du costĂ© de 1\11'. de Turene toute son infanterie, en partie espagnolle, fut rompue et deffaicte et luy fut legerement blessĂ© Ă  la main, Sa cavalerie fut aussy rompue et on feit assez bon nombre de prisonniers, entre aultres un fils de feu Bouteville. Traduction des princcs au Hauure de racc. 1650, lltrs. les princes furent traduits aprĂšs l'arrivĂ©e du roy dans Paris au Hauure de Grace pour dissiper leurs intrigues ce qui estonna peu les frondeurs et obligea madame la princesse Ă  presenter requeste au Parlement pour faire faire le procĂšs au princes s'ils estoint coupables et pour les ouir les faire ramener Ă  Paris. hladame la princesse la douairiĂšre mourut au mois de novembre ou environ de l'an 1650. Tc Deum chantĂ© pour la de~'aice de M. de Turene. 1651. A raison de la victoire sus escritte obtenue contre le mareschal de Turene, le roy feict chanter le Te neum par tout son royaume, 1 CĂ©sar duc de Choiseuil, comte du Plessis-Praslin, pair et marĂ©chal de France, naquit en 15\18 et mourut en d,\cembre 1675. Lors de la Fronde, il rendit d'Ă©clatants services Ă  la cause royale et battit Turenne Ă  Rethel le 23 dĂ©cembre 1650. Ses IllĂ©moircs, parus en 1li76, sont attribuĂ©s gĂ©nĂ©ralement Ă  Segrais. Dict. de Lalanne. 2 Ce fut PuysĂ©gur qui annonça au marĂ©chal du Plessis la mort de son Ois Charles de Choiseul, comtedu Plessis, marĂ©chal de camp, alors ĂągĂ©de 24 ans, lui disant ~ t. H, p. 129 N'ous vous en devez consoler. Il est mort dans une belle action, qui est une bataille donnĂ©e et gagnĂ©e par Monsieur son pC~re. o 3 Voir une note do l'Ă©diteur des .llĂ©moires de PursĂ©gur t. H, p. 124, sur Reinolt de Rozen, seigneur de Crosroop, en Livonie, d'abord un des lieutenants du duc de ~Veimar puis 16H lieutenant-gĂ©nĂ©ral des armĂ©es du roi de France, gouverneur de l'Alsace en 1652, mort en 1ti67; souvent nommĂ© dans les Afemoirrs de Richelieu, dans ceux de Jfonglat, dans les Lettres du cardinal Mazarin, etc. et il fut chantĂ© Ă  la Cite, ou tous les corps avoint estĂ© convocquĂ©s, llfr. l'evesque s'y estant rendu et non Afrs. du chapitre S. Front Ă  raison de leur differens 1 avec le chapitre cathedral, tellement que Ă  l'accoustumĂ©e Ă  la fin de vespres, le 8 janvier, 1\Irs. les chanoines vindrent prendre Mrs. de Perigueux a sa chambre, et de la s'estant rendus dans le cƓur de l'eglise S. Front pour commencer l'Exaudiat pour le roy. De la se rendirent a la Clautre ou le buchet estoit dressĂ©, lequel fut allumĂ© a l'ordinaire, 111rs, de Perigueux ayant un flambeau Ă  la main ;\1, de Champagnac, premier prĂ©sident un aultre, et llir. Boudon, maire 2 de la ville, un auHrt, et on tira mesme les canons. Arrc""t da parlement de Bourdcaua contre les garde. de 3I. d'Espernon. 1650. Au mois de decembre de l'an 1650, a raison de quelques violences commises par des gardes de Mr. d'Espernon le parlement de Bourdeaux prit occasion de donner arrest tant contre 1111'. d'Espernon que les gardes faisant inhibitions et desfences par iceluy a toute sorte de personnes de recognoistre llfr. d'Espernon pour gouverneur, a ses pretendus gardes de prendre sa liuurĂ©e, Ă  peine de la vie. Airs. du parlement de Bourdeaux, environ ce mesme temps ou peu auparavant, tenoint dans leur prisons un prisonnier assez considerable, qui estoit le lieutenant general de Bergerac, nommĂ© Chillaud, y ayant estĂ© h'aduict par des gens appartenans Ă  Nr. le mareschal de La Force, qui luy faisoit partie, pour estre soubconnĂ©e d'estre creature 1 Ce diffĂ©rend ne sc termiua que le 11 janvier 1669, lorsque l'Ă©vĂȘque de PĂ©rigueux, abbĂ© de Saint-Front, Ot de son monastĂšre du Puy-Saint-Front son palais Ă©piscopat. On avait tracaillĂ© pendant prĂšs d'un siĂšcle Ă  l'union des deux chapitres. L'Ă©glise de la CitĂ© de cathĂ©drale deviut alors paroissiale. Notcs sur Saint-Front, par R. Brrnaret. 2 Pierre Boildon, Ă©cuyer, sieur de Foueerat conseiller du roi, fut maire de lLi50 Ă  1G5~j. Par ordonnance du duc de Candale, en date du 29 septembre 1653, il fut destituĂ© ainsi que les consuls, et le mĂȘme 111. de Candale nomma, par ordre du roi, pour le reste de l'annĂ©e et la suivante, mais sans deroger aux prĂ©rogatives de la ville, François de Simon, Ă©cuyer, seigneur de Chatillon, conseiller du roi en ses conseils d'Etat et privĂ©, et premier prĂ©sident. Liste des-maires de PĂ©riguPUx, par de E'roidelonJ. De 1638 Ă  i1i50, on trouve deux l'ierre Boudon, tous deux conseillers en l'Election en mĂȘme temps l'un avait Ă©pousĂ© Catherine de Puyffe, l'autre Marthe Gravier. Note de ~11. flardy d'aprĂšs les A. iSl. P., GG., 54 et [8. L'un d'eux fut nommĂ© lieutenant particulier en l'Election le 10 dĂ©cembre 1625, fonction qu'il rĂ©signa le 2.'3 dĂ©cembre 1t'~3, en faveur da Jean Piat, sieur du Cbadcuil. .9rcG. le la Gir., C'. 40Ă©0. Ă  5tr. d'Espernon et d'avoir recherchĂ© diverses procurations de liergerac et aultres lieus circonvoisins pour demender le restablissement de 51r. d'Espernon pour le gouvernement de Guienne. Il estoit aussy accusĂ© d'avoir enlevĂ© quelques prisonniers, que 1111'. de La Force faisoit conduire a Bourdeaux pour leur faire faire leurs piĂšces. LibertĂ© de Ăčilrl. les prince". 16ÂĄJ\. ~II'. le cardinal ayant peu reussi Ă  la guerre de Bourdeaux, la FI'onde se maintenant et augmentant tousjours, il fut contrainct de quitter la France et porter lu' mesme les nouvelles de la libertĂ© do les princes Ă  le prince, croiant l'attirer par ce moien encnre Ă  son parti pour se restablir encore un coup dans son premier esclat, tellement que lllrs. les princes sortirent de prison au mois de febuurier ou environ contre la volontĂ© de la reine et de son conseil, aprĂšs quoy ils se rendirent Ă  Paris, comme aussy 1\11'. de Bouillon et de La Rochefoucaud, qui furent tous bien receus des Parisiens. Les frondeurs de Bourdeaux, croians avoir bonne part Ă  l'eslargissement de 114rs. les princes, feirent ensuitte quantitĂ© de feux de joye, accompagnĂ©s de beaucoup de feux d'artifice dressĂ©s en diverses places de leur ville, 1651. 1\11'. le prince, aprĂšs les premiers accueils faicts au roy et Ă  la reine, sĂ©journa Ă  Paris environ quatre ou cinq mois, avec quelque legel'e deffience qui l'obligea a en sorlir avec quelque mesconll ent]ement, lequel il pretexta de la visitte de llir. de Longueville, aprĂšs quoy il se rendit Ă  S. Maur, une de ses maisons asses proche de Paris; et aprĂšs quelques sejours en cette maison, ses amis, qui esloint en bon nombre autour de sa personne, de quatre cents ou environ, l'obligĂšrent a reveoir le roy Ă  Paris, apres quelle entreveue il se retira de rechef sur quelques advis et n'y retourna plus nonobstant toutes les semonces du roy et du conseil qui tendoint Ă  l'attirer Ă  Paris pour assister Ă  l'acte de sa majorittĂ©. De quoy s'estant excusĂ© par une lettre de laquelle 1\fr. le Conti fut le porteur, peu de jours aprĂšs, il se rendit en Guienne pour prendre possession de son gouvernement, et pour cest estat se rendit Ă  Bourdeaux, et y estant soudein feit donner arrest d'union au parlement, Ă  laquelle se joignirent tous les aultres corps de la ville. Il visita ensuitte Libourne, de laquelle s'estant asseurĂ©, il se rendit Ă  Agen, lequel ayant signĂ© la mesme union, 3'estant rendu Ă  Villeneufve, s'estant au prealable saisi de tous les passages de Garonne, jusques a Agen, il vint Ă  Bergerac, lequel il confia entre les mains du mnresehal de La Force auquel il donna ordre de le fortifier, et pour les frais de la ditte fortification, il ordonna qu'il seroit levĂ© un sol pour liuure sur le passage des marchandises de transport il lui donna aussy le gouvernement sur S,e-Foy et Clerac. De la il prit la route de Perigueux. Mr. de Bourdeille luy estant venu au-devant jusques Ă  Bordes et le maire de la ville a l'entrĂ©e de la banlieue, les deputtĂ©s du presidial, le rencontrĂšrent Ă  une lieue et demy de la ville, Ă  laquelle il arriuua en ceste compagnie le qualorziesme octobre 165\ 1. A son entrĂ©e furent tirĂ©es deux volĂ©es de canon, la musique S. Front l'aiant receu a la porte, le chapitre S. Front estant sorti hors la ville avec la croix le poele luy fut aussy presenlĂ© par les consuls, et on cria en entrant Vive le roy et puis Vive le roy et llir. le prince Ensuitte, il se rendit it l'eglise S. Front, dans le cƓur, ou le Te Deurn fut chantĂ© et y presta le sermont accoustumĂ© par les gouverneurs. Cela faict, il fut conduict dans l'eveschĂ©, ou il fut d'abord complimentĂ© par tous les corps de la ville. Le lendemain s'estant rendu Ă  la maison de ville, la cloche sonnant pour faire assembler les bourgeois qui n'estoint encore relirĂ©s, il feit JUl'er pareillement l'union, laquelle fut signĂ©e par les plus apparens qui s'y rencontrĂšrent, aprĂšs quoy s'estant retirĂ© apres avoir maltraictĂ© le receveur des tailles il laissa Mr. Andraut 2, conseiller au parlement, pour recevoir les roles des tailles. Dans le sejour de 1Ih'o la prince Ă  Perigueux, !If ['. de Bourdeille feut sollicitĂ© d'entrer a son parti, a quoy il s'engagea par traictĂ©, qui fut signĂ© seulement le 2\ novembre. Les clauses principalles furent que Mr. de Bourdeille fairoit trois ou quatre regiment, deux de cavalerie et l'aultre d'inranterie, qu'il seroit un des quatre generaux de son ĂșrmĂ©e, lesquelz estoint ici onc ligrie a otc en Glanc qu'il n'entreroint d'aultres troupes en Perigord que les siennes. Le marquis de 1 Suivant l'auteur de la gĂ©nĂ©alogie de Bourdeille, le sieur Vincenot, receveur des tailles, aurait proposĂ© Ă  M. de Bourdeilte d'arrĂȘter le prine de CondĂ© quand il vint Ă  PĂ©ri uew, et cette entreprise paraissait d'autant plus Cacite Ă  exĂ©cuter quo NI. d' conseiller au parlement de Bordeaux, placĂ© comme intendant de cette ville, y pl'ĂȘtait la main. Bibl_ de PĂ©rigucux dfanuscrits Lapeyre. 2 AndrĂ© d'AndI'3ult, pourvu le 16 fĂ©vrier IG~6 d'un office de conseiller au parlement dc BOl'deallx en remplacement de, son oncle, Joseph d'Andrault. Pendant l'OrmĂ©e, il crĂ©a de sa bourse un rĂ©giment qu'il commanda. En 1704, il abandonna sa charge Ă  son petit-flls r. Le Berthon qui devint le premier prĂ©sident. Statistique de la Gironde par E. F'eret. AttaquĂ©, en il>52, par un assassin, il reçut Ă  la poitrine un coup de pistolet, dont la balle alla s'aplatir sur son scapulaire. .Yobi1. dt Cnyenne,ll, ~l. la Douze 1 fut associĂ© au traictĂ© en qualitĂ© de mareschal des logis et promit de faire un regiment de cavalerie et un aultre d'infanterie. Marsin, gĂ©nĂ©rnl pour M. le prinee, nreiwe son qeconrs. ltarsin 2, commendant les troupes de Catalogne pour le roy, abandonna tout ce pais pour seconder les desseins de 91r, le prince, et ayant traversĂ© le Languedoc, se rendit Ă  Moissac, qu'il assiĂ©gea et prit en faveur de llr. le prince. Le duc de Iticltelieu, alliĂ© de \11'. le prince, prit Sainctes par l'assistance du comte d'Oignon 3, lequel, 1 Charles d'Abzac, marquis de La Douze, baron de Laslours, seigneur de BarriĂšre, eut une existence des plus mouvementĂ©e,. AccusĂ© cl'avoir contribuĂ© ~i l'assassinat de son frĂšre Gabriel, il fut condamnĂ© ~ mort, par dĂ©faut, par snntence rendue Ă  OrlĂ©aus, mais il obtiut uuc sentence d'absolution l'anliĂ©e suivante. NĂ©anmoins, ayant enlevĂ© sa belle-sƓur, la veuve de Gabriel, il fut condamnĂ© Ă  ĂȘtre rompu vif par arrĂȘt du pai~leinent mais il obtint des lettres de ol'5ee en W3lJ. Lors des troubles de la Fronde, il se jeta dans le parti des Princes, puis bientĂŽt servit avec zĂšle la cause royale nommĂ© marĂ©chal de camp cri 1ĂŒ0, il leva Ă  ses frais aprcs s'ĂȘtre Ă©chappĂ© par une forte rançon des mains de Balt~zar un l'Ă©gimeut d'infanterie et un de cavaleric. prit, en lG;t3, le chĂąteau de commandĂ© par Eylicr, puis fut mis Ă  la tĂȘte de la moiliĂ© de l'armĂ©e royale. Il fut cruellement puni par ses enfants, des action,~ dont il ne pli[ se laver. 1.'un cst l'infortunĂ© Ă©poux de Fincllc de l'iebon l'autre, le marquis de Verg! iiii, au lieu l'aller porter au roi la soumission de son pĂšre, s'empara Ă  main armĂ©e du ehilteau de Lasloul's. Cliarles testa le 11 sliĂ s le 20 fĂ©vrier 1G, aganl Ă©lĂ© mariĂ© deux fois 1, en 162t avec Anne-Louise Chapt, fllle dit marquis de llastignac 2" en 1628 avec Charlotte Tbinon fllle de, Pierre, lieulenant-gĂ©nĂ©ral de la sĂ©nĂ©chaussĂ©e de PĂ©rigueux 1, P. 11S 1" 4, et 11;, fb ~ON.~ 2 dcan-Gasparrl-Ferdinand, comte de Nlarcin on trouve les formessin et Nlarcliin, originaire du pacs de Lip!!p, pnt"a au service de la France et commanda l'armĂ©e française de Catalogne 1-11 1648. [[ subit une dĂ©tention de treize mois Ă  la suite de ses intelligences avec CondĂ© dont il suivit la forlune. En 1G51, il Ă©pousa 9farie de [Jalsac, Cille la martlui~ de Clermont d'Entragucs. Dans la nouvelle Ă©dition de de la Colleclion des eCt'14' rIP lo on trouve sur ce GiĂ©rfrois rlr trĂšs peu de chose une note de ~NI. de 13oislisle, renvoyant aux sllĂ©raoires de alonglat, de Lenrt, de ",[m. 1p, La Gunttr, aux Snuvenirs du de ait _lfinistPre rlu rarrlinal ~llazarin par ChĂ©ruel; puis un important fragment inĂ©dit de Sainl-Siuton sur le ~9lnrĂ©chal rte .llnrclein IX, l', JO, 31, 3;4-3u7. S Louis de Foucaud comte de Doignon, gouverneur de Brouage, de La Rochelle, des iles de Re et d'OlĂ©ron, eut tue des existences les plus singuliĂšres de ce temps. D'abord page du cardinal de lIiehelieu, puis gouverneur d'1-mand de ~1aillĂ©-BrezĂ©, beau-frpre de CondĂ©, il quitta prĂ©cipitamment la Ilotte aprĂšs la bataille d'Orbitello oĂč son chef avait etĂ© tuĂ© 11'1 juillet 1G4ĂŒ pour revenir en France se saisir de Brouage avaut qu'on y connnl la mort de BrĂ©zĂ© qui en avait le gouvet'nemenl. [[ vint Ă  Bordeaux offrir ses services au prince de CondĂ© sous l'expl'csse condition du IĂ toii de marĂ©chal de France. Son concours ne fut utile au prince- Il rrfusa de lui livrer sun gouvrrncmrnl comntr base d ĂŽpĂ©rationv. tj,'lrstĂ© il La il il cn fut peu de jours auparavant, avoit promis Ă  tiourdeaux secours d'hommes et d'argent Ă  1111', le prince. Le bruicl fut grand aussy que l'espagnol avoit aussy donnĂ© quatre mille hommes qui se rendirent Ă  l'isle de RĂ© avec promesse de cent mille escus par mois pour les mesmes desseins, ce qui obligea le roy de se rendre Ă  Poicliers, et le comte d'Harcourt fut choisi pour commander l'armĂ©e du roy, le comte de RibĂ©rac 1 s'estant absentĂ© pour ne veoir pas 31r. le prince, quelques troupes furent commandĂ©es d'aller loger dans ses terres. 165\. Le second de febuurier i6,i, mon frere celebra sa premiĂšre messe aux religieuses de la Visitation a la CitĂ©. 1651. Mr. Baudon, estant en charge de maire, convertit l'arsenal, proche de la porte de Taillefer, en la saline et le lieu ou estoil la saline fut destinĂ© pour les bouchers, grands et petits, et les canons avec toute l'artillerie furent conduicts au consulat, ou est de present t l'arsenal, et fut feict un portail pour lez faire entrer et sortir, le tout par arrestĂ© public. M. le Prtuce pourceu du gonH~rncmcut de Guieune. 1651. Depuis la destitution de TIr. d'Espernon pour le gouvernement de Guienne, les depultcz de Bourdeaux ayant tousjours raid instance a demender un prince pour gouverneur, Mr. le prince de CondĂ© leur fut accordĂ© et la nouvelle n'en fut pas si tost certaine que les habitans de Bourdeaux en tesmoignerent si grand joye jusques a deffoncer les tonneaux dans les rues et Ă  allumer quantitĂ© de feux par tous les quartiers de la villo, avec quantitĂ© aussi de feux d'artifice. QuantitĂ© d'aultres villes prindrent auss}' part aux rejouissances de Bourdeaux ce fut au mois de may 1651. On parloit de donner en bientĂŽt chassĂ© par le comte d'Harcourl et dut se rĂ©fugier Ă  Brouage, oĂč il attendit les Ă©vĂ©nements 1t351. Il fil son accommodement avec la cour et fut créé marĂ©chal en 1653. Il mourut en 1t359, ne laissant que des filles de son mariage avec Marie FourrĂ© de Dampierre. L'abbĂ© \adaud, dans cc Il'Ă©sor appelĂ© 11'oLiliaire du Limousin, lui consacre une longue notice U, 47 Ă  50. air aussi les noies de Barry dans !'Hisloirc de la gucrre de Guyenne, par Beltazar. 1 François d'Aydie comte de RibĂ©rac, vicomte d'Epeluche, seigneur en partie de Puy-Paulin, de Cadillac, sorvit en qualitĂ© de capitaine dans le rĂ©gimenl de son pĂšre au sU'ge de La Rochelle Ă  l'Ăąge de 14 ans, commanda ce rĂ©giment, dans Cazal, aprĂšs la mort de Jacques-Louis, son frĂšre ainĂ©, et fut l'un des ĂŽtages donnĂ©s aux Espagnols lors du traitĂ© de Cazal. Il servit depuis en Flandre, en lIalie et en Guyeunn, PĂšre AnsrJme 1'll. Il Ă©pousa le 4 mars Ifiall l' lnne de Raymond, dam~ de Bellevue, mlc de recompense Ă  AIr. d'Esperuon le gouvernement de I3ourgogne, qui estoit Ă  AIr. le prince. 1651. Les provisions de l'office de mon pĂšre furent obtenues en ma faveur, le 2 de may 1651, et fus receu en la cour des aydes qui estoit pour lors Ă  Libourne le 22 juin 16il, 11'. Bonnaud 1 estant president lors de ma reception. 1\ir. Dicquen 2, conseiller, fut mon rapporteur, et prestĂ© le serment par devant 1\lrs. les trĂ©soriers gĂ©nĂ©raux le 26 juin 1651. lllr. de Pontac. le doien et president me feit prester le serment 3 et fus installĂ© de Guillommias, president 4, de la famille de 1\[1', de Montoson le 3 juillet \651. 1651. Il s'estoit parlĂ© aussy depuis la sortie de 1\Irs. les princes de la tenue des Estats, la reine les vouloit tenir Ă  Tours, et Alrs. les princes eussent desirĂ© qu'ils se fussent tenus Ă  Paris pour leur plus grande seUl'tĂ©. 1651. Le quatorziesme novembre ou environ de l'an 1651 il feit une grande inondalion qui fut si grande que elle endommagea fort quelques particuliers des fauxbourgs et mesmes ~Ir, Duchaine, lieutenant general, qui avoit feict bastir quelques maisons et boutiques depuis ches la Douze hoste jusques aux Recollets, la pluspart desquelles furent ruinĂ©es par l'impĂ©tuositĂ© de l'eau et ensemble les murelles du cimetiĂšre. Gabriel, Ă©cuyer, et de Jeanne de Raymond; de Foix, sa mĂšre, le dĂ©shĂ©rita, en 1Ei38, pour avoir introduit dans la maison do RibĂ©rac une personne qui n'Ă©tait pas assez noble. Il fut enterrĂ© ~Ă  HibĂšrae le ?li mai W\J4, ĂągĂ© de B~ ans. Son fils doseph-lienri-Odct, marquis de HibĂ©Pac, mourut sans postĂ©ritĂ©. Ifs. du Ban de 1689, ann. par .9 de Saint-Saud. t Jacques de Bonilaud, prĂ©sidant en la cour des Aides de Guyenne, Ă©tait petit-!Ils de Jacques de Boniiaucl, conseiller du roi, receveur-gĂ©nĂ©ral des finances en la gĂ©nĂ©ralitĂ© de Guyeune, re~u bourgeois de Itordoaw en 1582. Jacques Ă©pousa Diarie-Vladelcine de C;asctl; ayant rendu au roi de signalr's services pendant la fronde, il souffrit des persĂ©cutions et fut ruinĂ©, aussi le roi permit-il il soir lUs LĂ©onarct cri W~,Ü, conseillel',de la cour que son pĂšre prĂ©sidait. .Vutes rlc .Il. Dast dc 2 François de Sauvage, Ă©cuyer, seigneur cI'y,[uem, Cils de Jacques, conseiller au Grand-Conseil, Ă©pousa Nla l ic de Calvimont, veuve dĂšs W12. Notes de JI. D- de Boisville. 3 Pierre de Pontac, baron t['Escasseroi-1, fils d'Elienne, grefIler en chef du parlement de Bordeaux et de Catherine de OCIIP~Le, mourut sans enfants le 2'1 aoĂčt L1i31, Ă©poque ou Blaise de ~uduirault le remplai;a comme premier prĂ©sident de la cour des Aides ,Vib. de Gu,yeunr, Il, 155. Ponlac soutint coutre le parlement une lutte violente et bien cri rapport avec ces Ă©poques troublĂ©es. 4 H Jean de ~lonlzon sieur de Guillauntias de la TayĂ© n [ou mieux de La Faye pĂšre de Catberine, mariĂ©e il Pierre du Cluzel, fut nommĂ© prĂ©sident en l'Election le 5 juillet 1j;7 l,C;. C. et Arrh. rfĂ©p. de la ~ir. C, 4080!. Il avait Ă©pousĂ© Catherine du veuve de Jean de Chillaud, tille de conseiller- du roi, el de J. de Chamhe" el mourut vers 1676. Cognac assicgĂ©, le siĂšge ful le~-Ă© ii raison d'on grand debordemcut d'eau. 1651. La ville de Coignac, en Angoumois, fut assiĂ©gĂ©e par les troupes de ~[r, le prince au mois de novembre, et dans le mesme mois, le siege fut levĂ© a raison des inondations qui emportĂšl'ent un pont que Nr. le prince avoit faict bastir sur la Charente, et par quclque leger secours des troup~es de Lllr. de Harcourt qui se joignirent Ă  Mr. de Gonzac 1 qui gouvernoit dans le chasteau pour le roy et dans la ville de Cognac y avoit aussy quelques volontaires de la noblesse 2 et un maistre de camp de quelque regiment envoiĂ© par le roy 3. MajoritĂ© du Roy. Au commencement de septembre, le roy s'estant rendu au parlement, ayant un jour dans la quatorziesme annĂ©e suivant l'ordonnance de Charles cinquiesme, fut declarĂ© majeur en la seance de son parlement Ă  Paris et entoUl'Ă© de ses princes Ă  la rescrve de ]\[1'. le prince, gouverneur de Guicnne, et de son frĂšre et de 31r. de Longueville. Inondation. Le 18 et 19 novembre 1651 feit une aultre inondation presque aussy grande que celle du 14 novembre, mesme an que dessus. du comte E. de llontozon. Il serÂĄÂĄ,it le mcmc que Jean de, ~fontozon, sieur des Rocs, conseiller Ă©lu en PĂ©riaorcf, fils d'autre Jean Ă©lu en 1605, et d'Anne Alexandre, et qui aurait reçu les lettres de provision en remplacement de son pĂšre le 2'J mai 1629 eu 1662, il est dit doyen en l'Election. .9rch. dĂ©p. de la Gironde. C. 4080. A cette Ă©poque, le procureur du roi en l'Electiou 11G39 Ă  1GĂ»2' 5e nommait HĂ©lie de Montozon. l Alexis de comte do Jonzac nls de LĂ©on et de Marie d' de Lii2saLi il fut licutcnant-nĂ©uĂ©ral de ~aintonge et Angoumois aprĂšs son pire, el premicr Ă©cuyer du duc d'OrlĂ©aus. Il mourut en ifiĂź7 ne laissant ~ltte des lilles de Duzaiiiip de Castellan, lRain~uct, Hiodraphic Saiutondcaise. 2 C'Ă©taient les sieurs de BlĂ©nae, Bellefonds Rippc de Bcaulicu, d'Authon, Saiut-Orens, BrĂ©mond d'Ars, Chiiteau-Chesnel, Heal d'Ailgeac, des Fontenelles Histoire de Coipnnc por l'nbbĂ© Cousin. Gounouilhou, 1882 ill-~o. 3 Voir Ă ce sujct Rnlatiou vĂ©ritaGlr de cc qui s'est herssĂ© ir la IrvĂ©c du IF de Coiduan. Ă  Yari, pnr Jrs imrlrimr~urs et llllr'All'r~.S IIu Rou .lrnr.' Prise du Chasteau l'Evesque par Sauveboeuf, par intelligence secreto. 1651. Les derniers jours de novembre, par les menĂ©es de llir. Labrousse de Verteliac 1 et aultres, Mr. de SauvebƓllf fut introduict dans Nontron et y sejourna quelques jours, ce qui obligea Mr. de Bourdeille de mettre sur pied ses fo!'ces. lfr. le marquis de La Douze en feit de mesme et s'en vindrent tous Ă  nos portes, roulant dans la banlieue et aux fauxbourgs, Cependant, le 3 decembre, Mr. de SauvebƓuf s'empara des chasteaux d'Agounnac 2, et y ayant laissĂ© garnison, le 4 decembre s'estant presentĂ© devant le Chasteau Levesque, dans lequel estoit un certain Raspiengens, habitant dudict lieu du Chasteau Levesque, auquel on avoit confiĂ© la garde de ceste place neantmoins intimidĂ© par les menasses de Mr. de SauvebƓuf ou par aultres ordres secrets, il rendit la place au susdit Mr. de Sau vebƓuf, qui estoit accompagnĂ© seulement de Mr. de La Beilie gentilhomme, et de Ferran de Thiviers 1 et de quelques messieurs de Nontron, qui feirent puis aprĂšs les forces les plus considerables de llir. de SlluvebƓuf. Pondant ces entrefaictes, les forces de Afr. de Bourdeille se fortifiĂšrent par l'arrivĂ©e de huict vingt maistres, commandĂ©s par Mr. de Canillac, gentilhomme d'Auvergne 4, et envoies de la part de llir. le prince nonobstant quoy ils ne donnĂšrent aulcune attaque au Chasteau l'Evesque, qu'un seul jour ou il n'i eut qu'une trĂšs legere escarmouche, sans aulcune effusion de sang. AprĂšs quoy, les troupes, 1 Thibaud de La Brousse, fils de Thibaud et l'Anloinelle du Maze1\u, Ă©cuyer, seigneur de Verteillac, La Pouyade, naquit en 1610. Capitaine de chevau-lĂ©gers sous le duc d'AngoulĂȘme, il fut anobli en considĂ©ration de ses services e de ceux de son pĂšre par lettres du mois d'octobre 1ti64, en juin HiÍt. Il Ă©pousa, le 22 fĂ©vrier 1lin, Dertrande du Chesne, fille de Jean, premier avocat du roi au prĂ©sidial de PĂ©rigueux, et d'Antoinette de Jel1an. 1, 1. 125, et f rlo d'ffozirr, lJĂź. commune du canton de Brant~ime. 1.'Ă©vĂ©~lue en Ă©lait seigneur et son chĂąteau Ă©tail dĂ©fendu par quatre tours bĂ ties wr la motte d'.4Ăąonac, et portant les noms des familles chevaleresduns Bruzac, Chabans, et Monlardil, Ă  qui la garde en Ă©tait confiĂ©e. NiaiLre Jean FĂ©rant Ă©tait, en lti~JO, conseiller du roi, lieutenant particulier assesseur' vimier et premier ~o"seiUer au siĂšge royal de Thiviers. GĂ©uĂ©alopic de 4'aucocour. 4 Peut-ĂŽtl'e Gaspard de Beauforl-Canillac-~[onlboissier, chevalier, seigneur de La fil,; de Gilbert, vicomte de La Alotte-Canillac et de Claude iiiai-id en 10$LS il Iarie d'uriollz de Crut. Ga G'peynay-c des Bois. c, augmentĂ©es des forces que nlr. de Castelnau 1 ammenna neantmoins ne feirent que rouler et suiuure de loin 1\11'. de SauvebƓuf, quoyque non pas beaucoup fort. Le jour qne le Chasteau Levesque fut rendu, Mr. de Bourdeille se rendit Ă  onze heures du soir Ă  Perigueux, accompagnĂ© de \lr. de Beauvais 2, cadet de la maison de Chanterac et de de cadet de la maison de la Brangelie 3. Peu de jours auparavant, Mr. de Bourdeille s'estant rendu dans 10 presidial, il fut tenu un conseil public qui se termina a ce qu'on feroit une tres exacte garde, le tout soubs les ordres de lllr. de Bourdeille, lequel fut remerciĂ© de ses bonnes volontĂ©s et priĂ© de les vouloir continuer. Quelques jours aprĂšs, Mr. de Beauvais, voiant que ceste armĂ©e ne faisoit aulcun progrĂšs Ă  l'avantage de le princc, que on ne reprenoit aulcun des postes tenus par ~1I.. de SauvebƓuf, quitta l'armĂ©e et s'en alla trouver Mr. le prince dans son armĂ©e, du costĂ© de Xainctes, et aprĂšs quelques douze ou quinze jours de sejour, s'en revint en la compagnie de AIr. de Mattra 4, cousin germain de Mr. de Bourdeille envoiĂ© pour commander, de la part de Mr. le prince, los troupes de Periguord. C'est pourquoy, le 29 decembre, ayant donnĂ© rendes vous Ă  leur troupes du costĂ© du Pont-de-Ves 5. proche de Coulaures, Mr. de .llattra sortit de la ville pour se rendre en ce lieu, comme aussy ~rr. de Bourdeille fut de la partie. DoH'en9e de l'abbaie de Chaucelado coulre les troupcs de Saaa~eba'nf. Le Ii ou 1; au mois de decembre, 111r. de SauvebƓuf ayant grossi la garnison de Chastellu Levesque et ayant peine d'i subsister, parce 1 Henri Nompar de Caumont, mar,[uis de Casteluau, duc de La Force aprĂšs la mort de son pĂšre, nĂ© en li-b4~ mort eu jaucier 1678, pair el marĂ©chal de France. Il avait Ă©pousĂ©, le 17 octobre IljO lfarĂŽuerite d'EscodĂ©ca, dame de Boisse, fille de Armand et de Jeanne dc Couistiri de Bourzolles. Dict. de Lalanne. 2 Frauçois de La Croptn, seigiieui- de Beauvais, lieulenanl-nĂ©nĂ©ral des armĂ©es du roi, Ă©pousa Charlotte ~IaL'lel, ClJlBtesse de .1,1~ireiliius en Saintouge. Il Ă©tait Lnesti~e de camp de cavalerie en 1319. I~ P. 3 Antoine Joumard, vicomte de Leger, fils dit seigllpul' de La Drangelie. Yoir la deruiĂšre de toutes les notes elle le concerne. Des Joumard, la terre de la Brangelic, en Vanxains, passa aux rJc~'nae, puis aux Chasleigner, aux Lostanges, et enfin aux L\uga. \"olli comment M. Salleix en est propriĂ©taire par succession. 4; DarthĂ©lemy dc Honrdeille, comte de Nlathas, barou de Toucbainvilte, Ă©pousa, en lti;39, Atiiie de Coutance, fille d'fiardouin, sieur de Haillon, et de ~Iari~ du Bois. l'. l'. i~4. 1. Pont-dc- "cy, hameau de la commune de canton de nnntlllellt de ['[[te el do ta Loup. I7int. In Dorrl. rlĂ©jei 'ilĂ©. que l'annĂ©e estoit trĂšs disetteuse en bled, il songea de se baisir de l'abbaie de Chancelade 1, et pour y mieux reussir, il feit un gros de cavalerie de deux cent maistres on euviron et de cent fantassins, avec lesquels, le tambour battant, ils se rendirent Ă  Chancelade, derrier le moulin de l'abbaie, croians entrer par la. Les pĂšres et roligieux, advertis de leur dessein, qui ne leur pouvoit qu'estre trĂšs nuisible, se munirent de quelques gens du pareage et de leur terre au nombre de quelques cinquante, et avec ce peu de secours, en feirent demeurer sur la place dix ou douze cavalier et mesmes des officiers et en blessĂšrent jusques Ă  une trentene ce qui les obligea Ă  faire sonner la retraite et porter les nouvelles de leur deroutte Ă  11'Ir. de Sau vebĂŠuf, qui s'en estoit retournĂ© d'asses proche de l'abbaie les croians asses forts, ce qui recula les esper8nces qu'il pouvoit avoir d'entrer dans Perigueux par l'intelligence de quelques particuliers, ce qui ne leur peut reussir, la ville estant preservĂ©e de ses embusches par une bonne garde aux portes et murailles. Sommation de M. de SauvebceaP Ă  Perfgucua inutile. Peu de jours aprĂšs l'arrivĂ©e de 1\11'. de Sauvebceuf au Chasteau Levesque ayant dressĂ© deux ou trois squadrons de cavalerie au dessous de Barbadau, croiant diviser la ville et se servir des amis que ~Ir. de Labrousse de Verteillac pouvoit avoir dans la ville il envoia sommer la ville par un trompette ce qui obligea 1\11'. de Beauvais de se rendre au corps de garde, lequel luy ayant dict de se retirer, neantmoins estant retournĂ© pOlir une seconde fois, 1\11', de Beauvais luy tira un coup de mousqueton duquel il tua le cheval du susdict trompette. Trompctc de Il. de Cantllac reteuu par la garnison du CĂčasteaa Levcsque. Peu de jours aprĂšs, 11r. de Sau vebƓuf en eut raison, car les forces de IVIr. de Bourdeille estant sorties avec la compagnie de Mr. de Canillac 1 Chanrelade forme avec Beauronne une commune du canton de PĂ©ri~1\CUX; c'Ă©lail Une abbaye cĂ©lĂšbre fondĂ©e en 1128 et appartenant Ă  l'ordre de ~ainl-Augu.;lin. En 16,-l, l'abbĂ© de Chancelade Ă©tait encore le vĂ©nĂ©rable Alain de Solminihac, '1IIOi'l'ÂĄe 'Iue de Ca\ÂĄol' car il Ae donna sa rlemission que le t5 no- et du regiment de La Douze, le trompette de Canillac estant allĂ© sommer la place du Chasteau l'Evesque, fut menĂ© prisonnier par quatre mousquetaires et y demeura quelques jours prisonnier, pendant lesquels Mr. de SauvebƓuf songeoit tousjours d'enlever quelque cartier de quelque regimenL Il en trouva une occasion un matin, un peu avant le jour, ayant surpris quelques compagnies d'infanterie de Mr. de Bourdeille, a un village de Chariervineu, nommĂ© Reiiallac 1, daus lequel fut tuĂ© Ur. de LariviĂšre 2, fils de Mr. Chancel, capitaine d'une compagnie, et mennĂ© blessĂ© Ă  la mort dans le pelit veutre au Chasteau l'Evesque, ou il mourut et y fut enterrĂ©. Canau, cirurgien, pour y aller en seurte, se servit d'une lettre de 1\h'. de Labrousse de Vertellac qui luy servit de passeport, en la compagnie de Mr. de La RiviĂšre. Fut aussy blessĂ© Ă  la main, 111r. de Bourgogne 3, de la famille de Mrs. de 1\[ontoson, Remission du Chasteau l' entre les mains de ltir. de Fonpltou, ~~icaire general. et puis Mr. le prince y mit Chalepe en garnison, awee un de ses Proeez verbal de l'estat du Chasteau Lcvesquc. Le 27 decembre, par ordres du conseil vU autres ordres secrets, les prisonniers du Chasteau l'Evesque estant sortis un jour de devant, Mr. de SauvebƓuf avec Mr. de Labrousse quittĂšrent le Chasteau Levesque, ensemble la garnison d'Agonnac s'y estant joincte, ils prindrent la routte de Nontron pour de la se rendre en cour. Il fut vembre 1652. Bulletin de la SociĂ©tĂ© archĂ©ol. du PĂ©rigord, 353. Alain de Solminihac naquit au chĂąleau de Belet le 23 novembre 1593 du mariage de ,fean, Ă©cuyer, seigueur de Belet, et de Jeanne de l\!arquessac. Il fut pourvu de l'abbaye de Chancelade Ă  22 ans, fut nommĂ© en t636 Ă©vĂȘque de Cahors oit il mourut en 16~9. GĂ©nĂ©al. Solminihac, par Drouyn. , t Il faut lire RĂ©jaillac, pelit village de la commune de Champcevinel, qui est peu Ă©loignĂ©, en elIet, de ChĂąleau-l'EvĂšquc. Champcevinet est une commune du canton de PĂ©rigueux. 2 Peut-Ăšlre Pierre de Chancel, sienr de La RiviĂšre, mariĂ© Ă  Marie du Reclus, et dit mort,avant 1672, lors du mariage de son fils Gabriel, avec Jeanne Poulard. Etat civil de Bourdeilles. La RiviĂšre-Chancel, capitaine dans le rĂ©giment de Bourdeille, se trouva. enveloppĂ© dans un mĂ©chant po sIe. il mourut le lendemain de ses blessures et fut enterrĂ© Ă  ChĂąteau-l'~vĂšque. C. C. 3 Niontozon, son lieutenant de Chancel de La RiviĂšre, qu'on apeloit parmi ses camarades BiĂ©nat'd sieur de La Bourgoigue, lit aussi trĂšs bien son devoir. C. C. Il pouvait ĂȘtre frĂšre d'Elienne de Dloutozon, sieur de La Bonrfiouguer mariĂ© Ă  Antoinette du Cluzel et vivant en 1659. .a..ll. P., GG, 62. commis quantitĂ© d'actes d'hostilitĂ© dans le Chasteau Levesquc, jusques Ă  se battre en duel dans l'eglise et Ă  y faire mesmes des ordures, y tuer du bestail, boire dans les calices voler les ornemens du prestre; enfin, les habitans du lieu, qui y avoint refugiĂ© tous leurs viuures, les perdirent et furent Ă  la faim et grande necessitĂ©. Le 28 decembre, Mr. de Fonpitou vicaire general aprĂšs la sortie de lllr. de SauvebƓuf avec Mr. hiontoson advocat du roy, se rendirent dans le chasteau pour veoir ses espouvantables desordres et faire faire procĂšs verbal da l'estat du chasteau. Le 29 Mr. de FerriĂšres, lieutenant particulier, accompagnĂ© de Mr. de Fonpitou et de Mr. 1\[ontoson, advocat du roy, commissaires, y retournĂšrent pour travailler au susdiet procĂšs verbal et inventaire. Deputation secrĂšte d".ers Mr. le lrince. La ville de I'origueux aprehendant ces desordres ou plustot les particuliers qui avoint signĂ© l'union de 31r. le prince depultĂšrent Mr. !\Ioisson 1, advocat, devers [1'. le prince pour l'informer de ce qui se passoit dans la province et dans la ville, et que le general d'icelle ne se separeroit de son service et pour reclamer sa protection et assistance, laquelle deputation depleut Ă  Mr. de Bourdeille, craignant qu'on ne parlast de luy. [.1 Ph. TAMIZEY DE LARAOQUE. P. HUET. Cte DE SAINT-SAUD. ri François Moisson, 1YocaL, Ă©pousa Jcanne Louvic, le 2G mai iG~3, dont Anne, nĂ©e en 1647. IVotc de dI. Ilardy d'apr~s les _f. M. P., GG. G~ ct .ii Le 28 janvier dernier, notre SociĂ©tĂ© a perdu, en la personne de dt. Julien de CervaJ, ancien conseiller gĂ©nĂ©ral de la Dordogne ancien magistrat, un de ses membres les plus fidĂšles et les plus sympalhiques Ă  ses travaux. Il appartenait Ă  une vieille famille sarladaise demeurĂ©e attachĂ©e au sol natal. L'un de ses ancĂ©tres vers le milieu du XVIII" siĂšcle, obtint de la Jurade de Sarlat une curieuse concession qui a droit Ă  la reconnaissance des archĂ©ologues, car elle a eu pour effet de prĂ©server de la destruclion un important dĂ©bris du rampart de cette ville, jadis illuslrĂ© par de beaux siĂšges, et l'unique porte, noire de lierre d'un pittoresque effet, qui en subsiste encore. Une muraille de la geĂŽle, Ă  celte Ă©poque, s'Ă©tant dĂ©molie, et plusieurs dĂ©tenus, naturellement, ayant mis Ă  profit cette occasion de s'Ă©vader, le sieur de 31arqueyssac de Cervlll offrit de faire Ă  ses frais la reconslruction dont la nĂ©cessitĂ© s'imposait, et la Jurade, en remerciement, lui accorda le droit de relier sa maison au mur de ville par un pont jetĂ© sur la rue, pour lui permettre de se promener sur le haut des remparts, dans une Ă©tendue limitĂ©e, sans sortir de chez lui. Ce singulier droit de jouissance a suffi pour paralyser, depuis lors, les prĂ©lentions des propriĂ©laires voisins qui, attenant Ă  la vĂ©nĂ©rable courtine, n'auraient pas manquĂ© sans cela de s'agrandir Ă  ses dĂ©pens. Comme on vient de le voir, le premier bĂ©nĂ©ficiaire de celte heureuse 8utorisalion municipale avait pris le nom de la terre et du chĂąteau de 31arqueyssac, que la famille de Cerval possĂšde depuis des siĂšcles dans les environs de Sarlat. Tous les visiteurs des bords de la Dordogne ont remarquĂ© l'admirable situation de cette belle demeure, sur sa colline en cap entre deux plaines, que l'Ɠil embrasse tour Ă  tour le long des allĂ©es d'un parc sans fin. Ou y remarque particuliĂšrement sur un rocher, la petite chapelle oĂč notre confrĂšre a voulu Ă©tre enseveli. Ce cbĂąteau, l'un des quatre qui se prĂ©sentent ensemble au regard charmĂ© dans ce coin du PĂ©ri- NÉt.;nOLOGIE. M. JCL1EY 0" CERVAL. gord, vrai quadrilatĂšre fĂ©odal ~1, a Ă©tĂ© longtemps, au cours de ce siĂšcle, un foyer animĂ© de la vie politique dans nos rĂ©gions. HĂ©ritier de ce souvenir et de celle superbe rĂ©sidence NI. Julien de Cerval a vu de bonne heure s'ouvrir devant lui la perspective, riante pour tant d'autres, des honneurs Ă©lectoraux. Il a bornĂ© son ambition au mandat de conseiller gĂ©nĂ©ral qui, du reste, depuis le moment oĂč il l'a sollicitĂ©, en 1860, jusqu'au jour oĂč, en 1871 l'incompatibilitĂ© nouvellement Ă©tablie entre certaines fonctions Ă©lectorales et judiciaires l'obligea Ă  y renoncer, n'a cessĂ© de lui Ăštre confĂ©rĂ© sans concurrents, Ă  la presque unanimitĂ© des suffrages. Sa famille avait toujours Ă©tĂ© populaire, de cette popularitĂ© stable d'autrefois qui s'aLlachait plutĂŽt Ă  une race connue qu'Ă  une individualitĂ© survenue et il ajoutait Ă  ce legs familial la sympathie personnelle qu'il inspirait Ă  tous. 1'sn 1880, malgrĂ© le dĂ©clin de. ses forces, dĂšs celle Ă©poque et sa retraite dĂ©jĂ  presque commencĂ©e, il conservait de telles racines dans le cƓur des ouvriers sarladais qu'il fut Ă©lu Ă  une majoritĂ© considĂ©rable prĂ©sident de leur sociĂ©tĂ© de secours mutuels et, aprĂšs avoir relevĂ© cette institution, qui doit sa prospĂ©ritĂ© Ă  son dĂ©voÙment, il a gardĂ© ce titre jusqu'en 1887. A celle date, il a dĂ», pour raisou de santĂ©, donner sa dĂ©mis~ion en mĂȘme temps qu'il quittait prĂ©maturĂ©ment la magistrature, et il s'est consacrĂ© Ă  complĂ©ter une des Ɠuvres les plus chĂšres et les plus durables de sa vic l'embellissement de 9iarqueyssac 2. Le magistrat mĂ©rite en lui des Ă©loges particulier~. Le tribunal de Sarlat, dont ses anciens collĂšgue~ n'ont jamais pu se rĂ©signer Ă  croire qu'il ne faisait plus partie, a regrettĂ© de ne pouvoir rendre qu'un muet hommage Ă  cet homme modeste qui, ayant pu atteindre s'il l'eĂ»t voulu aux plus hautes situations de ce pays, a prĂ©fĂ©rĂ© demeurer simple soldat dans la milice du Droit. Nul, avec plus d'intĂ©gritĂ©, n'a mieux su dĂ©mĂšler les nuances changeantes d'une affaire ni mieux connu l'art de les rellĂ©ter dans la longue phrase ondoyante et rituelle d'un jugement. Je le louerais bien mal, je l'affligerais dans sa tombe, si je n'ajoutais Ă  son portrait cette touche finale qui effaçait Ă  ses yeux toutes les autres il est mort, comme il a vĂ©cu, chrĂ©tiennement. ChrĂ©tien, il ne l'Ă©tait pas seu- 1 Les trois autres sont Beynac, Feyrac et Castelnau, ce dernier en ruines. 2 Le gol1t des arts Ă©tait innĂ© chez plusieurs membres de cette famille. Une niĂšce de M. de Cerval, Tdm la vicomtesse de Saint-Priesl, trop tOt enlevĂ©e au monde et Ă  l'art pĂ©rigourdin, est l'auteur de l'une des plus charmantes statues du MnsĂ©e de PĂ©rigueux, cetle jolie adolescente cueillant des OeUfs qui figure, au catalogue sous la nom mĂ©ritĂ© de Primavera. lement par les observances il l'Ă©tait surtout par l'esprit de charitĂ© et de fraternitĂ©, par la pratique constante de la bienveillance dans les discours, de la bienfaisance dans les actes, de l'aumĂŽne sous toutes ses formes, avant tout sous celle du travail offert durant la saison rigoureuse. Toute sa vie., il a fait ainsi du socfalisme chrĂ©tien sans le savoir, et du meilleur. Les regrets qu'il laisse sont une consolation pour sa veuve dĂ©vouĂ©e pour sa fille unique, Mme la baronne d'Erp, qui, retenue en Perse par les fonctions diplomatiques de son mari, ambassadeur de Belgique Il TĂ©hĂ©ran, n'a pu arriver Ă  temps, le voyage Ă©lant de cinq semaines, pour recueillir son dernier soupir. G. T. M. ROBERT GASSOX BUGEAUD n'ISLY. Notre SociĂ©tĂ© comptait parmi ses membres un desceudant d'uni! des premiĂšres illustrations du pays, le marĂ©chal Bugeaud. lI. Robert Gasson figurait sur nos listes depuis f 877, C'Ă©tait le premier des petits-fils du vainqueur d'Isly, l'ainĂ© des enfants issus du mariage de 11°~a llfarie Bugeaud avec \f, Gllsson, qui fut en dernier lieu receveur-gĂ©nĂ©ral Ă  Brest, Il Ă©tait nĂ© en 1845, quatre ans avant la mort si prompte qui emporta son grandpĂšre, Son Ă©ducation terminĂ©e, il Cllt attachĂ© Ă  l'ambassade de St-PĂ©tersbourg, occupĂ©e par le gĂ©nĂ©ral Fleury, alliĂ© de sa famille. Il s'y trouvait encore lorsque' la guerre de 4870 Ă©clata. Son cousin Thomas Feray Ă©tait Ă  Fraeschwiller, oĂč un obus lui fracassa la jambe. Robert traversa l'Europe pour rĂ©clamer sa part d'honneur et de dangers. Capitaine aux mobiles bretons, il concourut aux actions meurtriĂ©res engagĂ©es sous Paris et fit t remarquer sa constance intrĂ©pide Ă  la journĂ©e de 1Ilontretout, sous la fusillade prussienne. La sinistfe campagne avant pris fin, il rentra dans la diplomatie et devint secrĂ©taire de la lĂ©gation française il Berne, puis Ă  Bruxelles, En 9874, il se maria \[116 lVlarie Pradier, fille d'un industriel de PĂ©rigueux, vint apporter Ă  son foyer, avec les dons de la fortune, la simplicitĂ© gracieuse et le prestige de la charitĂ©. II se fixa alors dans la rĂ©sidence habitĂ©e jadis par son pĂšre. L'ancienne demeure da La Roche de SaintPantaly, vendue uationalement en t 796 sur l'Ă©migrĂ© Lestrade-Lacousse, J avait Ă©tĂ© rachelĂ©e par la famille Bugeaud Ă  l'Ă©poque du mariage de hi. Gasson le chĂąteau avait Ă©tĂ© renouvelĂ© de jeunes ombrages re- couvraient les vieilles ruines. Robert Gasson continua ces embellissements tout eu amĂ©liorant les terres. Dans ces derniĂšres annĂ©es, il avait rĂ©parĂ© les dĂ©sastres du p6~lloxera et plantĂ© une vigne dont la rĂ©colte lui donnait un juste orgueil. Il recherchait d'ailleurs sur tous les points les progrĂ©s agricoles et citait avec complaisance les rĂ©sultats obtenus dans ses domaines de Saint-Pantllly et de Lanouaille. On qu'avec, ces entreprises le travail ne pouvait manquer aux ouvriers autour de lui aussi Ă  ses obsĂšques plusieurs dĂ©claraient que sa mort Ă©tait une ruine pour eux. Les services qu'il rendait, sa t'amiliaritĂ© engageante, sa joviale humeur faisaient oublier la vivacitĂ© un peu rude de son caractĂšre. Il avait acquis dans sa commune assez de populllritĂ© pour ĂȘtre plusieurs fois réélu maire malgrĂ© la rĂ©pugnance qu'il il manifestait hautement, Ă  l'exemple de son aĂŻeul maternel, pour tout ce qui sentait l'esprit de dĂ©sordre. A Saint-Pantaly, par une fortune rare aujourd'hui, l'accord Ă©tait complet entre l'autoritĂ© civile et l'autoritĂ© religieuse, le maire et le curĂ© il allait jusqu'au dĂ©vouement de l'intimitĂ©, On le vit bien lorsqu'au milieu des apparences d'une brillante santĂ©, 1f. Gasson fut pris d'un mal Ă©trange qui le menaçait d'une suffocation subite. Le plus empressĂ© a. lui offrir ses soins, le plus assidu Ă  le visiter, ce fut M. l'abbĂ© Mazet il l'accompagna Ă  Paris lorsqu'il fallait tenter une cruelle opĂ©ration, et nui doute que ses exhorlations n'aient contribuĂ© Ă  soutenir le courage du patient, qui se montra inĂ©branlable. Ayant bravĂ© la douleur, III. Robert Gasson attendit la mort sans effroi elle le trouva prĂ©parĂ© comme les chrĂ©tiens, calme comme les hommes de race vaillaute. Ses obsĂšques ont eu lieu lc i 9 fĂ©vrier. Le deuil Ă©tait conduit par sa mĂšre, femme vĂ©nĂ©rable courbĂ©e sous le poids de grandes vicissitudes, par l'un de ses frĂšres, officier de cavalerie en Afrique, par d'autres parents et des amis. Le conseil municipal avait apportĂ© un drapeau muni d'un crĂ©pe. Un nombreux cortĂšge aceompagna le cercueil de Saint-Pantaly au cimetiĂšre d'Excideuil, oĂč se trouve la sĂ©pulture de famille. LĂ  il fut placĂ© sous le monument qui porte le nom de Charles Bugeaud, duc d'Isly, le fils du marĂ©chal, mort sans enfants en 1868. Il n'existe pas non plus d'enfants de 111. Robert Gasson. Le hĂ©ros thĂ©bain se glorifiait de laisser deux filles immortelles, Leuctres et Man tillĂ©e, Le marĂ©chal Bugeaud aurait pu aussi compter dans sa descendance ses victoires fĂ©condes, les travaux agricoles empreints de sa puissante initiative, les actes d'Ă©nergie qui rĂ©vĂ©laient en lui uu homme de gouvernement et de dĂ©fense sociale. C'est par lĂ  que se perpĂ©tuera sa renommĂ©e. 11 y aura bientĂŽt un demi-siĂšcle qu'il est entrĂ© dans l'histoire aujourd'hui, Ă  l'aspect de ce concours empressĂ© autour d'un tombeau, les amis de sa mĂ©moire ont Ă©tĂ© heureux de reconnaitre que malgrĂ© l'indiffĂ©rence de notre Ă©poque, son nom est toujours vivant dans le pays qu'il a pĂčrticuliĂšrement honorĂ© et servi. Ch. J'oNDAMINA9. Deux planehea accompaynen! celle livraison la 1~° reprĂ©aenle la Table de Commuuion oarlovingienne du 3fusĂ©e de PĂ©riyueur; -el la 2m~, une Plnce de Le GEranl reapoaaable, A. DELFuUII. Imp.. de r~A Do~ooune, une. DupoW et C' SÉANCES MENSUELLES DE LA SOCIÉTl;; HƒTORIQUE ET ARCHÉOLOGIQUE DU PÉRIGURD. SĂ©ance du jeudi 6 Avril 1893, PrĂ©sidence de M. HARDY, prĂ©sident. La sĂ©ance est ouverte Ă  midi et demi dans la salle du MusĂ©e. Sont prĂ©sents MM. Condaminas, le marquis de Fayolle, Michel Hardy, le docteur Ladevi-Roche, le docteur Georges Millet-Lacombe, le comte Martial de Roffignac, de SaintPierre et Villepfllet. Le procĂšs-verbal de la prĂ©cĂ©dente rĂ©union est lu et adoptĂ©. M. LE PRÉSIDENT nous apprend la mort subite de notre ccnfrĂšre Ti. Bleynie, ancien pharmacien, ancien conseiller municipal de PĂ©rigueux, auteur de plusieurs mĂ©moires de palĂ©ontologie et de gĂ©ologie publiĂ©s dans notre Bultetin. Il avait Ă©tĂ© chargĂ©, il y a une dizaine d'annĂ©es, par M. le docteur Galy de classer et Ă©tiqueter les collections d'histoire naturelle au MusĂ©e de la ville, et il s'Ă©tait acquittĂ© de cette tĂąche avec autant de soin que de compĂ©tence Suivant une pieuse coutume, une notice sera consacrĂ©e Ă  sa mĂ©moire. L'assemblĂ©e exprime d'unanimes regrets. 14 Notre bibliothĂšque a reçu pendant le mois dernier les ouvrages suivants Le Jou~^nal des Savants, cahiers de janvier et de fĂ©vrier .1893, deux fascicules Paris, Imprimerie nationale La Revue archĂ©ologique, publiĂ©e sous la direction de MM. Alexandre Bertraad etGeorges Perrot, membres de l'Institut, troisiĂšme sĂ©rie, tome XXI, janvier-fĂ©vrier 1893, in-8°, Paris, Ernest Leroux, Ă©diteur abonnement; Le volume de la LVIIB session du CongrĂšs archĂ©ologigue de France, sĂ©ances gĂ©nĂ©rales tenues Ă  Brive en 1890 par la SociĂ©tĂ© française d'archĂ©ologie pour la conservation et la description des monuments, in-8°, brochĂ©, Paris,Alph. Picard, libraire, et Caen, Delesques, imprimeur, 1891, contenant, page 223, un mĂ©moire de nI. le marquis de Fayolle sur une Arntoire du Xlle siĂšcle et le tornbeau de saint F,tien~ze Ă  Obasine CoroĂš~e, et, page 2G8, une Ă©tude de 11I. RĂŽusselet sur Le chcĂŻtea-u de la Filolie Dordog~ze; La BibliothĂšgue de l'Ecole des Chartes, tome 1,III, sixiĂšme livraison novembre-dĂ©cembre 1892, in-So, Paris, librairie d'Alphonse Picard et fils La Revue de la SociĂ©tĂ© des Etudes historiques, quatriĂšme sĂ©rie, tome X, 58e annĂ©e, 1892, un volume in-8o, brochĂ©, Paris, Ernest T11orin, Ă©diteur; Les nfĂ©moires de la SociĂ©tĂ© des Antiqz~aires de Picardie, documents inĂ©dits concernant la province, tomeXIII, Le clerg2de L'Ă©glise d'Ar~ziens en 1789, un volume in-4° brochĂ©, Amiens, imprimerie Yvert et Tellier, 1S92, oĂč, Ă  la page 287, est nommĂ© bi6r Charles de La Cropte de ChantĂ©rac, nĂ© en 1723, » pourvude la commende del'abbaye de Sery dĂšs l'annĂ©e 1750. » Il fut sacrĂ© Ă©vĂȘque-comte d'Aleth le 19 juin 1763, A la rĂ©vo» lution, il Ă©migra en Espagne, oĂč il mourut en odeur de » saintetĂ©, Il Ă©tait de cette pieuse famille dont l'un des » membres, Jean de La Cropte, avait mĂ©ritĂ© l'estime et l'af» fection de Saint-Vincent-de-Paul. La mĂšre de FĂ©nelon, » l'illustre archevĂ©que de Cambrai, Ă©tait aussi de la mĂȘme famille. » Notice sur l'abbaye de Ser~, p. 103. Alma~zaclz royal de 1785,. Les dfĂ©moir~es de l'AcadĂ©uzte natiorzale des sciences, awts et belles-lettres de un volume brochĂ© in-8°, Caen, Henri Delesques', imprimeur, 1892 Le Bullelira de la SociĂ©tĂ© des Antiqzcaires de l'0-uest, 4" trimestre de 1892 in-8°, Poitiers, imprimerie Blais Roy et CI"; La ReL~ce de Saintorage et d'A~cnis, bulletin de la SociĂ©tĂ© des archives historiques, XU!- volume, 2e livraison, fer mars 1893, in-8~, Saintes; ~1-1 lllortreuil, libraire, oĂč est relatĂ© un passage du Bulletio du proteslaratisnrc, du 15 fĂ©vrier dernier, qui fixe Jarnicot, lieu-dit de la commune de Parcoul Dordogne, jadis diocĂšse de Saintes, l'endroit oĂč se rĂ©unissaient les protestants de La Roche-Chalais et des environs, et oĂč, Ă  la page 102, dans un chapitre sur le culte de SaintEtitrope, est signalĂ© le prieurĂ© de Saint-Entrope de SeptFonts, paroisse de Coriiille, diocĂšse de PĂ©rigueux, » Les archives de la Haute-Vienne sĂ©rie D, possĂšdent des piĂšces qui le concernent. La bulle. de 1258 tĂ©moigne de son anciennetĂ©, comme aussi les titres, puisqu'ils remontent v 1254. RuinĂ© par les Anglais, le prieurĂ© se releva plus tard Le Bulletin de la SociĂ©tĂ© des Ă©tudes littĂ©raires, scientifiques et artistiques du Lot, tome XVII, quatre fascicules in-8°, Cahors, imprimerie de Laytou, 1892 Le Bulletin pĂ©riodique de la SociĂ©tĂ© Aréégeoise des sciences, lettres et arts, 4" volume, in-8°, Foix, typographie Gadrat ainĂ©, 1892 La Revue des ro~na~aes, 4" sĂ©rie, tome VI, janvieraoĂ»t 1892, tome XXXVI de la collection, in-8°, Montpellier, contenant la chanson de geste, ~ifaicgis d'Aigre~nont; De M. Grellet-Ba]guerie, deux opuscules son lntrodzcction au mĂ©moire sur l'origine exclusivement française et aquitanique de la lĂ©gende des Quatre Fils Aymon, Ă©poque et théùtre de leurs aventures lĂ©gende d'Heildon, roi d'Aquitaine, in-8°, de 20 pages; Origine historiçace des villes de RibĂ©rac, Jfussida~a, Saint-Astier, Grignols, ~l~are~cil, Auberoche, Aubeterre, ~ Castillora sur Dorclograe, in-8° de ~4 pages, RibĂ©rac, Delecroix, imprimeur, aoĂ»t 1881 j et deux manuscrits de notre Ă©rudit confrĂšre, l'un portant le titre d'Analyse historique de la lĂ©gende de l'abbaye de Gz~itres, et l'autre de Tableaec gĂ©nĂ©alogique co~ les comtes de PĂ©rigor-d De M, le baron de Baye, sa brochure intitulĂ©e Souvenir du CongrĂšs d' et d'n,rchĂ©ologie prĂ©iristoriqzces, XI° sessiorc, Illoscou, 1892, comprenant une Allocution prononcĂ©e Ă  la sĂ©ance du 12 aoĂčt; la Sculpture en France Ă  l'Ăąge de la pierre sĂ©ance du 14 aoĂ»t'; et l'Origine orientale de l'orfĂšvrerie cloisol1nĂ©e sĂ©ance du ?0 aoĂčt, in-8° de 45 pages, Paris, librairie l\ilssolJ, 1893 De M. le marquis de Fayolle, un exemplaire de son mĂ©moire tirĂ© Ă  part sur l'Armoir~e du Xll° siĂšcle et le Tonz,bea~ de saint Étierane Ă  Obasiae, in-8° de 1G pages, avec trois planches, Caen, Henri Delesques, imprimeur, 1893 De M. Champeval, avocat Ă . Figeac, la Car~te f~odale des chdtellenies du haut et bas Limousirz, de la haecle et basse dlarche, des vicomtĂ©s de Li.~noges et de Tu~~eune, avec la Combraille, le et les poiteuines avant 4600, tirage Ă  part du Bulletin arcliĂ©oloyique du, Lirnousio, lithographie Payel1ncville De M. le chanoine Arbellot, sa plaquette sur Jeanrae d'Arc et FrLre SĂ©guin, in-8° de 5 pages, Limoges, imprimerie Marc Barbou et CI., mars 1893 De M. le comte Alexis de Chasteigner, la GĂ©nĂ©alogie de la 171aGSOrL de Cha,steigrzer, iii-4, de 28 pages, Poitiers, imprimerie Oudin et CI., 1893, extrait du l~istorique et des familles dic Poitou, par 111\1, Beauchet-Filleau, deuxiĂšme Ă©dition; De M. Gustave Charrier, son tome II, 148i-1530, des Jurades de la ville de Bergerac, tirĂ©es des registres de l'hĂŽtelde-ville, un volume brochĂ© petit iii-80 de XII-404 pages, accompagnĂ© de quatre planches lithographiques, Bergerac, Imprimerie gĂ©nĂ©rale du sud-ouest, 1893 1 De 1`I. CrĂ©dot, le gros volume qu'il vient de publier sur Pierre Pontard, Ă©vĂȘque constitutionnel de la Dordogne, iii-81 brochĂ© de IV-668 pages, Pari3, Delhomme et Brigtiet, libraires-Ă©diteurs, 1893 De 11. Dujarric-Descombes, le n° du 2,1 mars 1893 du Jo,ii,i-7ial de la Do~~dogne, contenaot le plan d'une Ă©tude sur les monnaies du PĂ©rigord par l'abbĂ© Audierne; Et de M. Ivan de Valbrune, Le Ă©phĂ©mĂ©rides de PĂ©rigueux, n° 14, janvier-fĂ©vrier 18Q3, une feuille in-8°, PĂ©rigueux, imprimerie Cassard frĂšres. Des remerciments sont votĂ©s aux donateurs. Notre confrĂšre M, nous fait savoir que les deux premiers volumes parus des ,Jurades de Bergerac seront livrĂ©s aux membres de la SociĂ©tĂ© Ă  raison de 3 francs chacun au lieu de 4 francs, pris Ă  l'Imprimerie gĂ©nĂ©rale du sud-ouest Ă  Bergerac, ou 3 francs 50 par la poste. M. LE PRÉSIDENT priera 31. Dujarric de se charger du compte-rendu bibliographique de Pierre Porztccrd. rI. DE SAINT-SAUD nous mande que notre Culletin. a indiquĂ© en 1880, comme date de naissance de ~19, de Belsunce, le 12 dĂ©cembre 1673. Le Buhetira de 1881, p. 190, rectifie seulement l'annĂ©e, changeant l'annĂ©e 1673 en 16ĂŻO; mais le quantiĂšme n'a pas Ă©tĂ© rectifiĂ©, c'est le 9 dĂ©cembre au lieu du 12. Il a Ă©tĂ©, en effet, baptisĂ© le 21 dĂ©cembre, ĂągĂ© de 1? jours. M. DE ROUJIEJOU!C, absent du PĂ©rigord, adresse par Ă©crit ses excuses de ne pas assister Ă  la rĂ©union. [1 aurait voulu nous entretenir de la prochaine excursion qui se dirigerait, si l'assemblĂ©e y consent, vers le canton de Yillefranche-deLongchapt. Les excursionnistes pourraient voir le premier jour Montpon, Puy-de-Chalus, Gur~on et le chĂ teau, SaintMartin, Montpeyroux, ~lontvigne et Castillon le second jour, Castillon et le champ de bataille, le Fleix, Saint-lllĂ©ardde GUl'çon, Saint-Remy et Montpon. Tels seraient les prinpaux poin ts il visiter, les dĂ©tails seraient fixĂ©s ultĂ©rieurement et communiquĂ©s Ă  la SociĂ©tĂ© dans son assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale du 27 mai. Notre vice-prĂ©sident propose la date des 12 et 13juin, ou celle du 19 et du 20. 11I. GaEmER nous Ă©crit sur le mĂȘme sujet, en fournissant quelques dĂ©tails de plus et proposant, pour le premier jour, Vauclaire, Montignac-Ie-Petit avec son castrum et sa pauvre relique, la tour du Puy-de-Chalus, Saint-Martin-de-l'Herm, l'ancien prieurĂ© de Plagnac, Carsac, Vil lefranche-de-Longchapt, Montpeyroux, chĂąteau de Montaigne et coucher Ă  Castillon; pour le second jour, visite du champ de hataille de Castillon, La l~iothe-nlontravel, Montearret, Saint-Antoine, dĂ©jeuner Ă  Sainte-Foy dans l'aprĂšs-midi, le Fleix, SaintMĂ©ard-de-Gurçon, Ponchapt, Saint-Remy et retour Ă  Montpon. Notre honorable confrĂšre fait remarquer que nous allons traverser les anciennes seigneuries des familles de Grailly et de Candale et qu'il met Ă  notre di~position pour les publier, s'il y a lieu, les quelques documents qu'il possĂšde sur elles. Il a notamment une copie des testaments mutuels d'Archambaud de Grailly et d'Isabelle de Foix, sa femme, de l'an 1402, de celui de lllsr d'Aire, du 15 mai 1592, etc. Il va maintenant s'occuper de l'exĂ©cution de l'excursion aux meilleures conditions possibles. Pour que l'excursion soit plus profilable, M. DE FAYOLLE dĂ©sirerait qu'un programme trĂšs sommaire fournissant quelques indications historiques et archĂ©ologiques sur les lieux et monuments Ă  ~~isiter, fĂčt dressĂ© et envoyĂ© aux membres de la SociĂ©tĂ© avant le dĂ©put. Il comprendraitdeux ou trois pages seulemeJlt, de façon Ă  ne pas faire double emploi avec le rapport sur l'excursion. bl~i. de Roumejoux et Grenier pourraient se concerter sur cette courte rĂ©daction. La proposition mise aux voix est acceptĂ©e et la date choisie est celle du 19 et du 20 juin. Notre Ă©rudit correspondant M. GRELLET-BALGUERIE avait remarquĂ©, comme M. de Fayolle, les postes, stations, vigies, qui se trouvent le long de la vallĂ©e de l'Ille, de Coutras Ă  PĂ©rigueux. Et il avait dĂ©jĂ  Ă©tudiĂ© en dĂ©tail une sĂ©rie de petites stations, le long de la vallĂ©e de l'Agout Tarn, de Saint-Sulpice-la-Pointe Ă  Lavaur et Castres. Au bord de cette riviĂšre, de distance en distance, nous Ă©crit notre confrĂšre, on rencontre de petits tumulus sous lesquels existait et existe une petite chambre souterraine, propre seulement Ă  contenir deux garde, avec provision et bois pour donner les signaux la nuit. A l'embouchure d'un 1'Llisetlu lorrentueux, le Nice, qui se dĂ©verse dans l'Agout, s'Ă©lĂšvc un plus grand tertre ou tumulus entourĂ© d'un fossĂ©, bien que la charrue en ait fait disparaitre un rang. Ces tumulus sont des postes de vigies pour faire le guet de la terre n, comme Charlemagne avait instituĂ© le guet de la mer. Ce ne sont pas des chĂąteaux dont les souterrains sont vastes et profonds pour loger soldats, prisonniers et malfaiteurs. On voit aux environs ou non loin de Lavaur, il nlassac, sur un coteau Ă©levĂ©, un massif circulaire, qui recouvre un rĂ©duit ou refuge souterrain, comme on en retrouve tant d'autres qui se correspondent le long des rives de l'Agout, le long de la route militaire de Ă  Lavatir, Castres l'un s'appelle le camp llZaurel ceiui de Massac s'appelle le Fort du Vieux-Lavaur, etc. M. DE FAYOLLE dit qu'il connaissait l'existence de cette sĂ©rie de postes d'observation dans le Tarn. \1. Barr Ferree, qui prĂ©pare une histoire des cathĂ©drales de France pour l' Record, revue d'architecture trimestrielle publiĂ©e Ă  New-York, Ă©crit il M. LE PRraIDEMT pour avoir des renseignements sur l'histoire et la description de la cathĂ©drale de Sarlat. Il voudrait en avoir aussi des photographies, nI. Barr Ferree pourra consulter la Guienne historique et de Ducourneau, les Chro~ciq2~es du chanoine Tarde, et notre obligeant confrĂšre M, Lacroix, notaire il. Sarlat. M. Charles Duaaw veut bien nous envo~~er copie d'un intĂ©ressant procĂšs-vcrbal, de 1652, qu'il a dĂ©couvert dans les registres d'Ă©tat civil de la paroisse de Festalomps et dont la teneur jette un jour curieux sur les moeurs militaires de l'Ă©poque. Il a pensĂ© que ce fait divel's inĂ©dit pourrait Ăšti-e utile Ă  ceux de nos confrĂšres qui s'occupent sl~Ă©cialemeot des faits de guerre se rattachant Ă  la Fronde en PĂ©rigord. AprĂšs lecture, l'assemblĂ©e en dernande l'insertion au Bulletin. Notre confrĂšre, ~I. J. ROUSSELET, offre Ă  la SociĂ©tĂ© une sĂ©rie intĂ©ressante d'assignats de l'Ă©poque rĂ©volutionnaire. Cette sĂ©rie comprend un assignat de mille francs imprimĂ© Ă  l'encre rouge un de 125 livres un de 100 francs deux de 25 livres quatre de 5 livres un de 50 soli3 et un de 10 sous. Sur la proposition de M. LE PRÉSIDENT, l'assemblĂ©e s'empresse de lui voter des remerciments. Parmi les rĂ©centes acquisitions qu'il a faites pour le MusĂ©e dĂ©partemental, M. LE PnÉSIDE~T soumet notre examen 1° Une fort belle sĂ©rie d'instruments, armes et outils de l'industrie solutrĂ©enne, provenant de fouilles faites Ă  Laugerie-Haute, dans la commune de Tayac, par M. Tabanou, ii'stituteur public Ă  Saint Sel'llin-de-Reilhac. La station classique de Laugerie-Haute n'Ă©tait pas encore reprĂ©sentĂ©e au MusĂ©e de la Dordogne c'Ă©tait une lacune fĂ cheuse aujourd'hui comblĂ©e trĂšs heureusement. La sĂ©rie nouvellement acquise comprend une vingtaine de pointes de lances, la plupart finement retaillĂ©es sur les deux faces; l'une de ces pointes, d'unmerveilleux travail, est en quartz hyalin; de nombreux grattoirs; deux poinçons façonnĂ©s avec des tronçons de lances; enfin, deux objets en bois de renne fort curieux, l'un est un bĂąton de commandement, percĂ© d'un large trou Ă  sa base, l'autre un lissoir laborieusement aminci Ă  l'aide d'un couteau de silex. A considĂ©rer ces deux objets, on voit bien que ce sont de premiers essais du travail de l'os, industrie qui devait bientĂŽt prendre, avec les hommes de la Madeleine, de si grands dĂ©veloppements et arriver mĂȘme Ă  sa perfection 2° Un sceau-matrice en bronze, ogival et de om041 millimĂštres de hauteur, Dans le champ se voient deux clefs aux pannetons opposĂ©s et dirigĂ©s vers l'extĂ©rieur les poignĂ©es losangĂ©es chevauchent l'une sur l'autre. A droite et Ă  gauche, une Ă©toile. Et Ă  la suite, une palme prĂ©cĂ©dĂ©e et suivie de deux petites Ă©toiles. LĂ©gende + SI'XILLV ECCE DE PEYZAC. Sigilhcnz ecclesie de Peyzac. La facture de ce sceau et les caractĂšres de l'inscription permettent de le rapporter au xlve siĂšcle. Sa provenance pĂ©rigourdine ne peut faire non plus l'objet d'aucun doute. Depuis le commencement de ce siĂšcle, il Ă©tait en la possession de la famille Mp,rcier, Ă  Peyzac, prĂšs de Saint-LĂ©on-surVĂ©zĂšre. On sait d'autre part que l'Ă©glise de Peyzac, qui dĂ©pendait de l'abbaye de Saint-Amand~de-Coly, Ă©tait sous le vocable de saint Pierre, ce qui explique la prĂ©sence des clefs sur le sceau particulier de cette Ă©glis~. L'ordre du jour Ă©tant Ă©puisĂ©, la sĂ©ance est levĂ©e Ă  deux heures et demie du soir. Le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral Le PrĂ©sident, Ferd. VILLEPELET. ~!ichcl HARDY. SĂ©ance du Jeudi 4 Mai 4893. PrĂ©sidence de M. DE ROUMEJOUX, vice-prĂ©sident. La sĂ©ance est ouverte Ă  midi et demi dans la salle ordina,ire du MusĂ©e dĂ©partemental. Sont prĂ©sents MM. Charles Durand, DujalTic-Descombes, le marquis de Fayolle, A. de Froidefond, le docteur LadeviRoche, Lespinas, le comte ~Iartial de Roffigoac, de Roumejoux, de Saint-Pierre et l'abbĂ© BrugiĂšre, M. DE ROUIEJOUU nous fait part de la mort de .\1. le docteur Ussel, nouveau membre de notre SociĂ©tĂ©, enlevĂ© aprĂšs quelques jours de maladie, Ă  l'Ă ge de 28 ans. Il Ă©tait depuis trois mois gendre de notre PrĂ©sident, auquel la SociĂ©tĂ© adresse, ainsi qu'Ă  sa fille, l'expression de ses regrets respectueux et sympathiques. Notre bibliothĂšque a reçu pendant Je mois dernier les publications suivantes Le B~cllelin archE~ologiqc~e du ComitĂ© des tr~avazu~ hisloriques et scienti~g~ces, annĂ©e 1892, n° 3, in-S., Paris, Ernest Leroux, Ă©diteur, 1892 Le Bulletin dzcComitĂ© des tra>>au.~ historiques el section des sciences Ă©conomiques et sor,iales annĂ©e 1892, n"l, iu 8°, Paris, Ernest Leroux, Ă©diteur, 1893; Seventh annual ~~eport of lhe Bureau of elh.~tolog~ to the socretary of the Smithsonian institution 1885-S6, volume de 409 pages, in-4°, reliĂ©, Washington, government printing office 1891 j A by Stephen Return Riggs edited by James Owen Dorsey. Washington, government printing office, 1890, in-4., reliĂ©; Annual reporl of the Board of regeuls of the Snzithsn-nian i~eslit~ztion showing the operations expenditures etc. Reporl of the U. S. national museurn. \Vashington, government printing office 1891, grand in-8°, reliĂ©, de 8ft pages Bihliography of the Athapascan langnages by James Constantine Pilling. Washington, government printing office, in-8., 1892, La Revue de Saintonge et d'Aunis, bulletin de la SociĂ©tĂ© des archives historiques, XIII" volume, 3" livraison, le~ mai 1893, iii-8,, Saintes, Al~n° .\Iortreuil, libraire Le Bulletin de la SociĂ©tĂ© hisloriq-zce et archĂ©oloyique de la CorrĂš~e, tome XV; 1'. livraison, in-8°, janviermars, Brive, Marcel Roche, imprimeur; Lea blĂ©moires et comptes-reradrs de la. Soci~lĂ© et littĂ©raire d'Ahcis, annĂ©e 1891, tome XXÂŁI, in-8°, Alais, imprimerie J. Martin, 189'a; Le Bulletin de la SociĂ©tĂ© dĂ©partementale d'archĂ©ologie et de statistique de la Dr67ne, annĂ©e 1893 avril, 105° livraison, in-8A, Valence, imprimerie de Jules CĂ©as et fils. Des remerclments sont votĂ©s aux donateurs. Notre coufrĂšre M. CHARRIER nous envoie la copie de trois piĂšces du xvie siĂšcle, concernant particuliĂšrement la famille PĂ©charry. L'une, du 12 juin 1569, est une transaction relative Ă  l'office du vice-sĂ©nĂ©chal de PĂ©rigord, entre Jean PĂ©ebarry, Ă©cuyer, seigneur de Lagistonie, et Elie de Mangon. Les deux autres, de 1562 et de 1564, sont des provisions et une confirmation accordĂ©es Ă  Jean de PĂ©charry, Ă©cuyer, de l'office de prĂ©vĂŽt provincial Ăšs sĂ©nĂ©chaussĂ©es d'Agenais, CondĂŽmois, Bazadais et pays d'Astarac, vacant par le dĂ©cĂšs de Jean de la Tappie. Ces documents sont d'un intĂ©rĂ©t trop restreint pour Ă©tre publiĂ©s dans nos annales. M. le marquis DE FAYOLLE entretient l'assemblĂ©e de l'Ă©glise d'Agonac, dont il fut question dans le rapport de 11I. de Roumejoux sur la premiĂšre excursion de la SociĂ©tĂ©. Cette Ă©glise est certainement l'une des plus considĂ©rables et des plus intĂ©ressantes du dĂ©partement. Elle montre l'alliance des nefs pourvues de bas-cĂŽtĂ©s et des coupoles comme Ă  Cadouin, Ă  BussiĂšre, Ă  Saint-Privat, mais avec des particularitĂ©s fort importantes et sans doute une plus grande anciennetĂ©. La nef est Ă  trois travĂ©es inĂ©gales, voĂ»tĂ©es en berceau elle est accompagnĂ©e de bas-cĂŽtĂ©s Ă©troits dont les travĂ©es communiquent entre elles par des arceaux bas et Ă©troits percĂ©s dans le massif des piliers. A cette nef est soudĂ©e une superbe coupole de 9 mĂštres de diamĂštre environ et dont les grands arcs latĂ©raux forment transepts. Le chƓur, sur plan carrĂ©, est Ă©galement voĂŻ~tĂ© en coupole trĂšs surbaissĂ©e, ce qui est un exemple rare de l'emploi de la coupole remplaçant la voĂčte en cul de four dans une abside. On retrouve Ă  Saint-Front des moulures identiques Ă  celles d'Agonac et elles existent aussi dans le donjon roman d'Agonac, qui fut construit par Frotaire de Gourdon, le fon- dateur de la cathĂ©drale de Saint-Front. On voit par lĂ  le puissant intĂ©rĂȘt qui s'attache Ă  l'Ă©tude comparative de ces trois monuments pour dĂ©terminer les caractĂšres et l'influence de notre architecture primitive pĂ©rigourdine Ă  coupoles. Ce n'est pas Ă  dire que tout dans l'Ă©glise d'Agonac soit contemporain de Saint-Front et mĂȘme du donjon d'Agonac; mais les similitudes de dĂ©tail peuvent aider Ă  des conclusions plus gĂ©nĂ©rales, et on peut considĂ©rer ce monument comme Ă©tant de premier ordre non seulement par son anciennetĂ© et par son importance, mais par les renseignements qu'il peut fournir sur une Ă©cole d'architecture dont il semble que les archĂ©ologues s'occupent aujourd'hui plus que jamais. » Cependant M. de Fayolle a Ă©tĂ© informĂ© qu'il est question de dĂ©molir cette belle Ă©glise, malgrĂ© l'Ă©tat parfait de conservation de ses deux coupoles, pour agrandir le cimetiĂšre qui l'entoure et pour la remplacer par une Ă©glise plus rapprochĂ©e d'Agonac- 1`I. de Fayolle s'Ă©lĂšve contre cet acte de vandalisme que rien ne motive, car la dĂ©molition de la vieille Ă©glise n'aidera pas Ă  en bĂątir une neuve et rien n'empĂšche de conserver l'une et de bĂątir l'autre. n L'assemblĂ©e, sur la proposition du PrĂ©sident, s'associe aux paroles de M. de Fayolle et Ă©met le vceu que la SociĂ©tĂ© historique et archĂ©ologique provoque toutes les mesures nĂ©cessaires pour tĂącher de sauver l'un des monuments les plus considĂ©rables et les plus prĂ©cieux du PĂ©rigord. M. de Fayolle ajoute quelques dĂ©tails sur le donjon d'Agonac La base offre des caractĂšres de grande similitude avec les dĂ©tails d'architecture de l'Ă©glise ses dispositions intĂ©rieures sont fort curieuses et les moulures fort anciennes. Il ne parait pas invraisemblable que ce donjon puisse ĂȘtre considĂ©rĂ© comme remontant Ă  la mĂšme Ă©poque que le clocher de Saint-Front; mais ~1I. de Fayolle signale en outre l'existence d'une vaste salle voĂ»tĂ©e attenant au donjon, datant de la mĂ©me Ă©poque et qui n'a pas encore attirĂ© l'attention des archĂ©ologues. Si on ne l'a pas remarquĂ©e, c'est sans doute parce qu'un plancher la divise en deux Ă©tages et cache ses belles voĂčtes en berceau, Cette salle est plus longue que large. Cne rangĂ©e de gros piliers cantonnĂ©s de pilastres la divise en deux nefs de trois travĂ©es voĂ»tĂ©es en berceau. Les murs sont dĂ©corĂ©s d'arcs feints. Le logis du we siĂšcle est exactement construit sur les murs de cette vaste salle, qui peut compter parmi les plus belles que l'art roman ait Ă©levĂ©es en France; les dĂ©tails de sa construclion et de ses moulures la rattachent aussi Ă  l'Ă©glise d'Agonac, et M. de Fayolle se propose d'en faire une Ă©tude complĂšte. » M. le capitaine AlbĂ©ric DE BÉLEFT, un des membres actifs de la SociĂ©tĂ©, qui lui a fait bien des communications utiles, lui adresse un dessin qui n'est pas sans intĂ©rĂȘt. C'est un croquis reproduisant un dĂ©bris de couleuvrine ou plutĂŽt de fauconneau trouvĂ© au mois de dĂ©cembre 1892 par les ouvriers de Mle de Montvert, sur la pente sud du coteau de lllontravel. Par sa situation immĂ©diatement au-dessous du coteau, cette terre devait ĂȘtre comprise dans le systĂšme de fortification de la forteresse dĂ©truite aprĂšs le siĂšge de 1622. » A cette Ă©poque, Montra\'el Ă©tait occupĂ© par les protestants sous le commandement du duc de La Force j il fut pris par les catholiques sous la conduite du duc d'Elbeuf, et les deux chĂ teaux furent dĂ©truits. Le fauconneau sus-mentionnĂ© a donc Ă©tĂ© employĂ© pendant le siĂšge et a dĂ» faire partie de l'artillerie des assiĂ©gĂ©s. Le poids de ce dĂ©bris est de 1 kilog. 300 et sa longueur de 10 centimĂštres. M. l'abbĂ© BRUGIÈRE donne ensuite lecture de papiers dĂ©couverts par M^'a la supĂ©rieure des soeurs de la Doctrine chrĂ©tienne de Saint-Pierre-de-Chignac sous le tapis qui recouvrait un vieux meuble en sa possession 1° Manuscrit Le Íme avril 1Í35, avons fondeut la grant cloche du chapitre avecque Lachassagne et Pucharit et Jean l3ouyer, tous mestre fondeurs de cloche et Tienne Lafon, mestre charpantier, la montĂ©e le 15 du mois d'avril. En foy de quoy me suis signĂ© Ă  Sarlat ce 1 ~°'° 1735. Boyer. D 2° ImprimĂ©, sauf les noms en italique. Armes de Sarlat reprĂ©sentĂ©es la salamandre couronnĂ©e, surmontĂ©e de trois fleurs de lis. CERTIFICAT DE SANTÉ. Nous soussignĂ©s consuls, seigneurs barons, juges criminels et de police de la nille de Sarlat, en PĂ©rigord, certifions Ii tous ceux qu'il appartiendra que Cstieuzze Lnon, 7zznltre chnrpnntier, habitant de cette ville, visage long, cheveux bruns, taille cinq pieds, de mĂ©diocre grosseur, accompagnĂ© des nommĂ©s Jean Bomtard et Pierrot, ses garçons de naĂ©tier, son tous en bonne santĂ© et partent de celle ville oĂč, par la grĂ ce de Dieu, il n'y a aucun soubçon de maladie contagieuse, non plus que dans les endroits circonvoisins, pour aller Ă  la Roque-Gaiac, Domme uieille, Beynac, vaquer Ă  leur mĂ©tier, et ailleurs oĂč ses affaires l'appellent. Nous prions tous ceux qui sont Ă  prier de le laisser librement passer et repasser, et de lui faire fournir le couvert et les vivres nĂ©cessaires e-1 payant, comme nous ferions en pareil cas pour ceux qui i ous seroient adressĂ©s de leur part. DonnĂ© Ă  Sarlat le lroisi~nze jour du mois d'octobre 1721. GISSON, consU. Par Mandement de Messieurs les Consul. BOURDET, secrĂ©taire. Personne ne demandant plus la parole, la sĂ©ance est levĂ©e Ă  deux heures du soir. Le SecrĂ©taire-Adjoint, t, H. BRIIGIÈRE. Le Prlsident, A. DE ROUIllEJOUX, COMPTE DES DÉPENSES DE L'ÉVÊQUE D'A;lUEN5 1, ENVOYÉ PAR LE ROY 2 E~ PÉR1GORT ET QUERCY POUR LÀ nÉFOR~[ATIOX DU PAYS 3. Ceci est le compte du seigneur Ă©vĂšque d'Amiens concernant les dĂ©penses qu'il fit pendant son voyage dans la sĂ©nĂ©chaussĂ©e de PĂ©rigord et de Quercy, oĂč le roi l'envoya avec quelques collĂšgues pour la rĂ©formalion du pays, depuis le lundi aprĂšs la Circoncision de Notre-Seigneur, oĂč il partit d'Amiens avec 41 chevaux pour aller dans lesdites contrĂ©es, en l'an du Seigneur 1315 t, jusqu'au jeudi aprĂšs la ft'Ie de saint Laurent, Ă  savoir le 5 aoril suivant, oĂč le seigneur Ă©vĂšque, revenant des dites contrĂ©es, arriva Ă  Paris, ce qui fit eIllout 21;; journĂ©es consĂ©cutives. La receUe faite par le seigneur Ă©vĂȘque pour ses d-penses pendant ce voyage fut fournie par Arnaud de Pourboulain, alors trĂ©sorier de Quercy, en tout 3,85/ÂĄ livres 10 sous 10 deniers touri1Qis, au sujet de laquelle somme et recette ledit trĂ©sorier a reçu de Monseigneur des lettres scellĂ©es de son sceau. Suivent les dĂ©penses faites sur cette recette et d'abord les dĂ©penses ordinaires. PremiĂšrement, pour les trois premiĂšres journĂ©es d'Amiens Ă  Paris, c'est-Ă -dire du lundi aprĂ©s la Circoncision de Notre-Seigneur au jeudi suivant, oĂč le seigneur Ă©vĂȘque entra Ă  Paris, les dĂ©penses furent de 48 livres 16 sous deniers parisis, qui valent 61 livres 3 deniers tournois Item, du jeudi aprĂšs l'Apparition de Notre-Seigneur, oĂč Monseigneur arriva Ă  Paris, au samedi fĂȘte de saint 5ulp;ce, c'est-Ă -dire le 1 Ăź janvier, 1 Robert de Fouilloy. 2 Louis X le Hutln. 3 Ce litre, Ă©crit en français, parait avoir Ă©tĂ© ajoutĂ© Ă  une Ă©poque postĂ©rieure; tont le surplus est en latin. Le compte est Ă©crit de deux Ă©critures diffĂ©rentes, et, comme on le dira plus loin voir la note in ~lne`, il n'est qu'une copie du compte original. 4 Les dates et les sommes sont exprimĂ©es en chiffres rcmains dans le manuscrit nous les avons transcrites ell arabes, afin qu'elles fussent plus faciles Ă  saisir. jour oĂč Monseigneur quitta Paris pour se rendre Ă  PĂ©rigueux, soit neuf jours, durant lesquels Monseigneur resla Ă  Paris Ă  cause d'un mal de pied, les dĂ©penses furent de 175 livres 12 sous 10 deniers parisis, qui valent 219 livres -13 sous 1 denier tournois. Item, du samedi fĂȘte de saint Sulpice, jour oĂč hionseigneur quitta Paris, c'est-Ii-dire du 18 janvier au mercredi suivant, veille de la saint Vincent, oĂč Monseigneur se trouva et passa la nuit Ă  Chaumont, en Sologne, soit cinq jours, les dĂ©penses furent de 89 livres 13 sous 4 deniers, qui valent i1~ livres 80 deniers tournois. Jusqu'ici on a comptĂ© en parisis, et maintenant on commence Ă  compter en tournois. Item, du jeudi fĂȘte de saint Vincent, oĂč Monseigneur partit de Chaumont, au samedi avant la Purification de la Sainte-Vierge, c'est-Ă -dire le derniEr janvier, oĂč lIlonseigneur entra dans la ville de PĂ©rigueux, soit neuf journĂ©es, les dĂ©penses furent de 80 livres 19 sous 11 deniers tournois. Monseigneur ne fait pas entrer en compte, dans les dĂ©penses Ă  la charge du TrĂ©sor royal, les fournitures de chambre et de cuisine, ni la cire, depuis le jour oĂč il partit d'Amiens jusqu'au jour oĂč il entra Ă  PĂ©rigueux, parce qu'il avait tout cela dans ses approvisionnements. Il ne compte pas non plus le salaire de maUre Jean PiLart et de mallre Henri, son compagnon, qui le soignĂšrent Ă  Paris pour son mal de pied, dĂ©pense que Monseigneur prend Ă  sa charge suivant son usage 40 livres tournois et plus. Item, du samedi avant la Purification de la Sainte-Vierge, c'est-Ă -dire le dernier janvier, oĂč lfonseigneur entra Ă  PĂ©rigueux au lundi fĂȘte de la c'est-Ă -dire le 3 mai, soit 89 journĂ©es, pendant lesquelles Monseigneur sĂ©journa Ă  PĂ©rigueux, les dĂ©penses ordinaires furent de t ,366 livres 7 sous 8 deniers tournois. Item, du lundi fĂšte de la Sainte-Croix au jeudi suivant, Ă  savoir le 6 mai, oĂč Monseigneur entra Ă  Cahors, soit trois journĂ©es, pendant lesquelles Monseigneur fut en route pour aller de PĂ©rigueux Ă  Cahors, lea dĂ©penses furent de 52 livres 1 sou 6 deniers tournois. Ilem, du jcudi 6 mai, oĂč hlonseigueur entra a Cahors, au jeudi fĂšte de saint Vaast, Ă  savoir le 15 juillet, oĂč llonseigneur partit de Cahors pour revenir, soit 70 journĂ©es, pendant lesquelles il sĂ©journa Ă  Cahors, les dĂ©penses ordinaires furent de 936 livres i2 sous Ăź deniers tournois. Item, du jeudi fĂȘte de saint Vaast, oĂč ;\[onseigneur partit de Cahors, au dimanche i or aoĂ»t, oĂč il arriva Ă  Chaumont, en Sologne, oĂč l'on commence Ă  compter en parisis, les dĂ©penses turent de 99 livres 1 sous 10 deniers tournois, et jusque-lĂ  on a comptĂ© en tournois. Item, du dimanche t or aoĂčt, oĂč Monseigneur partit de Chaumont, au Jeudi suivant 4 aoĂčt, oĂč il arriva Ă  Paris, soit cinq journ~es, les dĂ©penses furent de 10~ livres 15 sous 5 deniers parisis, qui valent 120 livres 19 sous 3 deniers tournois. Item, du vendredi avant la fĂšte de saint Laurent, 6 aoĂ»t, jusqu'au jour de l'Assomption de la Sainte Vierge, \IoneiÂueur sĂ©journa Ă  Paris pour rendre compte au roi de ce qu'il avait fait dans les pays occitaniens. Monsligneur fut Ă  ses propres frais et ne veut rien compter pour les dĂ©penses dont il s'agit. Item, du jeudi aprĂšs l'Assomption de la Sainte-Vierge, oĂč Monseigneur partit de Paris, au dimanche avant la fĂšte de saint BarthĂ©lemy, oĂč il arriva Ă  Amiens, soit trois journĂ©es pendant lesquelles il fut en route de Paris Ă  Amiens, les dĂ©penses furent de 53 livres 17 sous 8 deniers parisis, qui valent 67livres 7 sous 1 denier tournois. Total des jO'lrnĂ©es pendant lesquelles Monseigneur fut au service du roi. R18 jours. Total des dĂ©penses ordinaires ci-dessus dites. 3,408 liv. 4 s. 10 den. tournois. Suivent les dĂ©penses extraordinaires faites Far le seigneur Ă©vĂȘque d'Amiens en PĂ©rigord et Quercy durant le trajet, soit 218 journĂ©es, pendant lesquelles le seigneur Ă©vĂȘque sĂ©journa dans lesdits pays ou fut en route. Suivent les frais ou dĂ©penses pour les chevaux rĂ©formĂ©s ou morts. PremiĂšrement furent remis au trĂ©sorier de Quercy deux chevaux bayarts t, dont l'un portait les bagages pour la chambre de Monseigneur et valait, quand il fut pris pour le service du roi, 32 livres parisis. Item, l'autre portait les Ă©quipements des hommes d'armes et valait, au moment oĂč le seigneur Ă©vĂȘque partit d'Amiens, 37 livres parisis et plus. Item, furent remis les cuirs de trois chevaux, dont un bayart et deux liarts 2, lequel cheval bayart valait 22 livres parisis, et chacun des deux chevaux liarts valait 2-j livres parisis. Item, au retour desdits pays et quand nous fĂčmes arrivĂ©s Ă  Paris, furent remis Ă  Gilles de Clamart, homme d'armes, deux chevaux rĂ©formĂ©s, savoir un noir grisĂątre qui valait, quand nous partimes d'Amiens, 28 livres parisis, et un autre noir bauchant 3 qui valait 12 livres parisis. Total de la valeur des sept cbevaux qui furent hors de service il la suite de ce voyage. t84 livres parisis, qui valent 230 livres tournois. 11 Alezan. 2 Gris-pommelĂ©. 3 Noir mĂ©langĂ© de blanc. Item, frais pour louage de chevaux pendant ledit voyage. PremiĂšrement, pour le louage d'un cheval qui transporta la monnaie noire 1 d'Amiens Ă  Paris et que nous gardĂ mes six jours, et pour la dĂ©pense du domestique au retour et son salaire 37 sous 6 deniers tournois. Item, pour un cheval conduit de Limoges Ă  PĂ©ri~ueux, lequel fut montĂ© par Guillaume Fournier, lequel avait laissĂ© son propre cheval malade Ă  Limoges nous le gardĂ mes cinq jours, et il fut dĂ©pensĂ©, pour le salaire du domestique et ses frais da PĂ©rigueux Ă  Limoges, t8 livres tournois. Item, au domestique dudit Guillaume, qui alla chercher le cheval que son maitre avait laissĂ© malade Ă  Limoges, et pour les dĂ©penses qu'il y fit, 42 sous tournois. Item, pour le transport des bagages de Monseigneur d'Amiens Ă  Cahors aux trois animaux, parce qu'il ne voulait pas trop charger ses mulets, une livre tournois. Item, pour le louage de deux animaux qui reportĂšrent de Cahors Ă  Paris plusieurs effets, afin de soulager les mulets, et qui portaient le pain et le vin lorsqu'on s'attendait Ă  n'en trouver que de mauvaise qualitĂ© comme en Limousin et ailleurs nous les avons gardĂ©s en revenant de Cahors pendant 2Q jours pour leur retour et les frais, il fut dĂ©pensĂ© 100 sous tournois. Total de la dĂ©pense pour la conduite des chevaux et le transport des bagages. 5 liv. 17 s. 6 den. tournois. Item, frais pour envoi de messagers. PremiĂšrement, Ă  Gautier, envoyĂ© de Paris Ă  PĂ©rigueux pour prĂ©parer et meubler le logement de Monseigneur, pour les dĂ©penses qu'il fit en chemin et d'autres qu'il fit Ă  PĂ©rigueux en attendant Monseigneur, 50 sous tournois. Item, Ă  Pierre, envoyĂ© de Paris Ă  OrlĂ©ans pour savoir quand Samson de Calvimont de Cnluomonte, collĂšgue de ;\fonseigneur, pourrait venir pour se rendre dans lesdits pays, 17 sous 6 deniers tournois. Item, le samedi aprĂšs les Brandons, Ă  Pierre, envoyĂ© de PĂ©rigueux Ă  Amiens pour chercher le bagage de 3lonseigueur, 40 sous tournois. Item, le lendemain de PĂ ques, Ă  Gautier, envoyĂ© pour aller confĂ©rer avec le trĂ©sorier afin que nous eĂ»ssions des fonds, 15 sous tournois. 1 Le texte porte pecuniam nigram. a eoneEa ni,qra, a?rea vel a?re mixta, cui alba seu argentea opponitur n. Du CanÂĄre1, On ne dit plus la monnaie noire, mais on dit encore la monnaie blanche. Item, le jour de la Saint-3farc, audit Gautier pour aller de PĂ©rigueux il Cahors afin de prĂ©parer le logement de Monseigneur, -18 sous tournois. Item, pour un messager envoyĂ© Ă  Paris au chancelier et aux autres seigneurs pour leur demander de faire venir Monseigneur Guillaume de Viriac, qui tardait trop, ou d'envoyer quelqu'un Ă  sa place, 40 sous tournois. Item, le vendredi aprĂšs la fĂȘte de saint Silain, Ă  Gautier, envoyĂ© de Cahors Ă  Paris pour meubler et prĂ©parer le logement de Monseigneur, qui Ă©tait sur le point de partir, 38 sous tournois. Total pour les messagers envoyĂ©s. 10 liv. 13 s. 6 den. tournois. Item, pour la location et la rĂ©paration des logements Ă  PĂ©riglietix et Ă  Cahors, et d'abord Ă  PĂ©rigueux, oĂč Monseigneur est restĂ© 93 jours. PremiĂ©rement, pour meubler les chambres et les piĂšces chez les FrĂšres Mineurs, oĂč llionseigneur rĂ©sida, pour des pots de terre Ă  mettre les provisions pour Gautier le messager et pour des Ă©cuelles de bois, 35 sous tournois. Item, pour la rĂ©fection des Ă©curies et de nouvelles crĂšches pour 41 chevaux, pour rĂ teliers, serrures et cloisons, 1 livre 11 sous tournois. Item, pour une cloison faite dans la chambre de RobĂšrt de Cnudelio, pour une porte et des feuĂštres, t sous tournois. Item, pour la rĂ©fection et la clĂŽture de la cave, 30 sous tournois. Item, pour faire rallonger une chaine de fer qui servait Ă  tirer l'eau dans un puits, et pour la rĂ©paration de cette chaĂźne qui Ă©tait usĂ©e au moment de notre dĂ©part, 13 sous tournois. Item, pour la rĂ©paration du logement et pour des cloisons, 4 livres tournois. Item, pour des trĂ©pieds, des tables, des trĂ©teaux, pour leur rĂ©paration et pour d'autres menus objets, 68 sous tournois. Item, pour faire rĂ©parer le conduit de la cuisine, pour faire une fosse dans laquelle s'Ă©couleraient les immondices de la cuisine et pour rĂ©parer la fosse avec du pavage et du bois afin qu'elle ne donnat pas d'odeur, 40 sous tournois. Suivent les frais pour les logements louĂ©s Ă  PĂ©rigueux. PremiĂšrement, pour la location de la maison de Saint-Jean, oĂč Ă©taient logĂ©s 24 chevaux et la majeure partie des gens de service de Monseigneur, 4 livres tournois. Item, pour la location des Ă©tables de maUre Guillaume et de maĂźtre Baudouin et d'une piĂšce dans laquelle Ă©taient logĂ©s ses cbevaux et ses serviteurs, 20 sous tournois. Item, pour la location de la maison de mallre Pierre de Rignac des Ă©tables dudit logement, pour la chambre de Jacquemard. et de Jean de l'Atre de Atriol, et lĂ  Ă©taient logĂ©s 12 chevaux, DO sous tournois. Total pour le logement Ă  PĂ©rigueux. 26 liv. 17 den. tournois. Suivent les frais faits Ă  Cahors pour le logement. PremiĂšrement, pour le logis des Templiers oĂč Monseigneur rĂ©sida pendant 60 jours, pour un nouveau garde-manger oĂč les cuisiniers couchaient et oĂč on phçait les mets, pour les Ă©tables, crĂšches, rĂąteliers faits Ă  neuf, pour la rĂ©paration dudit logemant et pour divers frais faits et comptĂ©s par les gens du trĂ©sorier, 35 livres tournois. Item, pour d'autres maisons ?, pour la couverture de la dite maison, pour le conduit de la cuisine et sa rĂ©paration, et pour d'autres frais faits et comptĂ©s par les gens du chĂątelain dudit lieu, 56 sous 10 deniers tournois. Item, pour la location des log~ments oĂč les Templiers habitĂšrent, attendu qu'ils avaient Ă©tĂ© obligĂ©s de sortir de leur maison par suite de l'arrivĂ©e de Monseigneur, qui ne pouvait pas ĂȘtre logĂ© ailleurs, 7 livres tournois. Item, pour la location d'un logement dans lequel habita Monseigneur Guillaume de Viriac, pour ceux oĂč les mulets et les serviteurs furent placĂ©s, pour la chambre de Jacques de frĂ©chenet et des marĂ©chaux 1, et pour la chambre des messagers, 6 livres 10 sous tournois. Total pour les logements, tant Ă  PĂ©rigueux qu'Ă  Cahors. 77 liv. 8 s. 3 den. tournois. Suivent les dĂ©penses faites pour les malades. PremiĂšrement, pour un certain lit pour Monseigneur, quand il fut malade il Paris, 3Q sous 6 deniers tournois, Ilem pour sirops et mĂ©dicaments pour cinq personnes qui furent malades Ăą PĂ©rigueux pendant six semaines, 5 sous tournois. Item, pour deux femmes qui les gardĂšrent pendant ce temps, 30 sous tournois. Item, pour mĂ©dicaments Ă  Cahors, pour 7 ou 8 serviteurs qui y furent malades pendant des mois et dont l'un, homme d'armes de Monseigneur, a succombĂ©, 52 sous tournois. Item, pour deux femmes qui gardĂšrent les dits malades, 33 sous tournois. 1 Les marĂ©chaux-ferrants. Item, pour les obsĂšques de Guillaume de 1llontdidier de bfonte-Desideni, homme d'armes de Monseigneur, 11 livres 3 sous 6 deniers tournois. Total des dĂ©penses pour les malades et pour les funĂ©railles du dĂ©funt. 20 liv. 12 s. tournois. Suivent les dĂ©penses des chevaux malades qui restĂšrent Ă  PĂ©rigueux lorsque lllonseigneur vint Ă  Cahors, et de deux serviteurs malades qui de mĂȘme y restĂšrent et les gardĂšrent. PremiĂšrement, pour deux chevaux, dont l'un gris, de grande taille, appartenant Ă  Monseigneur, qui resta pendant 37 jours, et pour l'autre qui resta pendant 27 jours aprĂšs le dĂ©part se lIIonseigneur et pour les dĂ©penses des deux chevaux et des deux garçons, 16 sous tournois. Pour le salaire du marĂ©chal qui les visita pendant ce temps 15 sous tournois. Pour le logement oĂč ils Ă©taient placĂ©s, 12 sous tournois. Pour les dĂ©penses des chevaux et des garçons, qui furent faites pendant qu'on les conduisit, quand ils furent guĂ©ris, de PĂ©rigueux Ă  Cahors, soit quatre jours, 18 sous tournois. Item, pour les dĂ©penses que lit notre marĂ©chal en allant de Cahors Ă  PĂ©rigueux afin de faire le nĂ©cessaire pour le retour desdits chevaux, 30 sous tournois. Item, pour les dĂ©penses de HĂ©o inet et de Roger, qui restĂšrent malades Ă  PĂ©rigueux, pour leurs gardes-malades et pour les dĂ©penses qu'ils firent en route quand ils revinrent Ă  Cahors, pour deux lits et leur logement, 10 livres 6 sous tournois. Pour le mĂ©decin qui les visita, 20 sous. Ces deux malades restĂšrent Ă  PĂ©rigueux, aprĂ©s le dĂ©part de Monseigneur, pendant 28 jours. Item, pour un cheval morel, entier, qui Ă©tait le palefroi de Monseigneur, et pour Gilot, palefrenier, qui garda ledit palefroi malade Ă  Cahors pendant un mois aprĂšs le dĂ©part de Monseigneur, pour les dĂ©penses du cheval restĂ© Ă  Cahors et pour les dĂ©penses faites pendant le trajet en ramenant ce cheval, 9 livres 5 sous tournois. Item, au marĂ©chal qui visita ledit palefroi, 11 sous tournois. Item, au serviteur de Baudoin de Croy, neveu de Monseigneur, qui resta malade Ă  [illisible], 30 sous tournois. Total des dĂ©penses des chevaux malades et des serviteurs malades. 33 liv. 7 sous tournois. Suivent les frais pour les ustensiles de cuisine. PremiĂšrement, pour la location de la vaisselle de cuisine Ă  PĂ©rigueux, oĂč nous sĂ©journĂąmes 88 jours, 4 livres li sous tournois. Hem, pour la vaisselle de cuisine pendant notre sĂ©jour Ă  Cahors une livre tournois. Total pour la vaisselle de cuisine.. 8 liv. 13 sous tournois. Suivent les frais pour le blanchissage des toiles de lin. PremiĂšrement, pour le blanchissage du linge commun Ă  PĂ©rigueux, 54 sous tournois. Item, pour le blanchissage Ă  Cahors, 50 sous tournois. Item, pour le papier, tant pour celui de mailre Guillaume pour les condamnations qui Ă©taient Ă©crites sur papier, que pour celui sur lequel on inscrivait les dĂ©penses, ainsi que pour le parchemin qui servait Ă©galement Ă  Ă©crire, et pour le parchemin qui fut achetĂ© lorsque nous fĂ»mes arrivĂ©s dans les pays susdits, 70 sous tournois. Item, pour copier les condamnations, laquelle copie fut temise par Monseigneur entre les mains du seigneur de Souillac de Soliaco en prĂ©sence du roi, 30 sous tournois. Item, pour la rĂ©paration des coffres et bahuts, 6 livres tournois. Total des dĂ©penses extraordinaires. 403 liv. 17 s. 3 den tournois. Total gĂ©nĂ©ral des dĂ©penses faites durant le voyage pour 218 jours. 3,812 liv. 2 s. 1 den. tournois. Cette somme Ă©tant dĂ©duite de la somme reçue qui Ă©tait de 3,854 livres 10 sous 10 deniers tournois Il reste que le seigneur Ă©vĂȘque d'Amiens est dĂ©biteur envers le roi de 48 livres 8 sous 9 deniers tournois. Nous, ROBERT, par la misĂ©ricorde divine, Ă©vĂȘque d'Amiens, avons examinĂ© avec soin notre prĂ©sent compte et l'avons approuvĂ© en tous ses chapitres. En foi de quoi nous avons fait apposer notre sceau 1 au prĂ©sent compte, l'an du Seigneur mil trois cent dix-sept, le sept avril. Pour copie conforme Ph. DE BOSREDON. 1 nationale, llss. fonds français, tome `!0,87J, folios 61 et suivants, La piĂšce que possĂšde la BibliothĂšque nationale n'est ni datĂ©e lui scellĂ©e, d'oĂč il suit qu'elle n'est qu'une copie du compte original, l~quel se trouve aux Archives nationales, registre du TrĂ©sor des chartes cotĂ© 52, piĂšce Ill. C'est ce qui parait rĂ©sulter d'une note de 31. Dessalles, qui dans son Histoire du PĂ©rigord t. p. 128 et 129, mentionne, d'aprĂšs le document des Archives nationales, la mission extraordiuaire dont fut chargĂ© l'ĂȘvĂ©qiie d'Amiens. REINSTALLATION DES JÉSUITES A PÉRICq-UEUX 10 Janvier 160~. Les premiers fondements du collĂšge de PĂ©rigueux avaient Ă©tĂ© jetĂ©s en 1530 sur l'emplacement actuel de l'ancienne prĂ©fecture. Ce fut en 1592 que les JĂ©suites en prirent la direction, avec le consentement de l'Ă©vĂȘque François de Bourdeille et des deux chapitres, et l'approhation du gĂ©nĂ©ral de l'ordre. A l'effet d'installer et doter cet utile Ă©tablissement, un traitĂ© fut signĂ© le 9 octobre de cette annĂ©e en tre les maire et consuls de PĂ©rigueux, et les pĂšres Louis Richome, provincial, et François Bord premier recteur du collĂšge dont le P. Dupuy fait un personnage considĂ©rable, Ces nouveaux ouvriers Ă©vangĂ©liques, dit le chroniqueur, continuĂšrent Ii travailler fidĂšlement pour l'instruction de la jeunesse et pour le rĂ©tablissement de la foi. n Mais l'attentat de Jean Chatel sur la personne de Henri IV vint deux ans plus tard compromettre l'existence de la compagnie de JĂ©sus, Le parlement de Paris prononça l'expulsion de cette sociĂ©tĂ© hors du royaume. Cet Ă©vĂ©nement priva le collĂšge de PĂ©rigueux de ses maĂźtres qui ne rentrĂšrent qu'aprĂšs une absence de douze annĂ©es, C'est le procĂšs-verbal officiel de la rĂ©installation des pĂšres JĂ©suites dont nous publions ici le texte pour la premiĂšre fois. Advenant le vingtiesme jour de janvier 160r, par devant nous Jehan dc i\larquessac, seigneur dudict lieu, et de Bruzac, conseilhcr du Roy, juge mage, lieutenant gĂ©nĂ©ral et prĂ©sidant prĂ©sidial en Perigord, c'est prĂ©santĂ© le procureur du Roy en la dite sĂ©neschaussĂ©e, lequel nous a requis de vouloir procĂ©der Ă  l'exĂ©cution de l'Ă©clict du Roy faict sur le restablissement des collĂšges, compagnies et sociĂ©tĂ©s des JĂ©suistes au regard du quatriesme article du dict Ă©dict et suyvant le contenu en iceluy, ce que luy avons acordĂ© foire; et, Il cest effaict, ledit jour, heure de midy, assistĂ© de 11IB Baptiste Chancel conseilher magistrat au siĂšge prĂ©sidial de la presante ville de PĂ©rigueux, et du dit procureur du Roy avec lung des greffiers de la prĂ©sante seneschaucĂ©e, nous serions acheminĂ©s au collĂšge desdits JĂ©suites estably en la dite ville, oĂč estants, se seroyent prĂ©santĂ©s RevĂ©rant pĂšre Jacques Demouc, recteur du dit collĂšge, auquel nous aurions faict entendre l'ocasion de nostre venue ce jour pour procĂ©der Ă  l'exĂ©cution du dit Ă©dict Ă  quoy le dict lfoucy, tant pour luy que pour les autres religieux du dit collĂšge de la prĂ©sante ville auroit offert d'obĂ©yr et satisfaire prĂ©santement. A ses fins, serions entrĂ©s dans l'esglise du dit collĂšge, oĂč estants, c'est prĂ©santĂ© le dit llfoucy, recteur, avec les autres religieux du coIĂšge, desquelz il a remys le nom par rolle entre les mains de nostre greffier; et, ce faict, aprĂšs que ledict procureur du Roy a heu reprĂ©santĂ© la teneur du dit Ă©dict et arrest de la cour donnĂ© sur la vĂ©riffication d'icelluy et requis lecture en estre faicte en presance des dits religieux dudit collĂšge, et qu'ils eussent Ă  prester le serement portĂ© par le quatriesme article d'iceluy, Nous, juge mage susdict, avons ordonnĂ© ue lecture seroit faicte du dict Ă©dict en prĂ©sance des dicts religieux, de ce qu'ilz n'en puissent prĂ©tendre ignorance, et, ce faict, qu'ils presteroyent le serement portĂ© par iceluy et contenu au dict quatriesme article. Et, aprĂšs que, par nostre greffier, lecture a estĂ© faicte du dict Ă©dict en prĂ©sance de tous les dicts religieux, avons iceulx et chascun d'eux faict appeler l'un aprĂšs l'autre suyvant le rolle remis par le dict recteur pour prester le serement en suyvant. Et premiĂšrement, se sont reprĂ©santĂ©s le dict recteur Pierre 5foucy, natif de lIourdeaux, recteur du dict collĂšge revĂ©rant pĂšre Guilhaume Bayle natif de JHonestrol-en-Velay, prĂȘtre; Pierre Donat natif de Martesgin, diocĂšse de Tholouze prĂȘtre; Jehan Langlade, natif de Faugere, en Guyvaudan, prĂȘtre Pasquier Aubin, natif de Chartres, prĂȘtre; Jacques Larieu, natif de Dacz en Gascoinye tous prebstres, religieux de la dicte compagnie lesquelz et chascun d'eux, l'un aprĂšs l'autre aprĂšs avoir mis la main sur la poitrine, ont faict serement, promist et jurĂ©, suyvant le contenu au dict quatriesme article du dict edict, ne rien faire ny entreprendre contre le service du Roy, la paix publicque et repos de son royaulme sans aulcune exc~plion ni rĂ©servation. AprĂšs, se sont prĂ©sanlĂ©s Jacques Scarguel, natif de Castelnaudary, en Languedoc Jehan Bort natif de PĂ©rigueux Jehan Cordier, natif de Limoges; llichel Cleyrac, natif de Bourdeaux Claude Aspremont, natif des Aisdangillon, diocĂšse de Bourges, religieux, rĂ©gens du dict collĂšge Pierre Villeboys natif de Saint-Junien en Limouzin Guyon SistriĂšres, natif de blurat, en Auvergne Pierre Malrieu, natif de Saler~, en Augvergne; Jehan Bonnet, natif de Tholouze, religieux escoliers du dict collĂšge Claude Bossu natif de Saint-llfarc, dioceze de Paris Jehan Petit, natif de Nemours Pierre Gelmont natif de Yvry, diocĂšze de Paris Jehan Le Feuvre, natif de Sainct-Salson-en-Caus, en Normandie, co~djuteur de la dicte compagnie tous lesquelz et chascun deux, aprĂšs avoir levĂ© la main dextre, ont faict serement lun aprĂšs l'autre, promis et jurĂ©, suyvant le contenu au dict edict et quatriesme article dicelllY, de ne rien entreprandre contre le service du Roy, la paix publicque, repos de son royaulme, sans aulcune exception ni rĂ©servation. Et aprĂšs le dict serement faict comme dessus, nous juge mage susdict, ouy et requerant le dict procureur du Roy, avons octroyĂ© acte de la prestation du serement; ordonnĂ© en executant le dict edict que ceux de la dicte compagnie jouyront de l'effaict diceluy, suyvant la volontĂ© et intention du Roy, avec inhibitions et deffances Ă  toutes personnes les y troubler et empescher, Ă  peine de dix mille livres, dict, enjoint aux dicts religieux de la dicte sociĂ©tĂ© iceluy garder, observer et entretenir ensemble le serement par enx faict de poinct en poinct, suyvant sa forme et teneur aux peynes y contenues et aultres qu'il appartiendra, ce que tous les dicts religieux et chascun d'eux ont promis faire avec les soubsmissions au cas requises aux fins desquelles ce sont signĂ©s au pied de l'original de nostre presant proces verbal. Faiat Ă  PĂ©rigueux le jour, mois, an susdicts. Ainsin signĂ©s De llfarquessac, de Jehan, procureur du Roy; Jacques de llfoucy, religieux de la compagnie de Jesus, recteur susdict Bayle Donat Ilarius; Jean Langlade; Pasquier Aulbin; J. Scarguel; J. Bord; J. de Cordier; 111. Cleyrac; C. Aspremont; P. Villebois; G. Sistrieres; P. de ~Ialrieu; J. Bonet Claude Bossu J. Petit Pierre Gelmontj J. Le Febvre. Il Le 2i du mĂšme mois, prestation d'un serment spĂ©cial devant le juge-mage par deux jĂ©suites les pĂšres AndrĂ© Petit et ,lehan GĂ©rard, de nationalitĂ© flamande, auxquels un permis de sĂ©jour est accordĂ©. Le P. François Bord Ă©tait mort depuis 1596 mais il eut un digne successeur dans le P. de hioucy, qui appartenait Ă  une famille des plus considĂ©rĂ©es de Bordeaux. Un de ses parents, MI' Jehan Demoucy, Ă©tait chanoine en l'Ă©glise collĂ©giale de Saint-Seurin et syndic du clergĂ© du diocĂšse de Bordeaux. On remarquera dans la liste des pĂšres un jĂ©suite du nom de Bord, peutĂ©tre un parent du cĂ©lĂšbre fondateur du collĂšge. Au mois de mars de l'an 1605, dans le collĂ©ge des pĂšres JĂ©suites, dit lc P. Dupuy qui ne mentionne pas l'interruption de leur enseignement, fut posĂ©e la premiĂšre pierre du grand bastiment par les maire et consuls avec le pĂšre recteur du depuis ceste fabrique a continuĂ© heureusement. J A. DUJ~1RRIC-DESCO1VLBES. SIMEYROLS. Simeyrols est une commune du canton de Carlux dont l'Ă©glise a pour patrons saint CĂŽme et saint Damien. AppelĂ© Ă  la visiter pour des recherches iconographiques sur ces deux mĂ©decins que l'Église a introduits dans le canon de la messe, nous avons pu Ă©tudier ce monument de l'Ă©poque romane il n'est pas d'un grand intĂ©rĂȘL, mais il y a presque toujours Ă  apprendre dans les Ă©difices de cette Ă©poque, ne dussent-ils servir qu'Ă  Ă©tablir un synchronisme entre eux, point intĂ©ressant pour l'histoire monumentale et ecclĂ©siastique de notre province. Il est question de Simeyrols, sous le nom de Sanctus Ama.~adus de Sime~rols dans la bulle donnĂ©e en 1153 par le papo EugĂšne III, et Ă  ce sujet, le R. P. Carles dit que ce devait ĂȘtre une autre chapelle ou Ă©glise 1. Nous croyons Ă  une erreur du P. Carles; c'est le mĂȘme monument qui existe aujourd'hui; il est antĂ©rieur, disons-nous, Ă  1153 dans plusieurs de ses parties le chƓur, les colonnes et les chapiteaux de l'arc triomphal, les arca1 Les Titulaires et les patrons du diocĂšse de PĂ©rigueux et de Sarlat. PĂ©riguem, Cassard, 1884, page 106. STATUES EN BOIS DE SAINT COME ET DE SAINT DAMIEN DANS L'ÉGLISE DE SIMEYROLS tures du chƓur, les fenĂȘtres Ă©troites, Du reste, voici sa description archĂ©ologique Ă©glise romane, une nef, deux transepts, un chevet pentagonal dont les pans sont Ă  l'intĂ©rieur sĂ©parĂ©s par des colonnes d'oĂč partent des arcatures Ă©glise trĂšs simple, sans ornements extĂ©rieurs. A l'intĂ©rieur, deux chapiteaux ornĂ©s, l'un, d'une tĂȘte au milieu d'entrelacs, l'autre, de palmettes grossiĂšrement traitĂ©es; les bases Ă  deux tores d'Ă©gale saillie sĂ©parĂ©s par une scotie trĂšs Ă©troite. Une moulure servant de support Ă  certains arcs se compose d'un large filet dont le biseau a Ă©tĂ© taillĂ© en double gorge, semblable Ă  celle que nous trouvons Ă  l'Ă©glise et au donjon d'Agonac, double Ă  la nef de Saint-Martin d'Agonac, triple Ă  la porte infĂ©rieure du donjon. Les parties anciennes de l'Ă©glise de Simeyrols seraient donc antĂ©rieures Ă  1153, leurs caractĂšres architectoniques en sont une preuve Ă©vidente, et il est bon de se rappeler que l'origine de presque toutes nos Ă©glises rurales est extrĂȘmement ancienne nous ne sommes pas de ceux qui cherchent Ă  vieillir outre mesure nos monuments, mais il faut aussi Ă©viter, surtout en Aquitaine, de tomber dans l'excĂšs contraire tendance de quelques archĂ©ologues, qui est de tout rajeunir. Saint CĂŽme et saint Damien sont reprĂ©sentĂ©s Ă  Simeyrols des deux cĂŽtĂ©s de l'autel par des statues en bois que nous croyons du XVII" siĂšcle, d'aijrĂšs leur costume et leur faire qui ne manque pas d'habiletĂ©; les figures n'ont rien de vulgaire, elles sont bien traitĂ©es, ainsi que les mains; les plis des vĂȘtements drapent bien le corps. Ils sont revĂȘtus tous les deux d'une robe Ă  longues et Ă  larges manches dont les plis sont peutĂȘtre un peu trop multipliĂ©s, mais ils ont de l'ampleur et de la grĂące; un rabat entoure leur menton, des souliers lacĂ©s les chaussent, ces souliers sont Ă  bouts carrĂ©s la forme pointue s'est perdue avec le XVI" siĂšcle ils ont la tĂȘte nue et leurs longs cheveux se divisent par une raie droite au milieu de la tĂȘte. Saint Damien tient une fiole dans la main gauche et sa droite fermĂ©e a perdu l'objet qu'elle devait porter saint CĂŽme de mĂȘme tient une fiole dans sa main droite dans la gauche, on aperçoit un morceau de bois mince, allongĂ© et arrondi, probablement un fragment de la flĂšche qui est un de ses attributs. L'Ă©glise possĂšde de leurs reliques; on les fĂȘle le 27 septembre et l'on brĂ»le des cierges en leur honneur pour obtenir la santĂ© par leur intercession. Ces statues ont 1m32 et lm15 de hauteur; la plus grande reprĂ©senterait saint CĂŽme 1. A. DE ROUMEJOUX, UN ÉPISODE DE LA FRONDE A FESTALEMPS. Le sieur LabresĂ©e, gendarme de la compagnie de Dlonsieur d'Arcourt 2, arrivant un peu aprĂšs soleil C011ChĂ© en ce bourg de Festalen, le second jour de feburier, aprĂšs avoir logĂ© les charriots des munitions qu'il faisoict conduire, s'en alla, pour soy loger, ches Annet Bernard et, estant au bas du degrĂ© de la dite maison, seroit sort un sergent de bande. accompagnĂ© d'une douzaine de fantasins auxquelz ledit sieur LabrezĂ©e auroit commandĂ© de vuider ladite maison Ă  quoy ne voulant obĂ©ir lesdits fantasins, ledit sieur LabrezĂ©e auroit mis la main au pistolet pour leur tirer. Ce faict auroit manquĂ©, mais les fantasins ne le manquarent, luy ayant tirĂ© cinq coups de fusil, et l'auroient persĂ© Il jour de huict bales entre les deux mamelles et jettĂ© mort prĂšs ledit degrĂ©. Demy heure apprĂšs, un garde dudit sieur d'Arcourt me seroit venu appeller pour lexorter Ă  la mort mais, d'autant que ce mĂȘme soir j'avoys ma maison pleigne de cavaliers, lesquels ravageoient tout ce que j'avoys, je les priĂ© de m'escorter jusqu'au dict lieu ou le meurtre feut faict, ce qu'ilz firent Ă  la suplication du tr\JmpetÂŁ. nommĂ© Lacroix ou estant, je le trouvĂ© fret et redde mort. De peur que les chiens on pourceaux ne le mangeassent ceste nuict ils l'apportarent chĂ©s maistre Naudon Boumi jusques au matin, troysiesme jour de feburier, que le dict garde et trompette et autres nommez au verbal que jey envoyĂ© au greffe de RibĂ©rac, me contreignirent l'ensevelir au Il Nous devons les photographies qui sont reproduites avec ces notes Ă  l'obligeance de M- l'abbĂ© Lassaigne et de M. Gagnebd. 2 Henri de Lorraine, comte d'Harcourt, etc., gĂ©nĂ©ral des armĂ©es de Sa MajestĂ© en Gaienne pendant les troubles de la Fronde. Fut remplacĂ©, vers la fin de la gnerre, par le duc de Candalle, cimetiĂšre du dict Festalen Ăšz prĂ©sences de maistre Jean Bernard, notaire royal, de Annet Bernard et du sieur de YieillechĂ©se, rĂ©gent, tesmoings Ă  ce appellez par moi. SignĂ© BENOIST, Prebtre et curĂ© de Festalen. Pour copie conforme Ă  l'original Ch. DURAND. Extrait des registres de l'Ă©tat civil de la commune de Festalemps, arrondissement de RibĂ©rac, 2-3 fĂ©vrier 1652. LIVRE-JOURNAL DS PIERRE DE BESSOT 1609-1652 Suite et Cessation des sermons des adventll. 1651. Eu mesme temps, au mois de decembre, les sermons cessĂšrent dans S. Front a cause de la deffiance des bourgeois qui aprehendoint le dedans et le dehors, et n'en fut faict que trois ou quatre. Un jour de ce mesme mois, Mr. le juge criminel receut 1 une lettre d'un certain Francpalais, quiestoit en la compagnie de llr. de SauvebƓuf au Chasteau l'Evesque, laquelle il ne voulut ouvrir et l'apporta Ă  11I. de Bourdeille. Cette lettre tendoit a descouvrir le sentiment de la ville sur les affaires du temps et pour avoir une response, laquelle fut 1 Nicolas d'Alesme, juge criminel, fut nommĂ© maire de PĂ©rigueux en 1648. Il Ă©tait fils de Martial d'Alesme, lieutenant criminel, dĂ©cĂ©dĂ© en 1fi47, et d'Anne de Chalup. C. C. Par sa soeur, Anne d'Alesme, femme de Jean Chevalier, Ă©cuyer, sieur de Cablanc, il Ă©tait oncle de Joseph Chevalier, Ă©cuyer, seig neur de Cablanc, Saint-Mayme, Puygombert, etc., auteur de l'Histoire de la ville de PĂ©rigueux, encore en manuscrit que nous avons citĂ©e souvent dans nos annotations, dont le tome III seul est Ă  la bibliothĂšque de la ville de PĂ©rigueux. faicte par le maireque nous estions trĂšs bons serviteurs de roy, mais que nous ne recognoissions personne pour entrer dans la ville. La ville se maintint dans cette resolution et dans la continuation de la garde. 1625. \ir. le Prince vint dans ceste ville pour une seconde fois, le 25 janvier 16ĂŽ2, et feit son possible de reunir tous les habitans dans les interets de l'estat pour la conservation du roy et de la sienne, feit commandement a Chalepe de conserver le Chasteau l'Evesque et de perir plustot que parlementer ou le rendre, la ville fournissoit tousjours pain de munition. Ce qui avoit effrais Chalepe, estoit la seconde arriuuĂ©e de 1\11', de SauvebƓuf qui rodoit aux environs de la ville, depuis quelques jours, avec trois ou quatre cent cavaliers et quelques compagnies d'infanterie, et tachoit de passer la riviere pour aller inquiĂ©terle pareage ou se joindre avec ~Ir, le comte d'Harcourt qui faisoit aprehender Ă  Perigueux le siege. Ce que voiant Mr. le prince, avant son arrivĂ©e, envoia en ceste ville le marquis de Chanlost 1 pour porter les habitans Ă  prendre une garnison et mesme d'accepter le regiment d'infanterie de Dir. de Bourdeille, a quoy les habitans insistĂšrent et aymĂšrent mieux deputter devers 1111', le prince pour luy protester de nos obeissances et scavoir par sa bouche ses volontes. Ces rumeurs du siĂšge de Perigueux s'augmentans, l\Ir. le prin~e feit cognoistre a la ville qu'il estoit important pour la seurtĂ© de prendre des forces. C'est pourquoy le regiment de Bourdeille entra dans la ville, et le 28 janvier le regiment de CondĂ© vint aussy Ă  Periguel1x pour le deffendre. Le regiment de Baltasar vint ensuitte pour contrequarrer les desseins de nlr. de SauvebƓuf et, a mesme qu'il fut arrivĂ© et traversĂ© la 1 Louis-Hilaire de PiĂ©defer, chevalier, marquis de Chanlost, a premier ort\cier de Monsieur le Prince, mareschal de camp dans les armĂ©es du Boy 11 il. /lf. P., GG. 53, Ă©tait fils de François de PiĂ©defer et de Calherine de ChĂąteauneuf. Il avait Ă©pousĂ©, en 1616, Catherine Durand de Villegagnon. Bib. nat. PiĂšces originales, V. 2270. PiĂ©defer. Il fut tuĂ© Ă  la reprise de PĂ©rigueux en septembre iti53, Ă  la porte de la maison du sieur Bodin Recueil des titres. Bienque ce Recueil, et un manuscrit conservĂ© Ă  la bibliothĂšque de PĂ©rigueux portefeuille X, semblent l'identifler avec le sieur de La Roque-Gassion, Chevalier de Cablanc en parle cependant comme de deux personnages distincts. Voici ce qu'il dit de ce dernier La Roque Cusson, autrement nommĂ©LaRoque Gassion, parce qu'il avoit servi longtemps et avec rĂ©putation sous ce marĂ©chal, et qui Ă©toit lors lieutenant-colonel au rĂ©giment de hf. Charles Barry, dans ses notes sur Baltazar p. 58 parle de ce colonel La Roque comme ayant Ă©tĂ© en garnison Ă  PĂ©riD reste, il y eut un rĂ©giment nommĂ© de La Roque Cusson, appartenant Ă  noble Jean de Lamouroux, Ă©cuyer, sieur de La Roque, fils de Jacques et de Jcanne de Mirandol, mariĂ© Ă  Damaris de Vivant, veuve dĂšs 1666. Notes du vicomte de GĂ©rard. ville, on advertit IIIr. de Baltasar 1 que I\Ir. de SauvebƓuf n'estoit pas loing, ce qui l'obligea de prendre sa marche du costĂ© de Chancevineau. Et, en effet, assez proche de la et sur le chemin, il rencontra l'infanterie de lllr. de SauvebƓuf, laquelle fut aysement taillĂ©e en piesses par \I. de Baltasar qui n'en peut faire de mesme de la cavallerie. !lIais neantmoins la ville ayant estĂ© advertie du combat de ~Ir, de Baltasar et de la cavallerie de IIIr. de SauvebƓuf composĂ©e de quatre squadrons, y envoia soudain quelque infanterie par le secours de laquelle, et Ă  sa faveur, llfr, de Baltasar rompit presque toute la cavallerie, feit beaucoup de prisonniers, et en demeura sur la plasse trente ou quarante de morts ou environs. La plus grand part de leur bagage fut [ Jean Baltazar ou Balthazard, fils do Jean Balthazard de Gacheo capitaine des gardes du corps de l'Electeur Palatin, FrĂ©dĂ©ric V, tuĂ© Ă  la bataille '~e Prague en 1620 et de Marguerite de Itahire, Ă©tait nĂ© Ă  Simmeren en 1600. Il commença Ă  porter les armes sous Gustave-Adolphe, roi de SuĂšde, et le grand duc Bernard de Saxe-Weimar. AprĂšs la premiĂšre bataille de Nordlingen 1634, il quitta l'armĂ©e suĂ©doise et vint en France au service du roi, soit qu'il il fĂčt attirĂ© par 11I. de Gassion, depuis marĂ©chal de France, soit que la rĂ©putation du colonel Baltazar, son grand-oncle, marĂ©chal de camp tuĂ© Ă  la bataille d'Ivry 1590, lui en eĂčt ouvert le chemin. Il servit d'abot'd en Picardie, puis en Roussillon et en Catalogne, sous les ordres du marĂ©chal de BrĂ©zĂ©, en 1G4[, et du marĂ©chal de La 'IIeillet'aye en 16142. Comme lieutenantcolonel du rĂ©giment d'Alais, il fut envoyĂ© au secours du marĂ©chal de La blothe-ffoudancourt, et contribua Ă  la prise de Collioure et Ă  la victoire de LĂ©t'ida. Il resta en Catalogne jusqu'en HH7, annĂ©e oĂč il servit sous le grand CondĂ©, et fut nommĂ© marĂ©chal de camp. Le 25 juillet 1648, il Ă©pousa Madeleine de Hrignac, tllle de François de Brignac, baron de Montarnaud. En novembre Hi5[, il se dĂ©cida, par suite des mĂ©contentements qu'il avait essuyĂ©s de la part de la cour, Ă  rejoindre en Guyenne son rĂ©giment qui avait suivi Marsin. Il s'y rendit fameux dans plusieurs combats sous le prince de CondĂ©. A la paix de Bordeaux, il parvint a obtenir du duc de Candale un traitĂ© fort avantageux, puisqu'on l'envoya en Catalogne pour y servir en qualitĂ© de lieutenant-gĂ©nĂ©ral sous le prince de Conti et en chef en son absence pendant la campagne de 1654, dans laquelle il se signala par de brillants faits d'armes. Dans les annĂ©es suivantes, il fut envoyĂ© extraordinaire du roi dans les cours de brunswick et Lunebourg pour y nĂ©gocier' la paix, laquelle Ă©tant faite, l'Electeur Charles-Louis comte palatin du Rhin, l'engagea, avec la permission du roi, d'entrer Ă  son service et le fit gĂ©nĂ©ralissime de ses troupes et son ministre d'Etat en 1657. AprĂšs la paix de NimĂšgue, il se serait retiri du service pour habiter en Suisse sa baronnie de Prangins, oĂč il serait mort en 1688. Bib. nat. Dossiers Gleus, Vol. 54. Il a Ă©crit une histoire de la guerre de Guyenne. dont le authentique a Ă©tĂ© publiĂ© et annotĂ© par Ch. Barry. Bordeaux t87ti. M. de Cosnac, dans ses Souvenirs du rĂšgne de Louis XIV, prĂ©tend que Ba\tazar n'est qu'un nom de guerre et que le vĂ©ritable nom du colonel est Jacques de La Croix. L'origine de ce renseignement nous Ă©tant donnĂ©e par M. de Cosnac, nous avons voulu nous en rendre compte par nous-mĂ«mes. Nous avons pu nous convaincre qu'il ne s'agissait pas de notre hĂ©ros, mais d'un certain Gabriel Balthazard vulgo Jacques de La Croix nommĂ© le 5 juillet 1653 Ă  l'office de prĂ©vĂŽt pour l'exercice de la justice prĂšs et Ă . la suite de M. le marĂ©chal de GrancĂ©. Cette place eĂčt Ă©tĂ© indigne du grand capitaine auquel l'armĂ©e des Princes Ă©tait redevable de ses succĂšs en Guyenne. Arch. du llinistĂšrc de la guerre, vol. 138, f^ 329. aussy enlevĂ©, du bestail mosme qu'ils avoint pris 1. Enfin, Mr. de SauvebƓuf fut poussĂ© jusques Ă  Sept Fons 2 qui est LĂ ] une lieue de la ville. Cependant, la ville par les soings et ordres de Mr. de Chanlos, qui avoit commencĂ© Ă  fortifier ses dehors, continua de se renforcer par la vigilance des habitans et par leur travail pour se disposer Ă  repousser leurs ennemis. Tous les habilans affectionnes au parti de Mr. le prince eurent grande joye de cette deffaicte et le regiment de Baltasar logea dans la ville le soir. On creut que Mr. de Sauvebceuf, auquel on avoit faict affront Ă  Chancelade peu de jours auparavant, luy ayant faict demeurer sur la place douze ou 14 cavaliers et blessĂ© beaucoup d'aullres, vouloit avoir raison de cette deperte y allant plus fort que l'aultre fois. Peu de jours aprĂšs, Mr. A4arsin tailla aussy en piesses la plus grand part des forces que Mr. de Biron avoit mis sus pied, qui consistoint en deux mille hommes de guerre ou environ, et mesmes dans le combat rendu aux environs de VillerĂ©al 3, mons. de Biron 4 y fut blessĂ© Ă  la teste et se sauva ayant contrefaict le mort. [On lit en marge en quatre endroits de ce long peragraplre] ArriuuĂ©e de Mr. le prince en ceste ville. Garnison de llir. le prince du regiment de CondĂ© du consentement des habitans, du regiment de Bourdeille. Le lieu du combat [entre Sauveboeuf et BaltaEar] s'appelloit Ă  la Combe des Dames 5.-Victoire de 141r. de Baltasar sur Mr. de SauvebƓuf, lequel dormit avec beaucoup d'aprehension dans l'eglise de Tralissac. 1 a Baltazar. aprĂšs avoir pris tout le bagage du marquis de SauvebƓuf et de ses troupes qui s'Ă©toient enrichies de pillage. fit parler ce butin dans la place publique de PĂ©rigueux, ayant fait appeler les habilants Ă  son de trompe, il leur dit qu'il savoit bien que ce butin Ă©toit compC'sĂ© des dĂ©pouilles du pauvre peuple. que chacun put reconnoilre et reprendre ce qu'il reconnoiLroit Ă  lui. Notes de Df. Y'illepelct d'aprĂšs un ms. appelĂ© DĂ©faite des trouppes du sieur de BĂŒ~on. !i1 Hameau de la commune de TrĂ©lissac, qui est du canton de PĂ©rigueux, 3 VillerĂ©al, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Villeneuve-surLot, baslide fondĂ©e au uc~ siĂšcle. Tarde, Chroniques. 4 François de Gontaut, marquis de Biron, lieutenant gĂ©nĂ©ral des armĂ©es du roi, mort le 13 mars 1700, ĂągĂ© de 80 ans. Il avait epousĂ© 1" Elisabeth de tossĂ©, fllle de François duc de Brissac et de Guyonne de Ruellan; BĂ©atrix Le Dour. AforĂ©ri. 5 La Combe des Dames, petit hameau de la commune de PĂ©rigueux. Battazar est trĂšs bref sur ce combat. ArrivĂ©e de Mr. le comte d'Harcourt en Periguord mesmes Ă  Bonrdeille. Mr. de Bourdcille, a l'arriuaĂ©e de Mr. le comte d'Harcourt, quitta la pros~ince. Cependant !\Ir, le comte d'Harcourt tesmoignant avoir quelque pensĂ©e pour venir en Periguort, sĂ©journa pourtant au port de Parcou 1, en Angoumois, douze ou quinze jours, aprĂšs quoy il despescha un trompete pour sommer la ville de Perigueux Ă  luy bailler passage dans la ville, ce qui luy fut refusĂ©, et on travailla continuellement aux fortifications et demy lunes. Dix ou douze en nombre furent dressĂ©es par l'ordre de Mr. de Chanlost, commandant tousjours pour Dir. le prince, auquel temps furent aussy demolies toutes les maisons voisinnes de la porte de Taillefer, sans que personne en murmurast ouvertement. En ces entrefaietes, ;\[r, le comte d'Harcourt, pour augmenter la terreur que les habitans pouvoint raisonnablement avoir du siĂšge, se rendit Ă  Bourdeille le 4 de febvrier 1652 avec toute son armĂ©e, consistant par bruit commun cn trois ou quatre mille vedettes et deux ou trois mille hommes de pied. Partie desquelles trouphes s'en allĂšrent a Brantome 2, l'aultre partie fut envoyĂ©e Ă  la Tour Blanche 3 et a l'Isle 4, aprĂšs avoir faict sejour pendant dix sept jours aux susdicts lieux et consumĂ© la plus 1 Il faut lire pont de Parcoul. Parcoul, ancienne sĂ©nĂ©chaussĂ©e de Saintonge, dont il fut mĂȘme le chef-lieu pendant quelques annĂ©es au moyeu Ă ge, est une commune du ca[]lou de SainteAulaye Dordogne, tout Ă  cĂŽtĂ© de l'Angoumois. François I, qui possĂ©dait cette paroisse. et son chĂąteau, comme seigneur foncier direct, les do[]na en Ă©change en 1ĂŒ~3, Ă  Fran~ois urecn de Saint-liarsault sĂ©nĂ©chal du PĂ©rigord. .9rch. dn chait. de Pnrcoul. Les ponts de l'nrcoul ainsi les dĂ©signent les manuscrits ont servi maintes et maintes fois de passage aux troupes qui se rendaient d'Angoumois cn Guyenne on voit encore sur la Dronne rui[]es pittoresques. Le duc d'Harcourt Ă©tablit son camp Ă  La Roche-Chalais, Ă  ti kilomĂštres au sud de Parcoul; il s'y trouvait le 1~ fĂ©vrier 1652. B. lV., carrĂ©s de d'Flozier, vol. 352, p. 170; note de tlf. de GĂ©rard. 2 Canto[] de l'arrondissemeut de PĂ©rigueux, cĂ©lĂšbre abbaye do[]t la fondation, dit-on, remonte Ă  Charlema ne. On a publiĂ© beaucoup de choses intĂ©ressantes sur cette abbaye et pfusieu,'s de ses abbĂ©s, notamment sur Pierre de Bourdeille, dans le Bulletin de la SociĂ©tĂ© hist. et arctl. du PĂ©rigord. 8 ChĂątellenie de l'Angoumois enclavĂ©e en PĂ©rigord, et relevant de l'Ă©vĂšchĂ© de PĂ©rigueux. M. de Bourdeille en Ă©tait baron. C'est maintenant une commune du canton de Verteillac, arrondissement ne HibĂ©rac. 4 Lisle, commune du canton de BrantĂŽme. Les Fumel-el les Pr~ssac, comme sttccesseurs dc03 Lioncal, pussddaient celte baronnic oar indivis. 16 grand part de leurs viuures et fourrage et commis quantitĂ© d'actes d'hostilitĂ©, mesme en la personne des curĂ©s et de leurs eglises, forcĂ© filles et femmes mesmes dans les lieux les plus saincts qu'ils avoint convertis en escuries et bouche~ies el bordels comme il veid que Perigueux ne demordoit point du parti du roy et de Mrs les princes, il prit resolution d'aller veoir le Sarladois. C'esl pourquoy ayant passĂ© sur le pont de Ycs et de Tl'rrasson, il arriuua Ă  Sarlat le 26 de feburier avec quelques 50 ou 6U de ses gardes et en partit le lendemain, jour de dimenche. 1[1'5. de Sarlat leur feirent grand accueil et changĂšrent de parti en sa faveur a cause de la necessitĂ© et prĂ©sence de son armĂ©e qui passa tout contre Tourville. Escarmouches de Baltasar snr des troupes de Irlr. le comte d'Harconrt. Pendant le sejour que le comte d'Harcourt feit Ă  Bourdeille, le regiment de Baltasar, qui s'estoit desja saisi du chasteau de Grignols, se meit souvent en parti et leur enleva beaucoup de prisonniers en divers rencontres et mesmes du regiment de Crequi, proche de Lisle. Ces prisonnicrs furent eschangĂ©s. 1\[\ de Ponlac Langlade 1, de Bourdeaux, fut aussy pris par Baltasar au mois de febvrier 1652, et de la noblesse, ;\11'. de Frateau 2 et de La Devise 3 qui furent mis a rançon et puis eslargis. 1 Gabriel de Pontac, seigneur d'Anglade, Fourens, etc., commandant de l0ll hommes d'armes, demeura IMPIe au roi pendant les troubles de la Fronde, et servit utilement, en le duc d'Epernon aux troupes duquel il facilita les moyens de se servir du ch;lteau de Yayres. CondamnĂ© ~'i mort et exĂ©culĂ© en efilgie, il s'enferma dans son chĂąteau d'nglacle, vĂ©ritable place forte, conslruite prĂšs du bourg d'Izon, sur les bords de la Dordogne. Gabriel de Pontac Ă©chappa de la sorte au courrous des Bordelais. Il fut tuĂ© par la suite en faisant, -t la tĂȘte de ses vce3auc, le siege de VillsJeu,'ed'Agen, pour remeltre cette ville sous l'autoritĂ© de Louis ~IV. On l'accuse aussi d'avoir fait la guerre pour sun propre compte. Il avait Ă©pousĂ© Marguerite Ferron de La PeyriĂšre. Histoire du parlemeut, pnr Bosctrcron et V-obil. de Guyenne, II, 3C[, dĂ©jĂ  citĂ©s. 2 Fi-aiieois Grimoard, Ă©cuyer, sieur des Jonies, ou plutĂŽt son frĂšrc Ă©cuyer, sieur de Fraleaus, nommĂ© marĂ©chal rle camp en 165 Il avait Ă©pousĂ©, le 9 mai 1L~51, Charlotte de \'illoulrei~. F'. P. 144. 3 NoĂ«l-François Juilhot, chevalier, seigneur de La Devise, baron de Cazillae, fUs de Bel'lrand, chevalier, seigneur- des mĂȘmes lieux, gentilhomme de la chambre, et de Jeanne de Fonmarlin, Ă©pousa Niarie Gillet, et mourut en septembre lU> Le flĂšf de La Devise, dana ~t. Bartl1Ă©lemy de Bellegarde, passa, par lc de Jlarie Juilhol, rn 1Ăź~>2, il sou Ă©poux ,l'an-l'aul de Saujean, Ă©cuyer, dont 1-3 dewndauls le lios~i~dent encore, fUĂ©nual. Juilhot en rns., par A. de St-Saud. Victoire de >jlr. le prince sur M. de S. Lnc. 1652. Le vingt et troisiesme de febvrier, il y eust aussy grand combat entre les troupes de Mr. le prince joinct avec celles de Mr. de Conti, son frĂšre, contre les troupes de de S. Luc. La rencontre de la bataille fut entre Agen et Leictoure 1; les troupes de itlr. de S. Luc estoint de pres de quatre mille hommes, lesqueiles furent taillĂ©es en piesses et beaucoup de prisonnier faicts, et 1111'. de S. Luc fut poussĂ© jusqu'Ă . I,eictoure. En ce mesme temps, quelque Mr. de Poiannez 2, accompagnĂ© de quatre ou cinq cents hommes de guerre, fut repoussĂ© par ceux du nlont-de-Illarsan en Gascogne. Forces de lHr. d'Harcourt pretendues deslaictes. III. le comte d'Harcourt qui, aprĂšs avoir passĂ© Ă  Sarlat et passĂ© la Dordogne a Doume 3 pretendoit se joindre avec les forces de III. de Biron, si plustost elles n'eussent estĂ© desfaictes, et avec les troupes de M. de S. Luc et faire un corps d'armĂ©e asses considĂ©rable, d'onze ou douze mille hommes, pour pousser Mr. le prince. Combat d'Angers et bon succĂšs de Mr. de Rohan. Des que la roine et le roy eurent quittĂ© Poictiers, leurs majestĂ©s se rendirent Ă  Saumur accompagnĂ©s du cardinal Mazarin pour se disposer au siĂšge d'Angers qui refusa de recevoir le roi qu'avec sa t C'est le fameux combat de Miradoux sur lequel on a tant Ă©crit soit au xv sic~le plusieurs rĂ©cits spĂ©ciaux indiquĂ©s dans le Catalogue de la RibliothĂšque nationale, flistoire de l'rancc, soit de notre temps Revue de l'.9qenais, Revue de Gaseo[Jl1e, etc., sans parler des pages Ă©crites par des plumes telles que celles de Victor Cousin et du duc d'Aumale. 2 C'Ă©tait Henri de Baylens, marquis de Poyanne, chevalier des Ordres du roi, lieutenant-gĂ©nĂ©ral pour le roi en Navarre et DĂ©arn, gouverneur de ]ax, Navarreins et Saint-Sever, sur lequel, comme sur tou les Poyanne, it faut citer surtout les savantes Ă©tudes de M. le chanoine Jules de Carsalade du Pont, sĂ©crĂ©laire-gĂ©nĂ©ral de la SociĂ©tĂ© des Archives historiques de la Gascogne, notre eon[rĂšre de la SociĂ©tĂ© archĂ©ologique du PĂ©rigord. ~ Domme, canton de l'arrondissement de SadcÂĄt, ancienne bastide fondĂ©e en 12-'2 par Philippe-le-Eiardi, qui acheta cd le colline u Guillattme de Dummc, dumoi~eau, dont la famille continua Ă  pos~~der Domiiic-icille. Tarde, Cbroniqucs .9onotalions de GĂ©rard. maison, 111r. de Rohan 1 estant dans le chasteau d'Angers, aprĂšs qu'il se fut saisi, pour le parti des princes, du Pont de CĂ©. Les troupes du niazarin et le fils de i,Ir. d'Hoquincourt 2, gouverneur- de Peronne assiĂ©gĂšrent Angers et commencĂšrent l'attaque par le fauxbourg, duquel pourtant ils furent repoussĂ©s avec huict cent hommes de perte et le susdict fils de \11'. d'Hoquincourt demeura mort sur la place. Le fils de Nlr. de Grancey 3 fut aussy blessĂ© Ă  mort aprĂšs ce bon succĂšs pour 11r. de Rohan et la ville d'Angers ils receurent encore secours de quatre compagnies de cavalerie et quelques d'infanterie que ;\11', d'OrlĂ©ans leur envoya, ce qui les feit resoudro a tenir lousjours bon pour le parti des princes contre le Mazarin Fuitte de certnins habitans de la ville. 1652. Des que NI. le comte d'Harcourt sembla menasser Perigueux de siĂšge par ses approches Ă  Bourdeille 4, certain nombre d'habitans se trouvĂšrent absens rie la ville, les uns couvi-ans leur fuitte d'aprehension, les aullres furenl contraincls de sortir par les ordres du commandant pour \Ir. le prince d'aultres se retirĂšrent n'approuvans pas peut estre le parti des princes et estans de contraire parti. Il y en eut quelques uns de taxĂ©s et la taxe ne fut generalle. 1 Henri de Chabot avait Ă©pousĂ©, en 1G45, la fille unique de Hemi, premier duc de Rohan, et de ~IarÂĄuerite de BĂ©thune, appelĂ©e, comme sa mĂšre, Marguerite, et il avait ajoutĂ© le nom de Rohan au nom de Chabot. Plusieurs, au lieu de dire liohan-Che6ot, disaient tout simplement Rohan. Avant d'ĂȘtra duc de Rohan-Chabot, Henri Ă©tait connu sous le titre de sieur de Sainle-Aulaye. Voir, sur sa femme et sur lui, la peu Ă©difiante historiette de Tallemant des RĂ©aux sur de Rohan t. lIt, p. 410-471.. 2 Jacques de Mouchi, seigneur d'Inquesscn, fils du marĂ©chal d'Hocquincourt et de Louise d'Estampes, tuĂ© au siĂšge d'Angers, fan 1652. blorĂ©ri. 3 Un fils de Jacques Rouxel de MÓdavy, comte de Grancey, gouverneur de MontbĂ©liard, de Graveline, de Thionville, marĂ©chal de France 1651, mort Ă  Paris le 20 novembre 1680, Ă  l'Ă ge de 78 ans. 4 Bourdeilles, commune du canton de BrantĂŽme. Cette importante seigneurie, qualifiĂ©e au xvo du titre d'uno des quatre baronnies du PĂ©rigord, appartenait dĂšs le commencement du se dĂ©fendit de la façon la plus courageuse, mais fut obligĂ© de capituler le 20juin. C. G. Grignols, situĂ© sur le Yern ou Vcrgl est trĂšs ancieu, il en est parlĂ© dans le Carlulaire de l'abbaye de Cadouin et dans la Chronique de GenlTru~ prieur dc Vigeois, vers 1135. Cette ehĂ tellenie comprenait, eu 1301, mille feux-, 10 parois;es et 35 nobles, cn Elle fut en comtĂ©, en en faveur de Daniel de Talleyrand. Cnlcndrier historique du l'Ă©riqord, par Laussinotte. iVotes dc JI, Villepelet. Consulter Villarublard et ~rid~ols, brochure par Garraud, dĂ©jĂ  citĂ©e. 2 François de Joumard, baron de Dirac, acinneur de SulTcrle, appel'" Tison par suhslilulion de la famille le'sa IIlt\re Gabrielle Tison, dame d'lrgence, cIe. woir plus loin, Ă©pousa 1" unc I3caupoil de ~aintAulaire 2" le Il i mai 11;JJ, Marie des Cars. l', P., 11f, 1" 19. 17 son du secours qui leur debvoit arriuuer le mesme jour que dessus, scavoir Mr. de Montausier, gouverneur d'Angoumois, accompagnĂ© de Mr. Folleville, mareschal de camp. Cela se confirma par l'arriuuĂ©e de leurs trouppes aux plaines d'Asnesse 1 et vindrent jusqu'au bord de la riviĂšre en nombre de mille cavaliers ou environ et aultant de fantassins. Ml', de Baltasar ne manqua d'advertir de ceste occasion de combat la ville et le parcage qui se rendirent a mesme temps sur le bord de la riviĂšre, laquelle ils borderent et feirent quelques descharges sur les ennemis. Itlr. Gaston 2, officier dans la cavalerie de Baltasar, et Domluc, aussy officier, impatiens d'en venir aux mains avec les ennemis, hasserent la riviĂšre avec trois cent cavaliers ou estoint ceux de la ville, mesmement le fils de \11', de Fonpitou, quy fut blebsĂ© dans la meslĂ©e legerement. Baltasar, voiant qu'ils atliroint sur eux toute l'armĂ©e dĂ©lacha de son corps deux cent cavaliers, puis, pour avoir part Ă  la gloire du combat, il passa avec tout le restant de la cavalerie. Ce qu'estant faict, toute l'infanterie ennemie feit la descharge sur eux; aprĂšs quoy Baltasar donna si vigoureusement qu'il rompit entiĂšrement toute ceste infanterie et attaqua ensuitte si vivement Folleville et toute sa cavalerie qu'il la mit toute en route et joncha toute la campagne de morts, s'y estant faict un estrange carnage sans que Baltasar perdit 25 ou 30 hommes tuĂ©s. Il regretta seulement NI. l'agol, major de son regiment 3 mais en revenche, Folleville fut blessĂ© Ă  ce qu'on dict Ă  la teste et Ă  un bras, et DI. de lllontausier aussy blessĂ©. Il y fut faict aussy des prisonniers, entre aultres le marquis de 1 Annesse forme avec Beaulieu une commune du canton de SainlABtier, et est distant dc PĂ©rigueux de 1G kilomĂštres. 2 "Gaston, l'un des meilleurs capilaincs et des plus braves soldats de son rĂ©giment, eut en partage lc rĂ©gimenl de Hochcfort que le sieur de La Pouyade Saint-Marlin comntanduit. il cnfonça vigoureusement ce rĂ©gime n t, el le rompit. » Ayant Ă©tĂ© pal- NI. de La Pouyade, il vit bieutdt ce dernier tomber au pouvoir des siens, Il lui offrit alors la vie pour 100 pistoles. La Pouyadc, pressĂ© dc fuir, lui remit sa Dourse, j juraul sur l'honneur de complĂ©ter la somme si c'Ă©tait nĂ©cessaire. Le soir, Gaston, en l'ouvraut trouva sept pistoles de plus, et, malgrĂ© ses camarades, les renvoya Ă  La Pouyade- C'Ă©tait uu soldat de fortune, l'un des plus hardis des troupes frondeuses, sans naissance, mais plein de sentiments dĂ©licats- C. C. S Chevalier de Cablanc donne les dĂ©tails les plus intĂ©ressants sur celte balaille il n'indique que quelqucs-uus des morts, parmi lesquels La Casse, capitainede l3altazar. Pagel peut-ĂȘtre le Fagot sus-notnmĂ© fut blessĂ© d'un coup de sabre Ă  la tĂȘle, IIIontandre t et aultres gentilshommes d'Angoumois. Beaucoup de prisonniers furent aussy faicts de l'infanterie, la plus grand part desquels ayant quittĂ© leur regimenl d'Anguien, Ă  la reddition de Sainctes, se reunirent Ă  leur corps d'Anguien, d'aultres prindrent aussy parti en nos trouppes. L'effroy fut si grand pour les ennemis qu'ils furent poursnivis jusqu'Ă  Bourdeille ou ils avoint creu irouver retraicte. On estimoit le butin de ceste petite armĂ©e Ă  plus de cent mille escus. Le moulin de Ill', d'Argence et quelque grange fust bruslĂ©e pour l'obligcl' Ă  remettre son chasteau. Pour cest effect, on sortit la calebrune et llussidan de la ville, le 18 juin. Ce mesme jour, IIIr. d'Argence a remis le chasteau de Dloutançais 3 Ă  lllr. de Baltasar, sa personne et ceux qui estoint dedans avant la desfaicte de Folleville a discretion, et pour ccux qui estoint dedans depuis l'arriuuĂ©e de Folleville, il fut arrestĂ© qu'ils sortiroint, les gentilshommes et officiers, l'cspĂ©e au costĂ© et le pistolet Ă  la main, et les soldats, l'espĂ©e au coslĂ©, sans aultres armes. AprĂšs la reddition de ~Ionlancois, le canon roula jusqu'Ă  Grignols. Le fils de de Fontanilles appellĂ© i\Ir, de La Higale j, fut recogneu parmi les prisonniers. Le vieux ;11r. de Soufferte 1, pĂšre 1 Charles de La Hochefoucauld, marquis de ~lonlendrc, Ols ainĂ© d'[9a~c Larou de Nlotiteridre el seiĂąneur de l\Jong"llj'on, 'ponsa le '7 scptembre IÂĄ;j;], RenĂ©e Thevin, Il mena une compagnie de 111U gcnlilshomn1i's de ses vĂșisins et vassaux au secours de l'ile de HĂ©, alla tuĂ©e pnr les ~ln~lais cu 1ĂŒ~ ~on beau-frĂšre, de Durforl-Duras, baron du Cnllz~ÂĄ;,1is, dans cette entreprise. Toiras, commandant pour le roi la eitidelle, de ~aiut-Jlarlin-dcHĂ©, le dĂ©pĂȘcha en 1~Ăź vers le duc de Buckingham, mouillĂ© devaut la place, avec les propositions de paix. Il avait relevĂ© les noms et armes des I'onstvluc, sur, le dĂ©sir de sa mĂšre HĂ©lĂšre de FonsĂšque, fille du Laron de ~uq;Ăšres. Etudes historiques sur l'arrondissemcnt de Joazac, par Rainguct. 2 1\iontences ou 1\Jonlanceix, est un ,~hĂ lean de la commune de !lIontrem, canton de St-Aslier. appartenait alors Ă  FrJnie. Le 3 juillel165' fut ammenĂ© en ceste ville quelque quinze ou seze prisonniers de la Tourb1anche, lesquels furent enlevĂ©s et pris par Ill. de S. Aubin, capitaine de CondĂ© qui estoit en garnison dans Bourdeille. Le chasteau fut aussi pris; le eapil aine, appellĂ© S. ;\Iaric, se sauva 1. Desordres dans Bourdeau1, Pendant le mesme temps, sur la fin de juin, dans Bourdeaux, quoyque ils feissent tous semblant d'estre unis pour les interets de 1111'. le prince, toutefois ils en vindrent aux mains les uns contre les auHres. Le quartier de S. \Iichel s'estant assemblĂ© au nombre de quatre ou cinq mille hommes, qui s'cstoinl mis sous les armes contre ceux du Chapeau Bouee !, lesquels voians que l'audace de ces gens la avoit es lĂ© si grande que de se saisir de la maison de ville et prendre du canon pour le poincter contre la maison de llr. de Pichon 3, dans larÂĄuclle attaque pourtant ils perdirent quelques uns LI Peut-Ă»lrĂš IIrlic 1'1'101 de Fru~ie, chevalier, seigneur de Cumond, La Linde, 1 etc. dit 9lonsicur~ de Sainte-_llaric. Il Ă©tait nls cL\utlJille, ordinaire le lu chambrc ries rois Ileuri IV et Louis KllI, et ,le le Coiistin il Ă©pou,;a, en 11;~9, Fran;oise de I3audct, IUle et hÂż,'ilii'l'C de' chc\'alicr, il'q;neur du l'uch do La Linde et de La Ito-tup., et de Ctrarotte c!e Lna;e; il mourut n Frunic en avril tĂ»7?, iiiai, fut ciitel-i-Ă© il iiiiioiit, en presence de clual'aIlle ltrntres ou religiew. Capitaine au l'L;~illlr'!lt rlc il il soirs ,1'Epernon, La Dfeillerayc, le ntar~~chal~,te 4-t fut gl'ic,pment au siĂšge de Gravclines. du rluit. rle Iumon~l.! Chevalier de Cablauc mentionne la prise do La Tour-lllunchc, san. dĂ©tails. 1~ Le -il actuel' une des plii, voie., et la plus lal'e du yoarticr ccnlral acturl ~Ic rl,i,Ieiitix, lire rnn nom d'unc hvlellcuic c~li~brc. Un curieux usa_e, de u,m dans Ic~ lĂčlcl; et ares de clicmiu do fer, avai~l permi.; d' in~la~l[,l' uu Irouc pour recwoir le; aunnlur~ ~lr, vosaĂącms cnu~ le cnnlrulc d'une ~ ~10 .1ili Un brru jour, si biell dm Ă©eolil'l'S ,lc ]>as"agl' a dil Chapcau-HlJu,e, pour lc; rOrt~I'I' r ;t donn r ,rn;r ~omlll" ~tn'mm ~f'lIll"Hl'C rl,~ jnr;U;, conllrmce par le parlemrnt en In`1_ ry~rima m, alm; et ordnuua yt, la toile ;t ries serait fcrnuc Ă  double '[el'. ;I'ari tr.s l~or~lcloisc~, ['l' Uaurcin, IL', 21. Les hi~lol'irIl~ ~I'cul'{lrHt a citie le prĂ©sidunl de I'inhonfil[ ~ha. rl le la vill~~ ,lc IiorAmm ptr I~.s le ['01-mĂ©e rtiti, iiri r,mmn, l';IitI'f'rIt dnn; wn li~cl situĂ© m ~'fraycauRnugr. I3ernard lel'i-biii lit,, dc Fl'all!~oi~ de ~utherinc dc It,molicr ~ei~ucur ctr r.arrict, rlm~inf laro, ,I~ par on dcu~ĂŒ~mc maria~e du septeilibi-c tfj'ÂĄÂĄj a\'e" ,\111'" 1af,i;, vcuve de le -coliite de des leurs. Puis de la, s'estant aprochĂ©s de la maison de Mr. de La Roche 1, la bruslĂšrent, nonobstant une aultre grande deschargo que on feit sur eux. "111'. de Conti et ~Iadame la princesse feirent leurs efforts pour dissiper ceste troupe de mutins, quoyque leur pretexte fut d'exterminer les Mazarins, Ayant faict une procession, le S. Sacrement en main, tout le monde eut respect pour le Dieu de la paix et de la guerre, et en se retirant, on faisoit tousjours quelque descharge sur eux, ce qui les obligea de se retirer pour ce coup. Desordres de Paris. Le 1" de juillet 1GÂĄ~, sur quelque lettre que le prevost des marchands de Paris avait receu du roy, par laquelle 10 roy faisoit cognoistre qu'il dĂ©sirait faire son entrĂ© dans Paris, et ensuitle le prevost des marchands estant allĂ© trOyver Sa "II. pour l'asseurer qu'il pourroit entrer dans Paris, de la faç,on qu'il voudroit, ensuitte de quoy luy ayant donc dict qu'il y iroit et enjoignit au susdict prevost de tenir les portes formĂ©es le jour susdict premier de juillet. Auquel jour, les princes, se deffians tousjours des artifices du ~lazarin, rĂ©solurent de faire entrer leurs troupes dans les fauxbourgs de S. nlarcel et de S. Victor Ă  deux fins, l'une pour conserver Paris dans leurs interests, l'aultre pour dissiper les factions des Nlazarins dans Paris. L'execution de ce dessein fust intenompue par les advis que donnĂšrent les Parisiens \tazarins et le mareschal de l'Hospital entre aultres, tellement que le Mazarin cnvoia le mareschal d'Iloquincourl Bourzac, en PĂ©rigord. Finelto, fille de sa pI'cmi,[.o frmnte Calhel'iue de La Lanne IcpoucĂ©c en 111;3iv, e maria avec l'inforlunĂ© I1IOl'ilUiB de La Doiizc. I3ernard de f'ichon, ontre 10 eharf" de nranrl [l'idcnt ail pal'lement de Borcil'aux, fit[ cousciller dit roi cil ;1' eou,iI; et pi-il" Il joua, peuctant la Frnnde, un rnilititit, car, lors d'uar 3T"ire Blan'luefol,t, il elll un nlreval tmi aous lui noir- le en aller haranriuer le roi il Libournr, de ne pa; ;aluer tri mcntc le rr'~rder, ce qtti ne l'emp~ cha 1,,i, d'~tre traiU de \I;izarin ~r, clenz ans apr~~. r, a maison et dr; celle 111 de La fW 0'1 Ut' partit titre vive tltiaritl les Ormistes s'y -1 mais il. lurcnt s'rn apprnchar cctirml;mt, ~r,icc rm ~i11l011, ci y iiietti-c le fen a[m"s l'a"oil' pilluc. Eilc rlut Ăšll'c l'api,li'I11"IlL rcconilrllilt', car ce fnt daus de [11,. Ir roi remut ['ho;;pilalitĂ©, de son pa~a=c u 1I0,'dcallx, eu Ilj,. f_ntes clc .ll. de flui.;villr, et Ilist~ire cf Pa~~lerncnt, dc~jr 1 rh,l'!cs cl,, La floche, s,ilmPI\[' 1.ii-on rie Gnimfls, Anrillac. tlncy_l'lit rnru cnn~eiller au ril-1fliient de linr~lcauz, Ir _'a d,'ccmure il il tils dr conseiller- nu dit parlcmrnl, ct le lu ~[r'Li,'i" Il upou~a unc lillc de do l'i~~lmu, con;cillcr-uotnirc et secrĂ©air3 audit parlement. otes ,je Lioisville.~ conduisant l'avant garde, 1Ih'. de S. \IaiĂąrin 1 y accourut avec la cavalerie. Cela ne se peut riiii-e que le prince n'en eut advis a mesme tenps, lequel ne perdant point temps et rentrant dans Paris pour exhorter les Parisiens de son parti Ă  le seconder dans ceste occasion dans laquelle il s'agissait de recognoish'e les uurays serviteurs du roy et seus rorr. ceux de] de ~Iazarin parmy les aultres. Sa valeur et sa generositĂ©, suivie de celle de madamoiselle d'Orleans, laquelle arrachant les clefs de toutes les portes au prevost des marchands feit sortir quantitĂ© do Parisien, au nombre de deux ou trois mille, lesquels, par le courage de \Ir. le prince et de \Ir, de Beaufort, conservĂšrent les rauxbourgs de Paris et cludĂšrent les desseins du Mazarin. Pour ce coup, la meslĂ©e fut rude, Ă  ce poinct que on faisoit le nombre des morts d'un costĂ© ou d'aultre de deux ou trois mille. 1,'armĂ©e du llfazarin estoit de beaucoup plus forte que celle des princes sans l'assistance de Paris. III'. de S. llaigrin, du costĂ© du Alazarin, fut tuĂ© dans cette meslĂ©e 2, et beaucoup d'aultres seigneurs d'un costĂ© et d'aultre. Ensuitte de ce combat, il s'en feit un aultre dans Paris sur le subject d'une assemblĂ©e Ă  l'hostel de ville Ă  laquelle s'estant rendus lllrs. les princes le 4 juillet pour representer l'importance de l'union de tout Paris pour chasser le lIazarin, Cependant le peuple, imÂĄalienl soudam aprĂšs la sortie des princes de l'hostel de ville, demenda ceste union avec telle presse que laditte union n'estant conclue asses promptement au grĂ© de ce peuple, ils essaierent d'entrer dans l'hostel de ville par force, et estans repoussĂ©s et chargĂ©s, le nombre s'en eslant augmentĂ© par la rcsislence qu'on leur faisoit, la porte de l'hostel de ville fut bruslĂ©e, et 1 Jacques de Stuer 011 F.,Iiler~, marquis dc. saint-11Ă©'rin mariĂ© en ltijl, le 20 novemlt-e Ă  Elisabeth Le ~ĂŻ'l'On, I1llc de Iretix, coiiseiller au parlement, dont il n'eut pas d'c'n i"111 15. Ă©tait fil, dc Louis Siuei- de Caussade, prince de Carency, et de 1Jiaue des Cars. du har .adnud. 2 On lit daus la Uazrttn du G juillet liiJ2 p. 0;ĂŻ Lu 2 Ăče cc mois, fut ici ÂĄSaint-Denis 1 appol'lĂ© le corps de n1o'ssire Ja"]I1' Sluarcl si!, marquis de lictiteiiarit fcné¥'al des aL-M, du ltoy ci capilainelieutenant des deux cuntpal;nie de le la gal'de du lio,y el do la Reyne, qui avoit c;tĂ© tue ce jour 1. lĂ  ail combat d'entrc les trouyes lui Etoy et celles des Pl'iref~s, Ù la l'I~ des ~en5 tl'arme, et cl1e\'aux-lcgcl'~ de 5. ~I. Il estoit Ă pĂ© d'euviron trente-six aas, et pendant les dix-huit ill'il a l',lit en Allemagne, Lorraine, Flandre ct oĂč il a commandĂ© seul, il avoit Pctliiis une si ha Oc rcyutatiun 11le Lcurs nul estC ~f'IlSihlcmenl le ,,a morl, et, lmur macilno dc l'e~lime rlu'clle5 faisuieut de lllĂš., ont voulu lju'j[ l'usL culcrrc dans L'Ă©;lise aouati,dc de ncltr, ville. De cd il faut rapprncltcr Cf' ync dit du Lirillaut ofllcicr li,, duc d'umale en ori vivant rĂ©cit du combat du faubout- Õaiut-nLoine rternier volume de l'Histoire des priuces de la r~7ai~un de G'ondĂ©J. ensuitte quelque trentene des personnes de toutes conditions, cons', prestres et bourgeois, furent massacrĂ©s et traittes de Mazarins; ce qui obligea le restant l'assemblĂ©e de conclure l'union avec !\Irs, les princes sur le champ et declarer ;I[r. le duc d'Orleans gouverneur de Paris et IITr. de Beaufort son lieutenant, 1[1'. de Brouxel prevost des marchands en la place de l'aultre soubçonnĂ© de mazarinisme. I[adamoiselle d'Orleans ayant sceu le desordre, aprĂšs avoir exhortĂ© tous ceux de l'assemblĂ©e de s'unir bien tous pour leur libertĂ© et pour le bannissement du llazarin, pacifia tout, ayant faict evader llr. de l'Hospital et le prevost des marchands. Le regiment de nlommoranci passa ici le 15 juillet 965?. ,NI. Philipert de Brandon evesque de Perigueux mourut Ă  sa maison de Laureau le 13 juillet 1G5~. Son service fut faict le 30 juillet 1652, ou tous les corps furent mandĂ©s. I\1r. Lemoine, theologal 1, feit son oraison funĂšbre. Prise de Langon par 91r. de Lusignan. Le chasteau et ville de Langon '2, qui s'estoint detachĂ©s du parti de Mr. le prince, furent emportĂ©s dans deux jours, le 12 et 13 juillet Hi52, par M. de Lusignan, accompagnĂ© des troupes de Mr. le prince. La Roche Baltasar commendoit dans la ditte place et dans le chasteau de Budols 3, qui est aussi sur la riviĂšre, qui fut aussy pris et on y mit garnison aussy bien qu'a Langon. 1 ;I[al'lial Dloyne, chanoine lhĂ©ologal, dĂ©cĂ©dĂ© Ă  l'Ă ge de 7G ans, le Il mars tU7\, fut 1 enterrĂ© on l'Ă©~lise de saint-E'ronl dans laquelle, suivant la coutume d'icelle, on a sonnĂ© a deuil, et loule la nuil son corps a estĂ© portĂ© dans la [Jl'scnlc Ă©glise oii l'on a commencĂ© Ă  eonner que ce matin 12 mal's et Ă  la maniĂšre crdiuairc. Le Libera y a est" chanlĂ© par le chapilre suivant le concordast passĂ© entre led. ehapill'e et '110Y cure, et ensuito le corps a estĂ© portĂ© dans l'esglisc SainL-Pronl. n _1, dl. P. GG, l~l, 1" IJ, r°. 2 Canton de l'arl'ondissemel,t de Bazas, sur la rive gauche de la Garonne. On Ă©crivail de BOI'deaux, le 11-\ juillet, il la Gazette ri- du 27 juillet 1i~2, p. 717 u Le 12 de ce mois, le marquis d~~ Lusignan, partit d'ici avec queltlucs tI'oul'es, liour aller reprendre la ville de Langon. 1'aprĂšs la comnmnicnion faite Ă  ia Gazette, le ch iteau do Langou fut battu de quatre piĂšces de canon le 14 jullet et emportĂ© d'as;aut le 15. 3 Ch~Leau de la commune de Duidos, canton de Podensac, arrondisacment de UĂčl'de;lUx, lulti pnr LI famille de OĂč nom en 130d, dont il reste encoro dc, ruinc~ imposantes. La~I're s'en Ă©tant cmparv avec le., troupes royales, le sacc1gea, en pilla les al'cllives; mais Baltazar envoya contre lui des troupes 'lui le tirent pl'i,;onnier Gn Guyenne ~oilitaire, /~ar L. Prr,ur'n, Il, 15~ VOil' sur la maison de Budos, Ă©teinte dans la maison de Viontmoreucy, une notice spĂ©ciale d'AndrĂ© Duchesne p. Vl7 de l'Histoire gĂ©nĂ©alogique de la Mort do Manchlni, nepveu du Mazarin. Lo roy partit de S. Denis le 27 juillet -165 ou il avoit retenu les deputtes qui l'estoint allĂ©s remercier de ce qu'il avoitlesmoignĂ© vouloir esloigner le lllazarin. 1111'. d'Orleans et Air. le prince, ayant scou le dĂ©part du roy pour Pontoise, AI. le prince s'en alla Ă  S Denis pour obliger les deputtĂ©s de s'en revenir Ă  Paris, lesquels pourtant ne jugĂšrent a propos de partir ce jour 27 de juillet sur la promesse que le roy leur avoit faict de leur rendre response asseurĂ©e touchant le dĂ©part du lliazarin. lIais le lendemain 1111'. de Nesmond estant revenu avec les aultres deputtĂ©s il rendit raison de sa deputation, aprĂšs quoy le 29 juillet le parlement de Paris donna un arrest extraordinaire et terrible pour les lIazal'ins, par lequel le roy fut declard prisonnier et Mr. d'Orleans fut declarĂ© lieutenant general du roy et de l'estat, avec pouvoir de pourveoir Ă  tous offices et benefices vacans, d'avoir un sceau. Mr. le prince fut declarĂ© general des armĂ©es aussy de S. Ai. Ce mesme jour mourut le nepveu du Mazarin, nommĂ© Dlanchini, qui avoit estĂ© pourveu desjĂ  de la charge de Atr. de S. Maigrill. Il mourut de ses blessures qu'il receut au combat rendu au fauxbourg S. Antoine 1. I\Irs, d'Elboeuf et de Manican estans allĂ© au secours de Chauni, petite ville dans laquelle ils s'estoint jettĂ©s avec quelque cavalerie, furent pris prisonniers par le lieutenant de l'archiduc, l'armĂ©e duquel estoint composĂ©e, tant cavalerie qu'infanterie, de dix mille hommes Innison de hfontrrrorrncyl. Un Ilivmoiid de Budos avait Ă©pousĂ© la Sƒur du pape ClĂ©ment y" Les .1l'rhires historirlnrs de la Girrtnde uut publiĂ© denombreux documents sur les Budos. On trouve le sceau d'AndrĂ© de liudos, capilaiue du lieu de Budos l'" moitiĂ© du siĂšcle, dans le xxri- fascicule des lrrhirrs historiquesdr la Gascnyne, Scraux du atoren aige, 18U2, p. 631. Le chevalier de Courcelles lGĂ©u. lhaGansi dil, mais preuves, que les sci,7rieiirs de La Chajelle Faucher en f'Ă©rinnrd, Ă©taient de lit mĂȘme famille que les Fargues du Bordelais, el que d'aprĂšs Baluze ces derniers Ă©taient de la mume sOllcbc que les I3udos. Voir, sur la prise dit chĂ teau le Budos. la Gazrtte du 3 aoĂčt 1G5~. p. 741. On voit l~ que le irur d'Fspaenrt, conseiller au parlement, s'Ă©tait jetĂ© dans le. cbĂ leau de Budos Ă  dessciu de le conserver pour un sien neveu qui en Ă©tait propriĂ©taire. 1 On conserve aux .lrchives une liasse spĂ©ciale fnrmĂ©e dc documents relatifs Ă  la mort et anz fuuĂ©raillcs du neveu du cardinal lfazarin. Ce dossier n'est paa citĂ©. par l'historien des hriur_es de la maison de Condn; et tic semble, du reste, a%-oii- Ă©tĂ© connu d'aucun de ceux qui, en ces tlerniĂšres annĂ©es, ont eu Ă  s'occuper de la Fronde parisienne. ou environ. Le lieutenant de l'archiduc s'appelloit Fuensaldaigna. Geste petite ville fut depuis reprise par les gens du roy. 1652. Au commencement d'aoust, !\Ir. de Rieux 1, cadet de l\1r. d'Elboeuf, fut mis en prison dans la Bastille par ordre de nir. d'OrlĂ©ans pour avoir en dessein sur la personne de lir. le prince. Mr. de Nemours, prince de la maison de Scavoie, ayant eu demeslĂ© avec de Beaufort, fut tuĂ© par un coup de pistolet devant l'hostel de Vendosme par IIh'. de Beaufort qu'il estoit allĂ© attaquer jusques devant son hostel. Ce prince genereux fut regrettĂ© par toutte la cour et mesme particuliĂšrement par nlr. le prince. 1652. llir. de Bouillon mourut aussi Ă  Paris au commencement d'aoust de maladie. Creation des vicaires generaux. AprĂšs la mort de Mr. Brandon, eve!'que de Perigueux, furent créés vicaires generaux 1111'. de Beaufort, grand archidiacre, nir. Dalesme 2 et MI'. Chalup, chanoines 3. 1\1. Dalesme fait l'office et dict la messe dans S. Front, les deux chapill'es estans assemblĂ©s Ă  raison des dĂ©sordres de la guerre. 1655. 11'1r. de Monpouillan 4, de la maison de La Force, fut creĂ© maire de Bergerac au mois d'aoust 1652. 1 Ce ne fut pas au commencement d'aoÙt, mais bien le dernier jour de j uillel, que, selon le tĂ©moignage de la Gazette !l" du 3 aoirt, p. 744, u le comte de IĂŒeuc, second fils du duc d'Elbeuf, fut mis dans la Bastille par ordre de S. A. R. pour avoir, dans le palais d'OrlĂ©ans, offensĂ© le prince de CondĂ©, qui nr;antmoius travaille puissamment pour sa libertĂ©, n OffensĂ© est un des plus remarquables iiiodoles d'euphĂ©misme que l'on puisse citer. L'offens- n'Ă©tait rien moins qu'un formiriable soumet appliquit par le comte de Rieux au vainqueur de Roeror. Faut-il croire que les gĂ©nĂ©reuses dĂ©marches de cc dernier valurent au brutal gentilhomme sa mise en libertĂ© le 23 septembre suicaut Gazelte du 2ti septembre, p. 92-1? 2ÂĄ Pierre d'Alesme, chanoine de la CitĂ© et de 5aint-Eront, archidiacrc de Sarlat, grand ar~hidiacrc de PĂ©rigueux, prĂ©vJt de TrĂ©molat en l1i47. 11 avait un fri~re. le R. P. Archange d'aleme, cordelier. iF. Il., rol. 3~; A. D. l; C. G'.. Il dĂ©cĂ©da le ?6 fĂ©vrier 1674 et fut enterrĂ© dans la chapelle en prĂ©sence de ~Igr. l'Ă©vĂȘI1ue. 1. JI. f'. L~G, ItJ. J Pierre Cbalup, doyen de la cathĂ©dn~le Saint-Etienne testa le 21 octobre 1j~~3 il Ă©tait fils de Joseph Ă©cuyer, sieur de la Faucherie, et de Marguerile Bodin de Saint-Laurrnt d'flozier, V, 1" partiej. .!il, Arrnand de Caumont, maniuis de Nionpouillan, fut nommĂ© maire le I3ergerac en 16,~2 par le lrince de Conli, char;;e ~lu'il occupa ausi en llin3 _lrctiivcs ruunicip. de IScrrterac. Il mourut Ă  La Iiayc en 17Ut, le 8- ails, lie laissant qu'une llle de son premier mariaÂĄ;e contractd avec NN'ilhelmine de Srederodej il s'Ă©tait remarlĂ© en deuxiĂšmes noces avec Fran~oise AJ'a- lllr. de Leger, cadet de la maison de La Brangelie, fut creĂ© premier jurat de Bourdeaux 1. M. Marsin vint pour une seconde fois Ă  Perigueux pour les affaires de 1111'. le prince, le 6 aoust 1652, Mr. de Chanlost, voulant faire une imposition de bled, argent et fourrage sur tout le plat pais fut priĂ© de la part de beaucoup de bourgeois, qui s'unirent l'our cela par un acte particulier signĂ© de plus de quatre ou cinq cent, de faire cesser ceste imposition; ce qu'ils obtindrent affin de conserver l'amitiĂ© de la campagne pour le service du roy, de llfr. le prince et la libertĂ© de la ville et province. 1652, Le roy, voiant que Paris estoit constant aussi bien que le parlement dans le parti des princes crĂ©a un aultre parlement Ă  Pontoise, composĂ© de quinze ou seze conseillers, a la teste desquels Mr. de lfolĂ© estoit en qualitĂ© de pre6ident. Ce que voiant, le parlement de Paris donna des at'rels contre ce nouveau parlement pour eluder tous les desseins du Mazarin. Tout Paris fut en deuil Ă  raison de la mort de AIr. de Valois, fils Ă  Mr. d'OrlĂ©ans, deceddĂ© Ă  Paris aagĂ© d'environ deux ans il mourut au commencement d'aoust. Ici s'arrĂȘten les mĂ©moires proprement dits, peut-ĂȘtre interrompus par la mort, car il y avait encore bien des Ă©vĂ©nements de la Fronde intĂ©ressants Ă  raconter, tels que la zela de Onate. AprĂšs mainles campagnes, on le retrouve, en 1641, Pn Catalof!De oĂč il sen'iL comme mestre de camp en 1ti51, quand il embrassa le parti des il fut arrĂštĂ© en lti5J, enfermĂ© dans la citadelle de lilaye, et se rĂ©concilia avec la cour. Créé lieutenant gĂ©nĂ©ral en ÍÜ35, il servit sous les ordres de Tureme. Il cuL le nh'me grade en liullaude, oĂč il s'Ă©tait rĂ©fugiĂ© aprĂšs la l'Ă©vocation de l'Ă©dit de Naiites La Chcsnnb-c des Bois, et .Votcs dc Itarr,y dans la ~uerrc dc Guicnnr-, dĂ©ja citĂ©. [ Auloine Joumard des Achardc~ vicomle de LĂ©ger, Ills d'Antoine, chevalier, sei~neur de La Bran;elie et de Louise Pasquier, fut tirĂ© au ~fus d'Ancnois Chesnnye ~rs flois~. La liste des jurats de Bordeaux man'lue de lti4`J Ă  1G mai; hrureuscmrut la Gazctlr ri" du [7 aoi'il, p. 777; annuncc, la dale du 1" aoiH la nomination comme juraI" de Fardeaux, le Le;er de La Drangelie, genlilhomme du l'Ă©t-igord, fiobert, avocat en ce parlemenl, et I1riÇnon, Le mĂȘme journal racollle en ces termes la moi-[ du nouveatt JUt'al In° du 14 dĂ©cemlcrc de la mima aimĂ©e, p. 116j n Bordeaux, dĂ©cembre. On a ici -,i%,is que le s d'ÂĄ.rcnoi., de a a catĂ© pris d'assaut par le s~ ~Iarchin, lequel api'Ăšs avoir estĂ© repoussĂ© anx lieux premiers avec qraucle porte des siens par les ;eulc bourgeni; de petile el meschante place, l'a emportĂ©e au troisiesme, nonobstant la rĂ©;i;taucc des liabitans, qui ont mieux aimĂ© mourir pour le service du Boy iliie d'entendre Ă  aucune capitulation. Le s~ de La BranÂĄÂĄelie, l'un de nos jurals, a eslĂ© tuĂ©. n la prise de PĂ©rigueux en 1653. A la suite sont quelques pages blanches sur lesquelles on a mis, Ă  la fin du XVIIIe siĂšcle, de courtes notes de comptes, de prix de denrĂ©es et do payement de domestiques. On trouve Ă  la fin, Ă©crites de la mĂšme main que les mĂ©moires, les deux pages que nous transcrivons. Eqtraict de la natalice de mey cnran~. Le vingtiesme de mars, trois heures aprĂšs midy, le jour de S. Joachim, l'an 1640, ma femme s'accoucha pour la premiĂšre fois d'une fille, laquelle fut tenue a babtesme le cinquiesme aoust mesme annĂ©e que dessus par mon pĂšre, son parrein, et par ma tante d'Egliseneufve, tenant au lieu de madamoiselle de Palisse ma belle mĂšre laquelle esloit de la religion, et fut appellĂ©e Judith Isabeau, Elle mourut le 4 decembre 1640. 1641. Le vingliesme septembre, a onze heures et demy de nUict, ma femme s'accoucha pour la seconde fois d'une fille, laquelle fut presentĂ©e Ă  bablesme Ă  1111', Palisse, mon beau frĂšre, et Ă  mademoiselle Françoise rtourcein, femme en secondes nopces Ă  mon pĂšre. Elle receut le susdict sacrement de babtesme le ~5 febuurier 16J1 [les re~islres de diseut 25 fĂ©vrier 1 ~2~ par M. Robert, vicaire, 1Cr't?. llla femme s'accoucha pour la troisiesme fois d'un fils le treziesme de novembre, jour de jeudy, et fut babtisĂ© le ?6 decembre 1645, mon frĂšre ayant estĂ© son parrein, et marreine ma fille Françoise Bessot, au lieu de madamoiselle de Souffron, tante de ma femme, Jaques fut son nom. 1644, 1\ia femme s'accoucha pour la quatriesme fois d'un fils, le quatorziesme dĂ©cembre, entre minuict et une heure, et fut babtisĂ© le 1fi dĂ©cembre 16 '~lon pĂšre, son parrein, l'ayant tenu a babtesme avec madamoiselle de Palisse, ma belle smur, marreine Louis fut son nom. 1647- Le treziesme febuurier, ma femme s'accoucha pour la cil1quiesme fois d'un fils que je presente Ă  Pierre Palisse, escolier, mon beau-frĂšre, et Ă  madamoiselle de Laborie, ma sƓur, Il nasquit uu mcrcredy entre neuf et dix du soir, et fut babtisĂ© le 21 febvrier 1G47 Pierre fut son nom. foiz d'un fi. heure aprĂšs. jeune des Palisse escolie[r]. pour estre sa. le vingtiesme au. et quatre aprĂšs mi. a babtesme par. son parrein et par. femme en secondes nop[ces]. et fut babtisĂ© le au. de S. Front. 1662. Le vingliesmejanv[ier], accouchĂ©e pour la huictiesme. nasquit entre neuf et dix du so[irJ. mille six cent cinquante et deux et. et troisiĂšme janvier mille six cent cinq. este son parrein Jacques Bessot, nosti-e lmar]reine madamoiselle de Charon, ma tante. Joseph, Cette page est en partie dĂ©chirĂ©e et la fin de toutes ces lignes manque. 1648. Ma f. 1650. Ma femm[e]. Ph. TAMIZEY DE LAAAOQUE. P. HUET. Cta DE SAINT-SAUD. NÉ.ftOLOGIE. LE DOCTEUR REX! USSEL. C'est sur une tombe prĂ©maturĂ©ment ouverte que nous venons aujourd'hui apporter nos regrets et nos larmes notre jeune confrĂšre, LĂ©onardMarie-RenĂ© Ussel, que nous avions accueilli avec joie le 5 janvier dernier, vient de mourir, comme son pĂšre, victime de son dĂ©vouemeat Ă  ses malades. Le 23 janvier, 11I. Hardy, notre savant et si aimĂ© prĂ©sident lui avait donnĂ© sa fille c'est dire qÂĄÂĄ'aux yeux de ce bon juge, M. Ussel rĂ©unissait les qualitĂ©s qui peuvent donner les plus belles espĂ©rances. NĂ© le 17 juin 186i, il fit de brillantes Ă©ludes Ă  Saint-Joseph de Sarlat; puis il Ă©tuuia Ă  Bordeaux la mĂ©decine et revint au Coux pour remplacer son pĂšre au chevet des malades tout en exerçant, il continuait Ă  Ă©tudier il allait Ă  Bordeaux voir ses anciens maitres pour se tenir au courant des nouvelles dĂ©couvertes, DouĂ© d'une grande aClivitĂ©, il voulait tout embrasser, mĂ©decine, chirurgie, sciences. Il tenait de son pĂšre le goĂ»l des antiquitĂ©s et des recherches, et avec la rectitude et la nettetĂ© de son jugement, il serait devenu en peu d'annĂ©es une des meilleures recrues de notre SociĂ©tĂ©. !lIais avec cette multiplicitĂ© de gOÙls, c'Ă©tait la mĂ©decine, c'Ă©taient ses chers malades qui lui prenaient tout son temps, et nous le disons avec un lĂ©gitime orgueil, ils lui ont pris la vie. D'octobre en janvier dernier, le Coux et ses environs ont Ă©tĂ© dĂ©solĂ©s par la fiĂšvre typhoĂŻde jour et nuit, if. Ussel Ă©tait demandĂ© et Ă  toute heure, il rĂ©pondait Ă  l'appel. Non seulernent il retRrdait ses repas mais il les supprimait souvent tout-Ă -fait, et quand on voulait lui conseiller de se mĂ©nager un peu, il rĂ©pondait simplement EL mes malades » ne se doutant pas qu'il faisait une chose belle et grande. C'est qu'il avait eu sous les yeux des exemples rares son grand-pĂšre et son p!~re ont fait la commune du Coux une des meilleures du dĂ©partement leurs leçons et leurs exemples ont communiquĂ© Ă  cette population les sentiments Ă©levĂ©s qui les animaient eux-mĂȘmes. RenĂ© Ussel marchait sur leurs traces. Quand il voyait la science impuissaute, il prĂ©parait lui-mĂȘme ses malades Ă  la mort, si bien que M. le curĂ© du CO\ disait qu'aprĂšs lui il n'avait plus rien Ă  faire. Cependant RenĂ© Ussel, dĂ©jĂ  eccablĂ© de fatigue, croit prendre un peu de repos eu faisant un voyage avec sa jeune femme. Au retour, il est atteint de l'influenza. Celte nouvelle maladie faisait beaucoup de victimes dans tout le pays, il n'a pas le temps de bien se remettre le voilĂ  de nouveau sur la brĂšche enfin, ses forces le trahissent, la fiĂšvre le saisit et le condamne Ă  ne plus sortir, 11 avait acceptĂ© ce sacrifice, on pouvait ĂȘtre rassurĂ©; mais, fatale coĂŻncidence, on vient le chercher pour un cas urgent il interroge, il comprend que sa prĂ©sence est nĂ©cessaire Je ne paul pas pourtant abandonner cet homme, dit-il. Il s'enveloppe de son manteau de fourrure, se couvre de chĂąles et monte pĂ©niblement en voiLure; sa jeune femme l'accompagne tendresse inutile prĂ©cautions vaines la mort Ă©tait plus habile. A son retour, son Ă©tat Ă©tait dĂ©sespĂ©rĂ©, Il s'ausculte lui-mĂšme et il se juge perdu. C'est alors que nous admirons le chrĂ©tien, Il envoie lui-mĂȘme chercher le prĂȘtre et accepte le cruel sacrifice de la vie au moment oĂč elle s'ouvrait devant lui pleine des plus douces espĂ©rances. En trois jours il fut emportĂ© il expira le 20 avril 1893. Sa mĂšre le suivait dans la tombe quelques jours aprĂšs. Au moment oĂč j'allais finir, un troisiĂšme cercueil descend la cdta de la Brunie, c'est celui de 31. Ilieliel Hardy, notre cher prĂ©sident, Sous le coup de tels malheurs, anĂ©antissant en moins de deux semaines une famille si vĂ©nĂ©rĂ©e, je ne puis que courber la tĂȘte, laissant la plume Ă  une main plus autorisĂ©e que la mienne. 1\1. DE R. MICHEL HARDY M. MICHEL HARDY, PrĂ©sident de la SociĂ©tĂ© historique et carchc~ologique du u PĂ©rigord. Un malheur imprĂ©vu est venu nous frapper tout rĂ©cemment notre cher et Ă©minent prĂ©sident, M. Michel Hardy, qui avait quittĂ© PĂ©rigueux, aprĂšs notre sĂ©ance d'avril, pour aller Ă  la Brunie, commune du Coux, se remettre de l'influenza qu'il avait eue trĂšs bĂ©nigne le mois prĂ©cĂ©dent vit mourir son gendre M. le docteur Ussel, mariĂ© depuis trois mois, el Mme Ussel, mĂšre, C'Ă©tait trop de douleurs Ă  supporter pour un tempĂ©rament aussi dĂ©licat, et il n'eut pas la force d'y rĂ©sister. Atteint lui-mĂȘme d'une pneumonie il fut emportĂ© rapidement il expirait le samedi 6 mai 4893 au matin. Son cercueil Ă©tait le troisiĂšme qui sortait de la maison de la Brunie, dans l'espace de quinze jours llfarie-François-Michel Hardy, nĂ© Ă  Dieppe le 23 septembre 1840, d'une vieille famille bourgeoise, de Jacques-Josse Hardy, armateur, et de Itlarie-lladeleine-Catherine Morin, flt de solides Ă©tudes au collĂšge de Dieppe. Il en Ă©tait sorti avec le goĂ»t des sciences naturelles et bon latiniste. 11 songea alors Ă  diriger ses vues vers le MusĂ©um d'histoire naturelle de Paris, oĂč il eĂ»t obtenu aisĂ©ment, au bout de quelques annĂ©es, une place d'aide-naturaliste. Mais son pĂšre, chasseur intrĂ©pide, ornithologiste distinguĂ© correspondant de plusieurs naturalistes de l'Europe et de l'AmĂ©rique du Nord contraria son dessein qu'il aurait dĂ» cependant favoriser et l'obligea Ă  entrer dans l'administration des tabacs oĂč il avait de hautes relations. On venait d'instituer prĂšs de l'administration centrale, au Gros Caillou, une Ă©cole supĂ©rieure des tabacs dans laquelle on admettait pour deux ans, au concours un trĂšs petit nombre d'Ă©lĂšves qu'on prĂ©parait aux analyses chimiques. Le jeune Michel Hardy y entra avec un des premiers numĂ©ros presque tous ses camarades sont actuellement directeurs de la culture en province. DĂšs son arrivĂ©e Ă  Paris, il apprit la mort de son pĂšre et n'en continua pas moins sa carriĂšre administrative pour ne pas manquer Ă  un dĂ©sir formellement exprimĂ©. AprĂšs ses deux ans d'Ă©cole, il fut nommĂ© vĂ©rificateur en Alsace d'abord, puis dans le dĂ©partement de la Dordogne qu'il commença Ă  connaitre, Ă  aimer en le parcourant t 18 et oĂč il devait revenir plus tard se fixer dĂ©finitivement. Beaucoup de planleUl'i! n'oIll lias encore oubliĂ© la parfaite affabilitĂ© de ses maniĂšres. Il publia Ă  celle Ă©poque, soit sur les amĂ©liorations Ă  introduire dans la cultUI'J, soit sur les insectes des magasins de tabacs en feuilles, les A,~aridcs, plusieurs brochures qui furent remarquĂ©es, mais dont il nous serait impossihlc de rappeler les titres. Nous avons appris seulement, par un agent de l'administration, qu'un de ses manuscrits autographiĂ©, en\'o~-Ă© Ă  la direction gĂ©nĂ©rale, a Ă©tĂ© utilisĂ© plus tard les sages conseils qu'il y donnait ont Ă©tĂ© mis en pratique. Au mois d'aoĂ»t 18G9, un vĂ©nĂ©rable oncle, ancien principal du collĂšge de Dieppe, 11. Al'sĂši1e ~Iorin conservateur de la bibliothĂšque publique, COmmeIl\'ant Ă  sentir le poids de la vieillesse, voulut se l'adjoindre dans ses fonclions et le força Ă  quitter l'administration des tabacs, oĂč la vie active Ă©tgit du reste trop fatigante pour lui. Il fut ainsi attachĂ© Ă  la bibliothĂšque de Dieppe et au musĂ©e, formĂ© principalement des collections de son pĂšre jusqu'au jour oĂč un maire aussi patriote qu'Ă©clairĂ© de la ville de PĂ©rigueux, 1I. Edouard Leymarie, vint nous prier de l'aider Ă  trouver un archiviste municipal qui mettrait un peu d'ordre dans le vieux trĂ©sor de la ville, assez dĂ©laissĂ© jusque lĂ . Le premier nom qui se prĂ©senta Ă  notre esprit fut celui de Il. lIard~ correspondant du lllinistĂšre de l'Instruction publique pour les travaux historiques et archĂ©ologiques, que nous savions habile dĂ©chiffreur et bon latiniste. Les pourparlers ne furent pas longs, et 1t. Leymarie le nomma archiviste municipal, le 25 aoĂ»t 1879. DĂšs lors il devient PĂ©rigourdin de coeur et il s'aciuiert bientĂŽt ici l'estime de tous les honnĂȘtes gens. A peine installĂ©, il est chargĂ© par l'administration municipale d'une mission n'Ă©tant guĂšre du ressort de l'archiviste de prĂ©parer pour l'annĂ©e 1880 une exposition de beaux-arts qui devait se tenir Ă  PĂ©rigueux, de mai Ă  juillet, en mĂȘme temps que le concours rĂ©gional d'agriculture. On n'a pas oubliĂ© qu'il en fut le principal organisateur. Elle Ă©tait placĂ©e dans un palais aux formes mauresques, occupant tout le haut de la place Francheville et Ă©rigĂ© sur les plans de notre regrettĂ© confrĂšre 1I. Cros-Puymartin, architecle-voyer de la ville. Elle eut tant de succĂšs qu'aucune jusqu'Ă  prĂ©sent n'a pu l'Ă©galer. nI- Hardy en dressa lui-mĂšme le catalogue, et il voulut bien, au moment de la distribution des rĂ©compenses, nous aider dans la rĂ©daction du rapport sur l'ensemble de l'exposition dont nous avait instamment chargĂ© 1\1. le \Iaire de PĂ©rigueux, Ce n'est donc que dans le second semestre de 1880 qu'il pul avec suite reprendre son classement et son analyse des archives com- munales antĂ©rieures Ă  1790. Il avait en effet, dans les derniers mois de 1879, dĂ©jĂ  classĂ© et inventoriĂ© la premiĂšre sĂ©rie concernant les actes constitutifs et politiques de la commune, et le 11 avril 1880, il soumeUait son premier fascicule manuscrit Ă  l'examen de 11I. le Ministre de l'Instruction publique. Puis vinrent successivement tous les autres, au nombre de deux ou trois par an une sĂ©rie cependant, celle qui renferme les registres des comptables de l'hĂŽtel de ville, Ă©crits en langue romane, des w° et xv. siĂšcles, et qui nous rĂ©vĂšlel'a des faits, des Ă©vĂ©nements entiĂšrement nouveaux, mine prĂ©cieuse Ă  exploiter par les Ă©rudits pĂ©rigourdins, a dĂč 1^ retenir un peu plus longtemps. A la lecture, il aura notĂ© les passages qui Ă©veillaient plus particuliĂšrement son attention et devaient ĂȘtre ullĂ©rieurement le sujet d'une publication plus Ă©tendue. Comme on s'en souvient, il nous avait dĂ©jĂ  fait profiler de sa dĂ©couverte sur la mission de Jeanne d'Arc, prĂȘchĂ©e Ă  PĂ©rigueux, en par le dominicain DI° HĂ©lie Bodant. Toutes ses notes ne seront [las perdues pour l'histoire, i faut l'espĂ©rer, et si sa fille, Ussel, nous >1 autorise, nous pourrons un jour, mon fils ou moi, les publicr, aprĂšs les avoir coordonnĂ©es et complĂ©tĂ©es s'il est hossible. C'est encore en analJ"sant celle sĂ©rie des livres de comptes, si pleine de surprises qu'il a recueilli de nombreux documents sur les lĂ©preux, sur les origines de l'artillerie, et aussi sur le sĂ©jour de Du Guesclin Ă  l'Ă©i-igueux, dont il a formĂ© un important dossiel' au sujet duquel il s'Ă©tait mis en rapport avec le regrettĂ© M. SimĂ©on Luce. Il aimait Ă  nous en entretenir, nous signalant tantĂŽt les dĂ©tails peu connus qu'il renfermait, tantĂŽt les exigences pĂ©cuniaires du fameux connĂ©table. Une autre sĂ©rie qui l'occupa longtemps, de la fin de 1884 aux premiers mois de 1889, soit parce que les articles y Ă©taient nombreux, soit parce que les documents comprenant de grands rouleaux de parchemin Ă©taienllongs Ă  analyser, est la sĂ©rie concernant les droits de juridiction des maire et consuls les actes de la justice consulaire les contestations de la ville avec les comtes de PĂ©rigord. la CitĂ©, les Ă©vĂȘques de PĂ©rigueux et le chapitre de Saint-Fi-ont; les prucĂšs intentĂ©s ou soutenus par la ville, et l'affaire interminable des francsfiefs. Enfin, au mois de dĂ©cembre 1890, le dernier fascicule manuscrit Ă©tait adressĂ© au lllinistĂšre de l'Instruction publique. Ce sera lĂ  l'amvre principale de NI. Hal'dy Ă  laquelle il Ă©tait justement fier d'attacher son nom. Pour ĂȘtre complĂšte il ne lui manque qu'une partie de l'introduction et les tables la premiĂšre partie de cette introduction, comprenant 19 feuillets de texte et 4 feuillets d'appendice, a Ă©tĂ© rĂ©di- gĂ©e par notre regrettĂ© collĂšgue et approuvĂ©e le 15 mars dernier par M, le Ministre de l'Instruction publique, M. le Maire de Pé¥ igueux nous a priĂ© d'en rĂ©diger la seconde partie et a priĂ© mon fils de dresser les tables. Nous nous ferons un pieux devoir, l'un et l'autre, d'achever de notre mieux l'oeuvre de notre excellent ami. En 1881, l'administration municipale le nomma bibliothĂ©caire adjoint de la ville, auprĂšs d'un vieillard incapable d'exercer la moindre surveillance sur le dĂ©pĂŽt qui lui Ă©tait confiĂ© mais il ne pouvait songer, tant que son inventaire analytique des al chives communales ne serait pas terminĂ©, Ă  entreprendre le catalogue mĂ©thodique de la bibliothĂšque publique. A la mort de ~I. le docteur Galy, en 1887, DI. Hardy fut appelĂ© Ă  le remplacer Ă  la fois il la conservation du 3LusĂ©e dĂ©partemental et Ă  la prĂ©sidence de la SociĂ©tĂ© historique et archĂ©ologique du PĂ©rigord. Il s'occupa aussitĂŽt du classement des diverses collections du lI[usĂ©e il commença par l'Ă©poque prĂ©historique oĂč il avait la plus grande compĂ©tence. Par de rĂ©centes acquisitions, il l'enrichit, la complĂ©ta, et en forma un ensemble, unique peut-ĂȘtre dans un MusĂ©e de province, oĂč toutes les pĂ©riodes de cette primitive civilisation sont reprĂ©sentĂ©es par des piĂšces de choix. Avec la belle saison, quand la tempĂ©rature glaciale du local le lui aurait permis, il avait le dessein de poursuivre son classement par les monuments gallo-romains et d'Ă©pigraphie pour lequel l'ouvrage prĂ©parĂ© d'un maĂźtre, T'1. le capitaine EspĂ©randieu, l'aurait beaucoup aidĂ© puis, par tous ces objets du moyen Ăąge qui se sont considĂ©rablement accrus depuis quelque temps. Ensuite, il aurait fait appel Ă  l'assistance de notre confrĂšre M. Lespinas pour la cIassi! de la collection de numismatique, et il aurait pu par consĂ©quent dans quelques annĂ©es publier un catalogue raisonnĂ© du MusĂ©e, avec l'indication des provenances, autant que possible. ElĂšve en archĂ©ologie et compatriote aimĂ© de l'Ă©minent abbĂ© Cochet, il savait, mieux que personne fouiller un abri sous roche ou un tombeau du moyen Ăąge, Comme cette opĂ©ration Ă©tait intĂ©ressante, instructive en sa compagnie Avec quelle expĂ©rience quelle sagacitĂ©, armĂ© de ses outils, il examinait tous les menus objets du mobilier funĂ©raire, les mĂ©dailles, les croix d'absolution, les vases Ă  eau bĂ©nite, etc., les ossements du squelette dont il dĂ©terminait l'Ă ge et le sexe, la nature du tissu qui l'enveloppait. Il passait tout au crible et rien ne lui Ă©chappait. On se rappelle la joie qu'il ressentit lorsqu'au mois d'octobre 1888, il dĂ©couvrit, avec notre confrĂšre M. FĂ©aux, l'homme de l'Ă©poque quaternaire dans la grotte de Raymonden prĂšs de Chancelade. Il se promettait de nouveaux plaisirs lorsqu'il aurait Ă  fouiller plus tard quelques cimetiĂšres de l'Ă©poque mĂ©rovingienne qu'on lui avait signalĂ©s dans le dĂ©partement, ou qu'il y dĂ©couvrirait, comme il l'espĂ©rait, quelque cimetiĂšre gallo-romain. Un jour, il eĂ»t Ă©tĂ© certainement en mesure de nous fournir un complet rĂ©pertoire archĂ©ologique du PĂ©rigord. Pour son compte particulier, il avait une collection d'oeufs d'oiseaux d'Europe, tous exactement dĂ©terminĂ©s, lui venant de la succession de son pĂšre, et oĂč figure un fort bel muf de grand prix et de toute raretĂ©, d'une espĂšce aujourd'hui disparue, du grand pingouin, Alea impennis, que des savants Ă©trangers venaient avec dĂ©votion photographier Ă  PĂ©rigueux une prĂ©cieuse collection do silex choisis et une collection assez considĂ©rable d'autographes anciens et modernes, commencĂ©e depuis de longues annĂ©es. Croyant intel'pl'Ă©ler fidĂšlement les derniĂšres volontĂ©s de son pĂšre, 111~~ Ussel veut bien donner au AlusĂ©e du dĂ©partement, les collections prĂ©historiques de silex et d'os gravĂ©s ou sculptĂ©s et les vases en verre de fĂ©poque romaine; Ă  notre SociĂ©tĂ©, toute sa bibliothĂšque d'histoire et d'archĂ©ologie, comprenant 2,000 volumes environ, trĂšs bien reliĂ©s, et une trentaine de liasses de brochures. Elle rĂ©serve Ă  la SociĂ©tĂ© des Antiquaires de Rouen une ou deux vitrines pleines d'objets, bijoux, plaques de ceinturon agrafes, fibules, etc., provenant de fouilles des cimetiĂšres mĂ©rovingiens de Normandie, et tous les bois gravĂ©s lĂ©guĂ©s jadis par l'abbĂ© Cochet. ~,1. le PrĂ©fet et le Conseil gĂ©nĂ©ral de la Dordogne ne manqueront pas d'exprimer leur gratitude Ă  \Ime lÍssel pour ce don gĂ©nĂ©reux. De son cĂŽtĂ©, notre PrĂ©sident voudra bien, en notre nom, lui lI'ansmettre aussi nos sincĂšres remerciments pour cette belle bibliothĂšque qu'il nous faudra loger dignement. Comme prĂ©sident de la SociĂ©tĂ© archĂ©ologique du PĂ©rigord, 31. Hardy s'Ctait atlirĂ© bien vite les sympathies de tous ses confrĂšres par son caractĂšre courtois, bienveillant, ol,]igeant, doux et ferme Ă  la fois mais il Ă©tait modeste comme tous les vrais savants. Sa haute valeur indiscutable lui donnait toute alllorilĂ© pour nous prĂ©sider. Presque Ă  chaque sĂ©ance, dont il prĂ©parait avec grand soin l'ordre du jour, il nous apportait une communication nouvelle ou tout au moins il nous montrait des objets du 'IlusĂ©e, donnĂ©s ou acquis, sur l'usage desquels il foul'll~ssait des explications toujours instructives, faisant ainsi de la science Ă  la portĂ©e de tous. DĂšs qu'il s'attachail Ă  une question, il l'Ă©tudiait Ă  fond, indiquant toutes les sources, ne laissant plus rien Ă  glaner Ă  ses successeurs, et il la traitait de main de maitre, dans un style plein de charmes. On doit ajouter qu'il avait un talent extraordinaire de description il mettait dans les dĂ©tails une telle exactitude que l'on croyait voir ou toucher l'objet dĂ©peint. Le nombre de ses publications qu'il avait la louable habitude de faire tirer Ă  part est considĂ©rable chaque volume de notre Bulletin en renferme plusieurs. En sĂ©rieux bibliophile, il composait avec goĂ»t le titre de son tirage il y voulait de la symĂ©trie dans la longueur des lignes, de l'harmonie dans la grosseur ou l'Ă©paisseur des caractĂšres, de sorte que l'ensemble plĂ»t Ă  l'Ɠil. S'il n'atteignait pas la perfection du premier coup, il n'hĂ©sitait pas Ă  faire recommencer le compositeur jusqu'Ă  deux et trois fois. Aussi toutes ses plaquettes ont-elles trĂšs bon air. Elu le 11 mars i875 associĂ© correspondant de la SociĂ©tĂ© nationale des Antiquaires de France nommĂ©, la mĂȘme annĂ©e correspondant du 111

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